Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=616152
images/icones/bible.gif  ( 616152 )Dimanche: Jugement dernier et Christ-Roi (Bréviaire) par Alexandre (2011-11-19 22:48:29) 



Dimanche 20 Novembre 2011

I. BRÉVIAIRE ROMAIN (1568-1960)


VINGT-TROISIÈME
ET DERNIER DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE



Ce dimanche, on prend les lectures des deux premiers nocturnes au 5° dimanche de Novembre
et celles du troisième nocturne au 24° dimanche après la Pentecôte.


Premier Nocturne


Commencement du Prophète Michée(ch. I)
Leçon i
(vv. 1-3) Parole du Seigneur, qui fut adressée à Michée, le Morasthite, dans les jours de Joathan, d’Achaz, et d’Ezéchias, rois de Juda, [parole relative à ce qu’il] a vu touchant Samarie et Jérusalem. Écoutez, vous tous, peuples, et que la terre soit attentive, ainsi que sa plénitude; et que le Seigneur Dieu soit témoin contre vous, le Seigneur [du fond] de son temple saint. Parce que voici que le Seigneur sortira de son lieu; et il descendra et foulera aux pieds les hauteurs de la terre.

Leçon ii
(vv. 4-6) Et les montagnes seront consumées sous lui; et les vallées se fendront [et disparaîtront] comme la cire à la face de la flamme, comme les eaux qui coulent sur une pente. Tout cela à cause du crime de Jacob, et des péchés de la maison d’Israël. Quel est le crime de Jacob? n’est-ce pas Samarie ? Et quelles sont les hauteurs de Juda? n’est-ce pas Jérusalem? Et je rendrai Samarie comme un monceau de pierres [qu’on ramasse] dans le champ, lorsqu’on plante une vigne; je ferai rouler ses pierres dans la vallée, et ses fondements, je les découvrirai.


Leçon iii
(vv. 7-9) Et toutes ses images taillées au ciseau seront brisées, et tous les dons qu’elle a reçus seront brûlés par le feu, et toutes ses idoles, je les livrerai à la destruction, parce qu’elles ont été acquises avec les salaires d’une prostituée, et elles deviendront le salaire d’une prostituée. Sur cela je me lamenterai, et je hurlerai; j’irai dépouillé et nu; je ferai des hurlements comme ceux des dragons, et des cris lugubres comme ceux des autruches: parce que sa plaie est désespérée, qu’elle s’est étendue jusqu’à Juda, elle a pénétré jusqu’à la porte de mon peuple, jusqu’à Jérusalem.

Deuxième Nocturne


Sermon de saint Basile le Grand sur le Psaume XXXIII
(n. 8.
Texte grec et trad. latine: PG 29, 369-372)

Leçon iv
Lorsque le désir de pécher vous envahit, je voudrais que vous pensiez à ce tribunal redoutable et terrible du Christ, où il sera assis comme juge sur un trône haut et élevé: là, toute créature comparaîtra debout et tremblante en sa glorieuse présence; là, nous serons tous amenés un à un, et nous rendrons compte des actions de notre vie. Aussitôt après, ceux qui auront commis beaucoup de mal durant leur vie se verront entourés d’anges terribles et hideux, au regard enflammé, à la respiration de feu, montrant par ces signes la cruauté de leur dessein et de leur volonté; de même qu’ils font voir leur tristesse et la haine qu’ils portent aux hommes, par la noirceur de leur visage, sombre comme la nuit.

Leçon v
Représentez-vous, en outre, un gouffre profond, d’impénétrables ténèbres, un feu sans éclat, ayant la puissance de brûler, mais dépourvu de lumière; une espèce de vers venimeux, dévorant la chair, mangeant sans relâche et jamais rassasiés, et causant par leurs morsures d’intolérables douleurs; enfin, ce qui est le plus rigoureux de tous les supplices, l’opprobre et la confusion sans fin. Craignez ces choses, et, pénétré de cette crainte, servez-vous-en comme d’un frein, pour empêcher votre âme d’être entraînée par la concupiscence à commettre le péché.


Leçon vi
C’est cette crainte du Seigneur que le Prophète promit d’enseigner; il n’a pas simplement promis de l’enseigner, mais de l’enseigner à ceux qui voudront l’écouter; non pas à ceux qui se laissent entraîner bien loin, mais à ceux qui accourent, désirant le salut; non pas à ceux qui se rendent étrangers aux promesses, mais à ceux dont le baptême a fait des fils d’adoption, qui sont réconciliés et unis au Verbe. C’est pourquoi le Psalmiste nous dit: «Venez», c’est-à-dire, approchez de moi par les bonnes œuvres, «mes enfants», vous qui avez mérité par la régénération de devenir des enfants de lumière; «écoutez», vous qui avez les oreilles du cœur ouvertes; «je vous enseignerai la crainte du Seigneur», cette crainte que nous avons décrite un peu plus haut, dans notre discours.


Troisième Nocturne




Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu
(ch. XXIV, 15-35.
Texte du Lectionnaire de 1964-65)

Leçon vii
En ce temps-là,
Jésus dit à ses disciples:
«Quand vous verrez, présente dans le lieu saint,
l’abomination de la désolation
dont vous a parlé le prophète Daniel, –
que le lecteur comprenne! –
alors, ceux qui sont en Judée,
qu’ils s’enfuient dans les montagnes;
celui qui est sur la terrasse, qu’il ne descende pas
pour prendre quoi que ce soit dans sa maison;
celui qui est dans son champ,
qu’il ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau.
Malheureuses, les femmes qui seront enceintes,
et celles qui allaiteront dans ces jours-là!
Priez pour que votre fuite
n’ait pas lieu en hiver, ni un jour de sabbat.
Car il y aura grande affliction alors,
comme il n’en fut jamais
depuis le commencement du monde
jusqu’à maintenant, et comme il n’y en aura plus.
Et si ces jours n’étaient abrégés,
nulle chair ne serait sauvée;
mais à cause des élus, ces jours seront abrégés.
Alors, si l’on vous dit:
“Le Messie est ici”,
ou bien: “Il est là”, – ne le croyez pas.
Car il surgira de faux messies et de faux prophètes;
ils feront de grands miracles et des prodiges,
au point d’égarer, s’il était possible, même les élus.
Voici que je vous l’ai prédit.
Si donc on vous dit: “Le voici dans le désert”, –
n’y allez pas; “Le voici au fond de la maison”, –
ne le croyez pas.
Car de même que l’éclair
part du Levant et brille jusqu’à l’Occident,
ainsi sera l’avènement du Fils de l’homme.
Là où se trouve le cadavre,
là s’assembleront les vautours.
Aussitôt après l’affliction de ces jours-là,
le soleil s’obscurcira,
la lune ne donnera plus sa clarté, les étoiles tomberont du ciel,
les puissances des cieux seront ébranlées.

Alors paraîtra dans le ciel le signe du Fils de l’homme,
alors se lamenteront toutes les tribus de la terre,
et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel
avec beaucoup de puissance et de gloire.
Et il enverra ses anges avec la trompette retentissante;
ils rassembleront ses élus, des quatre vents,
d’une extrémité du ciel à l’autre.

Apprenez cette parabole, tirée du figuier:
Dès que son rameau devient tendre et que poussent les feuilles,
vous comprenez que l’été est proche.
Vous, de même, quand vous verrez tout cela,
comprenez que c’est proche, à votre porte.

En vérité, je vous le dis:
l’âge présent ne passera point que tout cela ne soit arrivé.
Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront point.»


Homélie de saint Jérôme, prêtre
(Commentaire sur s. Matthieu 4, 24, 15-16
Texte latin et autre trad.: SC 259, 190-193)

L’invitation qui nous est faite, de nous appliquer à comprendre, indique que la prophétie n’est pas sans mystère. Or nous la lisons ainsi en Daniel: «Et au milieu de la semaine cesseront l’oblation et le sacrifice: et l’abomination de la désolation sera dans le temple, et la désolation continuera jusqu’à la consommation et à la fin» (ch. 9, v. 27). C’est de quoi parle aussi l’Apôtre: «l’homme d’iniquité et d’opposition s’élèvera contre tout ce qui est appelé Dieu et adoré, il poussera l’audace jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu et se faire passer lui-même pour Dieu» (2 Thess 2, 3), il viendra accompagné de la puissance de Satan, pour faire périr et jeter dans l’abandon de Dieu, ceux qui l’auront accueilli.


Leçon viii
Tout cela peut s’entendre, ou simplement de l’antechrist ou de l’image de César que Pilate fit placer dans le temple, ou de la statue équestre d’Adrien, qui se dresse encore aujourd’hui sur l’emplacement même du saint des saints. Et comme, d’après l’Écriture ancienne, le mot abomination veut dire idole, désolation vient à la suite parce que c’est dans le temple déjà ruiné et détruit qu’a été placée l’idole.


Leçon ix
«L’abomination de la désolation» peut s’entendre aussi de toute doctrine perverse. Si donc nous voyons l’erreur se dresser dans le lieu saint, c’està-dire dans l’église, et se faire passer pour Dieu, nous devons fuir de la Judée sur les montagnes, c’est-à-dire abandonner «la lettre qui tue» et la perversité judaïque, nous réfugier sur les montagnes éternelles, du haut desquelles Dieu fait éclater son admirable lumière, et nous tenir sur le toit et sur la terrasse, où ne peuvent arriver les traits enflammés du démon; ne pas descendre pour emporter quoi que ce soit de la maison de notre vie première; ne point aller chercher ce qui est derrière nous; mais plutôt semer dans le champ spirituel des Écritures, afin d’en recueillir des fruits; enfin, ne pas retourner prendre cette seconde tunique que les Apôtres ont défense de posséder.



II. BRÉVIAIRE ROMAIN (1961-1969)

VINGT-SIXIÈME ET DERNIER DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE

Ce dimanche, on prend les deux premières lectures au 5° dimanche de Novembre
et la troisième nocturne au 24° dimanche après la Pentecôte.



Au Nocturne

Commencement du livre de Michée, le Prophète (ch. 1)
Leçon i
(vv. 1-3) Parole du Seigneur qui fut adressée à Michée de Moréshet, au temps de Jotham, d’Achaz et d’Ézéchias, rois de Juda. Ses visions sur Samarie et Jérusalem. Écoutez, vous tous, peuples! Sois attentive, terre, et tout ce qui t’emplit! Le Seigneur va témoigner contre vous, le Seigneur, au sortir de son palais sacré! Car voici, le Seigneur sort de son lieu saint; il descend, il foule les sommets de la terre.


Leçon ii
(vv. 4-9) Les montagnes fondent sous ses pas, les vallées s’effondrent, comme la cire devant le feu, comme l’eau répandue sur la pente, Tout cela, c’est à cause du forfait de Jacob, à cause du péché de la maison d’Israël. Quel est le forfait de Jacob? N’est-ce pas Samarie? Quel est le péché de la maison de Juda? N’est-ce pas Jérusalem? Je vais faire de Samarie une ruine dans la campagne, une terre à vignes. Je ferai rouler ses pierres à la vallée, je mettrai à nu ses fondations.
Toutes ses statues seront brisées, tous ses salaires dévorés par le feu, toutes ses idoles, je les mettrai en pièces, car elles ont été amassées avec le salaire des prostituées, et elles redeviendront salaire de prostituées. Sur cela, je vais mener le deuil et me lamenter, je vais aller déchaussé et nu, je pousserai des gémissements comme les chacals, des plaintes comme les autruches. Car il n’y a pas de remède au coup du Seigneur; il atteint jusqu’à Juda, il frappe même la porte de mon peuple, jusqu’à Jérusalem!


Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu
(ch. XXIV, 15-35.
Texte du Lectionnaire de 1964-65)

Leçon iii
[Voir le texte intégral ci-dessus, leçon vii]


Homélie de saint Jérôme, prêtre
(Commentaire sur s. Matthieu 4, 24.
Texte latin et autre trad.: SC 259, 190-191)

L’invitation qui nous est faite, de nous appliquer à comprendre, indique que la prophétie n’est pas sans mystère. Or nous la lisons ainsi en Daniel: «Et au milieu de la semaine cesseront l’oblation et le sacrifice: et l’abomination de la désolation sera dans le temple, et la désolation continuera jusqu’à la consommation et à la fin» (ch. 9, v. 27). C’est de quoi parle aussi l’Apôtre: «l’homme d’iniquité et d’opposition s’élèvera contre tout ce qui est appelé Dieu et adoré, il poussera l’audace jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu et se faire passer lui-même pour Dieu» (2 Thess 2, 3), il viendra accompagné de la puissance de Satan, pour faire périr et jeter dans l’abandon de Dieu, ceux qui l’auront accueilli.



III. COMMENTAIRE DE L’ÉVANGILE DU MISSEL DE 1970-2002

FÊTE DE JÉSUS-CHRIST
ROI DE L’UNIVERS

(ANNÉE A)


Voir le post sur la fête de N.-S. Jésus-Christ Roi

La Liturgia Horarum, c’est-à-dire le nouveau bréviaire romain, ne donne pas de commentaire de l’évangile de chaque dimanche, contrairement à la tradition. Le passage de l’évangile lu ce jour (Mt 25, 31-46) se trouve, dans les éditions du Missel Romain antérieures à 1970, au Lundi de la première semaine de Carême. Par conséquent, on trouvera ci-après l’homélie donnée par le Bréviaire romain de 1961 pour cette férie.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu
(25, 31-46; texte liturgique officiel)

Jésus parlait à ses disciples de sa venue:
«Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,
et tous les anges avec lui,
alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui;
il séparera les hommes les uns des autres,
comme le berger sépare les brebis des chèvres:
il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite:
“Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage le Royaume préparé pour vous
depuis la création du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger;
j’avais soif, et vous m’avez donné à boire;
j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli;
j’étais nu, et vous m’avez habillé;
j’étais malade, et vous m’avez visité;
j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi!”
Alors les justes lui répondront:
“Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu...?
tu avais donc faim, et nous t’avons nourri?
tu avais soif, et nous t’avons donné à boire?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli?
tu étais nu, et nous t’avons habillé?
tu étais malade ou en prison...
Quand sommes-nous venus jusqu’à toi?”
Et le Roi leur répondra:
“Amen, je vous le dis:
chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait.”

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche:
“Allez-vous-en loin de moi, maudits,
dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger;
j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli;
j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé;
j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.”
Alors ils répondront, eux aussi:
“Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu
avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison,
sans nous mettre à ton service?”
Il leur répondra:
“Amen, je vous le dis:
chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits,
à moi non plus vous ne l’avez pas fait.”

Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,
et les justes, à la vie éternelle.»


Homélie de saint Augustin, évêque
(Traité sur la foi et les œuvres, I, 15, 25.
Texte latin: PL 40, 214)
S’il est possible de parvenir à la vie sans l’observation des commandements, et par la foi seule, qui est «morte sans les œuvres», comment admettre que le Seigneur dira à ceux qu’il placera à sa gauche: «Allez au feu éternel, qui a été préparé pour le diable et ses anges?» Il leur reproche, non pas de n’avoir point cru en lui, mais de n’avoir pas pratiqué les bonnes œuvres. Afin que personne ne se flatte d’obtenir la vie éternelle par la foi seule (qui est morte sans les œuvres), notre Seigneur nous annonce qu’il fera le discernement de toutes les nations qui se trouvaient confondues dans les mêmes pâturages. Il est évident que ceux qui lui répondront alors «Seigneur, quand est-ce que nous vous avons vu souffrir de telle ou telle nécessité, et que nous ne vous avons point assisté?» seront ceux qui croyaient en lui, mais ne prenaient aucun souci des bonnes œuvres, comme si l’on pouvait arriver à la vie éternelle par le seul mérite d’une foi morte.

Se peut-il qu’ils aillent au feu éternel, ceux qui n’ont point accompli des œuvres de miséricorde, et qu’ils n’y aillent point, ceux qui ont ravi le bien d’autrui, ou se sont traités eux-mêmes sans miséricorde, en détruisant dans leur cœur le temple de Dieu? comme si les œuvres de miséricorde étaient de quelque utilité sans l’amour. L’Apôtre nous dit: «Quand je distribuerais tous mes biens aux pauvres, si je n’ai pas la charité, tout cela ne me sert de rien» (1 Co 13, 3). Peut-on aimer son prochain comme soi-même, si l’on ne s’aime pas soi-même? «Or, celui qui aime l’iniquité hait son âme» (Ps 10, 6).

Et qu’on ne dise pas non plus, en tombant dans l’illusion de plusieurs, que l’Évangéliste parle bien d’un feu éternel, mais ne parle pas d’y brûler éternellement. A les en croire le feu éternel ne serait que traversé par ceux auxquels ils promettent le salut, par le feu toutefois, à cause de leur foi morte. En sorte apparemment, que si le feu même est éternel, éternelle ne serait point leur combustion, ou l’action de ces flammes sur eux. Comme le Seigneur a prévu cette erreur, il a résumé la doctrine qu’il venait d’enseigner par ces mots: «Ceux-ci s’en iront à l’éternel supplice, et les justes dans la vie éternelle.» La combustion sera donc éternelle aussi bien que le feu, et la Vérité même nous assure que cette combustion sera le partage de ceux qu’elle a reconnus dépourvus non de foi, mais de bonnes œuvres.


Collecte
Omnípotens sempitérne Deus,
qui in dilécto Fílio tuo, universórum Rege,
ómnia instauráre voluísti,
concéde propítius,
ut tota creatúra, a servitúte liberáta,
tuæ maiestáti desérviat ac te sine fine colláudet.
Per Dóminum...

Traduction privée
Dieu tout-puissant et éternel,
qui avez voulu tout restaurer
dans votre Fils bien-aimé, Roi de toutes choses,
faites, dans votre bienveillance,
que toute créature, délivrée de la servitude,
se mette au service de votre majesté
et vous adresse sans fin sa louange.
Par Jésus-Christ...
images/icones/fleur.gif  ( 616163 )20 Nov - Le Saint du Jour et sa Pratique : Saint Félix de Valois par Castille (2011-11-19 23:59:23) 
[en réponse à 616152]



Saint Félix de Valois, petit-fils du roi de France Henri 1er, naquit le 9 avril 1127. Sa mère, avant sa naissance, vit en songe un bel enfant armé d'une croix et entendit une voix lui dire : "Cet enfant est le fils que vous allez mettre au monde ; il aura la gloire d'échanger le lys de France pour la croix de JÉSUS-CHRIST."

Pendant une famine, la nourrice du petit Félix eut l'inspiration de faire tracer à l'enfant, avec sa main, le signe de la croix sur le pain que l'on distribuait aux pauvres, et ce pain se multiplia tellement, qu'on put en distribuer pendant plusieurs jours à tous les malheureux qui se présentaient. La nourrice lui fit aussi bénir les champs d'alentour, et les nuées du ciel, obéissant à la main de Félix, versèrent une pluie féconde qui ramena l'abondance.

Cependant le jeune prince croissait en sagesse et en grâce devant DIEU et devant les hommes, et ne montrait aucun des défauts de l'enfance. Il aimait tant à faire la charité aux pauvres, qu'un de ses oncles l'appelait son grand aumônier.

Après ses études, qu'il fit à Clairvaux, sous la direction de Saint Bernard, Félix dut aller à la cour du roi de France, prit part à la croisade prêchée par le saint moine de Clairvaux, son maître; puis, revenu à la cour, il la quitta bientôt pour se réfugier au désert. Dans la solitude, il sentit son esprit s'illuminer de clartés nouvelles et son âme redoubler de vaillance dans la pratique des vertus évangéliques.

Le démon lui déclara une guerre acharnée ; mais le Saint triompha de lui par la prière et les plus effrayantes mortifications. Félix, ayant désormais pour palais une misérable grotte, pour vêtement un cilice, pour mets des herbes amères, renouvela dans sa retraite les merveilles des Antoine et des Hilarion.

Par la permission de DIEU, tous les dimanches, un corbeau lui apportait un pain du ciel. Il habitait le désert depuis bientôt quarante ans, quand Saint Jean de Matha, de la part de DIEU, vint le trouver dans sa solitude, pour s'édifier par ses exemples. C'est alors que les deux Saints eurent la vision d'un cerf blanc portant au front une croix bleue et rouge, et qui venait se désaltérer à la fontaine voisine.

DIEU leur révéla l'explication de ce prodige; ils se disposèrent aussitôt à partir pour Rome, afin d'obtenir la fondation d'un institut dont les religieux, vêtus de blanc, porteraient sur la poitrine nue croix bleue et rouge, et travailleraient au rachat des captifs, que les Turcs d'Afrique retenaient par milliers dans les fers.

Le pape Innocent III approuva le projet, l'Ordre fut fondé et produisit un bien immense. Saint Félix de Valois mourut quelques années après, le 4 novembre 1212, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans.

Pratique: Méditez cette parole de Saint Félix mourant : « Bienheureux le jour où j'ai quitté la cour pour le désert ! »


SAINT EDMOND,
Martyr
Roi d'Est-Anglie
(+ 870)


SAINT EDMOND ou EDME. Il était le roi d'un petit royaume de l'est de l'Angleterre que les Danois envahissaient souvent. Fait prisonnier lors d'une bataille dans le Suffolk, il refusa leurs conditions en particulier celle d'apostasier et périt décapité après avoir été criblé de flèches. Les Anglais lui donnèrent la couronne du martyr. Il a laissé son nom à l'abbaye et à la ville de Bury-Saint-Edmund.

INTROIBO : Saint Félix de Valois, confesseur 24ème et dernier dimanche après la Pentecôte

HODIEMECUM : Saint Felix de Valois, fondateur de l'Ordre de la Très-Sainte-Trinité pour la rédemption des captifs. 1212.

MAGNIFICAT : Saint Félix de Valois, de l'Ordre de la Trinité

L'Evangile du Jour sur PerIpsumson Commentaire par Saint Jean Chrysostome

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

images/icones/1a.gif  ( 616181 )C'est un peu... par Le souricier (2011-11-20 10:44:29) 
[en réponse à 616163]

... la fête du Souricier...

LS - Felix par définition

images/icones/1y2.gif  ( 616165 )Le Christ n’est pas Roi par Semetipsum (2011-11-20 00:23:25) 
[en réponse à 616152]

ou plutôt ne sera pas Roi seulement à la Parousie. Le fait de repousser cette fête du Christ Roi au dernier dimanche du temps est une forfaiture car elle laisse entendre que le Christ ne sera Roi qu’à la fin des temps…
C’est faire fi des paroles du Notre Père : « Notre Père qui êtes aux cieux, que sur la terre comme au ciel, Votre Nom soit sanctifié, Votre Règne arrive, Votre Volonté soit faite»(Traduction Carmignac).
Nous attendons que son règne arrive, « hic et nunc » et non, seulement, qu’il vienne… plus tard, bien plus tard…
(Quoi que ! Sera ce vraiment si tard maintenant ?)
images/icones/neutre.gif  ( 616170 )Vraiment, vous allez chercher très loin par le torrentiel (2011-11-20 02:31:12) 
[en réponse à 616165]

l'intention maligne de nos liturges, cher semetipsum.


Le Christ sera-t-Il jamais "roi politique" de ce monde qu'on dit souffrir sous un prince, certes inférieur au Roi, vinqueur du monde et de son prince.


Mais ce Roi a pourtant déclaré que "son Royaume n'était pas de ce monde"!


Là même où elle est Socialement caractérisée, la Royauté du christ et seigneur en ce monde demeure, si l'on peut dire, apophatique. Il s'agit que les politiques favorisent l'exercice des vertus et découragent le péché. Cela revient à pas grand-chose, en fait.


De plus, la Royauté Sociale ne parle jamais du péché social contre les plus pauvres, péché dont il apppert fortement désormais qu'il est à l'origine du désordre mondial actuel. Ce "fait du prince" que fut le capitalisme de "la main invisible" de ses marchés est en train d'être vaincu par le fait du Roi, Vainqueur de ce monde, comme le communisme "intrinsèquement pervers" l'a été il y a seulement vingt ans, soit l'intervalle réel de deux générations.


Est-ce la façon de régner propre à ce roi que de vaincre des principautés politiques qui sont toujours plus ou moins Ses ennemis, d'autant plus si elles se rangent avec hypocrisie sous Sa bannière (voyez Mario Monti, par exemple, et son ministre santegidien)!


Le roi de ce monde dont Il Est vainqueur combat donc, comme par essence, toutes les principautés politiques, puisqu'il y a un dissentiment irréconciliable entre le monde et son Royaume. Vous me direz peut-être qu'autre est le royaume et autre le Règne!


Où donc trouver Celui-ci, dès à présent? dans nos coeurs où le faire advenir, non sans combat là encore! Mais le rédempteur ne combat pas Sa créature au même niveau où il combat des systèmes mis en place par sa créature la plus déchue, cet ange qu'il faut croire insoumis sans rémission.


J'ai l'air de m'être passablement égaré dans la rédaction de ce message, mais la différence de perspective entre la vie et la mort, entre ce monde et l'autre, est tellement pleine d'écartèlements qu'on ne peut y trouver de résolution facile.


D'autant que, si nous n'aimons pas la vie, un Michel Onfray aura tôt fait d'accuser la religion de ne s'être érigée qu'"en haine de la vie", du plaisir et de l'élan créateur.


Doit-on avoir peur d'être accusé par Nietzsche ou par Michel Onfray, dont les coups ne portent pas autant? Non bien sûr, sauf si leurs accusations posent de vraies questions, auxquelles on est bien forcé de répondre.

Cordialement (je vous contacterai en privé d'ici peu pour ce que vous savez, car je m'en reviens à Paris en fin de semaine)
images/icones/bravo.gif  ( 616180 )Dans le même sens... par Vianney (2011-11-20 10:38:44) 
[en réponse à 616165]

...on a pu remarquer que la consécration du genre humain au Sacré-Cœur, promulguée par les papes Léon XIII, saint Pie X et Pie XI, a été amputée de deux paragraphes très explicites en même temps qu’on déplaçait la date de la fête du Christ-Roi :

Soyez le Roi de tous ceux qui sont encore égarés dans les ténèbres de l’idolâtrie et de l’Islam, et ne refusez pas de les attirer tous à la lumière de votre royaume.

Regardez enfin avec miséricorde les enfants du peuple qui fut jadis votre préféré ; que sur eux aussi descende, mais aujourd’hui en baptême de vie et de rédemption, le sang qu’autrefois ils appelaient sur leurs têtes.


L’intention était peut-être louable : ne pas vexer les incroyants de bonne foi. Mais c’est négliger l’aspect surnaturel de la conversion, dont la réalité se situe à l’opposé de cette intention : en témoigne par exemple le succès rencontré par le film de Mel Gibson sur la Passion, tant en Israël que dans les pays arabes. Et surtout, sous le pontificat de Pie XII, le remarquable engouement – suivi de nombreuses conversions – manifesté par les populations visitées par la statue de Notre-Dame de Fatima dans son “pèlerinage mondial”, qu’elles soient protestantes (États-Unis, Afrique du Sud...), coptes (Éthiopie) ou musulmanes, des pasteurs protestants ouvrant leurs églises sur son passage et des imans allant jusqu’à apprendre à leurs fidèles des chants catholiques en l’honneur de la Sainte Vierge afin de pouvoir participer à l’événement !

V.
images/icones/ancre2.gif  ( 616256 )Pensez-vous... par Paterculus (2011-11-20 21:23:51) 
[en réponse à 616165]

Pensez-vous, cher Semetipsum, que le règne de Jésus, tout actuel qu'il soit, ait déjà été rendu manifeste aux yeux de tous ?

Quand Jésus parle de sa venue, c'est à dire du moment où sa royauté s'exercera sans limite lors du jugement (cf. Mt 25, 31-46), est-ce à votre avis une prophétie dont on a déjà vu l'accomplissement ?

C'est la perspective de ce jugement futur, avec la récompense pour les bons et aussi le châtiment pour les mauvais, qui nous pousse à faire passer dans nos vies aujourd'hui l'obéissance au Christ-Roi.

Il est vain à mon avis d'opposer les deux perspectives, celle de l'actualité du règne du Christ, et celle de la manifestation de ce règne.

Votre dévoué Paterculus