Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=609501
images/icones/vatican.gif  ( 609501 )Présentation génerale du Missel romain, 1969 par New Catholic (2011-09-30 02:18:27) 

Il a été difficile de trouver le texte original de 1969 pour poster "online" - mais c'est ici maintenant. Merci à m. l'abbé "X".
images/icones/neutre.gif  ( 609523 )Evangile selon St Marx par Ewe (2011-09-30 10:20:14) 
[en réponse à 609501]

Quand on se rend à Kergonan, il y a des missels de 1970 (la messe de Paul VI est entrée en vigueur le 1er janvier 1970).
Qu'y lit-on ?
Dans les "Kyrie alternatifs"
[Christe] "Qui missus es sanare contritos corde"
La traduction est
"Oh Christ envoyé dans le monde pour sauver les pauvres et les pêcheurs".
Dès l'origine, la traduction en français de la messe de Paul VI était, disons, très libre et reflétait la pensée en vigueur:
L'évangile selon Saint Marx !
images/icones/fleche2.gif  ( 609544 )À ce sujet, une objection courante par Vianney (2011-09-30 17:11:57) 
[en réponse à 609501]

...qu’on a encore pu lire ici hier : “de quel droit jugez-vous Paul VI ?”

Or, comme le rappelle Rorate Cæli, la première version de l’Institutio Generalis Missalis Romani comportait dans son article 7 une “définition” de la messe qui convient certainement à des protestants, mais à laquelle aucun des prédécesseurs de Paul VI n’aurait pu souscrire : “La Cène du Seigneur ou messe est la synaxe sacrée ou congrégation du peuple rassemblé dans l’unité, sous la présidence du prêtre, pour célébrer le mémorial du Seigneur”.

Commentant cette définition au cours d’une conférence à Écône (18 juin 1975), Jean Madiran faisait observer :
Lorsque l’Institutio generalis du nouvel Ordo Missæ a été publiée avec l’article 7 que vous connaissez dans sa première version, c’est un fait que cela a été signé et promulgué par le pape... C’est un fait que cette définition de la messe dans sa première version a provoqué des protestations et c’est un fait que ces protestations étaient fondées puisque le pape a rectifié l’article 7 qu’il avait promulgué et signé. Je n’examine pas la question de savoir si cette rectification est pleinement suffisante, c’est une question sur laquelle vous êtes plus compétent que moi – mais je veux dire par là qu’au moment où le pape Paul VI promulguait l’article 7, les trois cardinaux [*] pouvaient dire de la même façon : « Vous n’allez quand même pas soumettre l’article 7 à votre jugement personnel. » – Mais ce n’était pas à notre jugement personnel que nous le soumettions en protestant. En protestant contre cet article 7, c’était une opposition que nous constations, le fait que l’article 7 était inconciliable avec l’enseignement traditionnel, permanent, commun, universel de notre sainte mère l’Église sur la messe.
[*] Madiran fait allusion à la lettre des cardinaux qui avaient poussé peu auparavant à la condamnation du séminaire de Mgr Lefebvre.

V.

images/icones/tao.gif  ( 609551 )Beaucoup de bruit... par Athanasios D. (2011-09-30 18:35:36) 
[en réponse à 609544]

... pour pas grand chose ?


Au chapitre 1 de l'Institutio generalis, n° 2, donc une page avant, on peut lire ceci:
"Il importe au plus haut point que la célébration de la Messe ou Cène du Seigneur soit ordonnée de telle manière que ministres et fidèles participant à celle-ci selon sa condition, en reçoivent plus pleinement les fruits en vue desquels le Christ Seigneur institua le sacrifice eucharistique de son Corps et de son Sang, et le confia à l'Eglise son Epouse bien-aimée, comme mémorial de sa Passion et de sa Résurrection". Au numéro 48, la Messe est définie comme la dernière Cène rendue présente lorsque le Prêtre, représentant le Christ Seigneur, accomplit ce que fit le Seigneur lui-même. Passage très clair, où manque cependant une référence au sacrifice de la Croix.
Mais cette référence, on la trouve au n° 259 où l'on peut lire:
"L'Autel, sur lequel le sacrifice de la Croix est rendu présent sous les signes sacramentels, est aussi la Table du Seigneur, à la participation de laquelle, à la Messe, le peuple de Dieu est convoqué; il est en outre le centre de l'action de grâce qui s'accomplit par l'Eucharistie."
Au numéro 48 encore, la Présence réelle est clairement signifiée: "Dans la "Prière eucharistique"... les oblats deviennent le Corps et le Sang du Christ".
Ces passages, parfaitement catholiques, suffiraient à eux seuls à ôter toute équivoque et à donner à la définition du ch. II sa seule interprétation possible, puisque le "Mémorial" y est défini comme étant le sacrifice eucharistique du Corps et du Sang du Christ, institué par le Christ et confié à l'Eglise. Rien de protestant là-dedans. Il est regrettable que les théologiens qui ont critiqué la définition du chapitre II, aient omis de signaler ces importants correctifs.



Par ailleurs, la Congrégation du Culte divin a rappelé que "... cette Présentation ne doit pas être considérée comme un document doctrinal ou dogmatique, mais comme une instruction pastorale et rituelle décrivant la célébration et ses parties... C'est pourquoi, lorsque sera publiée l'édition type du Missel romain, où la Présentation générale figurera en tête, à titre d'introduction, à la place des indications concernant les rubriques et les rites qui figuraient jusqu'à maintenant dans le Missel romain, si l'on peut trouver des expressions plus claires permettant une meilleure compréhension pastorale et catéchétique, ainsi qu'une plus grande perfection des rubriques, le Siège apostolique veillera à ce qu'il en soit ainsi."

Ath
- qui pense que même le texte le plus catholique pourrait être taxé d'hérétique si on venait à en isoler une partie de son contexte.
images/icones/1f.gif  ( 609555 )Le flou artistique... par Vianney (2011-09-30 19:01:34) 
[en réponse à 609551]

...de tant de déclarations conciliaires et post-conciliaires n’encourage-t-il pas des interprétations hétérodoxes ? Il semble bien que si, à en juger par les réactions de nombreux protestants particulièrement représentatifs et le nombre d’hérésies véhiculées parmi les prêtres et même les évêques catholiques depuis lors. Apparemment c’est tout ce qu’on a gagné à abandonner la rigueur du langage scolastique et, entre nous, je ne jurerais pas que ce n’était pas l’effet recherché par certains de ceux qui préconisaient cet abandon.

Du reste, n’est-ce pas en fin de compte pour avoir manqué de précision que le pape Honorius Ier a été excommunié longtemps après sa mort ? Aucune de ses lettres n’a été jugée hérétique, mais ça n’a visiblement pas suffi à contenter l’Église.

V.

images/icones/radioactif.gif  ( 609583 )Cette présentation... par Athanasios D. (2011-09-30 23:12:39) 
[en réponse à 609555]

... doit-elle, à chaque fois qu'elle évoque la messe, répéter sa définition complète ? La page d'avant, la description est sans équivoque. La page d'après, la description s'étoffe par l'adjonction de caractéristiques supplémentaires. Fallait-il répéter ce qui venait d'être dit la page précédente ? Est-il honnête de ne retenir que cette portion de description ? D'autant que cette présentation n'avait aucune prétention dogmatique. Vu le caractère subversif de la méthode, on se demande bien où est le marxisme évoqué ailleurs dans ce fil...

Cette polémique de l'article 7 ne tient pas la route.

Ath
images/icones/fleche2.gif  ( 609591 )Certes... par Vianney (2011-10-01 00:46:03) 
[en réponse à 609583]


D’autant que cette présentation n’avait aucune prétention dogmatique


Les lettres d’Honorius Ier non plus, et elles ont néanmoins suffi, à long terme, à le condamner. Or, comparativement au rusé Annibale Bugnini, “aussi dépourvu de culture que de simple honnêteté” (R.P. Bouyer), je crois sincèrement que le pauvre pape Honorius fait figure d’enfant de chœur.

V.

images/icones/tao.gif  ( 609636 )Hmm... par Athanasios D. (2011-10-01 12:49:48) 
[en réponse à 609591]

... c'est saint Grégoire VII qui doit s'en faire avec sa fameuse lettre. Non ?

Ath
images/icones/1i.gif  ( 609639 )Où est le rapport ? par Vianney (2011-10-01 13:35:14) 
[en réponse à 609636]

Saint Grégoire VII a été canonisé par la même Église qui a condamné Honorius : si vous doutez de la valeur de ces deux décisions, ou de l’une des deux, je ne sais pas ce que vous pouvez reprocher à ceux qui attaquent Paul VI tout en affirmant reconnaître son autorité.

La fameuse lettre de saint Grégoire VII ne contient d’ailleurs aucune ambiguïté doctrinale : il faut en tordre le sens, comme on l’a fait à Vatican II, pour en trouver. Mais est-ce vraiment si étonnant, vu le traitement qu’on y a fait subir à l’encyclique Libertas de Léon XIII ?

Le problème des promoteurs de Vatican II et des réformes en tous genres qui ont suivi, c’est qu’ils ont semé les ambiguïtés : ne serait-ce qu’en insistant à sens unique sur tout ce qui pouvait nous rapprocher des acatholiques, et en minimisant volontairement les nombreux points de désaccord qui existent entre l’unique vraie religion et les fausses. Avec pour résultat le plus clair que des protestants se sont déclarés d’accord pour célébrer le N.O.M., tout en continuant à réprouver la messe de saint Pie V. Au point que se multiplient les intercommunions entre catholiques et protestants sans que la plupart des évêques y trouvent à redire. Cherchez l’erreur...

V.
images/icones/1p.gif  ( 609643 )La même ?! par Athanasios D. (2011-10-01 14:08:30) 
[en réponse à 609639]


Saint Grégoire VII a été canonisé par la même Église qui a condamné Honorius


La même qui a célébré Vatican II et promulgué le NOM avec l'infaillible prudence qui lui est promise ?


La fameuse lettre de saint Grégoire VII ne contient d’ailleurs aucune ambiguïté doctrinale


Pas même celle induisant que les musulmans adorent le même Dieu que nous ?


Avec pour résultat le plus clair que des protestants se sont déclarés d’accord pour célébrer le N.O.M., tout en continuant à réprouver la messe de saint Pie V.


Ils sont rarissimes et vont jusqu'à modifier la forme du sacrement pour ce faire, et il y en a d'autres pour célébrer avec le VOM. Qu'en conclure ?

Je ne nie pas que des problèmes existent, mais en l'occurrence, cela ne justifie pas la polémique exagérée - pour ne pas dire inutile - liée à l'article 7, concernant laquelle vous ne vous êtes finalement pas exprimé directement.

Ath
images/icones/5b.gif  ( 609655 )Pas la même, non par Vianney (2011-10-01 15:18:18) 
[en réponse à 609643]


La même qui a célébré Vatican II et promulgué le NOM avec l'infaillible prudence qui lui est promise ?


Nous avons déjà discuté là-dessus. Pour moi, il est impossible que ce soit l’Église qui ait promulgué le NOM ou certaines déclarations pour le moins ambiguës de Vatican II, quand elles ne sont pas carrément contraires à l’enseignement antérieur ! L’Église est sainte, notamment parce qu’elle ne peut pas induire les fidèles en erreur dans une liturgie qu’elle leur propose. Je suis donc convaincu que, tôt ou tard, elle condamnera ces nouveautés, et qu’elle nous dira ce qu’il faut penser de l’autorité de leurs promoteurs (comme elle l’a fait pour Honorius).

Pour ce qui est de la lettre de Grégoire VII, elle ne s’adressait pas aux musulmans en général, mais à un adepte de cette religion. Or l’Église n’a jamais enseigné que, parmi les adeptes des fausses religions, il ne pouvait s’en trouver aucun qui reconnaisse le vrai Dieu. En revanche, les lettres d’Honorius s’adressaient à des pasteurs officiellement catholiques qui s’efforçaient d’obtenir sa complicité, ou au moins sa neutralité, alors qu’ils tentaient d’édulcorer la doctrine catholique.

Quant à l’article 7, je ne me suis pas prononcé à son sujet pour la bonne raison qu’il ne m’intéresse pas en lui-même. Ce que je trouve significatif, c’est que la démarche de Madiran s’appuie sur le constat d’une contradiction (réelle ou non, c’est une autre question) avec le magistère antérieur. Et le principe de cette démarche rejoint au fond l’enseignement de saint Paul aux Galates, qui constitue, si je ne me trompe , un autre de nos... marronniers !

V.

images/icones/2a.gif  ( 609625 )Comme quoi... par Introibo (2011-10-01 11:51:50) 
[en réponse à 609551]

quand ça "les" arrange, ils font bien la distinction entre le dogmatique et le pastoral.


cette Présentation ne doit pas être considérée comme un document doctrinal ou dogmatique, mais comme une instruction pastorale et rituelle



Alors, à quand le même traitement pour Vatican II ?
images/icones/4b.gif  ( 609634 )Quand ça les arrange ? par Athanasios D. (2011-10-01 12:35:09) 
[en réponse à 609625]

Donc, si on va jusqu'au bout de votre logique - puisque vous êtes si attaché à cette distinction -, vous n'auriez jamais fait une montagne de cette taupinière qu'est l'article 7. Sauf si ça vous arrange de faire le contraire dans ce cas-ci ?

Mais pour vous répondre plus sérieusement, la distinction pastoral/dogmatique est une distinction de fond dans le cas de cette instruction alors qu'il s'agit essentiellement d'une distinction de forme dans le cas du magistère conciliaire.

En effet, en aucun cas une description de célébration et de ses parties ne peut se prévaloir du rang de définition dogmatique. Quelles que soient les gesticulations. Et quand bien même, cette "définition" est incomplète pour cette seule raison qu'elle est tronquée et citée hors contexte, ainsi qu'on peut le voir en lisant l'article 2 de la page précédente. Avec pareille méthode, on peut rendre hérétique n'importe quel texte du magistère.

Ath
images/icones/5b.gif  ( 609650 )Souvent conciliaire varie, bien fol qui s'y fie ! par N.M. (2011-10-01 14:38:11) 
[en réponse à 609551]

Concernant l'Institutio generalis, il y a certes la déclaration citée par Athanasios :


"Cette Présentation ne doit pas être considérée comme un document doctrinal ou dogmatique, mais comme une instruction pastorale et rituelle décrivant la célébration et ses parties"

Congrégation pour le Culte divin, Déclaration du 18 novembre 1969



Mais en sens contraire et concernant l'Institutio generalis, il y a aussi ceci :

- Avant promulgation par Paul VI


"Il s'agit des principes théologiques, des normes pastorales et rubricales pour la célébration de la messe"

Notitiae 40, 1968, p. 181.




"Un ample exposé théologique, pastoral, catéchétique et rubrical, une introduction à la compréhension et à la célébration de la messe"

Annibale Bugnini, Rapport à la seconde conférence générale de l'épiscopat latino-américain (Medellin, 30 août 1968), reproduit in Notitiae 46, avril 1969, p. 151.



- Après promulgation par Paul VI


"Le nouveau missel est précédé d'une Présentation générale [Institutio generalis] qui n'est pas un simple recueil de rubriques, mais bien une synthèse des principes théologiques, ascétiques et pastoraux indispensables tant pour la connaissance doctrinale que pour la célébration, la catéchèse et la pastorale de la messe."

Paul VI, Lettre pontificale à la semaine liturgique d'Italie, DC 1594, 3 octobre 1971, p. 866.




"La théologie et la discipline des sacrements ont été clairement exposées dans les Praenotenda des divers rituels récemment publiés. Pour la messe, l'Institutio generalis Missale romani est un exposé développé concernant l'Eucharistie."

Congrégation pour le Culte divin, Notitiae 81, mars 1973, p. 101.



Conclusion :

- Quand il s'agit d'essayer de convaincre les récalcitrants et de rassurer les béni-oui-ouis, l'Institutio generalis "ne doit pas être considérée comme un document doctrinal ou dogmatique",

- Mais dès que l'on peut se lacher, le même document devient "une synthèse des principes théologiques" (Paul VI dixit).

C'est merveilleux une telle géométrie variable !

L'Institutio generalis, c'est la chauve-souris : je suis oiseau, voyez mes ailes ; je suis souris, vivent les rats !

Et il est tout de même pour le moins "étrange" que dans cette "synthèse théologique", que dis-je, dans cet "exposé développé concernant l'Eucharistie", il ne soit point signifié que ce "sacrifice eucharistique" est un sacrifice propitiatoire...

C'est le sacrifice non plus à géométrie variable, mais à éclipse (et attention : une éclipse peut en cacher une autre !).

Martin Luther n'aurait fait aucune difficulté à une telle éclipse. Bien au contraire...


"Le Concile Vatican II n'a-t-il pas lui-même accueilli des exigences qui avaient entre autres été exprimées par Luther et par lesquelles bien des aspects de la foi chrétienne s'expriment mieux actuellement qu'auparavant ?"

Cardinal Willebrands, envoyé spécial de Paul VI à l'assemblée luthérienne d'Evian, 16 juillet 1970.



C'est le genre de propos qui me rappellent ceux d'un certain pèlerin d'Erfurt...
images/icones/1v.gif  ( 609658 )Pas seulement l’Institutio generalis... par Vianney (2011-10-01 15:28:50) 
[en réponse à 609650]


L'Institutio generalis, c'est la chauve-souris : je suis oiseau, voyez mes ailes ; je suis souris, vivent les rats !


La description de ce bon vieux La Fontaine conviendrait à merveille à une part importante de “l’enseignement” qui nous est proposé depuis lors.

Content de vous relire, N.M. ! Seriez-vous toujours plongé dans les travaux de Noël Valois ?

V.
images/icones/1a.gif  ( 609667 )Oui par N.M. (2011-10-01 16:51:15) 
[en réponse à 609658]

Je suis plongé dans les travaux de Noël Valois (entre autres choses). Mais auriez-vous l'amabilité de me contacter sur ma messagerie ?

images/icones/1n.gif  ( 609661 )Il semble... par Athanasios D. (2011-10-01 16:09:20) 
[en réponse à 609650]

... vous échapper que vous opposez des citations qui témoignent de situations différentes. En effet, à la publication du Missel complet en 1970, il a été décidé - par sollicitude envers ceux qui ont fait par de leur "émotion" lors de cette polémique de l'article 7 - d'insérer un préambule exposant la doctrine eucharistique qui témoigne de la foi inchangée de son auteur. [on est loin de la pertinacité concluant à l'hérésie, non ? ]

Concernant la situation précédente, je ne nie pas la présence de principes théologiques disséminés dans la Présentation. Aucun n'est erroné, mais certains - pris isolément - pouvaient être jugés incomplets. Cela n'en fait pourtant pas un document à vocation doctrinale dont l'objectif dépasserait celui d'une "introduction" à la façon de célébrer la messe.

Ath
images/icones/5b.gif  ( 609666 )Vous écrivez plus vite que votre ombre... par N.M. (2011-10-01 16:45:54) 
[en réponse à 609661]

Et donc il vous aura échappé que je donnais notamment deux citations antérieures à la promulgation de l'Institutio generalis première mouture (il s'agissait notamment d'en annoncer la teneur)... et donc a fortiori au préambule que vous nous dites (1970).

Bis repetita...


"Il s'agit des principes théologiques, des normes pastorales et rubricales pour la célébration de la messe"

Notitiae 40, 1968, p. 181.





"Un ample exposé théologique, pastoral, catéchétique et rubrical, une introduction à la compréhension et à la célébration de la messe"

Annibale Bugnini, Rapport à la seconde conférence générale de l'épiscopat latino-américain (Medellin, 30 août 1968), reproduit in Notitiae 46, avril 1969, p. 151.



Donc ne vous en déplaise, c'est bien d'un document à portée également doctrinale qu'il s'agit.

D'ailleurs vous en convenez vous-même (lors même que vous entendiez laisser croire le contraire au moyen de votre citation) lorsque vous concédez "la présence de principes théologiques disséminés dans la Présentation". C'est votre côté chauve-souris (bat-man, en quelque sorte).

Maintenant, si c'est le préambule de 1970 et non l'Institutio de 1969 qui est censé justifier l'appréciation de la Congrégation pour le Culte divin - "l'Institutio generalis Missale romani est un exposé développé concernant l'Eucharistie" (Notitiae 81, mars 1973, p. 101), je ne doute pas que vous serez à même de nous montrer, citations à l'appui, que ledit préambule de 1970, consituant donc un "exposé développé" (!), signifie très clairement que le sacrifice eucharistique est un sacrifice propitiatoire.

Quant aux protestations d'orthodoxie lancées par les fossoyeurs de la messe, il n'y a guère que les niaiseux pour s'en délecter. Martin Luther se déclarait dans la parfaite continuité de saint Paul et de saint Augustin.

images/icones/5b.gif  ( 609705 )Vous lisez plus vite que la lumière... par Athanasios D. (2011-10-02 01:12:22) 
[en réponse à 609666]

[navré de vous avoir fait attendre, le bat-signal m'a informé de quelques obligations à remplir entre-temps]


Donc ne vous en déplaise, c'est bien d'un document à portée également doctrinale qu'il s'agit.



Je ne le nie pas. Mais on voit bien leur portée et leur contenu réels en lisant le texte. Exemple (particulièrement "théologique" comparé à d'autres) concernant le chant:

L’Apôtre invite les fidèles rassemblés en corps dans l’attente de l’avènement de leur Seigneur, à chanter ensemble des psaumes, des hymnes et des chants spirituels (cf. Col 3, 16). Le chant est en effet le signe de l’allégresse du cœur (cf. Ac 2, 46). Aussi saint Augustin dit-il justement : « Chanter est le fait de celui qui aime »,48 et de la haute antiquité vient le proverbe : « Il prie deux fois, celui qui chante bien ».(art. 39/2002)


Et encore un autre sur les gestes et attitudes du corps:

L’attitude commune, observée par tous les participants, est un signe de l’unité des membres de la communauté chrétienne rassemblée pour la sainte Liturgie : en effet, elle exprime et développe les sentiments et la disposition d’esprit des participants. (art. 42/2002)


On est plus proche de l'explication des rubriques que de la constitution dogmatique.

Du reste, l'insertion en 1970 du préambule doctrinal témoigne à elle seule que la nature de cette Présentation - bien que contenant nécessairement des "principes théologiques" - n'avait pour objectif premier que de "fournir les lignes générales concernant la bonne ordonnance de la célébration de l’Eucharistie" et "exposer les règles gouvernant les différentes formes de la célébration" (art. 6/1969, seul article à exposer le but de la Présentation).

On aurait pu se contenter de compléter les formules qui - prises isolément - pouvaient être mal interprétées (et l'avaient été chez ceux qui s'en sont émus). Et ce fut fait également en sus de l'insertion du préambule doctrinal. Lequel - vous vous en doutiez - rappelle que "la Messe est à la fois sacrifice de louange, d’action de grâce, de propitiation et de satisfaction." (art. 2/2002)

Ath
images/icones/5b.gif  ( 609728 )Athanasios et ses maîtres, ou l'art du replâtrage par N.M. (2011-10-02 09:55:23) 
[en réponse à 609705]

En effet, le n°2 du prologue (de 1970) fait référence au caractère propitiatoire, mais entend-il signifier par là que la messe en tant que sacrifice vrai et propre est un sacrifice propitiatoire signe et réalité du sacrifice de la croix, ou bien est-ce là seulement une référence au caractère propitiatoire du sacrifice de la croix rendu présent par le mémorial qu'est la messe ?

Il ne suffit pas que le replâtrage de 1970 vienne en marge (et non pas dans le corps de l'IGMR révisé) rappeler certaines vérités. Il faut encore que lesdits replâtrages fassent sens par rapport aux bouleversements introduits par le nouvel ordo et l'IGMR.

Et ne vous abritez pas derrière l'excuse facile du type : à ce compte-là tout texte devient suspect. Car ce sont précisément les bouleversements inouïs de 1969 qui ont entraîné de tels soupçons et nécessitent donc des clarifications extrêmement exigeantes. Exigence qui n'a jamais été atteinte.

Au passage, je signale que le replâtrage concerne uniquement les plans de la maison, et non l'édifice du nouvel ordo lui-même, à commencer par les oraisons du propre dont ont été savamment expurgées les références au caractère propitiatoire du sacrifice de la messe, sans compter bien évidemment la suppression des prières les plus significatives de l'Offertoire (qui a disparu en route au profit de l'ineffable Présentation des dons).

Autrement dit, les plans de la maison changent, mais l'édifice reste le même. Sur le papier de l'IGMR replâtré, ça ressemble de plus en plus à une messe ; dans la réalité concrète, c'est toujours la "messe de Luther".

Les béni-oui-ouis se rassurent, parce que sur le papier ça finit par leur sembler très bien. Mais la maison est par terre depuis quarante-deux ans !

Encore et toujours la chauve-souris, cher Batman : je suis oiseau, voyez mes ailes ; je suis souris, vivent les rats !

Du même bat-tonneau est votre explication concernant le caractère pastoral et doctrinal de l'Institutio generalis. Personne, sinon dans vos rêves, n'a soutenu que l'IGMR se présentait comme une "constitution dogmatique". Cependant il est fallacieux, et contraire aux intentions des auteurs (à commencer par celui qui est censé avoir donné autorité à la chose, je veux dire Paul VI), de faire accroire que l'IGMR est quelque chose comme une simple "explication des rubriques".

L'article 6 donnerait à penser que la version de 1969 se cantonnait dans ce registre ? Mais en sens contraire, les Notitiae parlaient dès 1968 au sujet du même document alors en préparation de "principes théologiques" et même d'"un ample exposé théologique". Le document aurait-il changé de nature entre-temps ? Et quand Paul VI et la Congrégation pour le Culte divin parlent ultérieurement (respectivement en 1971 et en 1973) de "synthèse des principes théologiques" et d'"exposé développé concernant l'Eucharistie", ils ne mentionnent pas expressément le seul préambule de 1970. C'est de l'IGMR en tant que tel que parle manifestement Paul VI :


"Le nouveau missel est précédé d'une Présentation générale [Institutio generalis] qui n'est pas un simple recueil de rubriques, mais bien une synthèse des principes théologiques, ascétiques et pastoraux indispensables tant pour la connaissance doctrinale que pour la célébration, la catéchèse et la pastorale de la messe."

Paul VI, Lettre pontificale à la semaine liturgique d'Italie, DC 1594, 3 octobre 1971, p. 866.





images/icones/1n.gif  ( 609743 )Bon, je ne croyais pas si bien dire... par Athanasios D. (2011-10-02 13:31:27) 
[en réponse à 609728]

Vous caricaturez mes propos. Quoi qu'il en soit, vous ne voulez manifestement pas discuter. Je veux bien poursuivre à votre sortie d'Arkham (une vraie passoire, décidément). Le commissaire Gordon vous dira comment me joindre.

bAth
images/icones/bulle.gif  ( 609749 )C'est un peu court, jeune homme ! par N.M. (2011-10-02 14:15:02) 
[en réponse à 609743]

Mais pour ce qui est de caricaturer les propos des autres, il suffit de voir ce que vous nous présentez (via le site prétexte sacrosanctum-concilium) comme prétendue réponse aux questions et objections des "récalcitrants", pour savoir que vous n'avez pas beaucoup de leçons à donner.