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images/icones/francis1.gif  ( 610398 )À la recherche des fondements métaphysiques de la politique par origenius (2011-10-08 15:16:41) 




Les problèmes qu'affrontent les philosophes, voire les métaphysiciens, sont souvent les mêmes que ceux qui se posent à tout être pensant, mais eux s'efforcent d'aller jusqu'au fond des choses, jusqu'au sol (Grund) en-deçà duquel aucune interrogation n'est possible. La voie la plus directe pour s'approcher de ce principe est de commencer par le commencement grec au IVe siècle av. J.-C. L'homme politique est alors considéré comme tôn epistemôn tis "un de ceux qui possèdent une science". Platon et Aristote systématisent son savoir en s'interrogeant sur le meilleur régime, ou constitution (politeia) possible.(*)

(*) Selon Deleuze, philosopher c'est élaborer des concepts nouveaux. Léo Strauss observe cependant que les philosophes politiques de l'antiquité utilisent à peine "un seul terme qui ne soit d'un usage familier sur la place publique."
Cf. Qu'est-ce que la philosophie politique ? P.U.F. 1992, p. 33.

Pour le Stagirite, cet ordre juste permet de réaliser la vie bonne, d'autres diraient la moins mauvaise. Dans le mot politeia, en effet, il y a, selon Léo Strauss, la pensée suivante : " la vie sociale est orientée vers un but"(*) qui ne peut être que le bien.

(*) Cf. Leo Strauss, ibid., p. 38.

La vertu, apanage du petit nombre, est la propension à poursuivre cet objectif. C'est pour cette raison que les classiques rejetaient la démocratie, le gouvernement par le grand nombre. La liberté comme libre arbitre (idéal de la démocratie) n'a pas de valeur en elle-même. Seul est authentiquement libre celui qui est apte à chercher la vérité (*).

(*) Un savant qui ne serait reconnu qu'à la condition de ne dire que
des absurdités serait-il libre ? Or c'est, mutatis mutandis,la situation des artistes à notre époque. Ils jouissent en apparence d'une liberté illimitée mais sont privés, précisément pour cette raison, de la seule liberté qui vaille, celle de rechercher le beau.

Cette quête ne saurait être favorisée que par un régime qui vise le
bien et c'est dans ce cadre que l'homme bon et le bon citoyen (qui sert bien son pays) se confondent. Par exemple, sous un régime
totalitaire, un homme bon ne saurait être un bon citoyen et vice-versa. La vertu, qui suppose la connaissance vraie du bien, est
cultivée par l'éducation, elle-même conditionnée par le loisir (schole) chez les parents comme chez les enfants et les jeunes.

Tout cela est inséparable d'une certaine aisance qui ne saurait être
donnée à tous à cause de la rareté à laquelle sont soumis les hommes et même les êtres vivants en général.Selon Strauss, les classiques avaient envisagé la possibilité d'une économie d'abondance grâce à un développement technique illimité mais ils n'en voulaient pas car un tel développement échapperait à tout contrôle moral et politique.

Une parenthèse ici pour y exposer mes objections :

1° La technique, pour notre malheur, n'a jamais été subordonnée à des interdits moraux ou politiques.

2° Ses progrès rapides sous le capitalisme industriel n'ont pas réduit les inégalités, ni même permis de satisfaire les besoins élémentaires des plus défavorisés si bien que les pauvres et même les misérables, sont restés nombreux. De plus, l'accroissement de la production se heurte au caractère fini de notre planète et aboutit à la destruction de sa biosphère.

3° Tous les hommes ne sont pas également capables de tirer profit d'une bonne éducation qui n'est donc pas une condition suffisante de la vertu. Elle n'en est pas non plus la condition nécessaire. Des exemples historiques célèbres confirment ces deux thèses. Le riche aristocrate Alcibiade, éduqué par Périclès devint un homme politique et un stratège habile mais s'avéra cynique et moralement dépravé, ne respectant aucune loi humaine ou divine. Son échec final n'avait pas d'autres causes et entraîna la ruine de sa patrie.

En sens contraire on peut citer Aristide qui dirigea un temps Athènes en faisant preuve d'un désintéressement absolu. On le surnommait "le juste". Il avait à peine de quoi vivre quoiqu'issu d'une bonne famille. Enfin est-il nécessaire de mentionner le cas de Socrate, philosophe sage et vertueux né de parents pauvres et pauvre lui-même au point de marcher pieds nus la plupart du temps ?

Léo Strauss avait sans doute raison de considérer qu'une réflexion philosophique rigoureuse sur la politique exigeait un retour aux classiques grecs : Platon, Aristote et même Xénophon. Cependant la différence des temps doit aussi être prise en considération. Le préjugé social contre les pauvres et les banausoi chez les philosophes anciens faussait leur jugement comme on vient de le voir. Il est donc nécessaire de partir des conditions actuelles. Non, certes, pour résoudre le problème mais pour se demander seulement à quelles conditions il peut être posé.

Je commencerai en clarifiant quelques notions.

Le politique est l'instance qui conduit les affaires communes d'une collectivité au moyen de l'appareil d'État quand celui-ci est séparé de la société civile. Il ne l'était pas dans la démocratie directe athénienne. Parler d'affaires communes suppose que les membres du groupe ont des intérêts communs qui fournissent l'aune à laquelle on mesure l'œuvre du gouvernement. L'intérêt commun (ou général) est présupposé dans tout jugement positif ou négatif porté sur les décisions prises et ceux qui en sont responsables, entendu que le bien de tous est la fin de l'homme d'État.

"Aucun chef, dit Platon dans La République, ne propose et n'ordonne ce qui est utile à lui-même, mais ce qui est utile à celui qu'il commande". Quel que soit le régime, et serait-il très autoritaire, gouverner des hommes, c'est les servir. Tant qu'il n'y a pas d'État universel, le gouvernement a des devoirs uniquement à l'égard de ses citoyens sauf en ce qui concerne la préservation des grands équilibres de la planète. Ceux-ci présentent un intérêt vital pour l'humanité entière. J'y reviendrai.

Les membres de la communauté ont aussi des intérêts divergents. Quand ces oppositions l'emportent, il y a danger de guerre civile (stasis). Comme c'est un grand mal, le devoir du gouvernant et du citoyen est de faire prévaloir le bien commun dont la paix civile est une partie essentielle. On est en droit de s'excepter de cette règle seulement quand le maintien de l'état des choses implique un mal encore plus grand. Exercer le pouvoir, ou s'en emparer, c'est occuper les points culminants de l'appareil d'État.

La politique est l'art de diriger la polis. En une de ses acceptions, ce mot désigne non seulement la Cité-État, principalement grecque, de l'antiquité mais tout sujet collectif indépendant. La question qui se pose alors est : diriger à quelle fin ?

Pour Aristote, c'était la "vie bonne" incluant la préservation du cadre social qui la rend possible. Un État et donc aussi une nation ou tout autre communauté caractérisée par une langue, une culture, une religion, une civilisation, un mode de vie, doivent pouvoir se défendre pour survivre. Or pour être sûr de pouvoir se défendre, il faut être puissant. En un autre sens, la politique vise à prendre le pouvoir, le conserver, ou en infléchir l'exercice. Pour cela, il est nécessaire de mobiliser des forces sociales en apparaissant comme le représentant le plus capable de leurs intérêts. Les partis sont des appareils idéologiques infra-étatiques qui remplissent deux fonctions dans le régime parlementaire :

- Ils contribuent à la stabilité du système oligarchique en participant à la cooptation du personnel habilité à briguer des sièges dans les assemblées soi-disant représentatives et des postes de responsabilité dans les instances du pouvoir.

- Lorsque les circonstances s'y prêtent, ils rassemblent des foules pour exercer des pressions et apporter ainsi un correctif au nombrilisme des dirigeants ou un exutoire aux passions populaires.

La "démocratie", ou plutôt l'oligarchie parlementaire pour l'appeler de son vrai nom, fait l'objet aujourd'hui de critiques diffuses venant aussi bien de la gauche que de la droite. Le pouvoir y est "sans garantie transcendante" pour citer Claude Lefort et sa légitimité fait constamment débat. Son discrédit s'accentuera avec la prise de conscience de ce que la démocratie directe est désormais techniquement possible grâce à Internet. Si ce régime venait à s'écrouler, il ne laisserait pas beaucoup de regrets. Ce qui compte en effet pour les gens, ce sont les actes, non les procédures.

Aujourd'hui, l'égalité communiste semble à beaucoup être le moyen le plus simple pour réaliser l'idéal démocratique. On doit néanmoins y renoncer parce qu'elle est utopique. Elle suppose l'absence de contradictions et de conflits alors que ceux-ci sont consubstantiels à la vie. Il est vrai que Mao Tsé-toung distingue les contradictions non-antagoniques (ou "au sein du peuple") des contradictions antagoniques ("entre nous et nos ennemis") équivalentes à un jeu à somme nulle.

Cela signifie en fait que dans toute contradiction il y a deux composantes (ou "aspects") : l'antagonisme (opposition d'intérêts) et la solidarité (convergence d'intérêts). Selon les cas, c'est l'une ou l'autre qui est dominante ou subordonnée. Notons que, selon Mao, même des contradictions au sein du peuple peuvent devenir antagoniques quand elles ne sont pas traitées comme il convient. Supposons un désaccord portant sur la distinction entre le faux et le vrai. En principe, cette opposition est non-antagonique puisqu'il est avantageux aux uns et aux autres de se rallier au vrai.

Pourtant chacun sait que les intérêts en jeu (les susceptibilités des égos), pour être subjectifs, n'en sont pas moins des intérêts et font parfois dégénérer un tel différend. Et si les divergences portent sur les moyens, le glissement vers l'antagonisme sera encore plus facile car l'erreur sur leur choix compromettrait la poursuite de la fin concernée. L'égalité n'est donc pas possible mais elle n'est pas non plus nécessaire. Il suffit que d'une part chacun reçoive selon son travail et ses mérites et d'autre part que le sort des moins bien lotis soit meilleur sous un tel ordre que sous tout autre. Les concepts et notions que j'ai passés en revue et d'autres encore désignent des réalités objectives face auxquelles l'individu est appelé à se déterminer en fonction d'intérêts et de valeurs qui sont ceux d'un groupe légitime.

Il va de soi que "légitime" ne signifie pas légal. Il peut être légitime d'agir illégalement, par exemple contre un pouvoir tyrannique. A l'exception des mafieux, tous les groupes sont peu ou prou légitimes, y compris ceux qui sont accusés par leurs ennemis d'être criminels et terroristes. A plus forte raison est légitime la nation. Jean-Claude Milner a lancé l'interrogation rhétorique : "Peuples, races, nations, classes, sont-ils fondés d'autre chose que de leur nom même ?"(*), sous-entendant que la réponse est non puisque en bonne théorie lacanienne tout lien est imaginaire et que tout ce qui est imaginaire relève du semblant. En fait, la réponse est oui (en partie) mais ce n'est pas ici le lieu de le démontrer.

(*) Cf. Jean-Claude Milner, Les noms indistincts, Seuil, 1983, p.109.

Le souci de tout groupe de persévérer dans l'être contient le risque du conflit avec d'autres groupes qui ont la même préoccupation et cherchent à se renforcer pour mieux garantir leur sécurité. Les premières questions que se pose l'homme d'État concernent la désignation de l'ennemi principal. Il doit chercher ses alliés parmi ceux qui ont le même ennemi principal même si ce sont des ennemis (secondaires). Les réponses aux questions : qui est l'ennemi, qui est un ami ont un caractère objectif. Elles ne dépendent pas des sympathies et des antipathies et laissent de côté les vieilles rancunes et les souvenirs d'anciennes fraternités d'armes.

Autrefois, on s'inquiétait surtout des rapports de forces et de l'équilibre des puissances. Les guerres étaient souvent provoquées par les modifications dans ces paramètres. Aujourd'hui, d'autres enjeux entrent en ligne de compte dont certains, tels les inimitiés entre groupes nationaux et/ou religieux, ont une vieille histoire (qu'on pense aux conflits sanglants qui ont opposé en Irak les sunnites aux chiites ou les Arabes (sunnites) aux Kurdes).

D'autres sont entièrement nouveaux comme ceux qui tiennent à la répartition des ressources limitées de la terre. Je ne me réfère pas aux hydrocarbures ou aux richesses minières car chaque peuple a les siennes et cela n'est pas contesté. Je fais surtout allusion à certains pays qui polluent l'atmosphère et l'océan mondial plus que les autres privant ces derniers d'un environnement vital. En tant que free riders ils pourraient devenir l'ennemi principal pour les pays moins resquilleurs. Puisque ces menaces se dessinent à l'échelle du globe, il nous faut les penser sous l'angle d'une axiologie universaliste. La seule qui s'offre à nous est religieuse et plus précisément chrétienne. C'est elle qui peut répondre à la question des fondements et des fins ultimes J'en apporterai la démonstration à ceux qui auront la patience de me suivre.

Ce problème doit être posé dans le cadre de la complémentarité entre les deux sources de notre civilisation : la Grèce et le christianisme. La première nous a légué la philosophie, autre nom de la métaphysique selon Heidegger, dont il y a lieu de se demander si elle est, de par sa rationalité, compatible avec la révélation.
Et si oui, comme je le pense, comment doit-on concevoir leur articulation ? La réponse à cette première question je la puiserai paradoxalement chez Alain Badiou. La philosophie, nous dit-il, est sous condition de la politique, de la science, de l'art et de l'amour au sens où son devenir est déterminé par les vérités nouvelles produites dans ces quatre domaines.

Sa tâche est de rendre ces vérités possibles ensemble et cohérentes, (compossibles selon le terme de Leibniz), étant entendu que, par vérités, il faut comprendre non pas des propositions adéquates à ce sur quoi elles portent ("adequatio intellectu ad rem") mais des valeurs universelles. C'est pourquoi ces "vérités"surgissent dans une situation à la faveur d'un événement et ne sont pas découvertes. Elles sont nouvelles et non préexistantes.

Or à cette liste, il faut ajouter la religion qui, elle aussi, engendre (révèle) des vérités spécifiques (sui generis). Elles éclairent l'entendement et suscitent l'émotion de milliards d'être humains tout comme les vérités admises par Badiou si bien que les philosophes, y compris les plus récents, se sentent tenus d'en parler longuement.

On pourrait objecter que les philosophes athées ne voient pas dans la religion un champ générateur de vérités. Or pour Badiou ce ne peut être un argument car pour lui la vérité se déclare et ne se démontre pas. De ce fait en politique, mais aussi en art, en amour ou même en sciences, il peut y avoir des mécréants ou sceptiques qui rejetteront sans hésitation ce que Badiou tient pour des vérités telles que l'égalitarisme ou le cosmopolitisme.

La répugnance de Badiou à inclure cette cinquième condition tient sans doute au fait qu'elle ne peut être mise sur le même plan que les autres. Elle est en surplomb tant par rapport à elles que par rapport à la philosophie. Nous verrons plus loin pourquoi et comment la raison spéculative et la révélation sont susceptibles de fournir ensemble le fondement dont la science politique (la métapolitique) a besoin. (*)

(*) Les premiers linéaments de cette problématique sont exposés au chapitre VIII de mon livre : De quoi Badiou est-il le nom ? Pour en finir avec le (XXe) Siècle, L'Harmattan, 2009.

Il est pourtant impossible à première vue de construire une philosophie politique sur la Bible car il ne s'y trouve aucun mot équivalent à "régime" ou politeia. Cela explique sans doute le rejet par le talmudiste Benny Lévy de ce qu'il appelait le "tout politique" caractéristique d'un certain marxisme soixante-huitard dont Jean-Claude Milner a aussi fait la critique mais d'un point de vue lacanien dans Les noms indistincts. Si l'on rejette ce point de vue unilatéral et qu'on accorde à la politique sa juste place, la philosophie politique apparaîtra comme illustrant la nécessaire fusion et la dépendance réciproque de la raison naturelle et de la révélation, d'Athènes et de Jérusalem.

Le mot "régime", ai-je dit, est introuvable dans les Écritures, mais une notion assez proche est utilisée par Flavius Josèphe pour caractériser le pouvoir instauré par Moïse. Dans les Antiquités judaïques de cet historien on lit ceci : "notre législateur [...] a fait [apedeixe] de notre type d'État [politeuma] une théocratie".

Jésus-Christ, en revanche, "prophète désarmé" selon le mot de Machiavel, a prononcé deux paroles qui le situent à l'opposé d'un tel gouvernement : "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu" et "Mon royaume n'est pas de ce monde". De plus, il enseigna une non-violence radicale. Prise à la lettre, celle-ci est incompatible avec l'existence d'un groupe social indépendant car nous portons la violence comme une potentialité de notre nature. (*)

(*) Les sociétés primitives sans État se font la guerre.

Le seul moyen d'assouplir cette doctrine est de distinguer la morale qui s'applique aux rapports d'individu à individu, des principes qui valent pour l'État dont le pouvoir est, en dernière instance, au bout du fusil. Cette distinction est illustrée dans ce propos de Napoléon (athée radical mais secret) : "Le cœur d'un homme d'État doit être dans sa tête" et dans celui d'un roi très pieux, Louis XIII,répondant à ceux qui lui demandaient la grâce de Cinq-Mars : "Je ne serais pas roi si j'avais les sentiments des particuliers". Le problème s'est posé quand l'empire romain est devenu chrétien. Saint Augustin fut le premier à s'interroger sur la guerre juste et ses réflexions furent approfondies et systématisées par Saint Thomas.

Ces philosophes sur lesquels s'appuie la doctrine de l'Église catholique en la matière ont remarqué que Jésus-Christ n'interdit pas la guerre puisqu'il dit aux soldats : "n'usez de violence ou de fraude envers personne ; contentez-vous de votre solde".

C'est ainsi qu'est né la notion de miles christianus. Saint Bernard a prononcé des sermons pour encourager les chevaliers du Christ en partance pour la Terre sainte. On pourrait aussi invoquer le grand nombre de saints qui étaient militaires de carrière. Ce qui a longtemps fait obstacle à l'alliance entre philosophes et théologiens, c'est le rejet absolu par les penseurs libéraux de la tradition et de l'autorité. Cette posture est intenable car l'une et l'autre ont leur place dans un système de pensée rationnel. Pas plus qu'une place d'ailleurs car la référence à la tradition et le recours au principe d'autorité peuvent être abusifs. Il est par ailleurs faux que la religion fasse peser une menace sur la paix civile.

Même à l'époque des guerres de religion, il y a trois siècles et demi, les enjeux étalent politiques plutôt que religieux (*). Les libéraux hostiles à la religion scient la branche sur laquelle ils sont assis car les mêmes vertus qui resserrent le lien social et assurent la prospérité de la cité des hommes, aident à bâtir la cité de Dieu et inversement. Très tôt, les capitalistes ont cru qu'ils n'avaient pas besoin du soutien de la religion puisque le marché marche tout seul. Quand ils s'apercevront que "la main invisible" ne garantit pas toujours les "harmonies économiques" chères à Bastiat et encore moins les harmonies politiques également nécessaires, il sera peut-être trop tard.

(*) Lire sur ce point de William Cavanaugh, Le Mythe de la violence religieuse, Éditions de l'Homme Nouveau, 2009.

Pour le moment, les capitalistes sont surtout soucieux de mettre de l'huile dans les rouages de 1'économie mondiale et d'empêcher qu'ils ne soient grippés par les différences religieuses. Mais les différences de langue et de civilisation sont tout autant génératrices de conflits et non moins irréductibles. En revanche, le message de l'Évangile est universaliste et promet le salut à tous les hommes. Il propose, il est vrai, une croyance se rattachant à une civilisation particulière mais il peut accentuer et actualiser son caractère universaliste en renouvelant le geste de Clément d'Alexandrie consistant à montrer aux païens qu'ils retrouveront dans le christianisme certaines des valeurs auxquelles ils sont le plus attachés.

Il y a dans l'hindouisme, le bouddhisme, le confucianisme des "vérités" morales et religieuses intégrables par le christianisme. Sans l'écarter de sa tradition, cet élargissement (qu'on nomme epectase) lui faciliterait l'accueil des peuples asiatiques. L'essence du christianisme, comme celle de l'Occident, lui permet d'englober tout ce qui est excellent dans les potentialités humaines. (*)

(*) Sur la pénétration du christianisme en Chine et le rôle actif joué dans sa propagation par des éléments parmi les plus avancés de la société (ingénieurs, médecins, hommes d'affaires, enseignants) lire God is back de John Micklethwait et Adrian Wooldrich, The Penguin Press, New York 2009.

Le rationalisme matérialiste étroit des prétendues lumières a causé l'échec de la philosophie dans sa vocation à penser la religion. A la place de la théologie philosophique (d'un Saint Thomas d'Aquin par exemple), nous avons dû nous contenter de son substitut : la théologie athée de l'Histoire. La grandeur de l'homme consistant à être un animal qui a besoin de sens, il nous fallait un monde intelligible et l'esprit prométhéen de la modernité voulait que ce monde fût maîtrisable par la science et la technique au niveau physique et par l'action politique sur le plan de l'Histoire.

Le marxisme nous offrait à cet égard une double garantie : une vision eschatologique concevant le mouvement objectif de l'Histoire comme orienté vers une fin et une science des lois de l'Histoire permettant de guider l'action politique volontaire. Cette dernière ne pouvait pas faire que le processus de gestation de l'Histoire eût un autre aboutissement mais seulement l'abréger et soulager les douleurs de l'enfantement. Bref, l'homme qui s'était fait lui-même par le travail (Engels) continuerait â être maître de son destin et, à condition de bien se prosterner devant les nouvelles idoles de l'Histoire, de la Modernité, du Progrès, recevrait une promesse de salut éternel : le paradis communiste.

En face, le libéralisme avait en commun avec le marxisme l'économisme productiviste (l'idéologie du développement), la croyance au progrès et 1'exaltation de la modernité ; trois piliers du discours apologétique de l'ordre établi. La seule différence portait sur le changement social. Les capitalistes n'en veulent pas (on les comprend). En annonçant "la fin de l'histoire", Francis Fukuyama s'est exprimé en fidèle porte-parole de la classe dominante qui bouleverse constamment les rapports sociaux (par exemple le mariage, la filiation), à l'exception de ceux sur lesquels sont assis ses privilèges. Le conservatisme obtus de cette classe est néanmoins voué à l'échec.

Les illusions sur les bienfaits du productivisme se dissipent malgré tous les efforts pour les perpétuer. En Angleterre, une commission gouvernementale a mis au point des plans pour une "économie à niveau constant" (steady state) prévoyant d'interdire la publicité à la télévision pour réduire le consumérisme. En Allemagne un best seller propose la "prospérité sans croissance". Sur l'objectif de sauver la planète, il semblerait que tous les peuples du monde aient un intérêt commun. Mais dès qu'il s'agit de partager le fardeau, il n'en va plus de même, Si nous voulons préserver le monde pour nos enfants il nous faut payer un prix dans l'immédiat.

Par leur égoïsme, les dirigeants de certains pays à savoir la Chine, les États-Unis et les pays émergents se rendent coupables d'un crime contre l'humanité en comparaison duquel les crimes commis au siècle précédent font figure de vétilles. En conséquence de quoi, les guerres écologiques ne sont pas loin. On se battra pour les terres et les mers, pour le ciel et les forêts, pour l'eau douce et l'atmosphère, pour sauver les abeilles, les lémuriens, les poissons et finalement tout simplement les hommes. J'ai la faiblesse de croire en des valeurs, telles que la Création dont nous avons reçu la garde, supérieures aux valeurs en bourse et même à la vie d'individus éphémères.

L'égalitarisme, dont l'emprise idéologique est très forte, pourrait
aggraver la dégradation écologique de la planète, Dès 2005, les émissions de CO2 des pays en voie de développement ont dépassé celles des pays développés et l'écart augmente rapidement parce que les pays riches font des sacrifices pour ne pas accroître leurs émissions et y sont parvenus depuis plus de vingt ans alors que les émissions des autres n'arrêtent pas de monter. Or ces pays sont également responsables de l'explosion démographique.

D'ores et déjà pour assurer à l'humanité son mode de vie actuel, il faudrait près d'une planète et demie. L'empreinte écologique par habitant (la superficie nécessaire à ses besoins) augmente de presque un quart tous les dix ans. En même temps, selon Nicholas Stern, le changement climatique pourrait coûter jusqu'à 20% par an de la richesse mondiale. Pour éviter la catastrophe, il faut regarder en face ces antagonismes au lieu de permettre au "politiquement correct" d'imposer ses tabous et interdits. Le secrétaire général de l'ONU n'exagérait nullement lorsqu'il s'est écrié "notre pied est bloqué sur l'accélérateur et nous nous dirigeons tout droit vers l'abîme". (*)

(*) Sur ce point il y a une singulière convergence entre athées d'extrême gauche et athées d'extrême droite. Alain Badiou a déclaré qu'il ne fallait "pas se laisser distraire [...] par les diversions millénaristes, dont la principale aujourd'hui est l'écologie (cf. l'interview accordée à Pierre Gaultier parue sur le site Internet "Le grand Soir"). Pour le Front National, le "réchauffement climatique est une imposture mondialiste !" (cf. Droite ligne n° 2, avril 2010).

Comme nous l'avons vu la philosophie politique grecque suppose que la raison puisse, par elle-même, déterminer ce qu'est la justice et, plus généralement, les fins ultimes de l'homme et de la cité.Héritier des classiques, Léo Strauss le pense aussi. En revanche, pour les modernes depuis Max Weber (et déjà depuis Kant), les jugements de valeurs ne peuvent s'appuyer sur la raison et celle-ci est inapte à trancher les conflits qui les opposent. Or pour autant que l'homme d'État admette le principe selon lequel sa fin est le bien commun, il est obligé de prononcer des jugements de valeur et de fonder sur eux ses choix et décisions. Il en va de même pour ses adversaires quand ils le critiquent.

L'argumentation de Léo Strauss montre qu'il ne peut y avoir de science dont la rigueur s'établirait sur l'élimination des jugements de valeur, une science wertfrei, comme le voulait Max Weber. Mais de ce que les jugements de valeur sont nécessaires, il ne s'en suit pas que la philosophie politique soit en mesure de les fonder pas plus qu'elle ne peut se fonder elle-même. Aucune théorie ne le peut. C'est sans doute pour cette raison qu'Alvin Johnson a émis la thèse que cite en l'approuvant Eric Voegelin selon laquelle "ce n'est qu'à travers la religion qu'un ordre social est possible". (*)

(*) Faith and Political Philosophy. The Correspondence between Leo Strauss and Eric Voegelin, University of Missouri Press, Columbia and London, 2004, p. 36.

Quand le même Voegelin met sa foi entre parenthèses, il lui faut chercher un autre fondement à la philosophie politique qu'il fait alors "reposer sur une théorie de la nature humaine" (*)

(*) Ibid, p. 99.

En lui-même, ce fondement semble faible mais il paraîtra plus solide si l'on admet que la nature humaine renvoie à la nature du Tout. On serait alors sur le terrain non de je ne sais quelle cosmologie mais d'une métaphysique théologique car la nature du Tout est sous-tendue par la Raison immanente à la Création, autre nom du Logos. Le problème métaphysique par excellence porte sur les fondements de toute pensée y compris de la métaphysique. Cela revient à dire que la pensée s'interroge sur sa propre garantie. Ou encore que son questionnement a pour objet le meta- de toute méditation théorétique. Or aucun objet de savoir ne contient sa propre garantie. L'invitation à prouver sa preuve est aporétique. Cela vaut pour la religion mais également pour la science la plus dure qui est nécessairement hypothético-déductive et dont les hypothèses ne sont jamais vérifiées mais seulement(le cas échéant) infirmées (falsifiées pour reprendre l'anglicisme poppérien).

On se souvient de ce que j'ai dit plus haut concernant les quatre types de vérités chez Badiou. En politique mais aussi en art, en amour et même en sciences, ces vérités peuvent se heurter à des mécréants. La discussion avec eux relève de la philosophie dans son aspiration encyclopédique. Le peintre, le physicien, l'amoureux ou le militant politique n'ont pas besoin du philosophe pour savoir ce qu'ils font, mais dès que des objections fondamentales sont soulevées au sujet des vérités apparues dans leurs domaines respectifs la discussion de ces objections requiert le recours à un métalangage fourni, dans un premier temps, par la philosophie.

Le métalangage est un langage formalisé qui décide de la vérité des propositions du langage objet. La description de ce métalangage exige un métalangage d'un ordre supérieur et ainsi de suite à l'infini. On est placé alors devant l'alternative suivante : ou bien on admet qu'il n'y a pas de métalangage (ultime) ou bien on en adopte un généralement fourni par la révélation. Ce métalangage est nécessaire à la cohérence de tout discours. Sur ce point, Jean-Claude Milner a prononcé une parole définitive :

"A supposer qu'on ne croie pas au métalangage [ultime], qu'on ne construise pas l'énoncé suprême d'un Dieu ou d'une harmonie [au sens des religions orientales, par exemple le Tao], rien n'assure personne que le Chaos n'existe pas, sinon que
nul ne puisse le penser" (*).

Il y a là une dure injonction à l'adresse des athées comme Onfray ou Badiou : "soyez conséquents, taisez-vous !"

(*) Cf. Jean-Claude Milner : op. cit., p. 62.

Kostas Mavrakis


Article dans "Qu'est-ce que la métaphysique ?" Édition de l'Harmattan.












images/icones/1a.gif  ( 610406 )Celui qui a le dernier mot c'est : par Halleluia (2011-10-08 16:42:11) 
[en réponse à 610398]

Notre Seigneur Jésus-Christ !

"Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu" c'est à dire abandonner tout qui peut entraver le salut de l'âme et faire ce que le Bon Dieu nous demande de faire !

En dehors de Lui et donc de l'ordre, c'est le chaos ! C'est l'enfer !

La Création a été faite dans un certain ordre. Les planètes sont disposées et gravitent dans un certain ordre. Les personnes, les animaux et les plantes sont programmés dans leurs corps de telle sorte que les fonctions physiologiques s'accomplissent d'une certaine manière.

Sans cet ordre, le chaos aurait continué à régner (Premier chapitre de la Genèse). Le chaos a précédé l'ordre de la Création. Ce qui veut dire que le "big bang" (une explosion provoque le désordre), l'évolution des espèces etc... ont été inventés par les "savants" tels que Darwin et Cie. pour faire oublier Dieu (tactique bien connue du Démon : faire dériver l'attention sur autre chose que sur Dieu pour amener à la transgression)!

En effet, si par exemple quelqu'un transgresse un feu rouge, peu importe la raison pour laquelle il grille le feu, et qu'il emboutit celui qui vient sur votre droite et que le conducteur se retrouve avec des côtes cassées et lui-même avec une fracture du crâne etc. la circulation est interrompue, les ambulances viennent, les blessés meurent, hurlent de douleur, bref, l'infraction a provoqué le chaos!

Il y a sans cesse des règles et des obligations à respecter pour tout dans les actes de la vie de tous les jours et cela sert à maintenir un certain ordre social dans un pays sinon c'est le chaos !

Pour aller au Paradis c'est pareil : il y a des règles à respecter pour y arriver sans encombre !

Le problème de base c'est que les gens ne croient pas qu'il existe un paradis ni un enfer et donc les dirigeants font ce qu'ils veulent !

Aucun parti politique de droite comme de gauche ne pourra faire le salut de la France : pas de salut économique et social sans Dieu et sans la vérité !

Recherchons donc plutôt les fondements de la foi catholique pour faire notre salut.

Voilà toute la métaphysique ! Le reste n'est que du vent : "vanité des vanités tout n'est que vanité" !

images/icones/attention.gif  ( 610449 )Encore le créationnisme par PEB (2011-10-09 00:44:14) 
[en réponse à 610406]


La Création a été faite dans un certain ordre. Les planètes sont disposées et gravitent dans un certain ordre. Les personnes, les animaux et les plantes sont programmés dans leurs corps de telle sorte que les fonctions physiologiques s'accomplissent d'une certaine manière.

Sans cet ordre, le chaos aurait continué à régner (Premier chapitre de la Genèse). Le chaos a précédé l'ordre de la Création. Ce qui veut dire que le "big bang" (une explosion provoque le désordre), l'évolution des espèces etc... ont été inventés par les "savants" tels que Darwin et Cie. pour faire oublier Dieu (tactique bien connue du Démon : faire dériver l'attention sur autre chose que sur Dieu pour amener à la transgression)!


Attention aux amalgames. Jésus-Christ n'est pas venu pour établir un code civil et pénal. De la même manière, Il n'est pas venu nous dire comment le Ciel va mais pourquoi Il va et sutout comment on Y va.

La notion de Big Bang n'est pas une simple explosion mais un enchaînement de phénomènes d'inflation et d'expansion qui fabrique de l'espace et du temps, des particules ordonnées par une succession de brisure de symétrie et le monde visible par agrégation de grandes structures.

Les sciences expérimentales obéisent à un certain nombre de règles épistémiologiques plus ou moins formelles mais aussi des principes généraux comme la causalité, la relativité (l'observable, l'observé et l'observatoire sont intiment liés) (qui permet d'expliquer des lois d'invariances), de conservation (masse, impulsion, énergie), d'évolution (ou d'entropie), de non-équilibre (ou d'évolution permanente).
images/icones/hein.gif  ( 610450 )Peut-être aussi par Anton (2011-10-09 00:53:35) 
[en réponse à 610449]


(l'observable, l'observé et l'observatoire sont intiment liés)


Dans l'observatoire, l'observateur source et aboutissement de l'expérience?
images/icones/tao.gif  ( 610452 )C'est compliqué par PEB (2011-10-09 01:22:18) 
[en réponse à 610450]

Le principe de relativité au sens commun s'applique à la mécanique cosomologique. Chaque théorie de la relativité, vue sous cet angle, repose sur une loi d'invariance. Chez Galilée, il s'agit de l'Histoire, c'est-à-dire du temps qui est décrit comme commun à l'Univers entier. Selon Einstein, l'espace-temps (où le temps est une dimension imaginaire d'espace) est tissé par les parcours possibles de la lumière et est déformé par la matière grave. En conséquence de quoi, la causalité se propage à la vitesse de la lumière.

En physique quantique, le principe de relativité a une autre application. En gros, l'observation dépend de ce que l'on veut observer et la matière se comporte conformément aux observations. Sauf que les observables (qui représente ce que l'on veut observer) ne commutent pas entre elles. Le contrôle simultané de la position et de la vitesse est impossible. De même, on ne peut pas évaluer exactement une énergie dissipée en un temps donné par un phénomène quelconque.

La relativité d'Eintein et la physique quantique sont malheureusement incompatibles.

L'autre idée déroutante de la science moderne est la théorie de l'émergence. Le simple permet le complexe, le désordre est le soubassement de l'ordre ou le contraire! Le concept de substance en soi n'est que peu d'utilité. A la limite, on ne sait plus vraiment ce que c'est sauf sous l'angle du thème de l'étude. De fait, on ne cherche plus à localiser la conscience quelque part dans le cerveau mais à comprendre comme elle est secrétée par le système nerveux central à partir de processus neurologiques sous-jacents.

Un nouveau thomisme est à refaire mais sans Aristote ou un Aristote autrement! Sans compter que la science aime bien casser sans cesse ses nouveaux jouets pour en inventer d'autre.
images/icones/5a.gif  ( 610453 )Vous feriez mieux par Semetipsum (2011-10-09 01:51:33) 
[en réponse à 610452]

de faire de la théologie, ça vous irait mieux, que d'essayer de nous expliquer ce que vous avez lu dans Sciences et Vie
images/icones/neutre.gif  ( 610460 )Et aussi "Ciel et Espace" par Castille (2011-10-09 11:59:46) 
[en réponse à 610453]

Hahahahaha! Chaque mois "Et si untel c'était trompé" Et si telle théorie était fausse".

E pur si muove !

images/icones/1v.gif  ( 610454 )Dites cher ami, les lois de l'Eglise par Halleluia (2011-10-09 03:17:52) 
[en réponse à 610449]

vous en faites quoi ? Des confettis ?


Attention aux amalgames. Jésus-Christ n'est pas venu pour établir un code civil et pénal.



On ne peut aller au Ciel en transgressant les lois de l'Eglise ! Si quelqu'un meurt en état de péché mortel, le Paradis pour lui, c'est cuit!

D

e la même manière, Il n'est pas venu nous dire comment le Ciel va mais pourquoi Il va et sutout comment on Y va.



Si justement ! Il est venu nous dire que le Ciel n'est pas content mais qu'il nous donne encore quelque chance d'y aller si nous croyons en Lui!

Mais comme il ne suffit pas de croire pour y aller il faut encore les œuvres, car la foi sans les œuvres est vaine, et donc il faut obligatoirement des lois qui structurent le comportement des gens et donc protège la foi et permette au fidèle de faire précisément les œuvres de la foi que le Bon Dieu veut que nous fassions !


La notion de Big Bang n'est pas une simple explosion mais un enchaînement de phénomènes d'inflation et d'expansion qui fabrique de l'espace et du temps, des particules ordonnées par une succession de brisure de symétrie et le monde visible par agrégation de grandes structures.

Les sciences expérimentales obéisent à un certain nombre de règles épistémiologiques plus ou moins formelles mais aussi des principes généraux comme la causalité, la relativité (l'observable, l'observé et l'observatoire sont intiment liés) (qui permet d'expliquer des lois d'invariances), de conservation (masse, impulsion, énergie), d'évolution (ou d'entropie), de non-équilibre (ou d'évolution permanente).



Dites, pour qu'il y ait des particules il faut bien qu'il y ait une première particule de chacun des éléments qui composent une planète, un gaz, un liquide etc.... Par conséquent, qui a créé les premières particules ? Dieu !

Il n'y a pas de génération spontanée !

Les scientifiques sont assez idiots pour imaginer que leurs ancêtres sont des grands singes !

Dieu qui peut tout a créé l'homme en une seconde (si je puis m'exprimer ainsi). Chaque étape de la Création a pu être créée ainsi en une seconde ! Par conséquent, quand on nous parle de millions d'années je rigole ! Les dires des scientifiques à ce sujet ne sont que divagations !



images/icones/1n.gif  ( 610457 )Évolution par Thomas (2011-10-09 10:12:49) 
[en réponse à 610454]


Les scientifiques sont assez idiots pour imaginer que leurs ancêtres sont des grands singes !

Dieu qui peut tout a créé l'homme en une seconde (si je puis m'exprimer ainsi). Chaque étape de la Création a pu être créée ainsi en une seconde ! Par conséquent, quand on nous parle de millions d'années je rigole ! Les dires des scientifiques à ce sujet ne sont que divagations !



Les scientifiques ne sont pas en si mauvaise compagnie:

Tous les êtres qui naissent de façon matérielle et visible ont certainement quelques germes secrets latents (occulta quædam
semina
) dans les éléments matériels de notre monde.
Certainement tout ce que nous voyons a été créé originellement et fondamentalement dans une, sorte de trame des éléments (originaliter ac primordialiter in quadam textura elementorum), mais encore faut-il l'occasion favorable pour que ces êtres surgissent (acceptis opportunitatibus prodeunt).
De même que dans la graine se trouve invisiblement et simultanément tout ce qui au cours du temps s’est développé en arbre, de même on doit penser, puisque Dieu a créé simultanément toutes choses, que le monde contenait en lui-même simultanément tout ce qui a été fait, en lui et avec lui, quand le jour a été créé, non seulement le ciel et la lune et les étoiles [...], mais encore, en puissance et dans leur cause (potentialiter et causaliter), tous ces êtres que l'eau et la terre ont produits, jusqu’à ce que dans la suite des temps ils ne surgissent, tels qu’ils nous apparaissent maintenant.

Saint Augustin.
De genesi ad litteram, V c. 23, no 45


Thomas (qui tire cette citation de « un regard thomiste sur l'évolution », excellent article du Père de Blignières dans Sedes Sapientiae dont j'ai connu l'existence lors de son passage dans les rendez-vous du FC)
images/icones/neutre.gif  ( 610469 )Oui mais s'il est question d'un trame première par Anton (2011-10-09 12:45:49) 
[en réponse à 610457]

Il ne semble pas question d'un découlant de l'autre.
Mais simplement des circonstances permettant que l'un se développe.
Il n'est pas dit ici que le serpent donnera l'oiseau et le singe l'homme.


tous ces êtres que l'eau et la terre ont produits, jusqu’à ce que dans la suite des temps ils ne surgissent, tels qu’ils nous apparaissent maintenant.



Il manque à la terre et l'eau la lumière et le son.

La graine d'un sapin ne donne pas un chêne, ni un roseau.


Cordialement.

images/icones/neutre.gif  ( 610602 )Certes par Thomas (2011-10-10 09:47:00) 
[en réponse à 610469]

Je n'ai pas dit que Saint Augustin avait énoncé la théorie de l'Évolution. Je dis juste que ses réflexions ne sont pas en contradiction avec la théorie de l'évolution.


Il n'est pas dit ici que le serpent donnera l'oiseau et le singe l'homme.



Non, mais pourquoi ne serait-ce pas le moyen choisi par Dieu pour qu'un univers intelligible (car l'univers est intelligible) arrive à l'homme ? Ce que dit Saint Augustin, sans être un énoncé (on est au IVe siècle, je le rappelle) de la théorie de l'évolution, est une réflexion qui montre que l'évolution n'est pas en contradiction avec le récit de la Genèse.

Thomas
images/icones/1i.gif  ( 610506 )Cher Thomas par Halleluia (2011-10-09 17:38:10) 
[en réponse à 610457]

Vous avez cité St Augustin , et je reprends un passage du texte cité :


...de même on doit penser, puisque Dieu a créé simultanément toutes choses, que le monde contenait en lui-même simultanément tout ce qui a été fait, en lui et avec lui, quand le jour a été créé, non seulement le ciel et la lune et les étoiles [...], mais encore, en puissance...



Evidemment qu Dieu quand il a créé le monde a aussi créé les choses et personnes

en puissance parce que déjà dans les reins d'Adam, de Noé, d'Abraham se trouvaient toutes les générations futures

!

Vous aussi cher Thomas, avant que vous soyiez né vous étiez dans les reins de vos parents qui étaient dans les reins des leurs etc... Et en remontant de plus en plus haut que trouve-t-on ? Dieu !

Voilà pourquoi on dit dans le judaisme que lorsque l'on tue quelqu'un on tue un monde entier, et pour cause ! Les avortements empêchent les générations prévues par Dieu d'arriver SELON SON PLAN A LUI ! Le Démon voulant absolument renverser le plan de Dieu !

Le problème de cet engouement pour l'évolution c'est que les scientifiques, qui ne sont pas de la trempe d'un St Augustin, voient les processus, le comment ça marche, mais ils ne voient pas QUI EST A L'ORIGINE DE TOUT CA : c'est à dire DIEU !

Et ils vont jusqu'à lui dénier la possibilité qu'il ait pu créer les choses durant les 7 jours de la Création en un instant ! Si tout est possible à Dieu pourquoi lui dénier ce pouvoir ?

En fait la guerre entre les Créationnistes et les Évolutionnistes purs et durs vient de ce que les Évolutionnistes ne veulent pas accorder à Dieu ce pouvoir de tout créer instantanément !

Comment réagirait une pauvre bergère telle que Bernadette Soubirous sur l'Evolution des espèces et le fait que Darwin prétend que l'homme descend du singe ? Elle ouvrirait grand les yeux et irait prier la Sainte Vierge! Elle s'en balancerait comme de sa première chemise de l'évolution des espèces !

Quelle autorité ont les scientifiques de dire que l'homme est né en Afrique ? Aucune ! Tout n'est que suppositions, fantasmagories, théories, qui ne servent à rien sinon qu'à servir des buts politiques inavouables et inavoués évidents : le fric, le pouvoir et autres !!!
Et voilà comment on passe de l'évolution "naturelle" des espèces à la sélection du plus fort au détriment du plus faible et on en arrive à l'avortement thérapeutique : le fœtus présentant un défaut ne subsistera pas longtemps alors on l'élimine ! Et après nous connaissons toutes les dérives !

Et on bourre le crane à nos enfants de CE2 avec ça ! J'en sais quelque chose : mon petit-fils est venu m'en parler en me disant tout simplement que l'homme descend du singe et que c'est ce que la maîtresse lui a dit à l'école, et il me disait cela comme si cela était Parole d'Evangile ! Naturellement je lui ai demandé s'il pensait que ses ancêtres arrières-arrières-arrières grand-parents étaient des singes, et s'il était content de cela, et à ce moment là il en a fait une drôle de tête qui en disait long sur son mécontentement ! Je lui donc dit donc que sa maîtresse raconte ce que le gouvernement lui ordonne d'enseigner, que à l'école dans ses devoirs il doit répondre en fonction de ce qu'elle enseigne, mais que tout cela est faux parce que c'est DIEU qui a créé le monde et que nous avons été créés à l'image de Dieu et à sa ressemblance !! Et que Dieu est loin d'être un singe !

La Bible nous informe des migrations des personnages importants pour la propagation de la doctrine et de la foi ! C'est tout ! Le reste : théories qui changent, deviennent obsolètes parce que l'on se rend compte que ce que l'on disait c'était du blabla !

Ce n'est pas parce que des catégories d'animaux ont des similitudes entre elles qu'il y a eu évolution obligatoire dans leur lignée ! Il est possible aussi que le Bon Dieu ait voulu en créer des ressemblants ! Et alors ... les évolutionnistes : les voilà battus à plates coutures !

Nous nous devons nous cantonner à ce qui est essentiel pour la vie de tous les jours et la vie de la foi.
images/icones/2a.gif  ( 610544 )Objection, votre honneur! par PEB (2011-10-09 20:25:32) 
[en réponse à 610506]

Cher Halleluia,

L'homme ne descend pas du singe mais appartient à l'espèce Homo sapiens et est donc un eucaryote animal pluricellulaire chordé vertébré mamalien thérien euthérien primate haplorhinien simiforme catarrhinien hominoïde hominidé homininé hominien. Ouf!

Bref, nous partageons la même vie que les autres espèces et nous obéissons pour l'essentiel aux mêmes lois. Cela est tout a fait conforme avec l'idée de l'Ecriture qui, sans faire de concordisme, affirme que nous sommes façonné dans la même glaise que n'importe quelle bestiole. Comme pour toute espèce vivante, les lois d'évolution s'appliquent naturellement à notre espèce. Notre réalité corporelle ne sort pas du chapeau d'un quelconque démiurge.

La différence est que l'Esprit-Saint nous a été insufflé pour faire de nous des êtres vivants de la vie même de Dieu, érigé en tant que sujet d'objet qu'étaient nos ancêtres. Notre dignité propre est donc théologale.

De quelle autorité le brave Pr Yves Coppens a-t-il pondu son East Side Story? Eh! bien, c'est celle des données paléontologiques de son temps. Paradoxalement, le fait de l'avoir pris en défaut, le réjouis. Son modèle fichu à la poubelle va être remplacée par une autre explication plus probante. Le paradoxe est que ces voltes-faces des théories n'infirme pas le principe d'évolution mais le confirme. Une théorie chasse l'autre mais l'idée que le vivant se transforme tout comme l'Univers est impermanent est maintenue à chaque fois avec une autorité encore supérieure.

Cette autorité est celle de la raison face à l'étude et à l'observation de la nature. Certes à Dieu rien n'est impossible mais la Création est une réalité qui se détache du Créateur. La Création doit pouvoir exister en dehors de Lui et obéir à ses lois. C'est ainsi que, dans la Genèse, Dieu quitte peu à peu le monde. Il sépare lumière et ténèbre, terre, mer et ciel, petits et grands luminaires, distingue les espèces et brise les symétries. Ce faisant, Il se retire comme le reflux de la marée révèle les coquillages et crustacés... Le Septième Jour, il se repose définitivement sur les hommes mortels pour continuer Son oeuvre.
images/icones/hein.gif  ( 610552 )Le fait qu'il existe une même par Anton (2011-10-09 21:04:05) 
[en réponse à 610544]

Glaise ne signifie pas que ...l'un évolue en l'autre.
Cela signifie qu'il y a une matière commune des lois communes, mais en aucun cas que l'un est une évolution de l'autre. Et en l'état des connaissances rien n'est prouvé. Ce n'est qu'une hypothèse. On peut adhérer à cette hypothèse, d'autres on besoin de plus de preuves.

Ce processus d'évolution pourquoi aurait-il cessé? ce que l'on constate c'est plutôt une disparition des espèces que leur évolution vers une autre forme.

A ce jeu là quelque chose empêcherait-il d'imaginer que l'homme peut-être l'ancêtre du singe?

Regarder l'arabette qui héritant de gênes de ses parents peut évoluer vers l'état de ses grands parents cependant et qui possède plus de gènes que n'importe quel humain ce qui contredit les théories actuelles en matière de génétique.
On croyait certains caractères acquis mais non.

Cordialement


images/icones/heho.gif  ( 610572 )Vous n'avez pas tort par PEB (2011-10-09 22:05:38) 
[en réponse à 610552]

Vous n'avez pas tort sur le point de dire que cela ne signifie pas que le singe évolue en homme. C'est même un contre-sens évolutionniste. L'homme et le le singe ont évolué simultanément et parallèlement! Les plantes, les champignons, les serpents, les poulpes et les hommes ont la même origine commune: la glaise terrestre primordiale dont la nature fait encore l'objet de discussions.

D'un point de vue technique, une espèce n'est pas plus digne qu'une autre mais plus ou moins adapté et adaptable à son environnement. A ce titre, l'espèce humaine est particulièrement performante. Son drame est de savoir s'adapter à l'environnement complexe qu'elle crée. Le nombre de gènes n'est pas un critère en soi de supériorité ou d'infériorité.

Actuellement, l'évolution contine sauf que c'est par pression anthropique. Non seulement, par l'élevage, l'agriculure, l'industrie et l'urbanisation, des espèces disparaissent mais d'autres sont créés par génie reproductif pour répondre à nos besoins.

Quant à l'argument que Dieu peut retirer son souffle à ses créatures, c'est un point de Foi. Cependant, Il agit généralement de manière providentielle à travers les lois qui régissent Ses créatures et qu'Il a établies.

Les plantes tirent leur subsistance de la photosynthèse, de l'eau et des sels minéraux. De là découle toute une chaîne alimentaire dont nous faisons partie. La vieillesse et la mort concernent la plus grande partie des espèces et participent au renouvellement des individus dans le grand cycle de la vie.

Tout ça pour dire que, comme l'Abbé Georges Lemaître dont Pie XII était un grand admirateur, je ne suis pas favorables à un mélange de la science et de la théologie. Rendons grâce plutôt au Ciel de ce que le Monde soit intelligible et exploitable par nos petites mains.

Le Septième Jour mystique, c'est l'achévement de l'oeuvre créatrice mais, étant créé à l'image et ressemblance, ne sommes-nous pas des subcréateurs et des procréateurs? Je ne suis pas sûr que cette journée soit tout à fait terminée.
images/icones/1v.gif  ( 610556 )Objection non retenue ! par Halleluia (2011-10-09 21:21:36) 
[en réponse à 610544]


Cette autorité est celle de la raison face à l'étude et à l'observation de la nature. Certes à Dieu rien n'est impossible mais la Création est une réalité qui se détache du Créateur. La Création doit pouvoir exister en dehors de Lui et obéir à ses lois. C'est ainsi que, dans la Genèse, Dieu quitte peu à peu le monde. Il sépare lumière et ténèbre, terre, mer et ciel, petits et grands luminaires, distingue les espèces et brise les symétries. Ce faisant, Il se retire comme le reflux de la marée révèle les coquillages et crustacés... Le Septième Jour, il se repose définitivement sur les hommes mortels pour continuer Son oeuvre.



La création ne peut exister sans Dieu ! C'est Lui qui la maintient ! Elle ne peut demeurer sans Lui !

Que l'on retire le souffle à l'homme, son corps est un corps mort inerte sans vie. De même pour les animaux. De même pour les plantes : retirez leur la sève, le soleil, la pluie etc... elles ne sont plus rien que du "matériau" mort inerte !

Il tout créé de manière à ce que tout se fasse selon des lois que nous appelons nous "les lois de la nature" qui maintiendront la Création telle que nous la connaissons jusqu'à ce que le nombre des Elus sera complet et ensuite tout va changer !

Dieu ne se repose JAMAIS ! Il ne se retire JAMAIS !

"Il ne sommeille ni ne dort le gardien d'Israël" nous dit le psaume.

Le septième jour est le Jour où tout est terminé c'est à dire où le temps imparti pour faire ce qu'il nous demande de faire sur terre est terminé ! : Les morts ont déjà ressuscité, les méchants et les bons on été jugés, les indésirables sont en Enfer dans l'étang de feu et de soufre ; les bons sont auprès de Lui au Paradis !

La terre sur laquelle nous marchons a été maudite par Dieu à cause du péché de Caïn, c'est pourquoi Il renouvellera tout: il y aura de nouveaux cieux et une nouvelle terre ! Et si vous avez la foi comme un grain de sénevé vous n'en douterez pas une seule seconde !





images/icones/1n.gif  ( 610600 )Cause première par Thomas (2011-10-10 09:41:43) 
[en réponse à 610506]

Le fait que Dieu soit cause première n'a rien à voir avec l'évolution. Il n'est pas question de dire le contraire.


Et ils vont jusqu'à lui dénier la possibilité qu'il ait pu créer les choses durant les 7 jours de la Création en un instant ! Si tout est possible à Dieu pourquoi lui dénier ce pouvoir ?



Saint Augustin, toujours lui, disait déjà en sont temps que les jours dont il était question dans la Genèse ne sont très probablement pas des jours au sens où nous l'entendons.

Mais comment s'est fait le soir et comment s'est fait le matin ? Pour créer la lumière et la séparer des ténèbres, Dieu a-t-il employé tout le temps qu'occupe la durée de la lumière sans y comprendre la nuit ? Que devient alors ce qui est écrit: « Vous pouvez tout dès que vous le voudrez (1). » Dieu a-t-il besoin de la durée du temps pour faire quelque chose? Ou bien doit-on considérer les oeuvres de Dieu comme les oeuvres qui sont dans la pensée de l'artiste ; les envisager, non dans le temps, mais dans la puissance qui produit par un acte immuable les choses mêmes qui changent sous nos yeux ? Quand nous parlons, les mots passent et se succèdent ; mais il n'en est pas ainsi de l'artiste lui-même qui forme et qui contemple en repos la suite entière des paroles avec tout leur arrangement. C'est ainsi que Dieu agit en dehors du temps, lui qui peut tout ce qu'il veut ; mais de leur côté les natures soumises au temps exécutent leur mouvement d'une manière temporelle. Peut-être donc que ces mots: « Et le soir eut lieu, puis le matin, pour former un premier jour, » doivent s'entendre de ce que la raison divine jugea possible ou nécessaire, et non de ce qui se passa dans la succession des instants. C'est en effet dans son intelligence que Dieu a contemplé son œuvre et à la lumière de l'Esprit-Saint qui a dit : « Celui qui est éternel a créé tout simultanément (2). » Mais c'est fort à propos que dans ce livre le récit nous présente les oeuvres de Dieu comme séparées les unes des autres par des intervalles de temps ; et cette belle disposition que notre intelligence trop faible ne pouvait contempler d'un seul regard, devient pour ainsi dire accessible aux yeux même du corps grâce à l'ordre du discours.

1 Sag. XII, 18. — 2. Eccli. XVIII, 1.
(source)



En fait la guerre entre les Créationnistes et les Évolutionnistes purs et durs vient de ce que les Évolutionnistes ne veulent pas accorder à Dieu ce pouvoir de tout créer instantanément !



La guerre que vous évoquez vient aussi du fait que les créationnistes ne veulent pas comprendre ce qu'implique que Dieu est atemporel, hors du temps.


Comment réagirait une pauvre bergère telle que Bernadette Soubirous sur l'Evolution des espèces et le fait que Darwin prétend que l'homme descend du singe ?



Voilà bien longtemps que la théorie de l'évolution n'affirme plus (si elle l'a jamais affirmé) que l'homme descend du singe.


Et voilà comment on passe de l'évolution "naturelle" des espèces à la sélection du plus fort au détriment du plus faible et on en arrive à l'avortement thérapeutique : le fœtus présentant un défaut ne subsistera pas longtemps alors on l'élimine !



Nul besoin d'évolution pour constater, dans la nature, que les plus faibles sont les meilleures proies des prédateurs. Et ceci était déjà constaté depuis bien longtemps. Ce n'est pas pour rien que la Bible parle de l'agneau et du lion.
Vouloir mettre l'avortement sur le dos de la théorie de l'évolution, c'est tout de même étrange. L'avortement s'est essentiellement développé sur l'idée de la « liberté » de la femme.


Quelle autorité ont les scientifiques de dire que l'homme est né en Afrique ?



Celle de la raison, tout simplement. Ce sont des recherches et des déductions rationnelles qui mènent à ce genre de conclusions.

Cela étant, l'humanité dont parle la science n'est pas l'humain dont parle la Genèse. Les scientifiques considèrent comme faisant partie de l'histoire humaine des pré-hominiens qui ne sont pas nécessairement pleinement homme. N'oublions pas qu'Adam, tiré de la glèbe (sans qu'on sache comment : pourquoi pas par quelques millions d'années d'évolution, au passage) n'est pas humain dans que Dieu n'a pas « soufflé dans ses narines ».
Dieu n'ayant pas de corps, Il n'a pas de bouche. « Souffler dans ses narines » est donc une image qui semble surtout indiquer l'« animation », c'est-à-dire le don d'une âme au premier homme.


mon petit-fils est venu m'en parler en me disant tout simplement que l'homme descend du singe et que c'est ce que la maîtresse lui a dit à l'école, et il me disait cela comme si cela était Parole d'Evangile !



L'homme ne descend pas du singe mais les deux auraient un ancêtre commun. Si vraiment on lui a dit ça, c'est une contre-vérité même dans le domaine scientifique.


tout cela est faux parce que c'est DIEU qui a créé le monde et que nous avons été créés à l'image de Dieu et à sa ressemblance !! Et que Dieu est loin d'être un singe !



Ce qui est absurde ! Vous laissez entendre à ce pauvre enfant que la ressemblance que l'homme a avec Dieu est physique, alors même que Dieu est immatériel (la matière est Son oeuvre) ! Comme vous le trompez, le pauvre enfant. Et vous n'avez même pas l'excuse de ne pas être initiée à la révélation, contrairement à sa maîtresse.

De plus, ce n'est pas parce qu'un ancêtre serait un singe ou quoique ce soit d'autre que l'homme est cet ancêtre. L'homme est ce qu'il est depuis qu'il est homme, et pas avant.


Ce n'est pas parce que des catégories d'animaux ont des similitudes entre elles qu'il y a eu évolution obligatoire dans leur lignée ! Il est possible aussi que le Bon Dieu ait voulu en créer des ressemblants ! Et alors ... les évolutionnistes : les voilà battus à plates coutures !



Vous allez aussi soutenir que les restes de dinosaures trouvé dans la terre ont été mis là par Dieu pour induire les évolutionnistes en erreur ?
L'apparition des espèces par évolution n'est nullement en contradiction avec la Genèse. La Genèse pose dans la temporalité ce qui ne peut être succession chez Dieu, puisque Dieu est hors du temps. Dieu connaît, voit et crée chaque seconde simultanément.
Il a créé un monde, toutefois, dont les successions dans le temps ne sont pas arbitraire, ce qui fait que nous, hommes raisonnables, nous pouvons avoir une intelligence, une compréhension du fonctionnement du monde.
La science, c'est l'usage de notre intelligence pour découvrir ce fonctionnement. Et l'évolution, c'est une manière possible que Dieu a pu choisir pour que l'univers qu'Il a créé puisse aboutir à l'homme qu'Il a voulu.

Et quand des auteurs comme Saint Augustin laissent déjà entendre avec quelle prudence il faut prendre une lecture littérale de la Genèse, j'ai du mal à voir comment, vous, catholique respectueuse de la Tradition de l'Église, vous pouvez à ce point ignorer ses enseignements et préférer vos convictions personnelles.

Thomas
images/icones/1b.gif  ( 610809 ) Cher Thomas, par Halleluia (2011-10-11 19:48:14) 
[en réponse à 610600]

V

oilà bien longtemps que la théorie de l'évolution n'affirme plus (si elle l'a jamais affirmé) que l'homme descend du singe



Ah bon ? Pourtant le tableau Darwinique représentant l'orang-outang avec ses descendants, courbés, plus petits, se redressant chaque fois un peu plus, de moins en moins poilus, et soudain le plus récent redessé bien droit : l'homme, est toujours d'actualité dans les classes !

Et là, ô Ciel ! Vous écrivez :


L'homme ne descend pas du singe mais les deux auraient un ancêtre commun. Si vraiment on lui a dit ça, c'est une contre-vérité même dans le domaine scientifique.



Si c'est ça qu'ils enseignent à l'école c'est pire que je ne pensais !

Telle que cette phrase est formulée, cela veut dire que l'homme et le singe auraient pour ancêtre commun Adam ? Puisque nous savons que nous descendons tous d'Adam via Noé, le singe aussi descendrait d'Adam ?
Non mais je rêve !!! Si ce n'est pas du SyFy c'est quoi ?



Vous laissez entendre à ce pauvre enfant que la ressemblance que l'homme a avec Dieu est physique, alors même que Dieu est immatériel (la matière est Son oeuvre) ! Comme vous le trompez, le pauvre enfant. Et vous n'avez même pas l'excuse de ne pas être initiée à la révélation, contrairement à sa maîtresse.



Ceux qui n'ont pas d'excuse ce sont ceux qui ont reçu le catéchisme de St Pie X et qui sont adeptes de la thèse de l'évolution des espèces avant d'être adeptes de la foi catholique !

Vous vous méprenez sur mes paroles. Ce que j'ai dit à mon petit-fils c'est que c'est le Bon Dieu qui nous a créés avec la forme et les visages que nous avons !
Notre Seigneur Jésus-Christ a bien la même forme que nous mais son visage est bien plus beau et rayonnant que le nôtre, et en plus Il est le Fils de Dieu ! Et cela mon petit-fils le sait parfaitement ! Notre Seigneur, né de la Vierge Marie, est bien "à l'image et à la ressemblance de Dieu", non ? Et il est même plus puisqu'il est la SECONDE PERSONNE DE LA SAINTE TRINITE !

Par conséquent, vous comprendrez certainement que ceux qui affirmeraient que l'homme et le singe pourraient avoir un ancêtre commun insultent Notre Seigneur Jésus-Christ ainsi que le Créateur Divin !



De plus, ce n'est pas parce qu'un ancêtre serait un singe ou quoique ce soit d'autre que l'homme est cet ancêtre. L'homme est ce qu'il est depuis qu'il est homme, et pas avant.



Ah bon ? Et votre foi catholique elle vous dit quoi ? Elle ne vous dit pas que l'homme a été créé du limon de la terre et que cet homme a reçu de Dieu le nom d'Adam et qu'il a été créé à l'image et à la ressemblance de Dieu ?

Voyons Thomas ! Vous oubliez votre catéchisme de St Pie X ? Ce n'est pas possible ! Unbelievable !


Et quand des auteurs comme Saint Augustin laissent déjà entendre avec quelle prudence il faut prendre une lecture littérale de la Genèse, j'ai du mal à voir comment, vous, catholique respectueuse de la Tradition de l'Église, vous pouvez à ce point ignorer ses enseignements et préférer vos convictions personnelles.



Justement, c'est parce qu'il faut être prudent qu'il faut éviter de faire la promotion de l'évolution des espèces et en particulier de l'espèce humaine ! St Augustin c'est une chose et les savants évolutionnistes athées d'aujourd'hui c'est une autre !

Je vous concède que en fonction du climat, de la géographie, de l'ensoleillement, de la végétation, de l'alimentation, des moeurs, etc... les hommes aient des couleurs de peau différentes, une ossature plus grande pou plus petite, plus braquée ou plus fluette, filiforme ou boulotte, cheveux fins lisses ou crépus, frisés,
De même pour les animaux : ce ne sont pas les mêmes qui hantent les steppes du Grand Nord Canadien qui hantent les forêts tropicales équatoriales !

Je dis tout simplement que en ce qui concerne l'homme : dès le départ Dieu l'a voulu a son image et à sa ressemblance, et donc il ne pouvait pas le créer "singe" puisque le Verbe de Dieu devait s'incarner dans la Vierge Marie ! Le Bon Dieu étant éternel, il voit l'avenir et il le connaît !

Le Bon Dieu peut créer de nouvelles espèces animales si cela lui chante quand Il le veut, et surtout s'il le juge utile pour notre bien et pour son plan de salut. Il peut tout faire en une seconde ou par étapes, c'est SON affaire !
Ce qui est dangereux pour la foi c'est le fait que les évolutionnistes veulent absolument trouver un ancêtre animal à l'homme alors que Dieu a créé le corps de l'homme homme (avec la forme que nous avons aujourd'hui, mais en plus grand peut-être).

L'évolution des espèces n'est pas un dogme de la foi catholique ! Le dogme c'est que le Bon Dieu a créé l'homme du limon de la terre et qu'il l'a placé au Paradis et que nous descendons donc de ce premier homme Adam ! Donc pour ma part, je m'en tiens au dogme uniquement, car si on écoute les scientifiques athées évolutionnistes on efface petit à petit tous les dogmes catholiques, puis on transgresse les lois catholiques, et puis on finit dans l'apostasie générale.

L'état chaotique de la France aujourd'hui est le résultat de l'agglomérat de toutes ces théories scientifiques, économiques, sociales etc mixées ensembles mais condamnées par les Papes (le Syllabus).

images/icones/neutre.gif  ( 610827 )Adam premier homme par Meneau (2011-10-11 22:28:51) 
[en réponse à 610809]

Nous descendons tous d'Adam, premier homme, tout le monde est d'accord là-dessus, c'est de foi catholique.

Mais toute la question c'est "Et avant Adam ?". C'est en ce sens qu'il faut comprendre "l'homme et le singe auraient un ancêtre commun". Cet ancêtre commun n'étant naturellement pas humain.

Voilà ce que disait Pie XII, qui, je pense, n'avait pas oublié son catéchisme de St Pie X, dans Humani generis :

C'est pourquoi le magistère de l'Église n'interdit pas que la doctrine de 1' " évolution ", dans la mesure où elle recherche l'origine du corps humain à partir d'une matière déjà existante et vivante - car la foi catholique nous ordonne de maintenir la création immédiate des âmes par Dieu - soit l'objet, dans l'état actuel des sciences et de la théologie d'enquêtes et de débats entre les savants de l'un et de l'autre partis



Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 610837 )Avant Adam premier homme ? par Halleluia (2011-10-12 00:03:26) 
[en réponse à 610827]


Mais toute la question c'est "Et avant Adam ?". C'est en ce sens qu'il faut comprendre "l'homme et le singe auraient un ancêtre commun". Cet ancêtre commun n'étant naturellement pas humain.



Adam (son corps) a été fait DU LIMON DE LA TERRE. Donc Adam avant d'être Adam était de la terre ! Le limon de la terre autant que je sache est un composé de matières minérales, organiques, et d'eau. Le limon de la terre, c'est la partie fertile, qui dotée d'une certaine épaisseur,ensemencée et arrosée correctement donne du fruit.

Dans la Genèse on ne nous dit pas avec quoi (à partir de quelle matière) ont été faits les animaux.

Nous pouvons supposer qu'ils ont pu être créés à partir de la terre eux aussi car ils meurent et que leurs corps pourrissent et voilà c'est fini pour eux, mais ce n'est pas si sûr.

On n'a pas le droit d'inventer des théories pour leur trouver un "ancêtre" commun/origine matérielle-corporelle commune

Je me demande si c'est vraiment utile de faire des recherches à ce sujet, parce que cela empêche la foi de s'ancrer profondément dans le cœur de l'homme et cela porte atteinte au mystère de la Création !

Pie XII en écrivant :


C'est pourquoi le magistère de l'Église n'interdit pas que la doctrine de 1' " évolution ", dans la mesure où elle recherche l'origine du corps humain à partir d'une matière déjà existante et vivante - car la foi catholique nous ordonne de maintenir la création immédiate des âmes par Dieu - soit l'objet, dans l'état actuel des sciences et de la théologie d'enquêtes et de débats entre les savants de l'un et de l'autre partis



savait très bien que les scientifiques ne pourront jamais trouver la façon dont l'homme a été créé réellement. Il n'approuve pas en disant cela la théorie de l'évolution. Il n'interdit pas les recherches parce que je suppose qu'il n'a pas voulu condamner les "docteurs" de cette théorie qui s'avancent sur ces terrains dangereux et c'est pourquoi il a pu dire cela.
L'Eglise n'a jamais interdit les recherches scientifiques ce qu'elle interdit ce sont les conclusions qui vont à l'encontre des Saintes Ecritures et de la foi catholique !

De toutes manières, ce que la science apporte à ce sujet ce n'est que des hypothèses ! Mais hélas, beaucoup prennent ces hypothèses pour de l'argent comptant !




images/icones/1n.gif  ( 610861 )Danger pour la foi par Thomas (2011-10-12 09:28:24) 
[en réponse à 610837]


Je me demande si c'est vraiment utile de faire des recherches à ce sujet, parce que cela empêche la foi de s'ancrer profondément dans le cœur de l'homme et cela porte atteinte au mystère de la Création !



En fait, c'est surtout votre attitude qui est un danger pour la foi. C'est à cause de cette vision restrictive que mon grand-père a perdu la foi.

Un jour que je lui demandais s'il croyait en Dieu, il m'a répondu : « Dieu est dans les cieux, mais on y est allé avec des fusées et on ne l'a pas vu. »

À vouloir prendre trop au pied de la lettre le « notre Père qui êtes aux cieux », comme vous le faites pour la création d'Adam à partir du limon, le confrontation avec la réalité naturelle a emporté la foi, la réalité ne pouvant être niée.

Il est de foi que Dieu a créé l'homme, qu'il y eut un premier couple dont l'humanité descend. Mais la foi ne nous impose pas un moyen par lequel l'homme a été créé à partir du limon. Vouloir imposer ici une interprétation très/trop littérale, comme vous le faites, c'est mettre en danger la foi s'il s'avère que cette interprétation soit erronée.

Je laisse les derniers mots à Saint Augustin:
Si l'on veut parler des mystères de la nature, que nous reconnaissons comme l’ouvrage de la puissance divine, il faut le faire non par voie d'affirmations mais par voie de questions; quand surtout on les étudie dans les livres que recommande une autorité divine; car alors l'affirmation téméraire d'une opinion incertaine et douteuse se justifierait difficilement du crime de sacrilège.


Thomas
images/icones/1i.gif  ( 610913 )Ah bon ? par Halleluia (2011-10-12 16:25:18) 
[en réponse à 610861]


Il est de foi que Dieu a créé l'homme, qu'il y eut un premier couple dont l'humanité descend. Mais la foi ne nous impose pas un moyen par lequel l'homme a été créé à partir du limon. Vouloir imposer ici une interprétation très/trop littérale, comme vous le faites, c'est mettre en danger la foi s'il s'avère que cette interprétation soit erronée.



Qui parle de moyens par lequel l'homme a été créé à partir du limon ? Pas moi ! Pie XII a laissé une porte ouverte aux chercheurs. Point. Je ne discute pas les paroles d'un Pape. J'essaie de comprendre.

Ce que je sais c'est que la foi nous impose de croire que Les Saintes Ecritures ne mentent pas! On les appelle "Saintes Ecritures" parce que la vérité est en elles et qu'elles sont saintes, inspirées par Dieu, elles sont la Parole de Dieu.!

Et donc si les Saintes Ecritures nous disent que l'homme a été créé à partir du limon de la terre pourquoi croire autre chose que cela ?

Celui qui veut croire autre chose est libre de croire autre chose ! Les gens perdent la foi parce qu'ils ne peuvent envisager que Dieu peut tout.


En fait, c'est surtout votre attitude qui est un danger pour la foi. C'est à cause de cette vision restrictive que mon grand-père a perdu la foi.



Alors selon vous parce que je crois que Dieu a créé l'homme du limon de la terre j'aurais une vision étriquée de la foi et cette attitude serait un danger pour la foi ? Vous n'y êtes pas du tout !

La réalité c'est que les gens veulent une foi conforme à leurs propres aspirations et non une foi conforme à ce que Dieu veut qu'elle soit cette foi !

La science c'est très bien ! OK ! Je baisse mon chapeau bas devant les scientifiques chevronnées qui ne racontent pas des fadaises mais prouvent ce qu'ils disent.

Mais ce que je constate c'est que, à force de chercher le comment et le pourquoi des choses, les gens finissent petit à petit par perdre la foi et le sens même du mystère de la Création ! Voilà pourquoi votre grand-père a perdu la foi !

L'Eglise Catholique nous demande de croire que l'homme a été créé du limon de la terre mais pas de théoriser là-dessus ! Point.

Quand à ceux qui ne veulent pas croire cela c'est leur problème.

"Quand le Fils de l'Homme reviendra sur terre trouvera-t-il seulement la Foi ?" Parole de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Il trouvera une foison d'associations caritatives, une foison d'associations scientifiques, une foison d'associations religieuses de toutes sortes, mais trouvera-t-il seulement parmi les hommes à ce moment là la foi authentique : celle qu'Il a transmise à Saint Pierre et aux Apôtres sans déformation, sans ajouts et sans retraits ??





images/icones/4b.gif  ( 610926 )Ah bon ? par Thomas (2011-10-12 17:34:05) 
[en réponse à 610913]


Qui parle de moyens par lequel l'homme a été créé à partir du limon ? Pas moi !



Bien sûr que si, puisque vous nous affirmez que ce n'est pas par évolution depuis des formes plus primitives d'être vivants, en rejetant la possibilité que la théorie de l'évolution soit (au moins en partie) vraie.


Et donc si les Saintes Ecritures nous disent que l'homme a été créé à partir du limon de la terre pourquoi croire autre chose que cela ?

Celui qui veut croire autre chose est libre de croire autre chose ! Les gens perdent la foi parce qu'ils ne peuvent envisager que Dieu peut tout.



En l'occurrence, la théorie de l'évolution ne dit rien d'autre : l'homme a été créé à partir du limon de la terre.


Alors selon vous parce que je crois que Dieu a créé l'homme du limon de la terre j'aurais une vision étriquée de la foi et cette attitude serait un danger pour la foi ? Vous n'y êtes pas du tout !



Non, ce n'est pas en disant que « Dieu a créé l'homme du limon de la terre » que vous portez cette vision étriquée. C'est en disant « puisque l'on sait que Dieu a créé l'homme du limon de la terre, alors il ne peut pas descendre par filiation évolutive d'un être également ancêtre du singe ». Là, vous sortez allègrement de la prudence conseillée par Saint Augustin.


Mais ce que je constate c'est que, à force de chercher le comment et le pourquoi des choses, les gens finissent petit à petit par perdre la foi et le sens même du mystère de la Création ! Voilà pourquoi votre grand-père a perdu la foi !



Ben voyons. La tradition de l'Église est remplie de clercs qui ont cherché à mieux connaître le comment et le pourquoi des choses. De Saint-Augustin à l'abbé Georges Lemaître en passant par Copernic. Et l'Église a toujours favorisé les recherches sur le fonctionnement de la nature, qui sont considérées comme un hommage à la création divine et à la raison que Dieu nous a donnée.


L'Eglise Catholique nous demande de croire que l'homme a été créé du limon de la terre mais pas de théoriser là-dessus ! Point.



Elle ne nous le demande pas. Mais elle ne nous en empêche pas, bien au contraire !...

Croyez-vous que la fondation Jérôme Lejeune qui cherche à comprendre les mécanismes de formation embryonnaire entraîne la perte de la foi de ceux qui travaillent pour eux ?!

Maintenant, si le sujet ne vous intéresse pas, alors pourquoi en parler ? Et pourquoi vouloir empêcher les autres de le faire ?

Pourquoi vous battre contre la théorie de l'évolution si, en fait, elle ne vous est qu'indifférente ? Pourquoi ne pas simplement laisser ceux que cela intéresse en débattre entre eux ? Pourquoi vouloir interdire son enseignement ?


Il trouvera une foison d'associations caritatives, une foison d'associations scientifiques, une foison d'associations religieuses de toutes sortes, mais trouvera-t-il seulement parmi les hommes à ce moment là la foi authentique : celle qu'Il a transmise à Saint Pierre et aux Apôtres sans déformation, sans ajouts et sans retraits ??



Que savez-vous de la foi des autres ? Et de ceux qui défendent certaines parties de la théorie de l'évolution ? Qu'avez-vous donc à nous dire sur la foi du Père Louis-Marie de Blignières ? Et sur celle de Jérôme Lejeune ? Et sur celle de l'abbé Georges Lemaître ?

Fides et ratio. Il est regrettable que vous rejetiez la seconde au nom de la première.

Thomas
images/icones/neutre.gif  ( 610916 )Oui... et comment donc ? par Meneau (2011-10-12 16:36:00) 
[en réponse à 610837]


Adam (son corps) a été fait DU LIMON DE LA TERRE. Donc Adam avant d'être Adam était de la terre ! Le limon de la terre autant que je sache est un composé de matières minérales, organiques, et d'eau. Le limon de la terre, c'est la partie fertile, qui dotée d'une certaine épaisseur,ensemencée et arrosée correctement donne du fruit.



Alors comment Dieu s'y est-il donc pris ? Il a pris un moule en plastique pour façonner une statuette de limon sur laquelle il a soufflé ensuite pour lui insuffler une âme ? Ou bien il a claqué des doigts et quelques kilos de limon se sont transformés en homme dans une petite fumée blanche ? Ou bien il a formé séparément une tête, des bras, des jambes, un tronc en limon, qu'il a ensuite assemblés en un être vivant auquel il a donné "forme" i.e. une âme ? Comment les cellules de limon se sont-elles transformées en cellules humaines avec leur variété, leur complexité, leur ADN, etc ? S'est-il agit de la première transsubstantiation ?

Ou bien il a appliqué un lent processus d'évolution qui, à partir de matières contenues dans le limon, a conduit à l'être humain, qu'il a doté à ce moment là d'une âme d'être humain ?

Enfin, vous avez une piètre opinion de Pie XII en la matière. Vous pensez que s'il avait eu le moindre doute que la théorie de l'évolution puisse conduire à une hérésie, il ne l'aurait pas illico condamnée ? Ou qu'au moins il n'aurait pas averti qu'il s'agissait là d'un terrain dangereux ?

Reste qu'il ne s'agit là que d'une théorie, pas encore démontrée scientifiquement, nous sommes d'accord. Mais plus la science progresse, et plus on peut reconnaître avec Jean-Paul II qu'il s'agit de "plus que d'une hypothèse".

Cordialement
Meneau
images/icones/tao.gif  ( 610924 )Pie XII ? par N.M. (2011-10-12 17:29:07) 
[en réponse à 610916]

Mon cher Meneau,

Je ne rentre pas ici dans la présente controverse (que je découvre et suis avec intérêt), mais je vous invite à (re)considérer le propos de Pie XII dans son entièreté. Je pense qu'il y a là de précieuses nuances que semblent négliger en ces lieux les deux parties en présence (je ne parle pas forcément de vous) :


"Il nous reste à dire un mot des sciences qu'on dit positives, mais qui sont plus ou moins connexes avec les vérités de la foi chrétienne. Nombreux sont ceux qui demandent avec instance que la religion catholique tienne le plus grand compte de ces disciplines. Et cela est assurément louable lorsqu'il s'agit de faits réellement démontrés ; mais cela ne doit être accepté qu'avec précaution, dès qu'il s'agit bien plutôt d'"hypothèses" qui, même si elles trouvent quelque appui dans la science humaine, touchent à la doctrine contenue dans la Sainte Ecriture et la Tradition. Dans le cas où de telles vues conjecturales s'opposeraient directement ou indirectement à la doctrine révélée par Dieu, une requête de ce genre ne pourrait absolument pas être admise.

"C'est pourquoi le magistère de l'Eglise n'interdit pas que la doctrine de l'"évolution", dans la mesure où elle recherche l'origine du corps humain à partir d'une matière déjà existante et vivante - car la foi catholique nous ordonne de maintenir la création immédiate des âmes par Dieu - soit l'objet, dans l'état actuel des sciences et de la théologie, d'enquêtes et de débats entre les savants de l'un et de l'autre partis : il faut pourtant que les raisons de chaque opinion, celle des partisans comme celle des adversaires, soient pesées et jugées avec le sérieux, la modération et la retenue qui s'imposent ; à cette condition que tous soient prêts à se soumettre au jugement de l'Eglise à qui le mandat a été confié par le Christ d'interpréter avec autorité les Saintes Ecritures et de protéger les dogmes de la foi [Cf. Allocution pontificale aux membres de l'Académie des Sciences, 30 novembre 1941]. Cette liberté de discussion, certains cependant la violent trop témérairement : ne se comportent-ils pas comme si l'origine du corps humain à partir d'une matière déjà existante et vivante était à cette heure absolument certaine et pleinement démontrée par les indices jusqu'ici découverts et par ce que le raisonnement en a déduit ; et comme si rien dans les sources de la Révélation divine n'imposait sur ce point la plus grande prudence et la plus grande modération."

Pie XII, Encyclique Humani Generis, 12 août 1950.



images/icones/neutre.gif  ( 610949 )Nous sommes d'accord par Meneau (2011-10-12 20:50:18) 
[en réponse à 610924]

Toutes ces précautions ne font que renforcer la signification de la phrase :

C'est pourquoi le magistère de l'Eglise n'interdit pas que la doctrine de l'"évolution", dans la mesure où elle recherche l'origine du corps humain à partir d'une matière déjà existante et vivante - car la foi catholique nous ordonne de maintenir la création immédiate des âmes par Dieu - soit l'objet, dans l'état actuel des sciences et de la théologie, d'enquêtes et de débats entre les savants de l'un et de l'autre partis



On peut donc (sous conditions, évidemment) étudier certaines formes d'"évolution", c'est à dire la recherche de l'origine du corps humain à partir d'une matière déjà vivante.

Les conditions sont, je vous l'accorde, très strictes, et les deux suivantes ne sont pas les moindres :
- être prêt à se soumettre au jugement de l'Eglise (qui, contrairement à ce que veulent nous faire croire les "défenseurs" de Galilée par exemple, est ouverte à la science et ne prétend pas que toute la Bible soit à interpréter au sens littéral)
- ne pas faire passer pour vérité scientifique quelque chose qui n'est qu'une théorie (surtout si c'est pour prétendre opposer cette théorie au sens - même littéral - de la Bible)

Mais Pie XII semble bien condamner le fixisme lorsqu'il écrit :

Il nous reste à dire un mot des sciences qu'on dit positives, mais qui sont plus ou moins connexes avec les vérités de la foi chrétienne. Nombreux sont ceux qui demandent avec instance que la religion catholique tienne le plus grand compte de ces disciplines. Et cela est assurément louable lorsqu'il s'agit de faits réellement démontrés ; mais cela ne doit être accepté qu'avec précaution, dès qu'il s'agit bien plutôt d'"hypothèses" ...



Autrement dit, Pie XII est prêt à accepter une certaine forme d'"évolution", si tant est qu'elle ne s'oppose pas directement à la doctrine catholique (création immédiate de l'âme humaine, et monogénisme notamment), et si tant est que des preuves scientifiques sérieuses soient produites.

Cette façon de faire a toujours été celle de l'Eglise face à la science, que ce soit pour l'évolution ou pour le fait que la terre soit sphérique et tourne autour du soleil...

Cordialement
Meneau
images/icones/1a.gif  ( 610964 )Pie XII était très sage par PEB (2011-10-12 22:07:14) 
[en réponse à 610949]

La prudence de Pie XII a été saluée par la communauté scientifique.

Son texte dit que:
1. L'activité scientifique n'est pas incompatible avec la foi chrétienne mais ses résultats doivent être accueillis avec prudence pour être correctement interprétés. Les théories sont elles-mêmes provisoires et en perpétuel changement. Don't be hasty! comme dirait Treebard.
2. La science n'est pas une idéologie. Elle n'est pas instrumentalisable à des fins philosophiques ni politiques.

La science est essentiellement un débat. Elle renouvelle et enrichit notre vision du monde.

Un dialogue sincère mais sans concession entre scientifiques et théologiens, sans doute au niveau de la métaphysique, est nécessaire dans un esprit de découverte de la vérité.
images/icones/1a.gif  ( 610993 )Certes par N.M. (2011-10-13 09:57:21) 
[en réponse à 610949]

Fort bien, mon cher Meneau.

J'attire également votre attention sur un document que vous connaissez sans doute déjà (mais peut-être pas tous les participants au présent fil), à savoir la Réponse de la Commission pontificale biblique en date du 30 juin 1909, et relative au "caractère historique des trois premiers chapitres de la Genèse".


"Dubium 1 : Les divers systèmes exégétiques qui ont été conçus pour exclure le sens littéral historique des trois premiers chapitres du livre de la Genèse, et qui ont été défendus sous l’apparence de la science, s’appuient-ils sur un fondement solide ?

"Réponse : Non.




"Dubium 2 : Est-il possible, malgré le caractère et la forme historique du livre de la Genèse, le lien particulier qui existe entre les trois premiers chapitres et entre ceux-ci et les chapitres suivants, les multiples témoignages des Écritures aussi bien de l’Ancien que du Nouveau Testament, l’opinion presque unanime des saints Pères et l’opinion traditionnelle, transmise également par le peuple israélite, que l’Église a toujours tenue, d’enseigner que les trois chapitres précités de la Genèse ne contiennent pas des narrations de choses véritablement arrivées, c’est-à-dire qui correspondent à la réalité objective et à la vérité historique, mais sont soit des fables empruntées aux mythes et aux cosmogonies des peuples anciens et adaptées par l’auteur sacré à la doctrine monothéiste après expurgation de toute erreur polythéiste, soit des allégories ou des symboles dépourvus du fondement de la réalité objective et qui ont été proposés sous l’apparence de l’histoire pour inculquer des vérités religieuses et philosophiques, soit enfin des légendes pour une part historiques et pour une part inventées qui ont été composées librement en vue de l’instruction et de l’édification des âmes ?

"Réponse : Non pour les deux parties.




"Dubium 3 : Est-il possible en particulier de mettre en doute le sens littéral historique lorsqu’il s’agit de faits racontés dans ces mêmes chapitres qui touchent au fondement de la religion chrétienne, comme sont, entre autres, la création de toutes choses faite par Dieu au commencement du temps ; la création particulière de l’homme ; la formation de la première femme à partir du premier homme ; l’unité du genre humain ; le bonheur originel des premiers parents dans l’état de justice d’intégrité et d’immortalité ; le commandement donné par Dieu à l’homme pour éprouver son obéissance ; la transgression du précepte divin, à l’instigation du diable sous la forme du serpent ; la déchéance des premiers parents de cet état primitif d’innocence ; ainsi que la promesse du Rédempteur à venir ?

"Réponse : Non.




"Dubium 4 : Dans l’interprétation des passages de ces chapitres que les Pères et les docteurs ont compris de diverse manière sans transmettre quelque chose de certain et de défini est-il permis, le jugement de l’Église étant sauf et l’analogie de la foi étant sauvegardée, de suivre et de défendre l’opinion que chacun, avec prudence, aura considérée comme juste ?

"Réponse : Oui.




"Dubium 5 : Toutes les choses et chacune, c’est-à-dire les mots et les phrases, qui figurent dans les chapitres précités, doivent-elles toujours et nécessairement être entendues au sens propre, de sorte qu’il n’est jamais permis de s’en écarter, même lorsqu’il apparaît que les façons de parler ont été utilisées de façon impropre, métaphorique ou analogique, et que la raison interdit de tenir le sens propre ou que la nécessité contraint à l’abandonner ?

"Réponse : Non.




"Dubium 6 : Le sens littéral et historique étant présupposé, est-il possible de mettre en oeuvre, de façon sage et utile, une interprétation allégorique et prophétique de certains passages de ces mêmes chapitres, conformément à l’exemple lumineux des saints Pères et de l’Église elle-même ?

"Réponse : Oui.




"Dubium 7 : Bien que lors de la composition du premier chapitre de la Genèse, l’intention de l’auteur sacré n’ait pas été d’enseigner de manière scientifique la constitution interne des réalités visibles et l’ordre complet de la création, mais plutôt celle de transmettre à son peuple une connaissance populaire telle que le permettait le langage commun de l’époque, et qui était adaptée aux sens et aux capacités des hommes, faut-il, dans l’interprétation de ces choses, rechercher exactement et constamment le caractère propre du discours scientifique ?

"Réponse : Non.




"Dubium 8 : Dans cette désignation et cette distinction des six jours dont il est question dans le premier chapitre de la Genèse, le mot yôm (jour) peut-il être compris aussi bien au sens propre, comme un jour naturel, que dans un sens impropre, comme un certain laps de temps, et est-il permis de discuter de cette question entre exégètes ?

"Réponse : Oui.



Evidemment je ne soutiens pas du tout que votre propos s'oppose auxdites réponses autorisées. Cependant, il convient d'ajouter quelques conditions à celles que vous dites (et vous n'avez pas voulu être exhaustif). Et il convient également de maintenir l'historicité des trois premiers chapitres de la Genèse : l'historicité telle que l'Eglise la comprend (et on est loin en effet du fondamentalisme... mais également du modernisme).

images/icones/1b.gif  ( 611018 )Oui, connu par Meneau (2011-10-13 14:16:52) 
[en réponse à 610993]

Et j'y ai d'ailleurs déjà fait référence ici-même.

Merci pour ce complément fort à propos. On pourrait citer aussi la Commission Biblique en 1905:

Dubium : Peut-on admettre comme principe de bonne exégèse l’opinion qui tient que les livres de la sainte Écriture regardés comme historiques, soit en totalité, soit en partie, ne racontent pas, parfois, l’histoire proprement dite ou objectivement vraie, mais présentent seulement l’apparence de l’histoire pour signifier quelque chose qui est étranger au sens proprement littéral ou historique des mots ?

Réponse : Non, excepté cependant le cas, qu’il ne faut pas admettre facilement, ni à la légère, où, le sentiment de l’Église n’y répugnant pas et son jugement étant réservé, il est prouvé par de solides arguments que l’hagiographe a voulu, non pas donner une histoire vraie et proprement dite, mais sous l’apparence et la forme de l’histoire, proposer une parabole, une allégorie ou un sens quelconque différent du sens proprement littéral ou historique des mots.



Au plaisir de vous recroiser sur le FC où vous vous faites rare.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 610857 )Réponses par Thomas (2011-10-12 09:01:19) 
[en réponse à 610809]


Ah bon ? Pourtant le tableau Darwinique représentant l'orang-outang avec ses descendants, courbés, plus petits, se redressant chaque fois un peu plus, de moins en moins poilus, et soudain le plus récent redessé bien droit : l'homme, est toujours d'actualité dans les classes !



Je n'en ai, pour ma part, jamais vu dans une classe. Ensuite, il ne faut pas confondre l'état de la science et des tentatives artistiques, voire humoristiques d'en rendre compte.




Il me semble bien qu'à l'époque de Darwin, effectivement, on considérait que la descendance pouvait avoir eu lieu depuis le singe vers l'homme. Mais ce n'est plus, depuis longtemps maintenant, soutenu par les scientifiques.

Pour plus de détails sur les origines de ce dessins, son usage abusif et les erreurs qu'il contient, je vous conseille de lire cet article qui semble assez bien fait.



"L'homme ne descend pas du singe mais les deux auraient un ancêtre commun."

Telle que cette phrase est formulée, cela veut dire que l'homme et le singe auraient pour ancêtre commun Adam ? Puisque nous savons que nous descendons tous d'Adam via Noé, le singe aussi descendrait d'Adam ?
Non mais je rêve !!! Si ce n'est pas du SyFy c'est quoi ?



Si je vous dis que vous avez un ancêtre commun avec votre cousine, allez-vous me soutenir que je veux dire que votre cousine a pour ancêtre votre mère ? Probablement pas.


"Vous laissez entendre à ce pauvre enfant que la ressemblance que l'homme a avec Dieu est physique, alors même que Dieu est immatériel (la matière est Son oeuvre) ! "

ous vous méprenez sur mes paroles. Ce que j'ai dit à mon petit-fils c'est que c'est le Bon Dieu qui nous a créés avec la forme et les visages que nous avons !



Non. Vous avez écrit dans le message auquel je répondais :
« nous avons été créés à l'image de Dieu et à sa ressemblance !! Et que Dieu est loin d'être un singe ! »

Et là, vous montrez bien que vous soutenez une ressemblance physique entre l'homme et Dieu. C'est absurde. C'est même hérétique.

La ressemblance entre l'homme et Dieu ne peut pas être physique, Dieu n'étant pas matériel. Toute interprétation en ce sens de la Bible nierait que Dieu préexiste à la matière et serait donc gravement hérétique.

« Dieu a fait l'homme à son image », ça ne veut pas dire que Dieu a deux yeux, une bouche, un nez et quatre membres !



Par conséquent, vous comprendrez certainement que ceux qui affirmeraient que l'homme et le singe pourraient avoir un ancêtre commun insultent Notre Seigneur Jésus-Christ ainsi que le Créateur Divin !



Ben voyons. L'homme est tiré de la glèbe, je vous le rappelle. Ce n'est pas moins une insulte que de le tirer du singe.


Ah bon ? Et votre foi catholique elle vous dit quoi ? Elle ne vous dit pas que l'homme a été créé du limon de la terre et que cet homme a reçu de Dieu le nom d'Adam et qu'il a été créé à l'image et à la ressemblance de Dieu ?



Bien sûr. Mais en quoi cela contredit-il l'hypothèse de l'évolution ?
Que dit la théorie de l'évolution, sinon que l'homme a été créé du limon de la terre, par une lente transition depuis le premier organisme monocellulaire ?

Dieu n'est pas dans le temps, je vous le rappelle. La Bible n'indique nullement comment a été créé l'homme, quels moyens Dieu a utilisé pour le créer. Dieu n'a certainement pas sculpté de la glaise avec des mains qu'Il n'a pas.

Ce récit vous fait imaginer une création ex-nihilo de l'homme, subitement et miraculeusement. Mais rien n'impose que Dieu n'ait pas employé les moyens de la nature (qu'Il a créée) pour arriver à l'homme. L'homme n'en aura pas moins été tiré de la glaise. La bible n'en sera pas moins vraie.
Quand à l'image de Dieu, ce n'est évidemment pas une image physique. Votre catéchisme et votre foi devraient vous le faire paraître évident.


Justement, c'est parce qu'il faut être prudent qu'il faut éviter de faire la promotion de l'évolution des espèces et en particulier de l'espèce humaine ! St Augustin c'est une chose et les savants évolutionnistes athées d'aujourd'hui c'est une autre !



Pas en ce qui concerne les réalités naturelles. Dans ce domaine, peu importe que le chercheur soit ou non athée. En plus, vous supposez que tous les savants évolutionnistes sont athées. C'est loin d'être le cas.
Ce n'est pas la théorie de l'évolution qui est athée. Mais certains savants athées voudraient faire dire à cette théorie ce qu'elle ne dit pas (c'est le cas de Jacques Monod, par exemple). Selon eux, la théorie de l'évolution implique une contradiction avec les écrits bibliques (d'ailleurs, selon vous aussi, et vous êtes, par là, plus proche des savants athées que des savants croyants).

Prudent, il faut de toute façon le rester. Prudent et humble, c'est l'attitude que doit avoir un scientifique. Ce n'est pas le cas de tous, mais c'est le cas de beaucoup. Une théorie scientifique reste une théorie.
Toutefois il faut éviter de voir la science comme une conspiration contre la foi. La science est une méthode d'acquisition de la connaissance du fonctionnement de la Création, des lois données par Dieu à la nature. La science cherche la vérité naturelle.

Mais en l'occurrence, Saint Augstin montre que, dès le 4e siècle, c'est-à-dire bien avant que la science pose la question, on pouvait, par la raison et avec la foi considérer que :
- la création ne s'était pas faite en 6 jours au sens commun de « jour »
- les créatures pouvaient n'être pas apparues en un instant avec la forme qu'elles ont.

Alors, non, il ne faut pas balayer Saint Augustin. Par ailleurs, je vous renvoie aussi à l'article complet du Père Louis-Marie de Blignières « regard thomiste sur l'évolution » que je citais dans ce fil. Je ne crois pas qu'il puisse être soupçonné d'avoir oublié son catéchisme, et pourtant son article est en parfaite concordance avec mes propres positions.



Je dis tout simplement que en ce qui concerne l'homme : dès le départ Dieu l'a voulu a son image et à sa ressemblance, et donc il ne pouvait pas le créer "singe" puisque le Verbe de Dieu devait s'incarner dans la Vierge Marie ! Le Bon Dieu étant éternel, il voit l'avenir et il le connaît !



Mais :
- « à son image et à sa ressemblance » ne peut pas être pris au sens matériel puisque Dieu n'est pas matériel
- je ne dis pas qu'il l'a créé singe, mais qu'il l'a créé du singe. Ou, plutôt, de formes moins avancées, étapes entre la glèbe et l'homme.
- Et oui, Il voit l'avenir et le connaît. C'est justement pourquoi, pour Lui, créer l'homme d'un seul coup ou au moyen d'un lent processus d'évolution est exactement similaire, puisque le temps entier Lui est un unique présent.

Une seule chose ne peut être considérée comme provenant de l'évolution : l'âme humaine. C'est ce qui distingue l'homme de l'animal, c'est ce qui fait l'homme à l'image de Dieu. C'est ce que Dieu a insufflé à l'homme. C'est ce qui ne peut pas être seulement naturel.

Mais cela n'empêche pas que cette âme ait été insufflée dans un corps qui peut provenir de la glèbe par des moyens naturels (la nature et ses lois ayant été créés par Dieu).


Ce qui est dangereux pour la foi c'est le fait que les évolutionnistes veulent absolument trouver un ancêtre animal à l'homme alors que Dieu a créé le corps de l'homme homme (avec la forme que nous avons aujourd'hui, mais en plus grand peut-être).



La foi ne dit pas ça. Dieu a créé l'homme. C'est de foi. Comment l'homme a été extrait de la glèbe par Dieu n'est pas de foi. L'évolution est une explication plausible et non contradictoire avec la foi.


L'évolution des espèces n'est pas un dogme de la foi catholique ! Le dogme c'est que le Bon Dieu a créé l'homme du limon de la terre et qu'il l'a placé au Paradis et que nous descendons donc de ce premier homme Adam !



Oui. Et en cela nous sommes d'accord. Mais cela n'implique pas que l'homme n'ait pu sortir du limon de la terre par l'intermédiaire d'une foultitude d'êtres vivants. La Bible ne dit pas comment ce corps humain dans les narines duquel Dieu envoie son souffle est sorti de la glèbe.


Donc pour ma part, je m'en tiens au dogme uniquement, car si on écoute les scientifiques athées évolutionnistes on efface petit à petit tous les dogmes catholiques, puis on transgresse les lois catholiques, et puis on finit dans l'apostasie générale.



Je suppose que vous réfutez aussi que la terre tourne autour du soleil ?

Thomas
images/icones/1a.gif  ( 610876 )Thomas l'a dit bien mieux que je ne l'aurait fait par PEB (2011-10-12 11:36:36) 
[en réponse à 610857]

La science et la foi sont deux intelligibilités du monde. Elles ne s'opposent pas à la raison mais s'appuie sur elle mais selon des modes différents.

La foi chrétienne repose sur la conviction que Dieu, c'est-à-dire l'Etre qui est au dessus de tout et qui unit tout étant origine et fin de tout, est un Père de toute clémence (pour reprendre le Canon). Te igitur Pater clementissime et tout est dit.

La science s'efforce de comprendre l'enchaînement des causes secondes. Elle le fait à l'aide de principes épistémiologiques que j'ai évoqué tantôt. Elle nous en donne chaque fois une vision bien plus large que ce que nous en dit notre bon sens étriqué. (Si c'est du pur bon sens alors ce n'est pas de la science!)

En astronomie, les scolastiques ont rejeté les calculs d'Eratosthène au profit de la cinématique de Ptolémée. Grand mal leur en a pris! Les estimations au doigt mouillé du premier donnait au système planétaire et aux astres des dimensions fabuleuses mais réalistes. L'Eglise s'est retrouvé au tournant du XVIIème siècle devant une question qui faisait s'effondrer l'anthropocentrisme traditionnelle. Sans aller jusqu'aux conclusions audacieuses de Giordano Bruno, Galilée affirma, exploitant les lois de Kepler, que le centre du monde n'était pas ce que l'on croyait et que la notion de centre devait être abandonnée devant celle du très relativiste référentiel. De plus, ses observations montrèrent, horresco referens, qu'il y avait des montagnes sur la Lune. C'est là qu'il faut évoquer l'anecdote de ce prélat qui, fermant son oeil devant l'oculaire, soutint qu'il ne vit rien. Newton inventa un modèle dynamique qui lia la mécanique céleste et la mécanique terrestre par les mêmes lois de la dynamique.

Le vivant, partie de la nature auquel nous appartenons, est solidaire de l'évolution du Cosmos. L'évolution laisse la place à une biologie qui ne soit pas excessivement anthropocentrée. Nous sommes notre principal sujet d'étude mais quand même. Notre espèce est un élément du vivant. Elle en partage toutes les caractéristiques fondamentales. Nous sommes fait des mêmes briques (acides nucléiques, acides aminés, acide gras). Si cela n'était pas le cas, nous ne pourrions nous nourrir des autres espèces animales et végétales. Nous avons, avec les animaux, un plan d'organisation commun, obéissant à la même logique.

L'immensité, la variété et la complexité de l'Univers sont une véritable merveille compréhensible dont je rend grâce à mon Créateur. Cela rabaisse notre orgueil: nous ne sommes que peu de choses mais exalte notre intelligence (attention à une autre forme d'orgueil) et, pour un croyant, purifie la foi.

Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Devenu homme, j'ai mis fin à ce qui était propre à l'enfant.

1 Co 13, 11

Les résultats scientifiques nous poussent à abandonner les (fausses) images d'Epinal qui enchantaient notre compréhension du monde. Ce qui doit rester intact, c'est la Foi, l'Espérance et la Charité.
images/icones/radioactif.gif  ( 611047 )Quelques erreurs par Vincent F (2011-10-13 18:47:57) 
[en réponse à 610876]


En astronomie, les scolastiques ont rejeté les calculs d'Eratosthène au profit de la cinématique de Ptolémée.



Non, dans la Somme théologique, Saint Thomas, affirme qu'on utilise le système de Ptolémée parce qu'il décrit bien les phénomènes, mais que c'est insuffisant pour affirmer que ce système est vrai. Il va jusqu'à affirmer que si on trouvait un autre système qui décrive aussi bien les phénomènes observé, on pourrait sans problème utiliser l'un ou l'autre.

Il fait ici preuve d'une prudence absent chez Galilée. En effet avec Galilée on se trouve avec deux systèmes permettant de décrire aussi bien l'un que l'autre les mouvement des astres. A ce moment on ne peut pas trancher entre les deux, même si :
1. Le modèle de Galilée étant plus simple à mettre en œuvre même si on ne tranche pas en faveur de sa réalité, on le choisira pour faire un calcul
2. Cette simplicité fait qu'il est plus probable.

Le problème de Galilée est qu'il a exigé de l’Église qu'elle tranche en faveur de son modèle sans pour autant apporter de preuve définitive.
On pourra commencer à trancher avec Newton, car il introduit la cause des mouvements, cette cause absente chez Galilée rendait son modèle équivalent à celui de Ptolémée.
images/icones/carnet.gif  ( 611237 )Galilée par Thomas (2011-10-15 08:36:50) 
[en réponse à 611047]


1. Le modèle de Galilée étant plus simple à mettre en œuvre même si on ne tranche pas en faveur de sa réalité, on le choisira pour faire un calcul
2. Cette simplicité fait qu'il est plus probable.



Sauf qu'en l'occurrence, Galilée ayant refusé les orbites elliptiques, pour garder la « perfection » des cercle, son système n'était ni plus précis ni plus simple pour rendre compte des phénomènes.

Thomas
images/icones/1a.gif  ( 611616 )Voilà une vidéo scientifique très intéressante par Halleluia (2011-10-18 15:21:06) 
[en réponse à 610506]

à regarder et surtout très instructive sur la no-évolution !

http://noevolution.org/%5B/size%5D


Vous m'en direz des nouvelles !
images/icones/fleur.gif  ( 610465 )Pas nécessairement par Anton (2011-10-09 12:31:46) 
[en réponse à 610454]

Dites, pour qu'il y ait des particules il faut bien qu'il y ait une première particule de chacun des éléments qui composent une planète, un gaz, un liquide etc



Avec la pâte à modeler vous pouvez faire un oiseau, un éléphant, un lion, une maison, un avion, un bateau.
Mais au départ il n'y a qu'une seule et même pâte qui peut prendre plusieurs formes, alors certains penseront évolution.

La encore il faut se poser des questions.



Dieu qui peut tout a créé l'homme en une seconde (si je puis m'exprimer ainsi). Chaque étape de la Création a pu être créée ainsi en une seconde ! Par conséquent, quand on nous parle de millions d'années je rigole ! Les dires des scientifiques à ce sujet ne sont que divagations !




Pierre 3.8
Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c'est que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour.




Cordialement.
images/icones/neutre.gif  ( 610459 )Eh bé dis donc! par Castille (2011-10-09 11:55:28) 
[en réponse à 610449]


Attention aux amalgames. Jésus-Christ n'est pas venu pour établir un code civil et pénal. De la même manière, Il n'est pas venu nous dire comment le Ciel va mais pourquoi Il va et sutout comment on Y va.....PEB


Vous m'en direz tant!
images/icones/1n.gif  ( 610461 )Ben oui par Thomas (2011-10-09 12:09:10) 
[en réponse à 610459]

Vous avez sans doute lu trop vite :

« Il n'est pas venu nous dire comment le Ciel va mais pourquoi Il va et sutout comment on Y va..... »

Sauf avoir lu « ni » là où il a écrit « mais », je ne vois pas ce qui vous choque dans cette phrase.

Thomas
images/icones/neutre.gif  ( 610462 )Au temps pour moi! par Castille (2011-10-09 12:17:42) 
[en réponse à 610461]

J'ai lu PEB avec les mêmes yeux que j'ai eu pour ses précédentes interventions dans ce fil. Un mauvais a priori.
Pardon PEB. Mais ...en même temps aussi...J'me comprends.

Al tiempo per me!
images/icones/5b.gif  ( 610463 )Hélas par Thomas (2011-10-09 12:28:29) 
[en réponse à 610462]


J'ai lu PEB avec les mêmes yeux que j'ai eu pour ses précédentes interventions dans ce fil. Un mauvais a priori.



Pourtant, dans cet autres fil, vous devriez être maintenant bien placée pour comprendre que cet a priori donc vous fîtes preuve peut aussi exister chez « ceux d'en face ». Et il est, certainement, une des principales causes de ces incompréhensions.

Par ailleurs, PEB, ici, remplit le rôle de l'avocat de l'accusé. Il me semble que c'est un rôle important, imposé notamment par l'inquisition, qui évite qu'un procès ne soit fait qu'à charge. Pas de quoi avoir un a priori négatif, donc.

Thomas
images/icones/neutre.gif  ( 610470 )Il n'en reste pas moins par Castille (2011-10-09 13:08:10) 
[en réponse à 610463]

je cite la personne : Jésus-Christ n'est pas venu nous dire comment le ciel va- fait dresser l'oreille.

Car justement Il nous dit ceci et bien davantage encore.

Par ailleurs je ne crois être du même côté que celui qui titre "Les insinuations de la Porte Latine contre nos curés, ça suffit".

Parce qu'il se trouve que réservant mon dimanche à Saint-Nicolas, j'assiste aux messes de mon arrondissement en semaine et souffre assez des improvisations de certains prêtres.

Entre celui qui a du mal à cacher sa réprobation parce que je communie à genoux.
OU celui qui me soutenait que le Christ citait des auteurs paiens, Lui la Sagesse, aurait besoin de citer des grecs....
OU encore un autre qui se cachant derrière son professeur de lecture évangélique d'un séminaire de province en profite pour nous dire en pleine homélie "Jésus est comme les Parisiens, Il ne connait pas la saison des figues" (à propos du figuier maudit)
OU qui va lire l'évangile sur les sièges à droite (pour les fidèles)
OU laisse l'autel vide pour serrer 120 pinces avant d'y retourner...

Tiens celle-ci: Son professeur d'écriture évangélique, leur avait appris qu'il fallait inverser le psaume 22 et que Dieu disait "J'ai demandé une seule chose à l'homme, c'est d'habiter sa maison tous les jours de ma vie.

Nous en sommes à DIEU QUI PRIE L'homme.

Par ailleurs, je n'aime pas l'humour avec le Christ ou la religion. Je ne fais de blagues sur les saints, les prêtres, le sacré. Ricaner du clérical a fait dans nos coeurs le lit de l'impiété qui nous gangrène de nos jours.

En fait je ne suis pas à prendre avec des pincettes à ce sujet. Et je dégaine plus vite que mon ombre.

Il défend quoi au juste cet "avocat de l'accusé"? Cette chose que je viens de décrire.

Je ne vais pas avoir du temps aujourd'hui pour une disputatio. Vous connaissez ma position. Je la réitère en disant que je connais des prêtres diocésains IMPECCABLES. Le petit ennui c'est qu'ils viennent des Fraternités PieX et Saint-Pierre. Est-ce ma faute à moi, se demanderait Jacqueline François

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
images/icones/neutre.gif  ( 610504 )L’homme existe, Je l’ai rencontré ! par PEB (2011-10-09 17:28:33) 
[en réponse à 610470]

Laissons-làs les querelles cléricales tant qu'elles n'éclaboussent pas les pauvres fidèles que nous sommes.

Dieu prie l'homme: c'est dans l'Ecriture. C'est Dieu qui prie Abraham de quitter son pays. Dieu prie Moïse de parler en Son Nom. Dieu prie Marie d'être la mère de Son Fils et à saint Joseph de la prendre chez elle. Jésus prie les Douzes de Le suivre. Jésus prie Simon-Pierre de paître ses brebis. Dans l'apocalypse, le Seingeur se tient à la porte et frappe. Il prie que nous Lui ouvrions pour qu'Il puisse faire sa demeure chez nous autres. (D'où l'inversion du verset du psaume 22).

Dieu sait être drôle car il déroute l'homme en n'empruntant pas nos chemins. Le sacrifice d'Isaac, c'est Iphigénie se transformant en méchoui. Le passage de la mer rouge, qu'est-ce qu'on rigole devant la déroute de l'Egypte! Les histoires de Joseph et de Daniel ne manquent pas de sel non plus. La Résurection, c'est un festival de qui pro quo au grand dam des pouvoirs établis: Pilate et Caïphe sont ridiculisés pour l'éternité, sans parler de Satan ni de la Mort si on en croit le récit (comique) apocryphe des actes de Pilate. Les saints eux-mêmes sont parfois blagueurs. La facétieuse sainte Foi a dérangé un concile local en guérissant un enfant qui entraina tout le peuple dans une joyeuse ronde en guise d'action de grâce.

Je vous rejoins en disant qu'il ne faut pas se moquer des personnes et en particuliers des clercs qui ont donné leur vie au Seigneur. Mais, l'argument "rabelaisien" de la controverse de Valladolid était, justement, que les Améridiens savait rire comme tout le monde.

C'est ainsi qu'un bon prédicateur attire l'attention en faisant sourire ses ouailles pour aiguiser leur intelligence.

Comme c'est dimanche, un peu d'humour d'un feu amuseur chrétien pour bien commencer la semaine.

J’ai lu quelque part : « Dieu existe, je l’ai rencontré ! »

Ca alors ! Ca m’étonne !

Que Dieu existe, la question ne se pose pas ! Mais que quelqu’un l’ait rencontré avant moi, voilà qui me surprend !

Parce que j’ai eu le privilège de rencontrer Dieu juste à un moment où je doutais de lui !

Dans un petit village de Lozère abandonné des hommes, il n’y avait plus personne.

Et en passant devant la vieille église, poussé par je ne sais quel instinct, je suis rentré…

Et, là, ébloui… par une lumière intense… insoutenable !

C’était Dieu… Dieu en personne, Dieu qui priait !

Je me suis dit : « qui prie-t-Il ? Il ne se prie pas Lui-même ? Pas Lui ? Pas Dieu ? »

Non ! Il priait l’homme ! Il me priait moi ! Il doutait de moi comme j’avais douté de Lui !

Il disait : Ô homme ! si tu existes, un signe de toi !

J’ai dit : Mon Dieu, je suis là !

Il dit : Miracle ! Une humaine apparition !

Je lui ai dit : Mais mon Dieu… comment pouvez-Vous douter de l’existence de l’homme, puisque c’est Vous qui l’avez créé ?

Il m’a dit : Oui… mais il y a si longtemps que Je n’en ai pas vu dans mon église… que Je me demandais si ce n’étais pas une vue de l’Esprit !

Je lui ai dit : Vous voilà rassuré, Mon Dieu !

Il m’a dit : Oui ! Je vais pouvoir leur dire là-haut : « L’homme existe, Je l’ai rencontré ! »

Raymond Devos

images/icones/neutre.gif  ( 610560 )Ainsi il s'agit de la même nature de prière? Sidérant? par Castille (2011-10-09 21:26:15) 
[en réponse à 610504]


Dieu prie l'homme: c'est dans l'Ecriture. C'est Dieu qui prie Abraham de quitter son pays. Dieu prie Moïse de parler en Son Nom. Dieu prie Marie d'être la mère de Son Fils et à saint Joseph de la prendre chez elle. Jésus prie les Douzes de Le suivre. Jésus prie Simon-Pierre de paître ses brebis. Dans l'apocalypse, le Seingeur se tient à la porte et frappe. Il prie que nous Lui ouvrions pour qu'Il puisse faire sa demeure chez nous autres. (D'où l'inversion du verset du psaume 22).




Vous ne faites donc aucune différence entre la politesse et la supplication? La prière de Dieu à l'homme l'élève, le rapproche de l'homme. Dieu a besoin de l'homme pour gagner son éternité, dès ici bas. Ou mieux, gagner la terre pendant qu'Il est au ciel.

La Sainte Vierge disant à Sainte Bernadette "Faites-moi la grâce", la prie bien.

Pourtant ce n'est pas la petite Bernardette qui parait à l'Immaculée Conception. Bon il exclu que les choses aient changé lorsque j'avais le dos tourné.

Vous allez bien l'air de ne pas me lire mieux que je ne vous lis.

Oh pauvre petite religion! Pourquoi tant de haine? Pourquoi tant de destroy?

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
images/icones/5a.gif  ( 610575 )Je crois que le Bon Dieu est sérieux par PEB (2011-10-09 22:27:33) 
[en réponse à 610560]

Je crois que le Bon Dieu est sérieux lorsqu'Il prie l'homme. Il le prie non comme nous Le prions. Mais Il ne peut rien faire sans nous. C'est plus que de la politesse. C'est un transport amoureux si nous osons Osée.

L'Immaculée Conception attendait la petite Bernadette de pied ferme. Elle a été heureuse de constater qu'une jeune lourdaise daignait s'intéresser à Elle. Comme quoi, même la plus parfaite et la plus fidèle des créatures est capable de recevoir comme une bénédiction l'attention d'une soeur en humanité et d'une fille dans la Grâce.

De la même façon, depuis l'Ascension, le Christ agit à travers toute l'Eglise par chaque membre de Son Corps Mystique.

Prier nous ouvre à cette grâce que Dieu ne cesse de vouloir nous donner. C'est en ce sens que la prière est toujours exaucée lorsqu'elle demande une chose: la vie même de Dieu. C'est pour cela que la Messe est efficace et éminemment propitiatoire. Dieu se donne en un sacrifice non sanglant pour nous communiquer son Etre. Ainsi, ce n'est plus nous qui vivons mais le Christ qui vit en nous. Aussi tout le reste nous est-il donné de surcroit.
images/icones/neutre.gif  ( 610594 )En fait ça lasserait plutôt. Ca n'aide pas à croire. par Castille (2011-10-10 08:44:26) 
[en réponse à 610575]

L'imbrication du vrai et du faux empêche de complètent adhérer ou de violemment rejeter cette lecture de l'évangile.

Et c'est ainsi que de symbolisme en surréalisme on finit par refroidrir les coeurs des gens.

Ce que vous dites là ne donne pas envie de la vraie foi. C'est insipide comme les "à toi de voir" calvinistes.

A-t-on TOUJOURS dit comme vous. Posez-vous la question pour savoir si vous errez ou pas.

Pour finir, c'est avec ce type de "poème" que l'on vide les églises.

Certes la divinité a besoin de l'homme. Mais jusqu'à un certain point. Il arrive que Dieu force notre nature. Nous ne sommes pas ses égaux. C'est Dieu qui peut nous arrêter le souffle, ce n'est pas réciproque. Tout est logique chez Dieu. Judas a toujours été un vaurien, par exemple aussi c'est lui qui vend le Christ.

Prenez garde quand même, à l'étape prochaine vous trouverez que "L'homme a pouvoir sur Dieu et il (l'homme) en mésuse" et après vous expliquerez que son pouvoir est dans sa prière.

Tout se passe comme si vous consentiez encore un instant à être catholique, mais subissez l'attraction de curieuses lectures. Je sais les reconnaître, pour les avoir connues.



Je crois que le Bon Dieu est sérieux lorsqu'Il prie l'homme. Il le prie non comme nous Le prions. Mais Il ne peut rien faire sans nous. C'est plus que de la politesse. C'est un transport amoureux si nous osons Osée.



Bien tenté, mais NON! Nous ne sommes pas les égaux de Dieu. Même si Dieu ne force personne, mais quand nous refusons d'accéder à sa prière courtoise qui est une grâce pour nous élever, eh bien nous chutons.Tandis que lorsque Dieu ne nous exauce pas "il ne lui arrive rien".
Je sais que la catéchiste d'un collège catholique enseignait à mon fils que DIEU EST QUELQU'UN COMME NOUS, mais faites un peu votre respect quand même. Ciel, je suis en retard pour écouter ces beaux sermons dont on nous gratifie.
images/icones/bravo.gif  ( 611184 )Bien dit chère Castille ! par Halleluia (2011-10-14 19:15:48) 
[en réponse à 610594]

La foi catholique authentique ne s'embarrasse pas de théories scientifiques : elle croit, elle aime, elle obéit, elle compatit aux larmes de Dieu qui pleure dans les psaumes, avec les prophètes et sur la Croix !

Dans l'AT Dieu parle à Moïse et au peuple en disant "tu diras, tu iras, tu feras, etc..." c'est une série d 'ordres donnés par Dieu à l'homme pour faire progresser l'obéissance dans les coeurs des Hébreux.

Dans les prophètes il dit et répète sans cesse : pourquoi ne m'écoutez-vous pas ? Pourquoi n'obéissez-vous pas ? etc... Les hommes n'obéissent pas, ils font ce qui leur chante. "Revenz-vers moi et je reviendrai à vous" dit le Bon Dieu.

Par Notre Seigneur Jésus-Christ : Il pleure à Gethsémani !
" Comment ? Vous ne pouvez veiller une heure avec moi ?"
Les hommes n'ont aucun sens des réalités : ils dorment sur leurs acquis ne se doutant même pas que le danger est là : la fin est proche !

Et à la fin (à la fin du monde et à la mort de chacun) c'est la Justice qui s'exerce car elle doit impérativement s'exercer sinon cela voudrait dire que que Dieu est injuste or cela ne se peut pas du tout : chacun doit assumer les conséquences de ses actes.

Conséquences prévues et annoncées dans l'AT et dans le NT :

- le Paradis, pour ceux qui auront compris, aimé et gardé la foi ! Car si on n'a pas la foi on ne peut aimer Dieu authentiquement, et si on n'obéit pas c'est qu'on n'aime pas vraiment. !

- l'Enfer pour les autres : les orgueilleux, adultères, les idolâtres, les fornicateurs, les athées, etc....



images/icones/1n.gif  ( 610608 )Dangereuse formulation par Thomas (2011-10-10 10:14:31) 
[en réponse à 610575]


Mais Il ne peut rien faire sans nous.



Je crois que cette formulation porte à confusion et suis, pour cette fois, plutôt d'accord avec une partie des dénégations de Castille.

Dieu n'a pas besoin de nous. Dieu peut tout faire avec ou sans nous.

Mais Dieu ne veut pas faire quelque chose de nous sans nous.

De nos jours où trop souvent, Dieu est vu comme un copain, presque comme un égal, ce genre de formulation, quoique comportant une trace de vrai, est sans doute véritablement dangereuse, parce qu'elle laisse entendre que nous sommes « utiles » à Dieu. Mais Dieu s'auto-suffit. Dieu vit déjà en relation en Lui-même, par la Trinité. Dieu n'a besoin de personne, mais a choisi, par volonté et par amour, par charité donc, de créer pour faire partager son bonheur à des créatures.

Il veut donc le bonheur de ces créatures. Et Il veut que ces créatures prennent part au projet de béatitude qu'Il a pour elles. Par conséquent, il ne peut rien faire d'elles sans elles (nous), qu'en cela qu'il ne veut rien faire sans d'elles sans elles.

C'est en donnant le libre-arbitre à l'homme qu'Il a choisi que l'homme prendrait sa part dans son salut. Et c'est en tant qu'Il a donné ce libre-arbitre qu'Il ne veut plus se permettre, pour laisser à l'homme cette liberté qu'Il a voulu lui donner, de faire de l'homme quelque chose sans l'assentiment de l'homme.

Thomas
images/icones/1n.gif  ( 610706 )En effet, c'est à comprendre dans l'ordre du Salut par PEB (2011-10-10 19:37:52) 
[en réponse à 610608]

Dieu ne peut rien faire sans nous, mais essentiellement en ce qui concerne notre Salut. Dans la Création, c'est autre chose.

C'est le grand mystère de saint Joseph qui tient dans ses mains caleuses la vie de son Dieu.

Je suis bien d'accord pour dire que la divinité nous est infiniment supérieure.

Ma boutade ne voulait dire rien de plus.
images/icones/neutre.gif  ( 610714 )Les mains caleuses de Saint Joseph? par Castille (2011-10-10 20:55:58) 
[en réponse à 610706]

Ca apporte quoi tous ces détails?

Comme dirait les jéhovistes : Les lui avez-vous serrées? Car avec eux, il faut avoir été témoins de tout!

Ca ne suffit pas qu'il ait été charpentier? Il faut que nous l'imaginions avec un ongle noir parce qu'un jour un marteau lui a écrasé le pied.

Ce type de détail -par trop concordant- ressemble beaucoup au protestantisme, en cela qu'il veut trop rappeler le côté (misère) humaine de leur vie sur terre. Or nous le savons. Mais nous nous contentons de dire qu'il a vécu en tout la vie d'un humble charpentier, que par exemple certains clients ont du se conduire avec lui de façon malhonnêtes en refusant de le payer. Pour le reste ce n'est pas nécessaire.

Sauf à nous conduire à la Vierge Marie faisant la lessive, Saint Joseph qui étant le linge et l'Enfant-Jésus cul nu assis par terre. Voilà, allez prier devant cela!

Ca rentre aussi dans le ....lex orandi, lex credendi. Il me semble!

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
images/icones/1w.gif  ( 610741 )Bien oui! par PEB (2011-10-10 23:54:51) 
[en réponse à 610714]

L'incarnation, c'est aussi ça.

Ce n'est pas du misérabilisme mais une façon de vénérer saint Joseph comme un artisan normalement usé par son travail. Saint Joseph, c'est le vieil homme qui est le tuteur du nouvel Adam. Il est fatigué d'avoir, pendant des millénaires, bâti des civilisations mais il a eu la force de proclamer: "Son Nom est Jésus!" En cela, ses mains sans doutes caleuses sont vénérables. Une tradition éthiopienne lui donnait l'âge vénérable de 111 ans lorsque le Seigneur l'accueillit dans Sa demeure d'éternité.

Et la Vierge Marie accomplit dans l'humilité toutes les tâches ménagères mais avait aussi toute la tendre inquiétude d'une mère. La Passion selon Mel Gibson n'hésite pas à en faire part de cet intimité qui unit, dans la vie cachée, la Mère de Dieu et son Premier-Né.

Ainsi les foyers sont sanctifiés par la Sainte Famille qui est leur modèle jusque dans les petites choses.

"Homme en toute chose" nous rappelle l'Apôtre des Gentils. Toute l'humanité du Fils de Dieu est prise dans notre adoration.
images/icones/1a.gif  ( 610716 )J'approuve ici Thomas.. par Castille (2011-10-10 21:15:10) 
[en réponse à 610608]

Tout est bon dans votre post "cette fois".

Imaginer la profondeur, la force, l'obstination, la noirceur de notre désobéissance si nous devions refuser l'inspiration du Saint Esprit.

Or il en existent qui y arrivent très bien! Pour leur malheur.

Oui, vous avez raison Dieu n'est pas le grand marionnettiste qu'imaginent ceux qui niant la liberté des enfants de Dieu (cadeau du Père)lui opposent le serf-arbitre

Par ailleurs, -je répond à votre autre post- la vérité ne peut être tressée avec l'erreur. On ne peut dire des choses sensées de façon clignotantes. Les protestantismes font ça très bien, avec le résultat qu'on connait

Vous trouvez que je manque de raison? C'est que vous me l'avez subtilisée, car je l'avais, posée là. C'est de l'humilité qu'il me faut, en revanche. L'écrire ici, c'est le début du travail.

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"
images/icones/4a.gif  ( 610605 )Dresser l'oreille ? par Thomas (2011-10-10 09:59:36) 
[en réponse à 610470]


je cite la personne : Jésus-Christ n'est pas venu nous dire comment le ciel va- fait dresser l'oreille.



Ça vous fait dresser l'oreille parce que vous refusez de comprendre ce qu'il essaye de dire.
Son « comment le ciel va » signifiait « comment l'univers fonctionne », et non « ce que Dieu pense de ce que l'homme fait de l'univers qui lui est confié » comme vous l'avez sans doute traduit.

Il n'a utilisé cette expression que comme une figure de style pour dire que Jésus était venu surtout pour nous dire comment aller au ciel.


Car justement Il nous dit ceci et bien davantage encore.



Il ne nous dit pas (et n'est pas venu pour nous dire) comment l'univers fonctionne.


Par ailleurs je ne crois être du même côté que celui qui titre "Les insinuations de la Porte Latine contre nos curés, ça suffit".



Est-ce donc le Christ qui vous a appris à vous mettre d'un côté, et d'autres d'un autre ??!
Et en quoi le fait que vous ne soyez pas d'accord avec l'une de ses affirmations imposerait que toutes ses affirmations soient fausses ?! Quelle étrange espèce de raisonnement vous amènent à ce genre de conclusion ?!


Il défend quoi au juste cet "avocat de l'accusé"? Cette chose que je viens de décrire.



Non. Vous ne l'avez décidément pas lu. Il ne défend pas ce que vous venez de citer. Il montre comment la situation est évaluée par la partie d'en face que vous ne voulez pas chercher même à comprendre et que vous accusez sans vouloir entendre sa défense.


Vous connaissez ma position.



Je crois l'avoir comprise et la résume : « la raison ne peut rien contre mes convictions » (et je ne parle pas de convictions de foi).

Thomas
images/icones/1w.gif  ( 610495 )Merci Thomas par PEB (2011-10-09 16:38:12) 
[en réponse à 610463]

Enfin quelqu'un qui me comprend.

Oui, je me fais l'avocat de l'accusé car les curés de ma campagne ont certes failli sur certains points mais ne méritent pas un tel acharnement.

Au moment où tout semble se rétablir, le démon veut diviser encore une fois la tunique sans couture. Je proposais simplement d'être beaucoup plus mesurés les uns vis-à-vis des autres.

Rome fait un pas au plus haut niveau, que le monde traditionnel en fasse en direction des paroisses. Rien d'extraordinaire d'ailleurs. J'imagine un Abbé Girod qui deux fois par mois vient prier dans un coin de la basilique de Liesse à l'occasion d'une messe de semaine et qui s'en retourne discrètement à moins d'être invité à casser la croute le soir au presbytère.

Vous avez, je suis un moderne attaché à la Tradition. Je suis auprès de vous, l'avocat du diable mais sachez que, de l'autre côté, j'essaie de faire passer votre message, ou du moins d'en défendre la légitimité.

Pour en revenir aux deux fils, dans le premier, j'exprimais mon exaspération face à une telle volée de bois vert contre des curés que je respecte par ailleurs sans être toujours foncièrement d'accord avec leurs orientations.

Dans le second, j'intervenais pour que le milieu traditionnel ne soit pas sa propre caricature. Je suis dans la ligne du Saint-Père qui distingue et articule Foi et raison, science et philosophie, sacré et morale, morale et politique. L'Abbé Georges Lemaître, co-inventeur du Big Bang, n'hésita pas à réprimander l'enthousiasme de Pie XII pour les nouvelles cosmologies car il ne voulait pas être pris en flagrant délit de concordisme. Et Pie XII, tout Souverain Pontife qu'il était, se soumit de plus ou moins bonne grâce à l'astrophysicien.

Le catéchisme moderne de la classe de 6ème de 1985-1986 m'a fait admirer l'oeuvre divine dans le long processus d'hominisation du Cosmos. Ce Dieu de majesté qui préside aux lois naturelles est aussi ce Père de toute grâce qui m'aime comme un fils bien-aimé! J'aime mieux la vision formidable d'un Univers étendu dans l'espace et le temps que la vision étriquée de Ptolémée (qui ignora superbement les calculs vertigineux d'Erathostène et de ses continuateurs).

Ce que j'aime avec la science moderne c'est que, sans renoncer à ses principes épistémiologiques fondamentaux, elle est capable de repenser ses propres théories voire de les briser lorsqu'un résultat ne colle pas ou qu'une incohérence apparait. C'est sa grande puissance. La science moderne, c'est Chronos qui dévore ses propres enfants. Aucune théorie suprême, aucun Zeus n'arriveront à la satisfaire pleinement. Elle ne sera jamais terminée, pas même en mathématiques. Apprendre qu'une théorie est détruite, c'est dommage pour ceux qui enseignait le phlogistique et gagnait leur beurre là-dessus mais c'est tellement stimulant et exaltant pour l'intelligence de voir le monde autrement. Ni Aristote, ni Platon, ni Darwin, ni Einstein ne sont infaillibles. Pour ces derniers, il faut savoir distinguer leurs théories des principes fondamentaux qui les sous-tendent. Darwin a proposé un modèle d'évolution des espèces. Toutefois, ce modèle avait vocation à évoluer, et ce, loin des idéologies. Cependant, il est resté de son oeuvre l'idée maîtresse que le vivant est soumis à des lois de transformations de même nature que le reste du monde physique.

La métaphysique n'est plus la même qu'au temps bénis de saint Louis. Comment prêcher saint Thomas d'Aquin sans Aristote sinon un Aristote épuré? Voilà, je pense un des plus grands défis des théologiens y compris traditionnels d'aujourd'hui.