Le Forum Catholique
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( 608314 )
Pris au hasard de mes lectures: sur Assise et l'interprétation de la Liberté religieuse... par Sam Gamegie (2011-09-19 22:10:24)
Je tombe sur ce point que je laisse à votre appréciation...
Le premier risque couru par la Liberté religieuse concerne une équivoque possible sur ce qu'est exactement la liberté religieuse. Rappelant son Message pour la Journée mondiale de la Paix 2011, le pape fait allusion aux discussions qui existent aussi à l'intérieur de l'Eglise catholique sur l'interprétation correcte de la déclaration sur la liberté religieuse "Dignitatis Humanae" du concile Vatican II. La liberté religieuse a souvent été confondue avec le relativisme, c'est-à-dire avec la thèse selon laquelle il n'existerait pas de vérité religieuse, et le choix d'une religion ou d'une autre religion serait plus ou moins indifférent.
Le mot est de Massimo Introvigne.

( 608315 )
Oups voici la fin de la citation... par Sam Gamegie (2011-09-19 22:14:00)
[en réponse à 608314]
Au contraire, comme Benoît XVI le rappelle dans son encyclique "Caritas in veritate" au paragraphe 55, « la liberté religieuse ne veut pas dire indifférence religieuse et elle n'implique pas que toutes les religions soient équivalentes ».
Il s'agit d'une question seulement théorique ? Certainement pas. De fait, la crainte que la liberté de religion apporte avec elle un relativisme et une sous-évaluation du rôle des religions typiques de l'Occident moderne est la première raison pour laquelle les pays ayant une forte identité religieuse musulmane, hindoue ou bouddhiste résistent à l'application des conventions internationales en matière de liberté religieuse. Ils craignent qu'accepter la liberté religieuse signifie nécessairement céder au relativisme et à l'indifférentisme typiques d'une certaine culture occidentale moderne. Il faut les convaincre qu'il n'en est pas ainsi et que la liberté religieuse et la dénonciation de ce que le pape appelle la dictature du relativisme peuvent et doivent coexister, comme le montre justement le Message pour la Journée mondiale de la Paix 2011.

( 608319 )
La théorie de la prise de judo par PEB (2011-09-19 22:35:39)
[en réponse à 608315]
Au judo, il me semble que l'on utilise la force de l'adversaire à son bénéfice.
La liberté religieuse à la sauce conciliaire est donc un moyen de prendre la modernité à son propre piège. Alors que cette dernière voudrait faire disparaître l'Eglise, cette dernière utilise ses propres armes pour continuer à exister.
C'est aussi une stratégie à la chinoise où la guerre devient un art d'évitement. L'affrontement n'est jamais recherché mais on n'hésite pas à aller sur le terrain de l'autre. Les Pères en avaient sans doute soupé des conflits grandioses, vingt annnées à peine avant!
Enfin, la liberté des hommes fait partie de la tradition séculaire. Paul III, tout prince Farnese qu'il fut, déclara aux colonisateurs qu'il était immoral et illicite de réduire en esclavage les peuplades indigènes. De fait, si ces populations doivent demeurer civilement libres, on ne saurait leur imposer le baptême par la force mais par la Charité. De ce fait, il est évident que les colons doivent laisser à ceux qui ne se convertissent pas le libre exercice de leurs cultes nonobstant un ordre public en voie de christianisation. C'est ainsi que la liberté religieuse (ou cultuelle si vous préférez) peut se concevoir.

( 608321 )
la liberté religieuse par jejomau (2011-09-19 22:40:43)
[en réponse à 608319]
... une réflexion à cet égard dans
Ichtus

( 608330 )
Merci jejomau par PEB (2011-09-19 23:30:40)
[en réponse à 608321]
Enfin, magnifique sortie par le haut de la dispute.
Après la thèse et l'antithèse, vient la synthèse.
Le bon pape Paul III (je lisais sa vie après celle de son contemporain Alexandre VI) dans la bulle
Sublimis Deus en 1537 déclara:
Les Indiens [d'Amérique] et tous les autres peuples qui peuvent être plus tard découverts par les Chrétiens, ne peuvent en aucun cas être privés de leur liberté ou de la possession de leurs biens, même s'ils demeurent en dehors de la foi de Jésus-Christ; et qu'ils peuvent et devraient, librement et légitimement, jouir de la liberté et de la possession de leurs biens, et qu'ils ne devraient en aucun cas être réduits en esclavage.
Il compare même les esclavagistes à des auxilliaires du démon!
De fait, même non encore baptisés, les peuples reçoivent la protection paternelle du Souverain Pontife, défenseur de leurs droits.
La liberté civile des non chrétiens appartient donc à la tradition multiséculaire et tridentine (dont il fut l'initiateur). Elle est la condition nécessaire de la libre et joyeuse adhésion à la Foi dans une Eglise virile en pleine expansion missionnaire.
Ce texte est bien loin de la défensive, version dernier carré suisse, d'un bienheureux Pie IX ou d'un saint Pie X.
A mon avis, les fidèles tradtionnels se laissent piéger par une homonymie. La liberté de Paul III n'est pas le relativisme anti-chrétien des soi-disant Lumières et de la Révolution. C'est une porte grande ouvert au Salut des hommes de toutes langues, races et nations dans leur singularité et leur dignité de fils aimés du Père. Benoît XVI est le successeur de Paul III et non pas de Garibaldi, ni de Cavour!
¡Viva Pablo III, el libertador!

( 608333 )
Comment justifier l'injustifiable ? par Jean-Paul PARFU (2011-09-19 23:51:43)
[en réponse à 608330]
en affirmant que la liberté religieuse est une bonne chose !
La liberté religieuse, l'Eglise, avant Vatican II, l'avait toujours comprise comme la liberté pour l'Eglise. C'est tout ! Ni plus ni moins !
Avant Vatican II, elle ne l'avait jamais comprise comme un principe, bon en soi, car l'erreur ne peut avoir de droit ! Elle peut tout au plus faire l'objet d'une tolérance pour éviter un plus grand mal !
La liberté religieuse comme principe est diabolique et conduit inévitablement au relativisme et à l'indifférentisme.
En pratique, elle favorise l'islam, notamment en France et en Europe.

( 608341 )
N'exagérons pas! par PEB (2011-09-20 00:32:48)
[en réponse à 608333]
Oui, Dieu a donné à l'homme le droit à l'erreur car Il est lent à la colère et plein d'amour et de miséricorde comme on l'a chanté dimanche dernier.
Un scandale pour le démon est justement que l'homme puisse se tromper et malgré tout mériter la couronne de gloire par la puissance de la Miséricorde infinie.
Déjà, Il a permis à nos premiers parents de s'approcher de l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal en ne s'y opposant pas physiquement. Il a donné à l'homme mortel le temps de développer sa civilisation (tu mangeras ton pain) et de se perpétuer (tu enfenteras). S'Il ne nous avait permis d'errer sous peine de mort, nous ne serions même pas là pour discuter.
Osez Osée qui conta comment le Seigneur osa épouser sa fiancée qui s'était prostituée. Les voies du Seigneur sont bien au dessus des notres. Le sacrement de pénitence n'a-t-il pas comme sanction suprême la rémission de nos péchés et le pardon de nos erreurs?
La liberté est la conséquence de la subjectivité humaine. Elle est le préalable à l'adoption filiale que Dieu veut nous accorder. Le Verbe ne veut pas des esclaves, même pas des disciples mais des amis.
C'est dans ce sens que Paul III, qui convoqua Trente, qui fait de la liberté civile des païens la condition nécessaire à l'évangélisation des Amériques. Or, Paul III n'a jamais entendu parlé de Vatican II: et pour cause! Selon l'herméneutique de la continuité, Paul III, Paul IV, saint Pie V, Paul V, Pie IX, saint Pie X, Pie XII et Paul VI, c'est toujours le même magistère pétrinien toujours renouvelé par l'Esprit.
La liberté religieuse est à la fois un principe d'ordre public mais aussi la liberté intérieure sans laquelle nul ne peut se mettre à l'écoute du Maître.
Sûrs de la puissance du Salut et de la vérité de l'Evangile, n'ayons pas peur de cette liberté qui ouvre les coeurs au Christ et mène les hommes aux pieds du Seul Pasteur.

( 608354 )
Paul III et la liberté religieuse ? par Meneau (2011-09-20 09:57:03)
[en réponse à 608341]
Je dois avouer que voir appeler Paul III à la rescousse de Dignitatis Humanae m'a bien fait rire.
Paul III, en défendant la liberté civile des indiens, et en n'autorisant pas les catholiques à réduire les indiens en escalavage en faisant croire qu'ils ne seraient pas aptes à devenir catholiques, ne fait rien d'autre que ce que le magistère a fait jusqu'à Pie XII inclus : l'homme ne peut être contraint à adopter la foi catholique. A bien relire
Sublimis Deus ce n'est d'ailleurs même pas sur ce point que s'insurge Paul III, mais sur la capacité des indiens à recevoir la foi catholique, capacité qui leur est niée par les esclavagistes.
Mais nulle part Paul III ne fait de la liberté de conscience au for externe public (liberté de culte public) un droit fondé sur la Révélation.
Je rappelle que Paul III est aussi celui qui a écrit :
Licet ab initio nostrae ad summi apostolatus apicem assumptionis id semper nobis cordi fixum institerit, ut fides catholica ubique floreret et augeretur, ac omnis haeretica pravitas a christifidelibus nostra diligentia procul pelleretur, necnon diabolica fraude seducti viam veritatis cognoscerent, et ad gremium et unitatem ecclesiae reducerentur; et si qui, animi perversitate ducti, in eorum damnato proposito persisterent, ita plecterentur, ut eorum poena aliis transiret in exemplum. Nihilominus sperantes quandoque eosdem sic seductos, tum Dei omnipotentis misericordia, tum fidelium orationibus, ac dictorum virorum praedicationibus, errores suos recognituros et, illis abiuratis, ad sanctam Ecclesiam catholicam redituros, etsi id aliquantum differrent, auctoritate sacri oecumenici et generalis concilii, quod ad id in primis propediem celebrare sperabamus, deterritos, veram et catholicam fidem amplexuros, et ea mediante in semitis iustitiae ambulaturos fore, negocium inquisitionis haereticae pravitatis huiusmodi in hanc usque diem distulimus.
(...)
Ac eis contra omnes et singulos a via Domini et fide catholica aberrantes seu de eadem fide male sentientes, aut alias quomodolibet de haeresi suspectos, illorumque sequaces, fautores et defensores, ac eis auxilium, consilium vel favorem, publice ve occulte, directe vel indirecte, praestantes, cuiuscumque status, gradus, ordinis, conditionis, præeminentiae fuerint, etiam absque ordinariis locorum, etiam in causis, in quibus ipsi de iure intervenire habent, inquirendi; et per viam inquisitionis vel investigationis, seu alias, etiam ex officio, procedendi; ac culpabiles quoscumque seu suspectos præcedentibus inditiis, carceribus mancipandi; ac contra eos usque ad finalem sententiam inclusive procedendi, et culpabiles repertos, poenis, iuxta canonicas sanctiones debitis, puniendi; ac ultimo supplicio damnatorum bona, prout iuris fuerit, publicandi.
Paul III fonde le Saint Office (appelé Sacrée congrégation de l'inquisition romaine et universelle) qui deviendra la CDF, en prenant toutes les dispositions pour poursuivre et punir les hérétiques, y compris jusqu'à la peine capitale. Comment conciliez-vous la liberté religieuse de DH avec le fait d'avoir le droit et le devoir de poursuivre et punir ainsi les hérétiques ?
Cordialement
Meneau

( 608593 )
[réponse] par Anton (2011-09-22 09:53:25)
[en réponse à 608354]
Comment conciliez-vous la liberté religieuse de DH avec le fait d'avoir le droit et le devoir de poursuivre et punir ainsi les hérétiques ?
N'y aurait il pas de différence entre l'ensegnement d'une hérésie et la pratique d'une autre religion?
Si vous pouviez nous traduire les passages latins
Merci
Cordialement

( 608360 )
Cher Monsieur, suis-je en train de lire "protestant" par Castille (2011-09-20 10:21:10)
[en réponse à 608341]
en vous parcourant? Me suggeriez-vous de passer directement à la réponse que vous opposent vos interlocuteurs, j'entends Vianney et Meneau, pour ne citer qu'eux?
En union de prières pour toute âme "débordée".
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

( 608466 )
Ca y est, je suis un hérésiarque par PEB (2011-09-20 23:34:09)
[en réponse à 608360]
damné au flamme de l'enfer!
Ce que je dis est parfaitement logique.
Paul III a réformé la sainte Inquisistion romaine et universelle en instituant le Saint-Office. Celui n'avait de juridiction que sur les fidèles chrétiens et visait à extirper chez les baptisé en respectant les règles du droit.
Paul III dit que les Indiens sont capables de la Foi. Or, la conversion de peuples ne peut advenir au prix de l'annéantissement des libertés communes et de la possession paisible de leurs terres. De fait, l'ordre colonial catholique est invité à tolérer les cultes païens de ses sujets, dans la mesure où ils ne sont pas manifestement contraires à la morale chrétienne (interdiction des sacrifices humains par exemple), jusqu'à ce que ces derniers acceptent le baptême. A partir de ce moment, ils deviennent sujet de l'Eglise et sont soumis à sa discipline.
Et Dignatatis Humanae dans tout ça?
Le contexte est évidemment fort différent. La liberté religieuse n'est pas la tolérance à tout et n'importe quoi! La liberté religieuse de DH repose sur l'Espérance du triomphe du Christ sur le mal mais aussi sur les erreurs.
Cependant, dans un contexte totalitaire matérialiste (Hitler, Staline, F. D. Roosvelt, ça ne vous dit rien?), la liberté même de célébrer un culte quel qu'il soit est radicalement menacée. Le fait même religieux disparait du débat public, sinon il est sommé de raser les murs. De ce fait, le simple droit de confesser une religion quelconque est poursuivi par la police de la pensée.
La liberté religieuse et le droit incarné à l'existence publique doit donc être promue comme droit imprescriptible, non pas pour le bien des cultes erronnés mais pour le bien premier et évident de l'Eglise. Il ne s'agit pas d'autoriser l'erreur à se répandre mais parmi elles de permettre au dépositaire de la Révélation de proclamer le Salut à tous les hommes.
C'est un peu irénique mais c'est, en l'état actuel des choses le seul moyen des Catholiques de défendre la simple existence de la Sainte Eglise en République Populaire de Chine, en République socialiste du Viêt Nam, en République Populaire Démocratique de Corée, en Irak, au Liban, au Pakistan mais aussi dans notre laïcarde République ou face aux intégristes athées des bords de la Spree.
Ne faites pas la fine bouche! Dignatatis Humanae assure même la protection de la Fraternité Saint-Pie-X qui, sous couvert des libertés publiques, peut exercer un bel apostolat à travers le monde.
La théologie catholique est résolument incarnée. Si elle est tendu vers les chioses d'En-Haut, elle est ancrée dans la glaise de notre humanité avec ses grandeurs mais aussi ses faiblesses. Le Dieu-Verbe Jésus-Christ continue à régner sur l'Histoire. Toutefois, son Eglise est comme ébranlée devant un monde qui ne veut plus écouter la voix du Maître.

( 608521 )
Qui donc vous pousse à parler contre vous? par Castille (2011-09-21 14:42:57)
[en réponse à 608466]
Ca y est, je suis un hérésiarque....Ce que je dis est parfaitement logique....PEB
Rien n'est plus logique (mais pourtant erronné) que le raisonnement du jaloux, par exemple. La logique pour implacable qu'elle soit n'a jamais été un gage de vérité.
..............La théologie catholique est résolument incarnée. Si elle est tendue vers les choses d'En-Haut, elle est ancrée dans la glaise de notre humanité avec ses grandeurs mais aussi ses faiblesses........PEB
On part mal à la bataille avec des gens qui considèrent que la doctrine catholique serait faible
"quelque(s) part(s)". Donc, contiendrait quelques erreurs? En d'autres termes que le Christ s'est trompé
quelques fois? Ou alors ses vicaires,.... parce qu'il s'agit de simples hommes? Pas tous bien sûr, mais
"certains".
Voyez-vous cher ami,
Avec le catholicisme, il faut tout embrasser. Ou.... alors tout vous quittera.
Le doute sain est toléré, souvent souhaitable. En lisant "Tu ne me chercheras pas si tu ne m'avais pas trouvé" Il faut comprendre "chercher" dans le sens chercher à m'embrasser, à être pénétré de moi, chercher à me plaire, à travailler à me rejoindre, à m'adorer, me servir....comme un serviteur inutile. N'oubliez que nous faisons notre devoir en servant DIEU.
Oui il existe un doute noble, mais le doute ne peut, ne doit en aucun cas aboutir à l'impiété, au dessèchement de la foi.
Voyez notre ami Scrutator Sapientiae, il aime bien écosser la doctrine catholique, mais la lecture de ses posts n'assèche pas le coeur. Jusqu'à preuve du contraire, il a toujours cherché à la pénétrer dans le bon sens.
Est-ce véritablement le comble de la niaiserie que d'aimer et d'être fier de la foi catholique?
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

( 608523 )
Aïe ! Aïe ! Aïe !... par origenius (2011-09-21 14:58:48)
[en réponse à 608521]
Attention au baratin !...
..............La théologie catholique est résolument incarnée. Si elle est tendue vers les choses d'En-Haut, elle est ancrée dans la glaise de notre humanité avec ses grandeurs mais aussi ses faiblesses........PEB
Il est question ici de
THÉOLOGIE catholique.
On part mal à la bataille avec des gens qui considèrent que la doctrine catholique serait faible "quelque(s) part(s)".
Ici vous parlez de la
DOCTRINE catholique.
Ce n'est évidemment pas la même chose.
Apprenez à lire. Je vous assure, c'est très utile.
Au plaisir
Origenius

( 608553 )
Tiens! On s'en serait douté. par Castille (2011-09-21 19:12:43)
[en réponse à 608523]
Dès que vous entrez en scène, mon bâton sourcier flaire le plaisir solitaire de l'esprit. Vous pour qui la christianisation était une
une ineptie
Même si -en l'occurrence- c'est juste ce que vous dites, je suis perplexe parce que par ailleurs vous dites trop souvent des niaiseries. Avec aplomb, autorité, pédanterie, drôlerie même, mais bêtises quand même.
Votre illustre pseudo n'a pas été béatifié pour avoir eu le vertige et s'être laissé entrainé à des interprétations hasardeuses. On comprend vos affinités.
Pour finir je ne vois pas quoi découvrir d'autre dans la théologie catholique qui pourrait parfaire la doctrine catholique. L'approfondissement de la doctrine ne peut non plus mener à en changer la théologie. Il faut tout prendre ou tout laisser. On ne picore pas, ni dans la doctrine, ni dans la théologie. C'est.... protester.
Entrons en oraison, frère originius :
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

( 608560 )
L'"essaim" du jour et sa "théorie" par origenius (2011-09-21 19:54:24)
[en réponse à 608553]
Je prends la peine de vous répondre uniquement parce que vous êtes une excellente apicultrice...
Votre laborieuse pseudo-réponse est fort intéressante mais d'un point de vue psychologique et clinique.
Dès que vous entrez en scène, mon bâton sourcier flaire le plaisir solitaire de l'esprit. Vous pour qui la christianisation était une une ineptie
Il est fort dommage que votre bâton sourcier ne vous éclaire pas un peu plus sur le fait que vous êtes d'une mauvaise foi crasse et d'une bêtise à couper au couteau.
Même si -en l'occurrence- c'est juste ce que vous dites, je suis perplexe parce que par ailleurs vous dites trop souvent des niaiseries
Grosso modo, vous avez comme d'habitude sorti une connerie, mais au lieu de vous y arrêter, c'est quand même de la faute de l'autre. C'est tortueux et minable.
Avec aplomb, autorité, pédanterie, drôlerie même, mais bêtises quand même.
Je laisse cela aux psy pour affiner leurs diagnostics.
Votre illustre pseudo n'a pas été béatifié pour avoir eu le vertige et s'être laissé entrainé à des interprétations hasardeuses. On comprend vos affinités.
No comment...
Pour finir je ne vois pas quoi découvrir d'autre dans la théologie catholique qui pourrait parfaire la doctrine catholique. L'approfondissement de la doctrine ne peut non plus mener à en changer la théologie. Il faut tout prendre ou tout laisser. On ne picore pas, ni dans la doctrine, ni dans la théologie. C'est.... protester.
Ouais ! Mais comme vous ne connaissez ni l'une ni l'autre...
Bref, personne n'a besoin de vous faire entrer pér-oraison, sœur Castille.
Ne vous limitez pas aux copier-coller, intervenez plus souvent, chère apicultrice, c'est vraiment trop marrant.
A très bientôt sur notre antenne.

( 608564 )
Quand on s'oppose à vous, on sent tout de suite des frolement d'ailes nories par Castille (2011-09-21 20:43:58)
[en réponse à 608560]
Fausses manip et l'on perd plusieurs fois sa réponse, tarte qui tombe à la renverse, bref vous n'êtes pas tout seul à ce qui parait.
Frère Origénius c'était de l'humour protestant et témoin de Jéhovah, pour ne pas vous dépayser.
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

( 608667 )
Merci origenius par PEB (2011-09-22 21:06:35)
[en réponse à 608523]
L'accroche de mon précédent message était évidemment du second degré. Tout le monde l'avait compris
La théologie est la science humaine portant sur la divinité. En tant que science, elle est objet de recherche. Notons d'ailleurs que c'est aux alentours de 1935 (un lustre après la fin des études de Mgr Lefebvre!) qu'au séminaire français de Rome le doctorat canonique qui était une sorte d'agrégation fut réformé en thèse universitaire de recherche académique.
Comme dit ailleurs, en vertu du théorème d'incomplétude en logique formelle de Gödel, la théologie, comme tout savoir humain, ne sera jamais fermée et c'est sans doute heureux.
La théologie catholique est résolument incarnée. Si elle est tendu vers les chioses d'En-Haut, elle est ancrée dans la glaise de notre humanité avec ses grandeurs mais aussi ses faiblesses.
Comme toute science, la théologie est une connaissance imparfaite et perfectible. Il y a dedans la force de l'intelligence humaine et de sa quête de vérité mais aussi la faiblesse de ses limites. Le terme de faiblesse dans la citation ci-dessus s'applique évidemment à l'humanité. C'est cette faiblesse qui participe à la limitation de la théologie.
La doctrine catholique, c'est l'écrin humain, pauvre vase d'argile, qui garde le trésor inestimable de la Parole de Dieu (
cf. 2 Co 4, 7) pour l'offrir à la multitude. Elle ne tire pas sa force par les personnes, aussi éminentes soient-elles, qui la professent mais par la tradition ininterrompue de l'enseignement du Maître donné jusqu'au Calvaire où repose la chaîre éternelle du Verbe. Il y a comme une échelle de Jacob... Le magistère est une grâce surnaturelle.

( 608577 )
Je répète donc la question par Meneau (2011-09-21 23:29:56)
[en réponse à 608466]
Merci pour votre long développement, il y aurait pas mal de point sur lesquels nous pourrions encore échanger, mais le principal est que vous ne répondez toujours pas à la question.
Le fait que Paul III permette de condamner un hérétique (emprisonnement, confiscation des biens, peine de mort) est-il compatible avec la liberté religieuse de DH et si oui comment ?
Autrement dit, il institue ainsi une répression sévère d'une liberté pourtant défendue par DH comme étant fondée sur la Révélation. Le fidèle chrétien n'aurait pas cette liberté de changer de religion ? Où DH permet-elle de faire cette exception à la règle de droit naturel ?
Cordialement
Meneau

( 608599 )
Je vous repose la mienne par Anton (2011-09-22 10:42:07)
[en réponse à 608577]
Tout pratiquant d'une autre religion, est il un hérétique?

( 608611 )
Question hors sujet par Vianney (2011-09-22 12:10:56)
[en réponse à 608599]
...à partir du moment où
Dignitatis Humanæ ne fait aucune distinction entre les communautés religieuses, qu’elles soient hérétiques ou non.
Puisque PEB compare la doctrine de Paul III à celle de
Dignitatis Humanæ, la vraie question est donc bien celle que Meneau a posée :
Le fait que Paul III permette de condamner un hérétique (emprisonnement, confiscation des biens, peine de mort) est-il compatible avec la liberté religieuse de DH et si oui comment ?
Autrement dit, il institue ainsi une répression sévère d'une liberté pourtant défendue par DH comme étant fondée sur la Révélation. Le fidèle chrétien n'aurait pas cette liberté de changer de religion ? Où DH permet-elle de faire cette exception à la règle de droit naturel ?
V.

( 608613 )
A notre époque, par Anton (2011-09-22 12:34:49)
[en réponse à 608611]
Des hérésies circulent elles dans l’Église?
Si oui faudrait-il alors appliquer ce que demande Paul III et comment?

( 608616 )
Le problème n’est pas de savoir... par Vianney (2011-09-22 13:10:19)
[en réponse à 608613]
...si l’Église doit
en toute occasion faire usage de son droit de coercition sur les hérétiques, le problème est de savoir si elle en a le
droit (et là, cela devient une question
doctrinale, et plus seulement une question d’
opportunité) : or, dans le cadre de la conception de liberté religieuse défendue par
Dignitatis Humanæ, la réponse à cette question est logiquement
non, alors que l’Église, de saint Pierre à Pie XII en passant par Paul III, a toujours répondu
oui :
Indépendamment de toute autorité humaine, l’Église a le droit, propre et inhérent à sa nature, de frapper ses sujets délinquants de peines soit spirituelles soit même temporelles.
Code de Droit Canon de 1917, can. 2214, § 1.

( 608657 )
Vous confondez par Anton (2011-09-22 20:01:49)
[en réponse à 608611]
En préambule à DH, nous trouvons qu'il faut recherchez(tout homme) la vérité en ce qui concerne Dieu et son Eglise.
Aussi je ne comprends pas que Meneau, en évoquant un catholique qui ne satisferait pas à cette obligation, et qui se convertirait à une autre religion, n'emploie le terme d'apostasie.
Cordialement

( 608668 )
Apostats ou pas, hérétiques ou pas... par Vianney (2011-09-22 21:06:40)
[en réponse à 608657]
...
Dignitatis Humanæ ne fait aucune distinction de ce genre quand il reconnaît aux communautés religieuses, quelles qu’elles soient, le droit à répandre leurs convictions, vraies ou fausses, dans la société, sauf lorsque la tranquillité publique risque d’en pâtir (§ 4).
Et je ne vois pas, je le
répète, comment la reconnaissance de ce prétendu “droit” ne s’oppose pas frontalement au
droit de l’Église reconnu par tous les papes jusqu’à Vatican II :
Indépendamment de toute autorité humaine, l’Église a le droit, propre et inhérent à sa nature, de frapper ses sujets délinquants de peines soit spirituelles soit même temporelles.
Code de Droit Canon de 1917, can. 2214, § 1.
Parmi ces “sujets” figurent tous ceux que l’Église a baptisés : qu’ils soient par la suite devenus hérétiques ou qu’ils aient apostasié, ils n’en demeurent pas moins ses sujets.
V.

( 608701 )
vous faites la même erreur que les modernistes par Anton (2011-09-23 08:00:29)
[en réponse à 608668]
DH, ne fait pas l'apologie des fausses religions, mais DH revendique la liberté de conscience dans le but de rendre un culte à Dieu.
au fait que personne ne soit forcé d'agir contre sa conscience, ou empêcher d'agir selon.
Liberté de conscience qui vous dérange car vous l'interpréter au sens de la liberté de conscience condamnée précédemment par les papes, liberté de conscience dont on sait où elle plongeait ses racines.
DH, ne fait pas l'apologie des autres religions, ni de cette liberté de conscience condamnée précédemment, or vous semblez nous dire qu'il reconnait le droit de se répandre à d'autres religions en les laissant ainsi à leurs croyances incomplètes ou faussées, mais cela est une erreur. La liberté ainsi acquise doit profiter au postulat, tout homme doit rechercher la vérité en ce qui concerne Dieu et son Eglise et quand il l'a connue, l'adopter...(je cite de mémoire)
Alors certainement que ces nouvelles religions peuvent se répandre, mais leur mensonge, leur défaut ne peuvent résister face à la vraie religion du Christ.
D'autre part, si ces fausses religions se répandent, ce n'est pas la faute à l'Eglise, mais bien un problème politique, ce n'est pas l'Eglise qui gère les économies des états, et si ceux qui nous dirigent veulent détruire l'Eglise ce que nous constatons chaque jour, par une immigration forcée...
Un petit exemple on ne rembourse plus, les médicaments, on fait du faux de la contrefaçon en matière de médicaments(les génériques)
pour boucher des abysses, mais on dépense des millions sur la lybie, l'afghanistan, et l'on rapatrie les lybiens blessés que l'on a contribué à blesser, dont on a détruit les infrastructures pour les soigner chez nous dans nos infrastructure hospitalières, qui payera, que deviendra le trou de la sécu?...(Est ce là la faute à l'Eglise aussi).
Ensuite si les chrétiens sont défectueux, il est normal que nous soyons dans la situation actuelle, mais ce n'est pas DH qui conduit à à cela, mais toutes les fausses interprétations qui en sont faites.
Ensuite si le texte peut-être ainsi interprété car il n'est pas assez précisé, car la foi peut-être défaillante, vous avez raison de le dénoncer. Mais ce n'est pas le sens premier du texte.
Cordialement.

( 608705 )
Vieux débat par Vianney (2011-09-23 09:11:47)
[en réponse à 608701]
...auquel les liseurs pourront se
reporter et auquel vous et moi avons déjà apporté suffisamment notre contribution, non ?
Ce qui me paraissait intéressant, c’était de voir en quoi le pape Paul III pouvait passer, comme le prétendait PEB, pour un “précurseur” de
Dignitatis Humanæ, et c’est la seule raison de mon intervention.
Mais si ça peut vous rassurer, personne ici, même parmi les adversaires de
DH, ne fait l’apologie de l’esclavage ou des baptêmes forcés.
En revanche, une vraie question (parmi d’autres) est de savoir si, aux yeux de
DH, l’Église a le droit de contraindre un baptisé à demeurer
fidèle aux promesses de son baptême, comme elle l’a affirmé pendant près de 2000 ans, des Actes des apôtres (bien avant qu’elle puisse compter sur un soutien étatique) au Code de droit canon de 1917 (ou encore dans le discours du pape Pie XII aux juristes italiens). On ne voit vraiment pas comment concilier un tel droit avec la liberté religieuse que prône
DH, à savoir que “tous les hommes doivent être
soustraits à toute contrainte de la part soit des individus, soit des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit”, liberté qui “persiste en ceux-là même qui ne satisfont pas à l'obligation de chercher la vérité et d’y adhérer”...
V.

( 608709 )
DH sauvée par son préambule ? par Meneau (2011-09-23 09:35:58)
[en réponse à 608701]
Vous avez raison de souligner que le préambule de DH fait obligation à tout homme de rechercher la Vérité et d'y adhérer.
Tous les hommes, d'autre part, sont tenus de chercher la vérité, surtout en ce qui concerne Dieu et son Église; et, quand ils l'ont connue, de l'embrasser et de lui être fidèles.
Mais DH distingue immédiatement de devoir de la liberté religieuse qui va être développée.
Or, puisque la liberté religieuse que revendique l'homme dans l'accomplissement de son devoir de rendre un culte à Dieu concerne son immunité de toute contrainte dans la société civile, elle ne porte aucun préjudice à la doctrine catholique traditionnelle sur le devoir moral de l'homme et des associations à l'égard de la vraie religion et de l'unique Église du Christ.
Soulignons au passage qu'il ne suffit pas de dire "elle ne porte aucun préjudice à la doctrine traditionnelle" pour que cela soit forcément vrai.
Mais nous sommes donc arrivés au point suivant :
- les hommes ont un devoir moral de rechercher la Vérité et d'y adhérer
- cette recherche et cette adhésion doivent se faire en toute liberté de contrainte.
Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être soustraits à toute contrainte de la part soit des individus, soit des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu'en matière religieuse nul ne soit forcé d'agir contre sa conscience, ni empêché d'agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d'autres. Il déclare, en outre, que le droit à la liberté religieuse a son fondement dans la dignité même de la personne humaine telle que l'a fait connaître la Parole de Dieu et la raison elle-même (2). Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse dans l'ordre juridique de la société doit être reconnu de telle manière qu'il constitue un droit civil.
Prenons maintenant le cas d'un catholique imaginaire : qui découvre une hérésie, que, en conscience, il croit être la Vérité. Son devoir, selon le préambule de DH, est donc d'adhérer à cette hérésie, puisqu'en conscience il la croit vraie.
Ce catholique entre aussi dans le champ de la liberté de contrainte de DH, qui ne fait aucune distinction, puisque ce droit à l'immunité de contrainte aurait son fondement dans la Révélation et la Loi naturelle - la personne dont nous parlons est en effet de même nature que tout homme, elle a la même dignité humaine. Partant, nul ne pourrait le contraindre à abjurer son hérésie. C'est pourtant ces mesures coercitives que préconise Paul III.
Cordialement
Meneau

( 608716 )
Tout attaché aux textes ... par Ion (2011-09-23 10:16:14)
[en réponse à 608709]
... que vous citez, vous oubliez l'essentiel, pour ce catholique imaginaire : la grâce (de par notamment son baptême) qui lui sera proposée et qui lui fera librement reconnaître, en conscience là aussi, son erreur. Aucune mesure coercitive (préconisée ou pas par Paul III) n'est plus forte que cette grâce.
C'est ce que, systématiquement, vous oubliez.
Ion

( 608722 )
Saint Pierre oubliait-il le rôle de la grâce par Vianney (2011-09-23 11:09:51)
[en réponse à 608716]
...quand il
condamnait Saphire à subir la même mort que son mari pour avoir menti au Saint-Esprit en trompant l’Église ?
Pierre lui dit : Répondez-moi : est-il vrai que vous avez vendu votre champ un tel prix ? Il voulait la sauver, car le mari était l'auteur de la faute. C'est pourquoi il s'empresse de lui offrir l'occasion de se justifier et la faculté de se repentir. C'est ce qui lui fait dire : Répondez-moi : est-il vrai que vous avez vendu votre champ un tel prix ? Oui, répondit-elle. Mais Pierre reprit : Pourquoi vous êtes-vous concertés pour tenter le Saint-Esprit ? Voilà à la porte les pieds de ceux qui ont enseveli votre époux et ils vont vous emporter. Aussitôt elle tomba à ses pieds et expira.
À vous suivre, ce serait donc Dieu lui-même qui, en mettant à exécution la condamnation portée par saint Pierre, aurait...
oublié le rôle que peut jouer la grâce dans la conversion !
V.

( 608724 )
Où est la contrainte ... par Ion (2011-09-23 11:27:44)
[en réponse à 608722]
... extérieure institutionnalisée, ou le système coercitif, dans l'action de St Pierre ? N'est-il pas lui-même, au contraire, l'instrument de cette grâce qui aura peut-être contribué à la conversion de ces époux ?
Ion

( 608727 )
La condamnation à mort ne serait donc pas une “contrainte” par Vianney (2011-09-23 11:46:10)
[en réponse à 608724]
...selon vos critères très particuliers ? Si l’Église a, par la suite, “institutionnalisé” ce type de condamnation et d’autres de moiondre sévérité, n’est-ce pas tout simplement parce qu’à la différence de saint Pierre, ses successeurs n’étaient plus directement inspirés par le Saint-Esprit, mais seulement assistés par Lui dans la recherche de la vérité ? La condamnation était – parfois, et pas nécessairement à mort – l’aboutissement d’une enquête “institutionnalisée” visant à respecter tout à la fois la justice et la miséricorde.
Quoi qu’il en soit, de telles condamnations, même à mort, ne sont pas l’équivalent de condamnations à l’enfer. Et c’est saint Pierre lui-même qui nous le dit, si j’ai bon souvenir, en parlant des hommes qui sont morts victimes du déluge. En cela, elles peuvent être aussi l’instrument de la grâce.
V.

( 608736 )
Mais il n'y a pas condamnation ... par Ion (2011-09-23 13:38:08)
[en réponse à 608727]
... à mort par Pierre ni d'Ananie ni de Sapphire. Pierre ne fait que constater leur mort, conséquence non pas d'une condamnation mais de la propre exclusion des époux de la communauté qui leur avait fait confiance. Mort physique ? Mort à la vie de la communauté ? Peu importe d'ailleurs, car dans notre débat, cette mort n'est en rien une condamnation d'un quelconque tribunal humain et institué dans un but coercitif.
Ion

( 608746 )
Et pourtant... par Vianney (2011-09-23 15:03:09)
[en réponse à 608736]
Acte des Apôtres, ch. V :
9. Alors Pierre lui dit : Pourquoi vous êtes-vous concertés pour tenter l’Esprit du Seigneur ? Voici que les pieds de ceux qui ont enseveli ton mari sont à la porte, et ils vont t’emporter.
Quand saint Pierre annonce à Saphire ce qui va lui arriver, elle est encore bien vivante...
10. À l’instant même elle tomba à ses pieds, et expira. Les jeunes gens en entrant la trouvèrent morte ; et ils l’emportèrent, et l’ensevelirent auprès de son mari.
J’ai déjà évoqué
saint Jean Chrysostome :
D’abord, il lui fait sentir sa faute, ensuite il annonce qu’elle subira le même châtiment que son mari, et avec justice, puisqu’elle a commis le même péché.
Voici à présent l’interprétation de
saint Augustin :
Un mot suffit pour les faire expirer tous deux, l’homme et la femme. Il en est qui regardent comme un châtiment trop sévère d’avoir fait mourir ces deux chrétiens parce qu’ils avaient soustrait de l’argent provenant après tout de leur propre bien.
C’est donc bien, suivant saint Augustin, la parole de saint Pierre qui
fait mourir l’homme et la femme.
Peu importe d'ailleurs, car dans notre débat, cette mort n’est en rien une condamnation d’un quelconque tribunal humain et institué dans un but coercitif.
Le
tribunal, en l’occurrence, était réduit à la seule personne de Pierre, mais pour saint Augustin qui n’avait pas eu la chance de consulter Ion, il s’agissait bien d’un
châtiment.
Au surplus, ce droit de coercition est reconnu par l’Église depuis près de vingt siècles, il figure même en toutes lettres dans sa législation de 1917. Comme toute législation promulguée pour toute l’Église, elle ne saurait s’opposer à la doctrine catholique : après bien d’autres papes, Léon XIII le rappelait encore dans
Testem Benevolentiæ.
Mais faisons même abstraction, un court instant, de l’avis de l’Église, et posons-nous cette simple question : si les papes s’étaient trompés pendant autant de siècles sur un sujet de cette importance, en quoi l’Église pourrait-elle être encore qualifiée de “sainte” et “apostolique” ? Et en quoi pourrait-elle demeurer crédible ?
V.

( 608751 )
Et alors ? par Ion (2011-09-23 16:13:05)
[en réponse à 608746]
Personne ne nie l'existence d'un châtiment. D'un châtiment divin comme il y en a de nombreux dans la Bible vis-à-vis de ceux qui sont infidèles à leurs paroles. Loin d'être ici une apologie de la peine de mort pour faute grave, on a ici un enseignement sur les conséquences par une certaine mort à la vie divine (celle vécue par la communauté des baptisés à laquelle appartenaient Ananie et Sapphire) d'une trahison ou d'un mensonge. Et à aucun moment Pierre n'a prononcé la mise à mort.
On est, à mon sens, très loin du système de coercition que vous voulez voir établi par l'Eglise sur terre.
Sur votre dernière question. Vous insistez sur les garanties qu'apporte à une pratique ecclésiale sa longévité. Des garanties, peut-être, une garantie infaillible, non.
Ion

( 608758 )
Je n’y suis pour rien... par Vianney (2011-09-23 17:16:51)
[en réponse à 608751]
On est, à mon sens, très loin du système de coercition que vous voulez voir établi par l'Eglise sur terre.
Ce n’est pas moi qui
veut voir, c’est l’Église :
Indépendamment de toute autorité humaine, l’Église a le droit, propre et inhérent à sa nature, de frapper ses sujets délinquants de peines soit spirituelles soit même temporelles.
Code de Droit Canon de 1917, can. 2214, § 1.
Sur votre dernière question. Vous insistez sur les garanties qu'apporte à une pratique ecclésiale sa longévité. Des garanties, peut-être, une garantie infaillible, non.
Si tel était le cas, cela signifierait que l’Église a pu dans le passé induire les fidèles en erreur sur l’étendue des droits que le Christ lui a conférés. Encore une fois, je me demande bien quelle garantie elle aurait de ne plus se tromper à l’avenir.
Mais en fait,
tel n’est pas le cas puisque l’Église, notamment par la voix de Pie VI (
Auctorem Fidei), a condamné la prétention de soumettre “à examen la discipline établie et approuvée par l’Église, comme si l’Église pouvait établir
une discipline inutile et trop pesante pour la liberté chrétienne” (78e proposition condamnée du Synode de Pistoie).
La discipline approuvée par l’Église à un moment donné de son histoire – par exemple en 1917 – peut être jugée perfectible ou amendable, mais en aucun cas “inutile ou trop pesante pour la liberté chrétienne”.
V.

( 608778 )
Je suis de ceux pour qui Vatican II ... par Ion (2011-09-23 19:13:23)
[en réponse à 608758]
... a supplanté ... Pistoie. Et croyez moi, cela ne m'empêche pas de dormir.
Si le Code de 1983 a supprimé cette possibilité d'infliger des peines temporelles, c'est qu'elle était, au mieux inutile, au pire, incorrecte.
Ion

( 608800 )
Et pourtant la peine de prison a été récemment rétablie en droit canonique! par La Favillana (2011-09-23 21:54:31)
[en réponse à 608778]
pour les délits financiers.
ROME, le 21 mars 2011 – À partir du début du mois d’avril, le Saint-Siège sera de nouveau doté d’une sanction qui avait disparu depuis longtemps du droit canonique : la prison.
Cette peine a été introduite par la loi n° 127 de l’état de la Cité du Vatican, qui a été promulguée le 30 décembre dernier et entrera en vigueur le 1er avril prochain. Une loi qui frappe le blanchiment d’argent sale et le financement du terrorisme.
Sandro Magister

( 608752 )
Ananie et Saphire... par Athanasios D. (2011-09-23 16:14:24)
[en réponse à 608746]
... ont-ils agi de façon à pouvoir invoquer le droit à la liberté socio-civique en matière religieuse ? Je ne vois pas le rapport entre leur comportement et DH.
Ath

( 608755 )
Voilà le rapport par Vianney (2011-09-23 16:36:56)
[en réponse à 608752]
ici :
En revanche, une vraie question (parmi d’autres) est de savoir si, aux yeux de DH, l’Église a le droit de contraindre un baptisé à demeurer fidèle aux promesses de son baptême, comme elle l’a affirmé pendant près de 2000 ans, des Actes des apôtres (bien avant qu’elle puisse compter sur un soutien étatique) au Code de droit canon de 1917 (ou encore dans le discours du pape Pie XII aux juristes italiens). On ne voit vraiment pas comment concilier un tel droit avec la liberté religieuse que prône DH, à savoir que “tous les hommes doivent être soustraits à toute contrainte de la part soit des individus, soit des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit”, liberté qui “persiste en ceux-là même qui ne satisfont pas à l'obligation de chercher la vérité et d’y adhérer”...

( 608756 )
Ben... par Athanasios D. (2011-09-23 17:05:35)
[en réponse à 608755]
... ce n'est pas évident. Ananie et Saphire ont été punis pour avoir menti. Et cette punition est venue de Dieu, pas de la société.
Ath

( 608761 )
Saint Jean Chrysostome et saint Augustin par Vianney (2011-09-23 17:23:49)
[en réponse à 608756]
...ne semblent pas d’accord avec vous : selon
eux, c’est bien la parole de saint Pierre qui a “fait mourir” les deux époux (même si c’est Dieu qui a exécuté la sentence).
J’ai pris les deux premiers Docteurs de l’Église qui me sont tombés sous la main, mais j’imagine qu’ils ne doivent pas être le seuls de cet avis.
V.

( 608810 )
Admettons... par Athanasios D. (2011-09-23 23:28:35)
[en réponse à 608761]
... j'ai dû mal exprimer mon doute quant à l'application à DH de ce passage des Actes. Ce doute ne consiste pas en la pertinence de la coercition en tant que telle, mais au fait qu'Ananie et Saphire n'ont pas exercé leur droit à la liberté religieuse telle que l'enseigne DH.
Du reste, je ne nie pas que l'Eglise ait le pouvoir de punir ses fidèles. Elle le fait encore aujourd'hui. Le droit canonique atteste des différentes peines médicinales correspondant aux différents délits, ayant pour but d'exciter leur repentence. Ananie et Saphire n'auront pas eu cette opportunité, peut-être à cause des privilèges apostoliques de saint Pierre.
En revanche, les aéropagites auront eu plus de chance avec saint Paul qui - après avoir loué leur religiosité - ne les a pas exterminé de son verbe dès lors qu'ils se gaussèrent après qu'il leur eût parlé de résurrection. Il est vrai que ces païens n'étaient pas sujets du droit ecclésiastique.
Ath

( 608821 )
C’est en effet l’explication la plus probable par Vianney (2011-09-24 08:50:30)
[en réponse à 608810]
Il est vrai que ces païens n'étaient pas sujets du droit ecclésiastique.
Par ailleurs, les peines (même mortelles) infligées par l’Église à ses fidèles sont médicinales, comme vous le soulignez. Elles visent moins à condamner les fautifs qu’à enrayer la contagion. Et donc, suivant les circonstances, l’Église est amenée à en faire usage ou à s’en abstenir.
V.

( 608808 )
La grâce ? Elle a bon dos ! par Meneau (2011-09-23 23:18:04)
[en réponse à 608716]
vous oubliez l'essentiel, pour ce catholique imaginaire : la grâce (de par notamment son baptême) qui lui sera proposée et qui lui fera librement reconnaître, en conscience là aussi, son erreur. Aucune mesure coercitive (préconisée ou pas par Paul III) n'est plus forte que cette grâce.
La grâce (sanctifiante), malheureusement, ça se perd !
Je vous concède qu'aucune mesure coercitive n'est plus forte que la grâce... mais c'est hors-sujet : Paul III envisage bien des mesures coercitives, et cela s'oppose frontalement à la liberté sans distinction concédée par DH.
Cordialement
Meneau

( 608719 )
Justement le préambule l'oblige à une toute autre démarche par Anton (2011-09-23 10:52:49)
[en réponse à 608709]
Prenons maintenant le cas d'un catholique imaginaire : qui découvre une hérésie, que, en conscience, il croit être la Vérité. Son devoir, selon le préambule de DH, est donc d'adhérer à cette hérésie, puisqu'en conscience il la croit vraie.
Il devra s'assurer de la vérité de son hypothèse, la soumettre à l'Eglise sera un minimum.
Sinon ce catholique imaginaire existe, c'est un protestant, il se ferait une religion à la carte.

( 608809 )
Dans le mille ! par Meneau (2011-09-23 23:21:06)
[en réponse à 608719]
Sinon ce catholique imaginaire existe, c'est un protestant, il se ferait une religion à la carte.
Tous les hérésiarques ont été des catholiques se faisant une religion à la carte. Ca tombe bien, c'est justement d'eux qu'on parle ! Les protestants en sont un exemple.
Donc prenez l'exemple d'un catholique qui devient protestant, si vous voulez. Il ne risque pas de soumettre son hypothèse à une Eglise qu'il ne reconnaît plus.
Cordialement
Meneau

( 608815 )
Ne trouvez vous pas alors qu' ils sont par Anton (2011-09-24 00:44:52)
[en réponse à 608809]
Nombreux ceux qui ne reconnaissent pas l'Eglise, qui se font une Eglise à la Carte, Prenons le cas imaginaire d'un Catholique qui refuserait un concile prétendant ...
Vous et moi nous savons que c'est le Saint Esprit qui assiste l'Eglise.

( 608906 )
Si l'exemple vous sied par Meneau (2011-09-25 12:27:13)
[en réponse à 608815]
.. alors prenez l'exemple d'une FSSPX que vous considéreriez comme hérétique...
Mais quelque soit l'exemple, vous ne répondez toujours pas à la question.
Cordialement
Meneau

( 608630 )
En dehors du Catholicisme, tout est hérésie par Castille (2011-09-22 15:34:39)
[en réponse à 608599]
par conséquent tout pratiquant d'autre chose est hérétique. Même si certains nous sont chers.
Cependant, il peut se sauver par sa charité envers ses frères (notion catholique par excellence), mais il ne le devra pas à sa pratique religieuse.
Le catholicisme -la vraie religion- est un visage du Dieu-Trine (castillisme)
Elle ne peut être amoindrie, améliorée, assaisonnée (ce qui est valable depuis 2000 est valable pour nous).
Le buisson ardent est dépassé depuis que la divinité du Christ "a pris notre humanité". Plus jamais Dieu n'apparaitra dans un feu.... Quant aux insolations d'un bédouin.....
Si l'on voulait être strict, le mot religion ne devrait désigner que le Catholicisme, car lui seul nous relie au vrai Dieu.
Mais nous pouvons, -et devons- prier pour les autres.
"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous"

( 608642 )
Là vous ratissez plutôt large par Vianney (2011-09-22 17:14:53)
[en réponse à 608630]
par conséquent tout pratiquant d'autre chose est hérétique
Pour être “hérétique” aux yeux de l’Église, il faut :
– être baptisé,
– refuser avec obstination (“pertinacité”) au moins une vérité révélée par Dieu et enseignée par l’Église comme étant de foi.
Les baptisés que visait la législation de Paul III dont parle Meneau, c’était donc ceux qui, après avoir été avertis par l’Église que leur opinion s’écartait de la foi, la conservaient ouvertement malgré cet avertissement.
V.

( 608696 )
D'accord. Merci pour la correction. Mais alors par Castille (2011-09-23 01:40:40)
[en réponse à 608642]
comment désigner les autres courants (et partis) religieux. Comment appeler leurs pratiquants? Quand ils n'ont rien à voir avec le Christ, non pas pour d'ignorer son existence mais de la réfuter en tant que fils de Dieu?
Judaisme, Islam, Bouddhisme, Chamanisme, Animisme etc.
Ai-je bien compris qu'il n'y a d'hérétiques que les protestantismes? Puisque baptisés (pour certains) et rejetant au moins une vérité de la vraie foi.
"Ô Marie conçue sans péché, priez pur nous qui avons recours à Vous"

( 608700 )
Il n’y a pas de désignation officielle par Vianney (2011-09-23 07:03:05)
[en réponse à 608696]
...(du moins à ma connaissance) pour ceux qui n’appartiennent pas à l’Église. Les catéchismes distinguent généralement les infidèles, les juifs, les hérétiques, les apostats, les schismatiques et les excommuniés. Les seuls dans cette liste à ne pas être baptisés sont les juifs – au sens religieux du terme : ceux qui professent la loi mosaïque sans reconnaître Jésus-Christ – et les infidèles, à savoir tous les autres, qu’ils soient monothéistes ou non.
Ai-je bien compris qu'il n'y a d'hérétiques que les protestantismes ?
Dans nos régions, oui, mais en Orient, vous avez encore quelques communautés nestoriennes (qui nient la maternité divine) dont l’origine remonte à plus de 1.500 ans.
V.

( 608753 )
Pour commencer... par Athanasios D. (2011-09-23 16:32:43)
[en réponse à 608696]
CLIC et
CLIC !
Ou pour être bref:
Il va de soi que la foi dans le Christ qui se trouve en toutes les religions chrétiennes implique l'acceptation de toutes les vérités révélées, même si telle ou telle se trouve, dans cette religion, expressément niée: car elle n'est évidemment pas niée, comme enseignée par le Christ, et c'est de bonne foi que cela est nié par les croyants formés dans cette religion.
N. B. Il n'en va pas de même pour celui qui, ayant reçu cette vérité dans l'Eglise catholique comme venant du Christ la rejette pour des convenances personnelles, intellectuelles ou morales. Celui-là faut un choix (airesis) dans l'enseignement du Christ, et de ce fait il n'adhère plus au Christ illuminateur, il ne croit plus "sur sa parole". La question de savoir si quelqu'un peut, de bonne foi, exclure de l'enseignement de l'Eglise une vérité particulière, pensant que l'Eglise se trompe en l'attribuant au Christ, est autre.
(J-H Nicolas o.p., Synthèse dogmatique "de la Trinité à la Trinité", p.709)
Ath

( 608406 )
Cher Jean-Paul par Sam Gamegie (2011-09-20 17:43:26)
[en réponse à 608333]
dans le contexte de Massimo Intovigne, la liberté religieuse c'est pour les chrétiens persécutés en pays communistes, bouddhistes, hindouistes et islamistes...

( 608346 )
interdiction de l'esclavage sous peine d'excommunication par jejomau (2011-09-20 07:11:47)
[en réponse à 608330]
Le Bref de Paul III que vous citez, comme je le trouve dans le Denzinger :
"Nous voulons que ces Indiens, même s'ils se trouvent en dehors du sein de l'Eglise, ne soient pas pour autant privés de leur liberté ou de la disposition de leurs biens"
Vous dites, quant à vous :
"Nous voulons que ces Indiens, même s'ils se trouvent en dehors de la Foi en Jésus-Christ, ne soient pas pour autant privés de leur liberté ou de la disposition de leurs biens"
Légèrement différent, mais le sens reste très lumineux !
Bref du pape Paul III : " Pastorale officium "à l'archevêque de Tolède, 29 Mai 1537 - Le droit de l'homme à la liberté et à la propriété -
"Il est parvenu à notre connaissance que pour faire reculer ceux qui, bouillonnant de cupidité, sont animés d'un esprit inhumain à l'égard du genre humain, l'empereur des Romains Charles (V) a interdit par un édit public à tous ses sujets que qui que ce soit ait l'audace de réduire en esclavage les Indiens occidentaux ou ceux du Sud, ou de les priver de leurs biens.
Puisque Nous voulons que ces Indiens, même s'ils se trouvent en dehors du sein de l'Eglise, ne soient pas pour autant privés de leur liberté ou de la disposition de leurs biens, ou considérés comme devant l'être du moment que ce sont des hommes et par conséquent capables de croire et de parvenir au salut, qu'ils ne soient pas détruits par l'esclavage mais invités à la vie par des prédications et par l'exemple, et puisque en outre Nous désirons contenir les entreprises si infâmes de ces impies et pourvoir à ce qu'ils ne soient pas moins enclins à embrasser la foi du Christ parce qu'ils auront été révoltés par les injustices et les torts qu'ils auront subis, Nous demandons... à ta prudence que tu... interdises avec une très grande sévérité, sous peine d'excommunication portée d'avance, à tous et à chacun, quel que soit son rang, d'oser réduire en esclavage les Indiens précités, de quelque façon que ce soit, ou de les dépouiller de leurs biens."

( 608337 )
Alors, deux simples questions par Vianney (2011-09-20 00:06:31)
[en réponse à 608319]
En quoi les doctrines défendues par
tous les papes depuis la Révolution française (et pas seulement par Pie IX et saint Pie X) contrediraient-elles l’enseignement de Paul III sur l’esclavage ? Et en quoi ces doctrines justifieraient-elles les conversions forcées ?
À mon humble avis, vous pouvez chercher dans tous les documents du magistère, vous ne trouverez
aucun pape qui ait jamais justifié de telles conversions forcées (et surtout pas ceux que la Sainte Église a canonisés).
Mais de là à transformer la société civile en un supermarché ouvert à toutes les religions jouissant toutes des mêmes droits, qu’elles soient monothéistes, polythéistes ou panthéistes, il y a une marge considérable, une marge que ni Paul III ni aucun autre pape depuis saint Pierre jusqu’à Pie XII inclus n’a
jamais franchie, et ils nous ont fort bien expliqué pourquoi, la nature humaine étant ce qu’elle est, de telles pratiques ne pouvaient mener qu’à l’indifférentisme (et en fin de compte à la
barbarie).
V.

( 608342 )
Chez Paul VI non plus par PEB (2011-09-20 00:56:44)
[en réponse à 608337]
Chez Paul VI et ses successeurs non plus, il n'y a pas cet indifférentisme.
Jean-Paul II, qui, ayant connu les jougs nazis et communistes, fut un artisan de Vatican II, implora le monde d'ouvrir toute grande ses (lourdes) portes au Christ.
Sinon, ce n'est pas le magistère qui mit sur pied l'Etat laïc moderne mais la Révolution.
Encore une fois, il faut contextualiser le magistère de Vatican II qui est la conséquence directe de la Seconde Guerre Mondiale et de la Guerre Froide. En 1962, le désastre a déjà commencé. Après un dernier petit joint, les fils s'apprêtent à trainer les pères devant les tribunaux de l'Histoire. L'ordre bourgeois (issu de la Révolution!) va bientôt succomber à la grande vague libérale-libertaire. Tout craque. Même les philosophies les plus vénérables se retrouvent interrogées par des sciences et des arts modernes. Même les continents les plus inébranlables dérivent sous des airs de Jazz que les Pères ont appelé, non sans malice, symphonia absurdia qui résume bien l'ambiance de l'époque.
N'accusez pas Vatican II de tous les mots. Le Concile n'est qu'un révélateur du malaise et des illusions ambiantes.
La liberté religieuse est l'antidote au totalitarisme matérialiste car elle est à la pointe des libertés fondamentales, notamment celles des familles dans leur rôle d'éducatrices.
Ce cadre de pensée définit l'humanité comme ouverte d'abord à la transcendance. L'Eglise entend être la première bénéficiaire de cette liberté car, dans l'Espérance, la vérité dont elle est l'humble et fragile dépot, triomphera.

( 608347 )
C’est un autre problème par Vianney (2011-09-20 07:22:53)
[en réponse à 608342]
Un problème qui a déjà été souvent abordé sur le FC : celui de la (possible) contradiction entre certaines déclarations de Vatican II et l’enseignement du magistère antérieur. À ma connaissance, personne ne prétend que le but des auteurs de Dignitatis humanæ soit de propager l’indifférentisme, mais ce dernier pourrait néanmoins être l’une des conséquences de l’abandon de la doctrine traditionnelle concernant le droit public de l’Église.
Pour rappel, je ne réagissais ici qu’à vos propos opposant l’enseignement de Paul III à celui de Pie IX et Pie X.
V.

( 608383 )
la liberté religieuse par ptk (2011-09-20 13:30:53)
[en réponse à 608342]
n'est un droit que pour la vraie Religion, la Religion catholique.
pour les fausses croyances, il n'y a que la tolérance et, encore seulement, si elle est un moindre mal.

( 608949 )
Ce n'est pas la question ! par jl d'André (2011-09-25 19:31:22)
[en réponse à 608337]
Les conversions forcées relèvent du for interne où la déclaration conciliaire Dignitatis humanae ne fait que reprendre la doctrine traditionnelle de l'Église.
Une conversion forcée est une fausse conversion, une conversion simulée sous la contrainte, une abominable hypocrisie pire que l'absence de conversion, d'autant plus qu'elle fait obstacle à une éventuelle conversion réelle ultérieure.
Mais le problème de Dignitatis humanae est que cette liberté religieuse, légitime au for interne a été abusivement étendue au for externe où l'Église ne l'a jamais revendiquée qu'au profit de la seule vraie religion qui seule y a droit.
de telle sorte qu'en matière religieuse nul ne soit forcé d'agir contre sa conscience, ni empêché d'agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d'autres.
"Ne pas être empêché d'agir selon sa conscience en public", c'est le privilège des adeptes de la seule vraie religion.
Vouloir l'étendre aux sectateurs des fausses religion ne peut que contribuer à "gommer" la différence fondamentale entre la vraie religion et toutes les fausses. Indirectement, cela encourage donc l'indifférentisme ce qui amène périodiquement les défenseurs de Dignitatis Humanae à protester de ce qu'ils récusent cet indifférentisme. Et ils ont bien raison de protester ainsi car du fait de leur soutien à Dignitatis Humanae, on ne s'en était pas aperçus !

( 608369 )
Cela jure avec St Paul par Eti Lène (2011-09-20 11:06:15)
[en réponse à 608314]
Qui disait cher Sam que les autres religions prônaient l'adoration des démons.
La parole du Christ a été claire "Qui n'est pas avec Moi est contre Moi."
La parole bien lissée va bientot se heurter au réel. Et même sur le long terme je crains une décrédibilisation de l'Eglise sur ce discours par les faits, car les musulmans se foutent de ce dialogue, et ils nous feront croire à leurs salades et leur faux Dieu, par la force. Ce discours alors n'aura plus aucune valeur. En revanche, si l'on garde des paroles claires, les gens pourraient plus facilement se convertir.
Dénoncer le relativisme suppose en fait un certain optimisme qui garde la religion catholique comme première mais laisse les autres au choix malgré tout. Et cela comment l'accepter?

( 608929 )
Ces précisions ne font que souligner l'équivoque ! par jl d'André (2011-09-25 17:19:37)
[en réponse à 608314]
Nous sommes, bien sûr, ravis de savoir que le souverain pontife ne prêche pas le relativisme et l'indifférentisme en matière de choix de sa religion !
Mais le fait même qu'on soit obligé de le préciser montre bien combien la déclaration conciliaire dignitatis humanae est équivoque et gagnerait à être reformulée.
La déclaration conciliaire est équivoque parce qu'elle ne se place pas du point de vue dogmatique objectif de l'affirmation de la vérité, mais se place du point de vue subjectif, pastoral, de la seule dignité de la personne humaine.
La doctrine catholique affirme qu'il n'existe qu'une seule vraie religion qui est la religion catholique et que toutes les autres sont fausses. Il en résulte que seule la religion catholique a des droits et que les autres religions n'ont rigoureusement aucun droit, mais peuvent seulement être tolérées lorsque leur répression pourrait causer un mal encore pire.
Le droit de la personne humaine à pratiquer sa religion que l'Église a toujours reconnu au for interne est, dans DH, abusivement étendu au for externe. Mais sans faire la nécessaire distinction entre la vraie religion où ce droit est réel et a toujours été revendiqué par l'Église et les fausse religions où un tel droit n'existe pas et où il ne peut y avoir qu'une tolérance.
On ne peut comprendre la déclaration Dignitatis humanae dans un sens conforme à la doctrine enseignée infailliblement, notamment par les papes Grégoire XVI et Pie IX, qu'à condition de comprendre les "justes limites" qu'admet cette déclaration, mais sans les préciser, comme étant le rappel de ces définitions antérieures et infaillibles.
Or le fait est que ce n'est jamais ainsi que ce texte a été interprété par les autorités romaines qui ont toujours eu tendance à l'interpréter dans un sens plus libéral ce qui oblige périodiquement les mêmes autorité à préciser qu'elles ne prêchent pas l'indifférentisme.