Le Forum Catholique
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( 603526 )
Hospitalisation - déclaration anticipéee. par Paterculus (2011-08-01 23:07:14)
En cas d'hospitalisation, on peut vous demander une "déclaration anticipée" pour le cas où vous ne seriez plus en état d'exprimer vos désirs.
Voici ce que je propose :
"Je désire recevoir des soins en tout conformes à l'éthique médicale définie par l'Eglise catholique.
Je refuse de donner mes organes, sauf si mon décès a été constaté par un médecin notoirement opposé à l'avortement."
Vos avis ?
(Mais je ne lirai ces avis que mercredi soir si tout va bien, car demain on me retire la plaque posée l'an passé, suite à ma fracture mal soignée au Bénin : l'os est à présent parfaitement consolidé.)
Votre dévoué Paterculus

( 603527 )
Pas mal par Maïe (2011-08-01 23:12:44)
[en réponse à 603526]
-+IHS+-
Largement suffisant, en tout cas, pour leur donner l'envie de forcer la dose d'anesthésique afin de pourvoir suivre à la lettre vos... dernières volontés.
Mais non : je blague, c'est pour vous faire peur.
Je vais de suite écrire un petit mot de ce genre qui ne me quittera plus.
Bon courage à vous.

( 603559 )
A quoi il faut ajouter par Jean-Paul PARFU (2011-08-02 10:24:03)
[en réponse à 603527]
Je désire qu'un prêtre vienne me donner les derniers sacrements au cas où je ne serais plus capable d'en faire moi-même la demande !

( 603565 )
Constat de décès par Donapaleu (2011-08-02 11:38:26)
[en réponse à 603526]
Je refuse de donner mes organes, sauf si mon décès a été constaté par un médecin notoirement opposé à l'avortement.
Je ne sais pas si ce critère (médecin notoirement opposé à l'avortement) a une valeur particulière. La définition légale de la mort repose actuellement sur la mise en évidence d'un électroencéphalogramme plat et/ou d'absence de circulation cérébrale et d'absence de ventilation spontanée (alors que les fonctions dites vitales sont conservées, naturellement ou artificiellement comme la respiration).
Définition légale de mort cérébrale
La notion de mort cérébrale, préalablement définie par les scientifiques, apparaît légalement en France, avec l'arrêt du Conseil d'Etat du 2 Juillet 1993, dit arrêt Milhaud. Elle est aujourd'hui consacrée dans un décret du 2 Décembre 1996.
Si la personne présente un arrêt cardiaque et respiratoire persistant, le constat de la mort ne peut être établi que si les trois critères cliniques suivants sont simultanément présents (article R 1232.1 du code la Santé Publique) :
absence totale de conscience et d'activité motrice spontanée
abolition de tous les réflexes du tronc
absence totale de ventilation spontanée.
De plus, en complément des trois critères cliniques mentionnés précédemment, il doit être recouru pour attester du caractère irréversible de la destruction encéphalique :
soit à deux électroencéphalogrammes nuls et aréactifs effectués à un intervalle minimal de quatre heures, réalisés avec amplification maximale sur une durée d'enregistrement de trente minutes et dont le résultat doit être immédiatement consigné par le médecin qui en fait l'interprétation ;
soit à une angiographie objectivant l'arrêt de la circulation encéphalique et dont le résultat doit être immédiatement consigné par le radiologue qui en fait l'interprétation.
Si la personne dont le décès est constaté cliniquement, est assistée par ventilation mécanique et conserve une fonction hémodynamique, l'absence de ventilation spontanée est vérifiée par une épreuve d'hypercapnie : augmentation du gaz carbonique dissous dans le plasma sanguin (article R 1232.2 du code la Santé Publique).
Certains militent pour une définition de la mort reposant sur l'arrêt cardiaque...mais alors on ne peut plus prélever les organes qui ne sont plus perfusés !
Cela étant dit je crois que l'Eglise laisse aux médecins le soin de définir les signes permettant d'affirmer le décès.
Une réflexion intéressante sur ce sujet dans le n° 2 de Daoudal hebdo dont voici la conclusion (je n'ai pas trouvé l'article in extenso)
blog de J Smits
Je voudrais ajouter qu’il ne s’agit pas seulement d’une question scientifique et morale, mais aussi d’une question symbolique. Et je relève que personne ne paraît s’en soucier.
Il n’est pas anodin que le centre de la personne humaine, dans toute la Sainte Ecriture, soit le cœur, conformément au fait que le cœur est au centre du corps humain. On pourrait multiplier les citations. Prenons seulement ce que dit le Christ dans l’évangile de saint Marc : « Ce qui entre dans l’homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n’entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, pour être éliminé. (…) Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées mauvaises. »
Quand on dit que quelqu’un a le « cœur pur », on ne veut pas dire que son sang est sans toxine.
La Bible parle sans cesse du cœur de l’homme. Elle ne parle jamais de son cerveau. Au contraire, l’homme moderne fait le plus grand cas du cerveau, qu’il voit comme l’organe qui lui permet d’être comme Dieu et de pouvoir se passer de Dieu, parce que, croit-il, c’est l’organe de sa pensée souveraine, alors que ce n’est qu’une sorte d’interface entre l’âme et ses propres mécanismes physico-chimiques, permettant d’exprimer des pensées et des sentiments et d’avoir une conscience consciente de soi .
Les auteurs spirituels ont toujours mis en garde contre cette tentation. A cause du péché originel, la personne humaine est éclatée entre son cœur, son cerveau et son sexe, les deux derniers se battant pour prendre le pouvoir. Les pères montraient qu’il fallait dompter le cerveau (l’intellect), et le « faire descendre » dans le cœur, de même qu’il faut « faire monter » le sexe (la libido) dans le cœur, afin de recentrer la personne sur ce qui la relie directement à la Vie.
Le Sacré Cœur, pas le Cerveau Sacré
On sait comment, y compris dans l’Eglise, certains se moquèrent du culte du Sacré Cœur. Ils appelaient les propagateurs de cette dévotion des « cordicoles », et trouvaient absurde qu’on puisse adorer ce qui n’était qu’un muscle, même chez le Christ.
Pourtant le culte du Sacré Cœur est devenu un élément capital dans l’Eglise latine. Et il n’y a jamais eu de tentative d’instaurer une dévotion au « Cerveau Sacré » du Sauveur. Jamais. Alors que selon la pensée moderne, c’est de son cerveau que venait son enseignement. Mais le chrétien, même moderne, ne peut qu’être mal à l’aise devant une telle formule. Car il sait que cet enseignement venait de Dieu. Et il ne pouvait venir de Dieu que par le centre de l’humanité du Christ : son cœur, dont est sorti, après le coup de lance, l’eau du baptême et le sang de l’eucharistie, c’est-à-dire la vie de l’Eglise et du chrétien.
Le Christ étant une personne divine, son cœur (son Sacré Cœur) est véritablement le lieu de la communication divine (comme cela apparaît clairement dans les visions de sainte Gertrude), donc la voie de l’amour, car Dieu est amour.
Dans la pensée biblique, le sang est la vie. Le cœur est l’organe vital par excellence. En envoyant le sang, il donne la vie au corps. Et le sang du Christ, qu’épanche son Sacré Cœur, donne la vie divine.
Le cerveau ne donne pas la vie. Donc il ne met pas fin à la vie quand il s’arrête de fonctionner. C’est quand le cœur ne donne plus la vie que la mort intervient. Ou plus exactement la vie est alors transférée du cœur humain au Cœur de Dieu.
Quand il s’agit de la vie et de la mort, les considérations scientifiques et morales sont insuffisantes. Il est à espérer que le débat rouvert par l’article de l’Osservatore Romano se poursuive. Et prenne de la hauteur. Il va falloir que la mort aussi redescende du cerveau vers le cœur.

( 603570 )
Vous prenez des risques par Babakoto (2011-08-02 12:32:33)
[en réponse à 603526]
"Je désire recevoir des soins en tout conformes à l'éthique médicale définie par l'Eglise catholique.
Le temps qu'ils trouvent quelqu'un qui sache ce que sont des soins conformes en tout point à ce que vous demandez, imaginez que vous soyez en service de réanimation, vers qui vont-ils se tourner?
Je refuse de donner mes organes, sauf si mon décès a été constaté par un médecin notoirement opposé à l'avortement.
On pourrait vous dire que vous manquez de charité. Si votre organe peut sauver quelqu'un, pourquoi refuser le don si le décès n'a pas été constaté par un médecin idoine?
D'ailleurs, je pose une question au passage: mon corps m'appartient-t-il encore après ma mort? A-priori, le corps fait partie de l'héritage. Si les héritiers trouvent plus conforme à la justice de donner des organes, malgré mes dernières volontés, sont-ils coupables? N'est-ce-pas un cas d'application du principe de la destination universelle des biens?

( 603579 )
Vous avez une vision un peu matérialiste du problème ! par Donapaleu (2011-08-02 14:08:27)
[en réponse à 603570]
A-priori, le corps fait partie de l'héritage.
Et pourquoi pas un barbecue géant ?

( 603593 )
Fine allusion par Babakoto (2011-08-02 17:30:49)
[en réponse à 603579]
à l'incinération, je suppose^^
De toute façon, la mort, c'est la séparation de l'âme et du corps. L'âme allant à son jugement, il ne reste "sur terre" que du "matériel", de l'accumulation de poussière en phase de retour à l'état initial, que vous le vouliez ou non. Et il faut avoir le courage de déterminer à qui il appartient, ce qu'on a le droit d'en faire.

( 603605 )
le corps est unique, comme l'âme par abbé F.H. (2011-08-02 19:42:52)
[en réponse à 603593]
il appartient à Dieu et à l'homme unique dont il est une composante, même s'il doit disparaître temporairement dans l'attente de la résurrection de la chair.
le corps d'un défunt ne peut en aucun cas appartenir à ses héritiers, qui ne peuvent pas en disposer comme ils le veulent (sauf disposition du défunt contraire à la morale catholique et auxquelles ils ne pourraient alors s'associer au risque de participer à un péché); de même il n'appartient pas à la "société" qui ne peut en disposer à son aise (sauf dans des cas extrêmes pour le bien commun comme une crémation obligatoire en cas d'épidémie par exemple)
de la même manière un défunt ne peut pas disposer comme il le veut du corps qu'il a reçu de Dieu (rappel: les parents "procréent", ils ne créent pas)
ce matériel n'est pas "que" du matériel: il a été temple de la Trinité, c'est bien pourquoi l’Église ne laisse pas le défunt libre...
n'oubliez pas que la devise: "mon corps m'appartient, mon corps est à moi" est celle des féministes pour prôner le droit à l'avortement.

( 603612 )
D'où le culte des reliques. par Yves Daoudal (2011-08-02 20:19:32)
[en réponse à 603605]
Tout est dans le titre. Et dans la réponse de l'abbé F.H.

( 603678 )
Ne confondez-vous pas droit de propriété et morale? par Babakoto (2011-08-03 02:34:20)
[en réponse à 603605]
Si vous permettez Monsieur l'Abbé, j'ai l'impression que pour vous, être propriétaire de quelque chose, c'est pouvoir en disposer sans tenir compte de la morale.
Et au nom de ce raisonnement, vous semblez affirmer que je ne suis pas plus propriétaire de mon corps que mes héritiers n'en héritent puisque l'usage de cette propriété obéit à des règles particulières.
Par contre, vous avez sans doute raison sur le fait qu'à ma mort, bien que je ne puisse plus m'approprier mon corps, j'en reste propriétaire puisque la séparation est temporaire. Cela dit, je ne peux être tenu responsable de l'usage qui est fait d'une chose dont je ne dispose plus.
Ce que je ne comprends pas, non plus, c'est pourquoi vous semblez si attaché à ce corps après la mort puisque Dieu lui-même l'a destiné, au moins temporairement, à la destruction. Le fait que ce corps retourne à la poussière lui enlèverait-il sa dignité? En quoi la dignité diminue si le corps n'est pas en entier ou éparpillé en petits morceaux?
D'ailleurs, vous dites que le corps a sa dignité mais on pourrait dire que toute création divine a sa dignité et n'est pas méprisable. Pour autant, la question demeure de l'attachement qu'on doit avoir pour son corps et la capacité qu'on doit avoir d'en faire don.

( 603692 )
Mais le droit de propriété implique la morale, non ? et la foi… par abbé F.H. (2011-08-03 10:52:45)
[en réponse à 603678]
Tout dépend de l'objet en question!
Je n'ai pas abordé le problème du don d'organe, qui est un autre problème et qui est permis sous certaines conditions par l’Église.
Ce qui' m'a fait frémir (et horrifié, je l'avoue) dans vos propos c'est ceci:
A priori, le corps fait partie de l'héritage.
Il ne reste "sur terre" que du "matériel", de l'accumulation de poussière en phase de retour à l'état initial, que vous le vouliez ou non. Et il faut avoir le courage de déterminer à qui il appartient, ce qu'on a le droit d'en faire.
Vos deux phrases ont entraîné une réaction qui est une réaction basée sur ma foi, et c’est ainsi que tout chrétien doit réfléchir.
Retour à l’état initial : jamais ! Le corps humain défunt, même si pour nous, physiquement, biologiquement, chimiquement, donne cette impression de « retour à l’état initial », est pour le chrétien en situation d’attente. Peu importe que le corps se dissolve en d’innombrables molécules. La résurrection finale est un mystère, et nous ne savons pas comment Dieu se débrouillera pour Jeanne d’Arc dont il ne reste plus rien… mais ce ne sont pas nos affaires, ce sont les siennes…
La pratique immémoriale de l’Église est pour nous un enseignement : si le corps retournait simplement à son état initial, alors pourquoi donc l’Église s’est-elle préoccupé d’organiser la sépulture de ce corps dans un endroit spécial, consacré (par un évêque !), qui doit même être ‘réconcilié’ (comme une église) au cas où il sera violé ? Cimetière veut dire ‘lieu où l’on dort’.
Les héritiers d’un défunt héritent de ses biens mobiliers, immobiliers, et ‘intellectuels’ ; mais ils n’héritent pas du corps du défunt. Ils n’en sont que les dépositaires. De même, plutôt que le terme de propriétaire de son corps pour le vivant, je pense que nous devrions plutôt utiliser le terme d’usufruitier : voir sur le FC les discussions sur les modifications corporelles comme le tatouage ou le piercing.
L’Église nous enseigne que le don d’organe est légitime et méritoire, mais pas qu’il est obligatoire ! Si le défunt s’y opposait, en aucun cas les héritiers n’ont le droit de passer outre dans ce domaine.
Un héritier ne fait pas la charité avec un bien qui ne lui appartient pas.
C’est au défunt seul qu’a été donné le corps en usufruit, c’est lui qui en rendra compte devant Dieu.
Et non, toute création divine n’a pas ‘sa dignité’ : le corps de l’homme, parce qu’il a été lié à une âme et qu’il y sera à nouveau a sa dignité. C’est ce qui différencie l’homme de toute la création visible : à l’image de Dieu il fut créé. Ça ne concerne ni les chiens ni les perroquets.
De plus, vous dites que Dieu a destiné le corps temporairement à la destruction. C’est faut : il s’agit d’une conséquence du péché originel : ce n’était pas le plan de Dieu sur l’homme.

( 603698 )
Pour l'abbé F.H. par origenius (2011-08-03 12:45:25)
[en réponse à 603692]
Monsieur l'abbé,
Je suis tout à fait d'accord avec vos développements dans ce fil, cependant quelque chose m'intrigue.
En effet :
Retour à l’état initial : jamais ! Le corps humain défunt, même si pour nous, physiquement, biologiquement, chimiquement, donne cette impression de « retour à l’état initial », est pour le chrétien en situation d’attente. Peu importe que le corps se dissolve en d’innombrables molécules. La résurrection finale est un mystère, et nous ne savons pas comment Dieu se débrouillera pour Jeanne d’Arc dont il ne reste plus rien… mais ce ne sont pas nos affaires, ce sont les siennes
Vous ne pensez tout de même pas que nous ressusciterons avec nos corps
actuels, ce qui est une impossibilité.
Nous ressusciterons en corps glorieux, le corps d'avant la chute...
Respectueuses salutations
Origenius
PS : l'expression "résurrection de la chair" est quelque part un peu malheureuse et peut prêter à confusion.

( 603704 )
ce que je pense ou ce que l'Eglise pense? par abbé F.H. (2011-08-03 13:24:59)
[en réponse à 603698]
Symbole de Saint Léon IX: Denzinger 684
"Je crois aussi en la vraie résurrection
de cette chair que je porte maintenant"
4ème concile de Latran: Denzinger 801
"Tous ressusciteront avec leur propre corps
qu'ils ont maintenant" (définition contre les albigeois et les cathares)
s'il ne s'agissait pas du même corps, il y aurait création, non résurrection.
Job XIX 26: "Je serai de nouveau entouré de ma peau"
St Jérôme s’appuie sur cette phrase pour déterminer qu'il y a identité du corps (Ad. Joan. Hieros. 30)
Le Christ fait bien toucher ses plaies? même corps ou pas?
Somme Théologique, Suppl. Q. 79, 1-3:
Après la résurrection, l’âme ne sera pas essentiellement différente de ce qu’elle était ici-bas; elle sera glorieuse ou malheureuse, ce qui ne constitue qu’une différence accidentelle. Il n’est donc pas nécessaire qu’elle soit unie à un corps nouveau; il suffit qu’elle soit réunie au même corps, mais transformé, de façon qu’il s’harmonise avec l’âme...
...Il faut donc que l’homme ressuscité soit le même, et il sera le même par la réunion de la même âme au même corps. Il n’y aurait pas vraiment résurrection, si l’homme qui revit n’était pas le même. Nier cette identité est donc hérétique, parce que contraire à la vérité de l’Ecriture qui enseigne la résurrection...
Seule l'identité essentielle du corps naturel et du corps glorieux est de foi. L’Église ne se prononce pas sur la méthode divine... mais les théologiens scholastiques penchent pour une identité matérielle.
St Paul: I Cor XV 53: Car il faut que ce corps corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l'immortalité.
Mais nous sommes là dans l'ordre du mystère: contentons-nous de dire avec Chrysostome: "Quand c'est la puissance de Dieu qui opère, pas besoin d'ajouter ce mot: comment?" (Hom. de resur. 2)

( 603710 )
Huhu ! par Rémi (2011-08-03 13:47:49)
[en réponse à 603704]
Le temps de farfouiller et de taper, vous m'avez très justement devancé, M. l'abbé. Merci !

( 603712 )
pas de mérite par abbé F.H. (2011-08-03 14:04:06)
[en réponse à 603710]
je n'arrête pas de dire à mes fidèles qu'avant d'essayer de résoudre les multiples problèmes posés par la culture de mort, et de mieux s'informer sur comment l’Église répond aux questions de bioéthique... il faut avant toute chose connaître son credo et savoir ce que l'on croit... car la morale en découle.
C'est la foi qui caractérise le chrétien, non la doctrine "morale" (je crois que l'abbé GdT avait publié un bon papier là-dessus sur son blog).
et bien que les fidèles me réclament à corps et à cri des conférences sur la morale... je m'obstine à leur faire des conférences sur la foi!
les fins dernières seront au programme cette année, donc j'ai la documentation à portée de main.
de plus, ces points frontières de la théologie, ceux où l’Église a défini ce qui était hérétique (par exemple: le corps glorieux n'est pas identique au corps actuel = hérésie) sont souvent passionnants, car à l'intérieur du champ borné par les définitions de l’Église, on peut avoir des discussions sans limites avec les curieux.
Et d'ailleurs, c'est un des gros avantages du mode de fonctionnement du magistère avant Vatican 2: la condamnation des hérésies (donc magistère par déclaration négative) ouvre le champ à la recherche théologique à l'intérieur des limites magistérielles. Alors qu'une déclaration par mode positif bloque la théologie. Mais bon, là, c'est un autre débat!

( 603723 )
Quel corps actuel ? par sylvquin (2011-08-03 16:15:02)
[en réponse à 603712]
Bonjour M. l'abbé,
Je me souviens avoir lu il y a quelques temps que les cellules (en dehors des cellules nerveuses, en tout cas celles du cerveau) mourraient régulièrement et étaient remplacées par des cellules nouvellement nées, au point qu'en dehors de l'exception écrite, notre corps de ce jour n'avait pas de cellules communes avec celui d'il y a quelques années.
Si c'est le cas, quand on écrit "le corps glorieux n'est pas identique au corps actuel = hérésie", de quel "actuel" s'agit-il ?
Cordialement, en souvenir de St Georges...

( 603741 )
actuel, naturel ou terrestre par abbé F.H. (2011-08-03 20:51:22)
[en réponse à 603723]
on trouve les 3 chez les théologiens... mais actuel n'est-il pas le terme philosophique pour "en acte" et non le terme temporel?
ce serait bon que la théologie moderne, informée des découvertes scientifiques, se pose des questions, mais la résurrection n'est pas un sujet porteur même pour ceux qui y croient encore.
St Thomas développe dans la contra Gentiles, IV 81 5 le cas des cannibales... et de la résurrection des hommes mangés! (toute la partie IV 80 sqq est intéressante)
ceci-dit, il me semble contraire (mais c'est mon humble avis) avec l'idée du corps glorieux, qu'un handicapé ressuscite avec son handicap...
"Puisque c'est en vue de la perfection de l'âme que celle-ci recouvre un corps, convient-il que ce corps connaisse la condition propre à l'âme." (CG IV 85)
La théologie a encore des champs de recherches à explorer...

( 603745 )
Inouï... par origenius (2011-08-03 21:22:45)
[en réponse à 603741]
Cher Monsieur l'abbé,
ceci-dit, il me semble contraire (mais c'est mon humble avis) avec l'idée du corps glorieux, qu'un handicapé ressuscite avec son handicap...
Vous faites bien de préciser que c'est votre humble avis, mais quand même "il vous semble"...seulement !...
Je me doutais bien que dans votre texte initial il y avait quelque chose qui clochait, je n’ai plus aucun doute...
Je vous laisse avec vos graves réflexions, entouré du Denzinger, saint Thomas et le reste...
La théologie a encore des champs de recherches à explorer...
Certes...à condition quand même de ne pas bouziller le donné révélé avec des concepts un peu trop humain si vous voyez ce que je veux dire...
Cordialement
Origenius

( 603750 )
Sauf que vous ne pouvez pas par abbé F.H. (2011-08-03 21:43:50)
[en réponse à 603745]
faire l'économie d'une définition d'un concile...
et c'est le cas pour Latran IV que j'ai cité plus haut: "Tous ressusciteront avec leur propre corps qu'ils ont maintenant"
est-ce que ce corps portera les séquelles dues au péché originel (maladie, malformation) ou accidentelles: comme le dit St Thomas il est probable que non.
le concile ne dit pas "le corps tels qu'ils l'ont maintenant", mais "leur propre corps qu'ils ont maintenant"
Ce que vous dites:
Vous ne pensez tout de même pas que nous ressusciterons avec nos corps actuels, ce qui est une impossibilité.
avec en plus votre PS: "l'expression "résurrection de la chair" est quelque part un peu malheureuse et peut prêter à confusion."
D'une part l'expression "résurrection de la chair" est dans les plus anciennes professions de foi: dire qu'elle est malheureuse, c'est quand même fort de café... en tout cas c'est refuser un des points fondamentaux de la foi chrétienne.
l'enseignement de l’Église est clair: il y a bien résurrection de la chair, et de la chair de notre propre corps, pas celle d'un autre 'créé' par Dieu à l'occasion. Voici le donné révélé... il n'y en a pas d'autre.
D'autant plus que vous écrivez "Nous ressusciterons en corps glorieux, le corps
d'avant la chute": or le corps d'Adam n'était pas un corps glorieux!!! le corps glorieux n'est dû qu'à la Résurrection du Christ. Adam et Eve avait un état de nature élevée, pas un état de nature glorifiée. Ils n'avaient pas une participation complète à la vie divine.
C'est vous qui ne tenez pas compte du donné révélé...

( 603757 )
Bienheureux par Rémi (2011-08-03 22:34:15)
[en réponse à 603750]
vos paroissiens ou fidèles de votre apostolat, M. l'abbé.
Direct, précis, rendant avec simplicité même les Mystères les plus inconcevables pour la raison la plus poussée comme celui dont nous parlons, a fortiori pour les simples aux soucis quotidiens autrement concrêts et terre à terre dont je suis.
Puissent tous nos prêtre (hélas ...) user très souvent et avec pertinence des Dons de l'Esprit-Saint dans leur prédication et leur enseignement, pour l'édification des fidèles et le service des âmes de leur troupeau, en vue du Salut.

( 603708 )
Tout de même ... par Rémi (2011-08-03 13:46:21)
[en réponse à 603698]
Oui, nous ressusciterons avec nos corps actuels, oui la chair doit ressusciter, c'est de foi, et le ''carnis resurrectionem'' du credo n'est certes ni à atténuer ni à prendre à la légère, et dit bien ce qu'il entend signifier !
''203. Que signifie la « résurrection de la chair »?
Cela signifie que l’état définitif de l’homme ne sera pas seulement l’âme spirituelle séparée du corps, mais que nos corps mortels sont aussi appelés à reprendre vie un jour.''
Compendium du Catéchisme de l'Eglise catholique
''Que nous enseigne le onzième article: la résurrection de la chair ?
Le onzième article du Credo nous enseigne que tous les hommes ressusciteront, chaque âme reprenant le corps qu’elle avait en cette vie.''
Catéchisme de saint Pie X
''Nous croyons aussi à la résurrection de cette chair qui est maintenant nôtre.''
Profession de foi du Deuxième Concile de Lyon
''Tous ressusciteront avec leur propre corps qu'ils ont maintenant ''
La foi catholique, Quatrième Concile du Latran
''Je crois aussi à la résurrection de cette chair que je porte maintenant''
Léon IX, lettre à Pierre d'Antioche
Et caetera, Denzinger relève neuf occurences sembalbles, Papes et Conciles oecuméniques et régionaux sur le thème ''l'homme ressuscitera dans la chair qu'il a portée'' , trois pour ''et non pas dans une autre chair'' .
Toutefois bien entendu :
''Les hommes ressusciteront-ils tous de la même manière?
Non, il y aura une très grande différence entre les corps des élus et les corps des damnés; car seuls les corps des élus auront à la ressemblance de Jésus-Christ ressuscité, les propriétés des corps glorieux.''
En résumé, CEC :
''999 Comment les morts ressuscitent-ils ? Le Christ est ressuscité avec son propre corps : " Regardez mes mains et mes pieds : c’est bien moi " (Lc 24, 39) ; mais Il n’est pas revenu à une vie terrestre. De même, en Lui, " tous ressusciteront avec leur propre corps, qu’ils ont maintenant " (Cc. Latran IV : DS 801), mais ce corps sera " transfiguré en corps de gloire " (Ph 3, 21), en " corps spirituel " (1 Co 15, 44) :
Mais, dira-t-on, comment les morts ressuscitent-ils ? Avec quel corps reviennent-ils ? Insensé ! Ce que tu sèmes, toi, ne reprend vie, s’il ne meurt. Et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps à venir, mais un grain tout nu (...). On sème de la corruption, il ressuscite de l’incorruption ; (...) les morts ressusciteront incorruptibles (...). Il faut en effet que cet être corruptible revête l’incorruptibilité, que cet être mortel revête l’immortalité (1 Co 15, 35-37. 42. 52-53).''

( 603700 )
Merci pour vos éclaircissements par Babakoto (2011-08-03 13:03:36)
[en réponse à 603692]
Vous apportez beaucoup d'éléments. Je vais prendre le temps d'y réfléchir. C'est amusant (façon de parler) de voir comment la réflexion de quelqu'un qui a une très grande familiarité avec les pratiques et l'enseignement de l'Eglise peut être motivée différemment.

( 603711 )
Le droit de propriété par le torrentiel (2011-08-03 13:59:26)
[en réponse à 603692]
...est une invention de la révolution bourgeoise, ne l'oublions jamais.
Quant à la sépulture, le christ ne nous a-t-Il pas dit expressément:
"Laissez les morts enterrer leurs morts!"
Il ne me semble pas anodin que les évolutionnistes voient dans la sépulture le commencement de l'hominisation.
Ce serait parce que cette espèce aurait en propre d'avoir conscience de la mor, ce qui reste à prouver.
Je crois plutôt que cette croyance de l'évolutionnisme déguise mal une croyance larvée en l'immortalité de l'âme.
De l'émergence des concepts et de l'inconscient dont ils émergent...

( 603763 )
Rerum Novarum par Babakoto (2011-08-03 23:22:30)
[en réponse à 603711]
Pour ce qui est du droit de propriété, si vous avez le temps, et même si vous ne l'avez pas, lisez Rerum Novarum. Vous allez en apprendre des choses. Croyez-moi!

( 603706 )
L'incinération est une image de l'enfer par le torrentiel (2011-08-03 13:35:05)
[en réponse à 603678]
Tout est dans le titre, si l'on s'en tient à ce sujet.
Par contre, si on essaie d'aborder le problème du don d'organes, ça se complique sérieusement.
D'un côté, il est vrai que le constat de "mort clinique" est établi à partir d'un électroencéphalogramme plat, ce qui va contre la manière dont cela était pratiqué au temps où la société était chrétienne.
Même d'un point de vue vétérotestamentaire, la mort est attestée par l'arrêt du coeur.
Or, si l'on veut donner un organe, il ne faut pas que le coeur se soit arrêté, parce que l'organe en question n'a plus été irrigué par le sang.
Donc que faire?
J'attends les avis motivés et compétents de nos abbés à ce sujet.

( 603691 )
Mais comment faites-vous par Archange (2011-08-03 10:48:15)
[en réponse à 603605]
pour la résurrection.... je sais qu'à Dieu rien d'impossible, mais cela me paraît difficilement conciliable...
De plus avec le don d'organe vous n'êtes pas complètement mort... C'est un état de mort clinique (définition légale) avec un encéphalogramme plat c'est tout... si je ne me trompe pas.

( 603693 )
euh... par abbé F.H. (2011-08-03 11:07:00)
[en réponse à 603691]
à vrai dire, cher Archange, je ne sais si c'est à moi que vous vous adressez ou à Babakoko, et j'ai du mal ce matin (tête embrouillé) à comprendre...
pour la mort clinique, voir le post de Rémi qui soulève le problème...
en ce qui concerne l'état intermédiaire du corps défunt avant la résurrection, qu'il soit éparpillé aux 4 vents ou dans un cercueil... c'est de l'ordre du mystère.
pour nous: nous devons nous en tenir à la pratique immémoriale de l’Église, nous avons là un sens fidei de 2 millénaires. Il ne s'agit pas de textes ni de droit canon: mais de constater comment dans la foi, nos anciens ont toujours agit.
Et pour le liturgiste!
Pourquoi l'évêque, consacrant un cimetière, demande à ce que celui-ci demeure pur de tout esprit mauvais? A quoi bon, puisque nous avons un amas de molécules enterrées et putréfiées? Qu'est-ce qu'un démon peut donc bien avoir comme pouvoir sur un corps vide de toute âme, le défunt ayant déjà subit le jugement particulier?

( 603617 )
Critère médical de la mort par Rémi (2011-08-02 20:50:54)
[en réponse à 603526]
Très lié à la culture de mort.
Prenez garde. J'avais moi-même soutenu dans nos pages, Magistère à l'appui, la bonté générale du don d'organes mais déjà quelques liseurs apportaient précisions et nuances intéressantes, toutes aussi catholiques, que j'avais alors traitées un peu par dessus la jambe. Depuis il m'a été donné d'y repenser, par exemple
ici, à propos du livre collectif dirigé par Roberto de Mattei, Finis vitae , voyez en particulier en bas mon résumé de la suite de l'article.
Avant même de faire réfléchir, ça fait frémir.
Quant à nos corps, quel que soit le traitement qui leur est réservé, et les corps de nombre nos grands saints ont été brulés, démembrés ou autrement dispersés, par le supplice ou par la vénération, certes, mais bien que l'âme en soit désormais absente ils ont droit, tous les corps en général, à des égards et à de la délicatesse, corps morts mais extrèmement respectables dans la perspective de la Résurrection de la Chair que de Foi nous confessons. Il me semble que le CIC ou le Catéchisme ou les deux en disent quelques mots.
Générosité oui, mais prudence, surtout face à une science médicale qui renie de plus en plus toute Conscience, et selon l'adage ruine des âmes tout en étant capable de ruiner aussi, dans de terribles souffrances, les corps, vivants à présent et appelés à revivre, sous prétexte de générosité et d'humanité.
Culture de mort, structures de péché. Garde ! Approfondissez-bien le sujet avant que de décider pour vous même ou conseiller autrui, il y a des choses affreuses en embuscade, physiquement et spirituellement. Ne les traitez pas à la légère et ne pensez pas en avoir fait le tour en quelques lignes de ''déclaration anticipée'' mal ficelée, pour les raisons que d'autres liseurs vous ont très justement exposées, et sans grande valeur dans ses effets.

( 603737 )
Merci à tous pour vos contributions ! Réflexion à poursuivre… par Paterculus (2011-08-03 19:14:48)
[en réponse à 603526]
Merci pour vos réactions.
Mais j’avoue qu’elles me laissent un peu sur ma faim : j’espérais que chacun se demanderait « Et moi, si demain cela m’arrive, qu’écrirai-je ? » Or j’ai l’impression que peu se sont posé cette question.
Le but serait de proposer un ou plusieurs formulaires-types qu’on puisse fournir à tous les catholiques.
On a peu commenté la première partie – j’imagine donc qu’elle n’est pas si mauvaise :
« Je désire recevoir des soins en tout conformes à l'éthique médicale définie par l'Eglise catholique. »
L’objection que cela peut attirer les foudres d’une partie du personnel ne me paraît pas recevable : le personnel hospitalier a très peur des procès.
Quant à la difficulté de trouver un interprète de la position catholique, elle ne se posera que dans un nombre très réduit d’établissements : pas dans les hôpitaux et cliniques catholiques (normalement…), et même dans les établissements publics il y a toujours ou presque un aumônier prêtre (ou un laïc en lien avec un prêtre chargé de régler les questions qui dépassent la compétence d’un laïc). Le seul risque c’est que cela prenne un temps précieux pour la vie ou la santé future du patient.
Cependant le but de cette mention dans les desiderata est d’éviter d’être l’occasion d’un péché chez le personnel soignant, et il est aussi d’attirer l’attention de ce personnel sur l’enseignement de l’Eglise, et si beaucoup de catholiques reprennent dans leur « déclaration anticipée » cette petite phrase, on finira par aboutir à une sensibilisation certaine.
Et j’approuve la suggestion de
Jean-Paul Parfu, d’ajouter :
Je désire qu'un prêtre vienne me donner les derniers sacrements au cas où je ne serais plus capable d'en faire moi-même la demande !
En revanche on s’est davantage focalisé sur la deuxième partie :
« Je refuse de donner mes organes, sauf si mon décès a été constaté par un médecin notoirement opposé à l'avortement. »
Je répudie l’idée que je n’aie pas à penser à ce qu’il arrivera à mon corps après ma mort. Là encore il faut faire attention à ne pas être l’occasion d’un péché chez ceux qui auront à décider, et il est important de leur donner les moyens de prendre les bonnes décisions. De plus on ne peut réduire le corps d’un homme défunt au statut d’un cadavre animal : le corps d’un homme a été le temple du Saint-Esprit – même après qu’un lieu de culte ait été désaffecté, sa destruction ou son utilisation profane nous choque.
Donc, si on peut dire que la forme des cérémonies des obsèques est plutôt l’affaire des héritiers, il n’en va pas de même du devenir du corps.
La discussion qui précède a ainsi eu le mérite de mettre en valeur cette fonction entre autre symbolique du corps : même mort, il représente encore la personne, et les outrage qui l’atteignent visent la personne.
Je souscris donc à ce qui a été dit par rapport à la crémation. Même si l’Eglise aujourd’hui ne condamne plus cette pratique, elle ne la recommande pas non plus, et il faut dans la perspective de la résurrection de la chair laisser faire la nature.
Mais à mes yeux cela n’empêche pas le don d’organe, dans la mesure où il est fait pour sauver des gens. Dans la perspective de la résurrection, on peut justement prier avant sa mort pour l’éventuel bénéficiaire d’un tel don.
Au passage, un merci spécial à
Donapaleu pour le beau texte sur le cœur ; mais je pense que justement cette dimension symbolique du cœur va dans le sens de ce que je dis dans l’alinéa précédent.
Un merci spécial à l’
abbé FH et à
Rémi pour leurs contributions quant à la doctrine de la résurrection de la chair. Ne peut-on pas dire, pour répondre à la question justement soulevée par sylvquin, que notre corps est précisément notre corps, parce qu’il est animé par notre âme ? Pour moi cette réponse permet de comprendre et la difficulté des éléments matériels qui ne font que passer en nous, et celle de la résurrection de la chair.
Vient alors la question de la définition de la mort, et de son constat. J’avoue que ce n’est pas mon problème, en soi. Sans doute est-ce important, mais j’attends de plus instruit que moi de nous dire ce qui compte vraiment.
En impliquant un médecin « notoirement opposé à l’avortement », je veux là encore attirer l’attention du personnel soignant sur certaines valeurs de son métier. On ne peut à la fois travailler habituellement à guérir et à tuer. L’avortement tel qu’il est conçu aujourd’hui par le légiste dans la plupart des pays met en cause la confiance des patients envers ceux qui les soignent. J’ai conscience que ma formulation est imparfaite, mais précisément j’aimerais qu’on nous fournisse d’autres modèles plus élaborés qui atteignent mieux le but poursuivi.
Encore merci à tous !
VdP