Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 595292 )Abbé de Tanouarn : "ce rite est... non seulement valide, mais légitime" par Pierre Marie (2011-05-14 10:44:28) 

L'abbé de Tanouarn persiste et signe sur la légitimité du Novus Ordo. Il est vrai que l'Instruction lui donne raison. En son temps, ses interventions avaient créé la polémique. A croire que cette discussion a été écoutée par le Saint-Siège.
Il sera désormais difficile de réfuter cette prise de position...
images/icones/fsspx.gif  ( 595306 )[réponse] par Romanus (2011-05-14 11:40:19) 
[en réponse à 595292]


Alors un rite pourra être en lui-même plus ou moins bon, criticable, bonifiable, et parfois formellement condamnable. N'empêche ! S'il est promulgué par le pape, pasteur universel, "dont c'est la fonction propre de régler et d'ordonner la sainte liturgie de l'Eglise" (Universae Ecclesiae n°8)... ce rite est... non seulement valide, mais légitime.
Je me réjouis de l'utilisation de ce terme de "légitimité" dans cette instruction. Etre catholique, c'est reconnaître l'autorité du pape dans le domaine de définition de son pouvoir. Le Successeur de Pierre a pouvoir sur la liturgie.


Mais depuis quand une autorité, fut elle celle du pape, a-t-elle reçu un quelconque pouvoir de faire légitimement quelque chose que notre abbé reconnaît comme "formellement condamnable"? Si un ange venu du Ciel n'en a pas le droit, il est fort probable qu'il en aille de même de nos papes.
Notre abbé semble confondre licéité et légalité. Est licite ce que, devant Dieu, on a le droit ou la permission de faire. Ce qui est légal n'est donc pas forcément licite. Si la nouvelle messe est "formellement condamnable", elle ne peut donc nullement être licite.


Etre catholique, c'est reconnaître l'autorité du pape dans le domaine de définition de son pouvoir. Le Successeur de Pierre a pouvoir sur la liturgie.


Pour le coup nous sommes bien d'accord avec votre abbé. Qu'il reste donc dans le domaine de définition de son pouvoir et qu'il n'impose pas une liturgie qui selon le bref examen, est faite pour "contenter sur bien des points les plus modernistes des protestants."
"Car le Saint Esprit n'a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu'ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu'avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c'est-à-dire le dépôt de la foi" selon Pastor Aeternus.

images/icones/rose.gif  ( 595328 )un peu d'histoire aide beaucoup par Luc Perrin (2011-05-14 13:46:15) 
[en réponse à 595306]

"Mais depuis quand une autorité, fut elle celle du pape, a-t-elle reçu un quelconque pouvoir de faire légitimement quelque chose que notre abbé reconnaît comme "formellement condamnable"?" (Romanus)

Sixte-Quint promulgue une Vulgate révisée bourrée d'erreurs ajoutées,plusieurs par lui-même sa responsabilité personnelle étant engagée dans cette affaire, quoi de plus "formellement condamnable" ? Son successeur fait mettre les volumes au pilon presto et refaire le travail bâclé et fautif.
Canoniquement les formes avaient été respectées par le Pontife pressé, cette révision était prescrite par le concile de Trente. Le médiocre missel paulin ressemble beaucoup à la calamiteuse Vulgate de Sixte-Quint.

Jean-Paul II aurait dû mettre le missel de 1969 au pilon c'est un fait, le scandale continue hélas puisqu'il a préféré des retouches cosmétiques qui en maintiennent tous les défauts en 2000/2002. Cela ne nous dit rien de plus.
Ce qui est pose question est ce que le cardinal Ratzinger a rejeté : ce n'est pas la promulgation d'un missel médiocre mais l'interdiction du précédent qui, lui, était le fruit d'une longue tradition, fruit mûrement éprouvé et sain/saint.

C'est cette interdiction que Benoît XVI, sans la nommer, juge nulle et non avenue dans Summorum Pontificum, agissant comme autrefois Clément VIII à l'égard de Sixte-Quint.
Comme je l'avais relevé, le Motu proprio désavoue discrètement mais tout de même un acte antérieur - l'interdiction - qui lui apparaît comme illégitime. L'existence même du missel nouveau Paul VI-Jean-Paul II n'est pas "illégitime", elle relève de la faiblesse humaine, de la part humaine de l'Église, révisable et perfectible.
images/icones/fleche2.gif  ( 595336 )Exemple intéressant par Romanus (2011-05-14 14:15:36) 
[en réponse à 595328]

mais hors propos semble-t-il:
Sixte-quint a sans doute fait un bêtise. En quoi votre exemple montre-t-il qu'il en a le droit? Il montre plutôt le contraire: son successeur s'est empressé de le corriger. Votre exemple conforte plutôt ma position: tout ce que fait le pape n'est pas sans défaut. Il n'est pas infaillible en tout, comme certains nous l'assènent ici "benoîtement", si j'ose dire.
Pour le reste, la faiblesse humaine que l'on reconnaît à l'Eglise n'a rien à voir avec sa doctrine qui est parfaite.
images/icones/rose.gif  ( 595343 )très à propos par Luc Perrin (2011-05-14 14:43:09) 
[en réponse à 595336]

En préalable, au risque de vous choquer, les liseurs savent que je suis ultramontain, très respectueux de la papauté et de Rome, acquis à la nécessité de la communion avec le Siège apostolique, convaincu que la collégialité sans un Chef présent et actif est un naufrage sans pour autant être "papolâtre" : je m'en tiens à Vatican I et Vatican II sur ce point.

Clément VIII n'a pas contesté la "légitimité" pour Sixte-Quint de réviser la Vulgate : cet acte était "légitime", dans la prérogative papale et qui plus est prescrit par un décret tridentin.
De la même manière, Paul VI a agi dans ses prérogatives et sur injonction d'une constitution conciliaire que "son" oeuvre ne respecte guère, mais c'est un autre sujet.

Clément VIII a d'ailleurs baptisé sa révision "sixto-clémentine" pour ménager post mortem l'amour-propre du défunt.
La question de la "légitimité" est donc hors sujet, c'est celle de la qualité qui se pose : le pape peut promulguer un nouveau missel comme Sixte-Quint l'avait fait pour sa Vulgate. Il n'empêche que les papes contemporains n'ont, pour l'instant, pas eu le courage de Clément VIII : corriger rapidement un texte fautif.

La faiblesse humaine a tout à voir avec la discipline ecclésiale. La faiblesse humaine a tout à voir avec la politique ecclésiale qui fait différer, temporiser pour ne pas froisser tel ou tel en dépit de l'urgence des problèmes.
Mais si vous contestez le missel paulin dans sa "doctrine" - si vous l'assimilez à une Cène protestante -, alors là oui vous êtes fondé à parler d'illégitimité mais vous avez sombré dans le sédévacantisme. Mgr Lefebvre était bien conscient des distinctions et dans ses propos publics adressés au Saint-Siège n'a jamais franchi cette ligne jaune (même s'il a été tenté quelquefois de le faire).

Pour ma part, l'expérience de 42 ans montre quotidiennement, qu'en dépit de la "sobre beauté" que lui trouve Deo gratias, Paul VI a fait une très grosse "bêtise" en promulguant ce médiocre missel, comme d'autres papes ont aussi fait d'autres "bêtises". Une bêtise se répare. Le plus tôt serait le mieux et si Dieu le veut Benoît XVI sera le Clément VIII du XXIe siècle.
images/icones/fleche3.gif  ( 595394 )Pas convainquant par Romanus (2011-05-15 00:02:19) 
[en réponse à 595343]

Pour commencer, votre préalable ne me choque aucunement. Je le fais mien. Pour qui me prenez-vous ? Je croyais avoir entendu que la courtoisie était de mise sur ce forum. En deux jours, cela fait beaucoup …
Mais si vous êtes ultramontain et moi romain, je ne désespère pas que nous finissions par nous entendre.

Je ne comprends vraiment pas vos raisonnements.
Si Sixte Quint a publié un texte légitime, on ne voit pas pour quelle raison son successeur l’a passé au pilon, selon vos propres termes. A vous lire, on comprend que le pape a toujours pleine légitimité à publier n’importe quoi, et son successeur a pleine légitimité à publier le contraire ! Soyons sérieux.
Mais je crois que vous confondez légalité et légitimité, comme l’abbé de Tanouarn au demeurant. Il me semble en outre, qu’en théologie on connait davantage la notion de licéité.

Je prends acte que selon vous, derrière l’abbé de Tanouarn, le pape peut faire « légitimement » ce qu’il veut. Cela ne correspond pas à ce que je trouve dans les enseignements de l’Eglise, enseignements auxquels je me fie davantage qu’à vos constructions intellectuelles.

Donc je maintiens, derrière de nombreux théologiens qui se sont penchés sur cette question : messe valide, légale mais non licite.
Cordialement
Romanus
images/icones/1a.gif  ( 595404 )on tourne en rond par Luc Perrin (2011-05-15 01:23:40) 
[en réponse à 595394]

vous êtes fixé sur une définition, très personnelle et singulière, du mot et dès lors rien ni personne ne pourra vous convaincre.

Il est certain que si chacun s'invente un lexique propre, la communication est rendue difficile.
Pour les autres liseurs, je pense qu'il n'y a aucun problème à "comprendre mes raisonnements".

Un acte pontifical est "légitime" ici puisqu'il entre dans les prérogatives du Pontife et en outre répond à une décision d'un concile (Trente, Vatican II). Vous préférez appeler cela "légal" pourquoi pas. Je ne vois, en effet, pas de différence entre les deux termes.

Tout acte du pape est-il "légitime" ? Pas du tout ! C'est Benoît XVI lui-même qui l'a souligné en mai 2005 dans son homélie en sa cathédrale du Latran à laquelle je vous renvoie et que j'ai déjà citée maintes fois sur le FC. C'est le même Benoît XVI qui a confirmé en 2007 que Paul VI avait abusé de son pouvoir en voulant interdire la messe traditionnelle en 1974.
Mais reconnaissons que les cas d'abus du pouvoir papal sont rares (au sens commun d'illégitime/illégal), heureusement, et pas simples à établir.

Puisque la messe de Paul VI-Jean-Paul II est "valide" et "légale" comme vous l'écrivez vous-même en gras, puisque vous ne contestez pas au pape le pouvoir de promulguer un nouveau missel, surtout sur injonction d'un concile,je ne vois pas de quoi nous débattons à part du sexe des anges et il y a sûrement mieux à faire dans l'Église en 2011. En fait vous êtes d'accord sur le fond avec l'abbé de Tanouärn et moi, et tant d'autres, mais vous faîtes un blocage sur le mot "légitime". Bon, des goûts et des couleurs comme des vertus poétiques de tel mot par rapport à tel autre, nous ne disputerons pas davantage.

nb. "pour qui me prenez-vous" écrivez-vous ? pour un pseudo sur le FC comme un autre que je ne connais pas en personne. Je me suis relu 3 fois sans voir la moindre discourtoisie dans mon post ni à votre égard ni à l'égard de quiconque. Il doit y avoir là encore quelque interprétation singulière du français pourtant bien ordinaire qui m'échappe.
images/icones/fleche3.gif  ( 595420 )La définition par Romanus (2011-05-15 10:59:20) 
[en réponse à 595404]

La définition "très personnelle et singulière" que vous me prêtez est celle que j'ai apprise durant mes études de Droit. Légal ne signifie pas exactement légitime et Donapleu nous a rappelé la définition de "légitime" dans ce fil.
Un texte peut donc être parfaitement légal sans être légitime.
Mes professeurs de français mon jadis appris également que notre langue ne connaissait pas les synonymes car chaque mot avait un sens précis. Une subtilité qui semble vous echapper.
Si l'abbé de Tanouarn et vous même êtes d'accord sur le fait que cette messe est illicite (terme effectivement plus propre qu'illégitime), alors effectivement nous sommes d'accord et discutons du sexe des anges. Mais je ne démords pas que le terme légitime est mal choisi et induit en erreur.

Pour le reste, si ironiser sur votre fidélité à l'Eglise en se permettant de douter de la mienne, n'est en rien discourtois, souffrez que je ne le prenne pas comme tel.
images/icones/pelerouin1.gif  ( 595431 )pensée circulaire et un tantinet par Luc Perrin (2011-05-15 12:49:14) 
[en réponse à 595420]

paranoïaque non ?
Exemple d'affirmation paranoïaque : "Pour le reste, si ironiser sur votre fidélité à l'Eglise en se permettant de douter de la mienne, n'est en rien discourtois, souffrez que je ne le prenne pas comme tel." (Romanus). Il n'y a pas un mot d'exact dans cette phrase si ce n'est la finale votre irritabilité indue et, pour le moins, discourtoise elle.

J'ai lu Donapaleu attentivement : pas vous visiblement car il énonce d'abord que légitime peut très bien avoir le même sens que légal, sa 1ère phrase.

Maintenant l'incompréhension tient, en lisant vos autres posts, que vous vous situez dans une position difficilement conciliable avec le Magistère puisque vous semblez professer que la messe de 1969-2002 est "protestante" en soi.
C'est évidemment faux et les "études" abondent qui montrent que les fabricateurs de 1964-1969 ont donné une saveur protestante certes au Novus Ordo mais, étant fort intelligents et subtils, se sont bien gardés de franchir la ligne jaune du dogme. Leur seul écart dans la 1ère PGMR fut corrigé par Paul VI à l'issue des critiques du B.E.C.

Mais le missel paulin célébré par un prêtre rigoureux et accueilli par une assemblée catholique formée ne peut en aucun cas être dit "protestant". Le dire ainsi serait gravement injurieux pour les milliers de prêtres qui célèbrent avec l'intention de faire ce que l'Église veut, j'en connais quelques uns ce qui semble manquer à votre horizon.
Mgr Lefebvre avait dans un opuscule de 1976 je crois bien cerné la question : il disait qu'à la longue, la saveur protestante pouvait diffuser une idée protestante, imprégner l'esprit de fidèles de plus en plus mal formés comme le clergé, en lieu et place de la messe catholique. En effet globalement, c'est ce qu'on observe dans nombre de paroisses où plusieurs aspects fondamentaux de la messe sont gauchis voire masqués : J. Ratzinger lui-même l'a assez écrit dans plusieurs ouvrages, sans jamais pour autant prétendre qu'il est impossible de célébrer catholiquement selon ce missel, ce que vous paraissez insinuer. C'est très différent que d'incriminer le missel dans son édition typique comme vous semblez le faire un peu vite.

La révision de ce missel, que j'appelle de mes voeux et de longue date, tendrait à éliminer cette "saveur" protestante, les "invraisemblables faiblesses" pour employer l'expression précise de Louis Bouyer à laquelle je souscris pleinement.
Pour mémoire, Mgr Lefebvre a signé le 5 mai 1988 ce texte qui est clair et ne met pas en cause ni la validité ni la légalité ni la légitimité - dans tous les sens du mot - du nouveau rit :
"4. Nous déclarons en outre reconnaître la validité du Sacrifice de la Messe et des Sacrements célébrés avec l’intention de faire ce que fait l’Église et selon les rites indiqués dans les éditions typiques du Missel et des Rituels des Sacrements promulgués par les Papes Paul VI et Jean-Paul II. " (protocole d'accord)

Rappelons aussi que ce n'est pas à cause de ce point 4 qu'il a retiré sa signature le 6 mai.

Un liseur a rappelé le cas de l'anaphore d'Addai et Mari : elle est valide, légale et légitime mais pour autant d'une "invraisemblable faiblesse".

La critique de cette "forme ordinaire" est largement ouverte et il n'est pas besoin de le faire en troublant les esprits et en projetant un doute ici indûment sur la "légitimité" des actes du Magistère voire si on poursuit votre raisonnement en tombant dans la version de LHR. Meneau vous l'a fait remarquer et vous avez même acquiescé.
Bien sûr je ne pourrai vous convaincre et j'aurai droit à une nouvelle accusation dans le prochain post en guise de "réponse". Je m'en tiendrai donc là, les liseurs auront pu se faire une idée.
images/icones/1f.gif  ( 595440 )L'hopital se moque de la Charité par Romanus (2011-05-15 14:00:03) 
[en réponse à 595431]

en matière de pensée circulaire.

Vous ne souhaitez comprendre que ce qui vous fait plaisir. Je ne dis nulle part que la nouvelle messe est protestante en soi. Je ne vois pas dans ce cas comment je pourrais la considérer comme valide.
Mais je crains fort qu'il soit inutile de poursuivre ce dialogue avec un sourd (vous en l'espèce)et vous laisse donc à votre sophisme qui proclame que le fortement contestable est légitime.
images/icones/neutre.gif  ( 595424 )Cher Monsieur Perrin par Anton (2011-05-15 11:20:08) 
[en réponse à 595343]

De quelle nature étaient les erreurs, dans la traduction?
Cordialement.
images/icones/rose.gif  ( 595434 )cher Anton à propos des traductions fautives par Luc Perrin (2011-05-15 13:11:06) 
[en réponse à 595424]

Vous pouvez vous reporter à l'Instruction Liturgiam authenticam (2001) - directement reliée à l'application de Sacrosanctum concilium au passage - qui prescrit une révision générale des missels vernaculaires et qui pour le moment n'a été appliquée que pour la langue anglaise (promulgation en 2010, application en 2011). La révision française est en cours et s'achemine vers une bonne fin.

En 2006, le cardinal Arinze avait même imposé certains changements sans plus attendre : le pro multis traduit abusivement par "pour tous" dans la majorité des langues. Les problèmes sont multiples : à commencer par l'effacement du genre (traductions dites inclusives), par l'omission de mots ou leur dénaturation manifeste, par certains scandales dénoncés depuis plus de 40 ans (ex. le Notre Père français avec son "ne nous soumettez pas à la tentation")...

Il y a aussi le niveau de langue retenu, banalisant et désacralisant, l'élimination de mots issus des langues anciennes et partie prenante de la Tradition.
Tout cela était débattu, surtout en zone anglophone, depuis des décennies, au moins depuis la fin des années 1980. Or comme je l'ai fait remarquer, les épiscopats et le Saint-Siège avaient approuvé les fautes graves qui ont encore cours dans les versions non révisées. C'est pour cela que les "liniks", comme on dit aux USA, ont résisté pied à pied à Liturgiam authenticam pendant 10 ans.
De même que les "invraisemblables faiblesses" (Louis Bouyer) du missel de 1969-2002 ont été pourtant revêtues de la signature des Souverains Pontifes de Paul VI à Jean-Paul II. Il est donc parfaitement licite et "légitime" de demander que ces faiblesses soient corrigées comme le sont les traductions sur instruction du Magistère pontifical lui-même.

nb. "La Paix liturgique" récemment émettait des doutes sur la volonté de la Curie actuelle d'aller dans ce sens - la révision progressive des textes - et pour l'instant, ce pessimisme est appuyé sur les faits. Or la politique des petits pas symboliques en 6 ans n'a pas eu beaucoup d'effets dans les paroisses.
images/icones/neutre.gif  ( 595478 )Merci, de votre réponse par Anton (2011-05-15 20:15:01) 
[en réponse à 595434]

Mais je faisais allusion aux erreurs de traduction de la vulgate, et non pas aux traductions actuelles.

Cordialement.

images/icones/tao.gif  ( 595308 )“Légitime” ou “condamnable”, mais pas les deux en même temps par Vianney (2011-05-14 11:44:15) 
[en réponse à 595292]


L'abbé de Tanouarn persiste et signe sur la légitimité du Novus Ordo. Il est vrai que l'Instruction lui donne raison. En son temps, ses interventions avaient créé la polémique. A croire que cette discussion a été écoutée par le Saint-Siège.
Il sera désormais difficile de réfuter cette prise de position...


L’enseignement de l’Église est rappelé par le pape Pie VI quand il condamne comme “fausse, téméraire, scandaleuse, pernicieuse” la proposition du synode de Pistoie de soumettre à un examen “la discipline constituée et approuvée par l’Église, comme si l’Église, dirigée par l’Esprit de Dieu, pouvait établir une discipline non seulement inutile et trop onéreuse pour la liberté chrétienne, mais encore dangereuse, nuisible...” (bulle Auctorem Fidei).

Cette condamnation est rappelée un siècle plus tard par Léon XIII pour réfuter l’une des erreurs véhiculées par l’américanisme (encyclique Testem Benevolentiæ). Dans le même sens, Grégoire XVI écrivait (Quo Graviora) :

L’Eglise, qui est le fondement et la colonne de la vérité, pourrait-elle donc commander, concéder, permettre, ce qui causerait la ruine des âmes et tournerait au déshonneur et au détriment d’un sacrement institué par le Christ ?


Dans ces conditions, je me demande comment un prêtre catholique peut écrire :

Alors un rite pourra être en lui-même plus ou moins bon, criticable, bonifiable, et parfois formellement condamnable. N’empêche ! S’il est promulgué par le pape, pasteur universel, “dont c'est la fonction propre de régler et d’ordonner la sainte liturgie de l’Eglise” (Universae Ecclesiae n°8)... ce rite est... non seulement valide, mais légitime.


V.
images/icones/fleche2.gif  ( 595312 )votre position rejoint par jejomau (2011-05-14 12:10:51) 
[en réponse à 595308]

donc celle des sédévacantistes...
images/icones/neutre.gif  ( 595314 )La vôtre aussi par Romanus (2011-05-14 12:28:53) 
[en réponse à 595312]

Je me permets de penser que par certains côtés, votre position rejoint celle des sédévacantistes qui lisent le dogme de l'infaillibilité avec excès (Ne le prenez pas mal, c'est juste un peu de provoc).

En simplifiant, leur raisonnement consiste à dire que:
Le pape est infaillible
or le pape déclare des erreurs,
donc il n'est plus pape.

La position ici défendue consiste à dire qu'il peut y avoir contradiction entre les propos du pape et la doctrine, ce que l'histoire prouve, mais qu'il n'y a dès lors pas infaillibilité, au regard des termes mêmes de Pastor aeternus (cf mon message supra).
Cela peut se résumer (en simplifiant aussi)
Le pape a reçu l'infaillibilité en vue de confirmer et préciser l'enseignement constant de l'Eglise,
or il défend une liturgie qui s'"éloigne de la théologie de la sainte messe" telle qu'elle a toujours été crue et enseignée,
donc il n'a pas à être obéi dans ce cadre.

Cordialement
images/icones/vatican.gif  ( 595318 )Vraie question: l'Eglise peut-elle promulguer une liturgie hérétique ? par Athanase (2011-05-14 12:38:15) 
[en réponse à 595314]



Et qui, de surcroît, serait contraire au salut des âmes ? S'il en était ainsi, il faudrait affirmer que l'Eglise peu faillir et que les porte de l'enfer ont prévalu...

L'Eglise est infaillible en ce sens qu'elle ne peut approuver et diffuser une liturgie hérétique. Je ne parle pas des célébrations douteuses et scandaleuses, vues ici et là, mais du Missel que Paul VI promulgua et que ses successeurs confirmèrent. L'infaillibilité de l'Eglise c'est quand même l'assurance que l'enfer ne peut l'emporter !

Une chose est de parler des insuffisance du Missel, de déplorer ses omissions, et même de discuter de certains de ses choix (le Missel semble bien prendre acte de la vernacularisation du culte), mais une autre est de dire qu'il est hérétique et illégitime.

Ceci est écrit par une personne qui suit très peu la forme ordinaire.
images/icones/marie.gif  ( 595323 )Illicite ne veut pas dire hérétique par Romanus (2011-05-14 13:00:35) 
[en réponse à 595318]

Nous faisons simplement un constat. Il ne nous appartient pas d'entrer dans le plan de Dieu qui permet une telle situation.
Les portes de l'enfer n'ont nullement prévalu: la liturgie a survécu et se renforce, certains ont pu se sanctifier non pas grâce à, mais malgré cette nouvelle liturgie.
J'ai servi la nouvelle messe tous les jours jusqu'à 12 ans et espère bien qu'il m'en sera octroyé quelque grâce, mon ignorance servant à m'excuser.

La nouvelle messe n'est pas hérétique en soi. Elle en deviendrait invalide. Elle favorise l'hérésie en revanche (et comment ne pas le constater?), ce qui la rend illicite.
images/icones/1g.gif  ( 595325 )Et ! par Miserere (2011-05-14 13:15:20) 
[en réponse à 595323]

Combien ont perdu la foi à cause de cette messe ?

J'ai servi la messe ordinaire aussi , dans les années 80 il y avait encore quatre prêtres qui desservaient une église .

Aujourd'hui elle est fermée , et bien sur je n'avais jamais entendu parler de la confession , par la suite j'ai laissé tomber la pratique .

Bien à vous .

Miserere
images/icones/carnet.gif  ( 595326 )la réponse est évidente : non par Luc Perrin (2011-05-14 13:21:39) 
[en réponse à 595318]

"Une chose est de parler des insuffisance du Missel, de déplorer ses omissions, et même de discuter de certains de ses choix (le Missel semble bien prendre acte de la vernacularisation du culte), mais une autre est de dire qu'il est hérétique et illégitime." (Athanase)

Vous énoncez une évidence qui ne me semble contestée par personne, y compris par Mgr Lefebvre de son vivant et par ses successeurs.

Il reste que le missel ordinaire est bien de moindre qualité, qu'il s'est révélé à l'usage - nous avons quand même une longue expérience - largement inadéquat par rapport aux buts qui étaient assignés à la réforme par Vatican II.
La vraie question est de savoir comment et quand sa révision devra être faite, car elle doit être faite, comme le disait l'un de ses auteurs dans ses mémoires à savoir le Père Bouyer.

Évoquant les projets "farfelus" (citation) de démembrement du Canon romain, auquel Paul VI mit son veto, le P. Bouyer indique : "J'étais pour ma part prêt à démissionner sur le champ et à m'en retourner chez moi. Mais dom Botte me convainquit de rester, ne fût-ce que pour obtenir quelque moindre mal."
... "Le pire fut un invraisemblable offertoire." (...) "une idée des conditions déplorables dans lesquelles cette réforme à la sauvette fut expédiée" ... le "nouveau calendrier, oeuvre d'un trio de maniaques" ...
Au total, l'un des fabricateurs du Novus Ordo conclut :

"Après tout cela, il ne faut pas trop s'étonner si, par ses invraisemblables faiblesses, l'avorton que nous produisîmes devait susciter la risée ou l'indignation ... au point de faire oublier nombre d'éléments excellents qu'il n'en charrie pas moins, et qu'il serait dommage que la révision qui s'imposera tôt ou tard ne sauvât pas au moins comme des perles égarées."

Tout est là : Benoît XVI sera-t-il le pape de cette inévitable révision ? Engagera-t-il le processus pour corriger, pas seulement dans les traductions, les "invraisemblables faiblesses" de "l'avorton" de 1969-2002 tout en préservant les quelques "perles"?

Cette correction des traductions si lente à advenir montre, au passage, que la marge de manoeuvre pour l'Église pour se déjuger en matière de missel romain est assez grande. Rappelons que ces traductions lourdement fautives avaient été approuvées par les instances épiscopales puis adornées de la fameuse "recognitio" du Saint-Siège délivrée alors bien à la légère.

Le reste me semble débat oiseux autant que l'actualité du Syllabus pour les prochaines présidentielles françaises ou américaines.

nb. et pour ma part la coexistence de plusieurs formes ne me dérangent pas le moins du monde, rien n'est plus traditionnel qu'une certaine diversité rituelle encadrée et ordonnée au sein de l'Église latine.
images/icones/neutre.gif  ( 595335 )Bien que... par Deo gratias (2011-05-14 14:15:01) 
[en réponse à 595326]

...Je reconnaisse quelques pauvretés du "missel de PaulVI", je lui reconnais quelques qualités.
J'ai vécu mon adolescence et mes jeunes années d'adultes au sein du "missel de St Pie V" et depuis les années 90, dans la forme ordinaire.
J'ai la chance d'habiter une ville de pèlerinage et le missel dans son ensemble est très bien respecté.
J'avoue que ce que j'apprécie le plus dans le missel de 69, c'est sa sobre beauté (eh oui ça risque de vous donner des boutons). Autant j'aime la beauté et l'honneur qui doit être dû au Seigneur, mais la forme extraordinaire, c'est comment dire "too much", surtout lorsque c'est l'ICRSP qui célèbre.
Je dirais aussi que je suis plus "distrait" par le décorum dans la forme extraordinaire que dans la forme ordinaire telle qu'elle est célébrée par des communautés comme celle de St Martin ou des abbayes bénédictines.
Je compare la forme "extra", avec l'art gothique et la forme "ordi" avec le roman et ma préférence va au roman.
Vous me direz que c'est très subjectif tout ça. Je vous répondrais que peut-être, mais puisque nous avons le choix grâce à notre bien-aimé St Père.
images/icones/1v.gif  ( 595316 )Si ce que vous dites est exact... par Vianney (2011-05-14 12:32:59) 
[en réponse à 595312]

...c’est sans doute qu’ils lisent aussi les enseignements pontificaux. Entre nous, je ne crois pas qu’avant Vatican II, un catholique aurait jamais osé écrire qu’une liturgie “légitime” pouvait être “condamnable” !!!

V.
images/icones/neutre.gif  ( 595320 )Toutefois... par Lux (2011-05-14 12:42:14) 
[en réponse à 595316]

Cette position peut se tenir si l'on s'en tient au sens strict du mot "légitime" : conforme à la loi.

Certes, la messe de Paul VI est alors légitime en plus d'être valide. Mais elle est condamnable dans sa médiocrité, son ambiguïté, etc.
images/icones/neutre.gif  ( 595322 )Non, pas d'accord par Meneau (2011-05-14 12:58:15) 
[en réponse à 595320]

On ne peut séparer aussi facilement la notion de légitimité d'un rite et les fait qu'il soit bon ou mauvais pour les fidèles.

Voir Grégoire XVI (Quo graviora) : il est impossible que l'Eglise promulgue (légitimement) un rite nuisible.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 595324 )Et aussi par Meneau (2011-05-14 13:14:59) 
[en réponse à 595322]


Comme si l'Eglise, qui est régie par l'Esprit de Dieu, pouvait constituer une discipline, non seulement inutile et trop lourde à porter pour la liberté chrétienne, mais encore dangereuse, nuisible, et conduisant à la superstition et au matérialisme



Pie VI, Auctorem fidei

Voir d'autres éléments ici.

Bref, à la place de l'abbé de Tanöuarn, j'aurais plutôt écrit "formellement critiquable" que "formellement condamnable".

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 595357 )définition de légitime ! par Donapaleu (2011-05-14 16:55:42) 
[en réponse à 595320]

Il peut vouloir dire "conforme à la loi" mais alors pourquoi ne pas dire tout simplement "légal".
Il peut également vouloir dire "fondé en raison, en droit, en justice" et là il ne veut plus dire seulement légal. Avec cette deuxième définition la messe de Paul VI ne peut être à la foi légitime et condamnable.
images/icones/neutre.gif  ( 595321 )Différence ? par Meneau (2011-05-14 12:55:32) 
[en réponse à 595308]

Y a-t-il une différence entre "formellement condamnable", et "intrinsèquement mauvais" ?

Cordialement
Meneau
PS : le Meneau qui intervient en commentaire sur le metablog à la suite du post de l'abbé, ce n'est pas moi !

images/icones/bible.gif  ( 595351 )l'exemple du canon chaldéen sans récit de l'institution mais récemment validé par Presbu (2011-05-14 15:48:23) 
[en réponse à 595308]

Pendant des siècles, les "nestoriens" passés à l'obédience de Rome et devenus "chaldéens" avaient l'obligation d'insérer le récit de l'institution ( en latin : "qui pridie quam pateretur etc...") qui manquait dans le très antique canon dit "d"Addaï et de Mari" (les saints évangélisateurs de la Mésopotamie araméenne). Ce même récit que St Jean n'a pas jugé à propos d'insérer dans son Évangile, pour des raisons qui restent à létat d'hypothèses.
---> Mais, il y a seulement quelques années, la SC des Églises Orientales a autorisé - pour faciliter le passage du Tibre aux nestoriens - d'utiliser ce canon "d"Addaï et de Mari" sans cette interpolation, que je suppose maintenue 'in petto' par les catholiques.
---> Nous avons là un rite figé avec une faille majeure, et que le Pape a validé et légitimé pour un plus grand bien, la réconciliation de vénérables témoins du Christ. Je reconnais que quelques liturgistes s'en sont indignés, et persistent personnellement à expliciter le récit de l'institution dans leurs Messes. Mais je crois que l'on peut constater à une "ratification par la coutume" sur ce sujet. Peut-être faut-il dire: "c'est à cause de la dureté de vos coeurs ..." ?
images/icones/1n.gif  ( 595319 )Sic transit par Maïe (2011-05-14 12:39:03) 
[en réponse à 595292]

-+IHS+-
gloria mundi.
Vous êtes sévères.
Bon, ça manque de panache ? Et alors ? Que peut faire le peuple devant une telle action ?
Et que peut faire Benoît XVI sans achever le sale boulot des fabricants de messes à la mâle moelle ?

(en gras ce que je souligne)

Qu'ajoute le terme de légitimité au terme de validité ? Il signifie que l'on n'a pas le droit d'étudier un rite de manière purement liturgique, sans tenir compte de la dimension ecclésiologique de la liturgie. La res et sacramentum du sacrement de l'eucharistie c'est l'unité de l'Eglise dans le Christ, ne l'oublions pas ! Alors un rite pourra être en lui-même plus ou moins bon, criticable, bonifiable, et parfois formellement condamnable. N'empêche ! S'il est promulgué par le pape, pasteur universel, "dont c'est la fonction propre de régler et d'ordonner la sainte liturgie de l'Eglise" (Universae Ecclesiae n°8)... ce rite est... non seulement valide, mais légitime.

Je me réjouis de l'utilisation de ce terme de "légitimité" dans cette instruction. Être catholique, c'est reconnaître l'autorité du pape dans le domaine de définition de son pouvoir. Le Successeur de Pierre a pouvoir sur la liturgie. On ne peut nier la légitimité, la validité juridique d'une de ses réformes sans nier son autorité et ainsi détruire l’Église - ce qui est le propre du schisme.



L'abbé revient sur une notion intéressante et tout à fait exacte : Paul VI avait le droit, donc sa messe est légitime ce qui la rend valide.
Sauvée par le gong, en quelque sorte.
C'est pas vraiment glorieux, mais cela permet de comprendre que ceux qui, bien obligés d'en passer par là, n'ont eu que cette messe à célébrer ou à suivre, avaient eux aussi le droit de faire confiance.

Que d'autres n'aient pas confondu droit et devoir est tout à leur honneur. Mais ce n'est pas dans les moyens de tout le monde de s'affranchir de l'autorité légitime.

Paul VI et ses liturgistes indignes s'expliquent avec le patron, directement.

Nous, nous ne faisons jamais que ce que nous pouvons avec ce que nous avons, et Notre Seigneur, qui a pris corps, le sait.

Et nous : qui sommes nous pour jeter toutes ces années, et tous ceux qui les ont vécues dans les poubelles de l'histoire puisque nous n'avons pas le pouvoir de les mettre en enfer ? Fort heureusement !

Tout ce gâchis n'a que trop duré, aidons le Saint Père à en finir, fusse au prix du sacrifice énorme de notre orgueil.

Saint Jean-Chrysostome reprennant l'Evangile expliquait :

L’Église est plus forte que le ciel. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas (Mt 24, 35). Quelles paroles ? Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle (Mt 16, 18).



Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. Et avec raison, car l’Église est plus chère à Dieu que le ciel. Ce n’est pas le ciel qui a pris corps, mais l’Église qui a pris chair. Le ciel existe à cause de l’Église, non pas l’Église à cause du ciel. Ne soyez donc pas troublés par les événements. Faites-moi la grâce d’une foi immuable. Ne voyez-vous pas que Pierre, marchant sur les eaux, pour avoir douté un peu, fut sur le point de sombrer, non pas à cause du mouvement tumultueux des flots, mais en raison de la faiblesse de sa foi ! Sont-ce par des suffrages humains que je suis arrivé là, à la tête de cette Église ? Est-ce en effet un homme qui m’y a conduit, pour qu’un homme m’en démette ? Je ne dis pas ces choses avec orgueil, à Dieu ne plaise, ni non plus pour me vanter, mais parce que je veux affermir ce qui est ébranlé chez vous.

images/icones/fsspx.gif  ( 595329 )sévère oui par Romanus (2011-05-14 13:47:34) 
[en réponse à 595319]


L'abbé revient sur une notion intéressante et tout à fait exacte : Paul VI avait le droit, donc sa messe est légitime ce qui la rend valide.

dites vous.

Ben non justement, il n'avait pas le droit.
Qui donne au pape le droit d'imposer une liturgie qui "s'éloigne de façon impressionnante, dans l'ensemble comme dans le détail, de la théologie de la sainte Messe?". Où trouvez vous cela?
Tout homme, fut il pape, ne peut se prévaloir de son autorité que dans le cadre pour laquelle celle-ci est fondée. Je ne vous répète pas le texte de Pastor Aeternus déjà cité dans ce fil. Paul VI est clairement sorti de la mission pour laquelle il a reçu autorité.
De plus, tout cela relève tellement du bon sens...
images/icones/neutre.gif  ( 595334 )Votre intervention est à double sens... par Meneau (2011-05-14 14:11:14) 
[en réponse à 595329]

L'infaillibilité de l'Eglise s'étend à la promulgation des rites. On est dans le domaine de l'assistance prudentielle infaillible. Voir plus haut le post dans les archives auquel je faisais référence.

Donc : le pape a le pouvoir de promulguer un rite. Il est certain que celui-ci ne peut être intrinsèquement nuisible. Il n'est par contre pas garanti qu'il soit le meilleur possible, et il peut donc être largement perfectible.

Maintenant, vous dites :

Qui donne au pape le droit d'imposer une liturgie qui "s'éloigne de façon impressionnante, dans l'ensemble comme dans le détail, de la théologie de la sainte Messe?".



La question est à tiroirs... Le pape a le droit d'imposer une liturgie. Si le pape est légitime, la liturgie en question l'est aussi.

Peut-il promulguer une telle liturgie ? Deux réponses possibles...

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 595340 )Toujours la même réponse par Romanus (2011-05-14 14:23:14) 
[en réponse à 595334]

Vous dites:

Le pape a le droit d'imposer une liturgie. Si le pape est légitime, la liturgie en question l'est aussi.



Je nuance:
Le pape a le droit d'imposer une liturgie légitime. Il n'a pas le droit de faire n'importe quoi, fut-il légitime lui même. Son acte, contraire au rôle pour lequel il a reçu autorité, devient immédiatement illégitime. Plus exactement, lui-même perd sa légitimité, uniquement dans le cadre de cet acte, dès lors qu'il sort du cadre de sa fonction.
images/icones/1b.gif  ( 595345 )d'un autre côté la légitimité par jejomau (2011-05-14 14:53:05) 
[en réponse à 595340]

ne provient-elle pas de l'acceptation de la chose ("vox populi, vox Dei") au fil du temps par le peuple ?

Prenez le rit extraordinaire . En l'an 33 : ce n'était pas le rit en usage ! C'est l'histoire qui l'a amené là où il est aujourd'hui "dans un dévelloppement organique harmonieux sans rupture"...

Votre réflexion pouvait se défendre absolument il y a 40 ans quand il y eut "rupture".

Mais ne se pourrait-il pas qu'aujourd'hui la Tradition ait deux têtes ? L'une, toujours légitime, remontant à la nuit des Temps.. Une autre, qui bien que, très jeune, a néanmoins acquis droit de cité au regard des jeunes générations nées et élevées en son sein ?
images/icones/neutre.gif  ( 595393 )Non, ce n'est pas comme ça que ça marche par Meneau (2011-05-14 23:41:57) 
[en réponse à 595340]

... et heureusement !

L'infaillibilité a été donnée à l'Eglise justement pour que le fidèle n'ait pas à juger de l'objet qui lui est proposé par le magistère légitime. C'est l'autorité qui promulgue qui donne sa légitimité à l'objet promulgué, et pas la légitimité de l'objet promulgué qui donne sa légitimité à l'acte de promulgation !

Admettre que l'Eglise ou le pape puisse poser des actes contraires au rôle qu'ils ont reçu, c'est battre en brèche le dogme de l'infaillibilité et de l'assistance promise à l'Eglise.

Vous précisez tout à la fin "dès lors qu'il sort du cadre de sa fonction". Cela pourrait effectivement nuancer le propos : si le pape se piquait de définir ex cathedra quel doit être le rôle du cantonnier de Trifouillis les Oies, alors oui, il sortirait du cadre de sa fonction.

Mais en définissant une liturgie, il est en plein dans sa fonction.

Cordialement
Meneau

images/icones/hein.gif  ( 595395 )Dialogue de sourd par Romanus (2011-05-15 00:08:45) 
[en réponse à 595393]

Vous ne faites que répéter la même chose. Donc je me répète aussi:
Vous nous dites:

Mais en définissant une liturgie, il est en plein dans sa fonction.


Je vous corrige donc une nouvelle fois:
En définissant une liturgie qui s'éloigne de la théologie catholique, il n'est plus dans sa fonction.
Sa fonction ne lui appartient que pour définir une liturgie catholique. C'est de la théologie tellement élémentaire et du simple bon sens, mais je crois que vous en resterez, avec d'autres, à votre théorie qui veut que le pape peut faire n'importe quoi en pleine légitimité.
Nous en resterons donc là, puisque nous n'avançons pas.

images/icones/neutre.gif  ( 595398 )Théologie élémentaire laissez-moi rire par Meneau (2011-05-15 00:19:28) 
[en réponse à 595395]

Vous m'avez apparemment mal lu, donc je corrige une dernière fois, car vous me faites dire ce que je n'ai pas dit.


votre théorie qui veut que le pape peut faire n'importe quoi en pleine légitimité.



Non, ma théorie (appuyée sur pas mal de théologiens, par contre on attend toujours vos sources à vous) est la suivante :

- le pape est légitime
- DONC il lui est impossible de faire n'importe quoi car il bénéficie de l'assistance de l'Esprit Saint.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche3.gif  ( 595400 )Vous esquivez par Romanus (2011-05-15 00:38:27) 
[en réponse à 595398]

Vous coupez le raisonnement, cher Meneau car depuis le début, il est question de conciliation entre quelque chose qui est "formellement condamnable" (dixit l'abbé de Tanouarn)et qui est néanmoins considéré comme légitime car émanant du pape.

Nous en sommes donc à:
- Le pape dit quelque chose qui est formellement condamnable
- mais le pape est légitime en la matière concernée
- donc le pape est légitime à dire des choses formellement condamnables en cette matière.

C'est absurde oui, mais ce n'est rien d'autrre que le raisonnement défendu dans ce fil par plusieurs dont vous.
images/icones/neutre.gif  ( 595402 )Mais non mais non par Meneau (2011-05-15 00:48:46) 
[en réponse à 595400]

Je constate au passage que vous ne remettez plus en cause la bonne théologie élémentaire qui veut que, si le pape est légitime, il lui est impossible, en vertu de l'assistance divine, de faire n'importe quoi.


Nous en sommes donc à:
- Le pape dit quelque chose qui est formellement condamnable
- mais le pape est légitime en la matière concernée
- donc le pape est légitime à dire des choses formellement condamnables en cette matière.



Nous sommes bien d'accord qu'il y a contradiction. Et si vous prenez la peine de bien me relire, vous verrez que je ne soutiens pas du tout cette thèse : c'est la majeure que je nie, regardez ma dernière phrase là.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche3.gif  ( 595425 )Dont acte par Romanus (2011-05-15 11:21:09) 
[en réponse à 595402]

Je retiens donc que pour vous Meneau, la nouvelle liturgie n'a rien de formellement condamnable. Juste discutable. Exit le bref examen et toutes les études sur la question. Qu'importe que tout cela ait été dénoncé comme menant au Protestantisme. Peu importe que les faits aient confirmé cette crainte.
Et puis, à quoi sert tout ce combat de la messe et de la Tradition, si c'est juste discutable? Tout cela mérite-t-il un quelconque combat qui parfois sème le trouble chez les fidèles?
Fermons le forum tout de suite et serrons les rangs! Rejoignons nos paroisses avec nos yukulélés.
images/icones/neutre.gif  ( 595433 )Par nécessité par Meneau (2011-05-15 13:08:15) 
[en réponse à 595425]

Il n'y a en effet que deux manières de résoudre la contradiction. La deuxième me répugnant encore plus, je tiens donc la première : le NOM est valide et n'est pas intrinsèquement pervers. Par contre il est éminemment perfectible... à tel point que la meilleure solution pour l'autorité légitime en la matière serait sans doute de le supprimer.

Cordialement
Meneau
images/icones/1f.gif  ( 595403 )Je crois que c’est quand même un peu plus compliqué par Vianney (2011-05-15 01:13:31) 
[en réponse à 595398]


- le pape est légitime
- DONC il lui est impossible de faire n’importe quoi car il bénéficie de l’assistance de l’Esprit Saint.


Sans entrer dans les détails, étant donné l’heure, je voudrais rappeler les discussions sur la question du pape hérétique qui ont divisé plusieurs grands théologiens tels que saint Robert Bellarmin et Cajetan. Assisté du Saint-Esprit, le pape reste néanmoins un homme qui peut, comme tous les autres, pécher contre la foi. J’ai déjà signalé que Newman – même après Vatican I – n’excluait pas totalement une telle éventualité (Post-scriptum de la Lettre au Duc de Norfolk) :

Le cardinal Turrecremata nous enseigne, et je l’ai cité, que « si le pape ordonnait quelque chose qui aille à l’encontre de l’Ecriture sainte, des articles de foi, de la vérité des sacrements ou des commandements de la loi naturelle et divine, il ne faudrait pas lui obéir mais ignorer de tels ordres » (supra, p. 228). D’autres, et qui sont les plus grands théologiens ultramontains, estiment qu’un pape qui enseigne une hérésie cesse ipso facto d’être pape.


Journet s’exprime dans le même sens. J’ai déjà évoqué de lui une étude sur Savonarole où, sans approuver le jugement porté par ce dernier sur le pape Alexandre VI, il soulignait que, théologiquement parlant, le fougueux dominicain était inattaquable.

Dans un autre registre, on pourrait faire état de la démarche de saint Vincent Ferrier, fort bon théologien lui aussi, au moment où il cesse de reconnaître le pape d’Avignon. Deux points méritent d’être soulignés à mon avis :
1) contrairement au concile de Constance, le saint dominicain n’accuse à aucun moment Benoît XIII d’être hérétique : il constate seulement qu’objectivement parlant, l’intéressé ne veut pas le bien de l’Église en refusant de renoncer à son pontificat et que, pour cette raison, il a cessé d’être pape ;
2) pour autant, il ne reconnaît toujours pas le pape de Rome : à ses yeux, le siège est désormais vacant, et il demeure convaincu que Benoît XIII était auparavant le vrai pape.

V.
images/icones/hein.gif  ( 595419 )le pape peut "pêcher contre la Foi" ? par jejomau (2011-05-15 10:23:56) 
[en réponse à 595403]

"pour la foi et la règle des moeurs, Dieu a fait participer l'Eglise à son divin magistère et lui a accordé le divin privilège de ne point connaître l'erreur"

Encyclique Libertas Praestantissimum de Léon XIII
images/icones/vatican.gif  ( 595454 )Je vous ai déjà répondu... par Vianney (2011-05-15 16:25:54) 
[en réponse à 595419]

...au début de cette année en citant le pape Innocent III :

“Pour les autres péchés, j’aurai Dieu seul pour juge, écrivait le Pape Innocent III, pour le seul péché en matière de Foi, je pourrai être jugé par l’Eglise.” Ce n’est donc pas tel évêque, tel théologien ou tel fidèle qui juge Jean-Paul II... mais c’est l’Eglise elle-même, par l’enseignement, les lois, la liturgie qu’elle nous a donnés pendant près de deux mille ans.


Innocent III n’innovait d’ailleurs en rien, il s’appuyait notamment sur le décret de Gratien qui était un peu à l’époque l’équivalent de notre droit canon : “le premier siège ne peut être jugé par personne sauf s’il dévie de la foi”. Cette maxime est mentionnée dans les “fontes” (fondements) du CIC de 1917.

Et la contradiction avec l’enseignement de Léon XIII n’est elle-même qu’apparente : pour la plupart des auteurs qui ont envisagé cette hypothèse, le fait qu’un pape dévie de la foi manifeste qu’à partir de ce moment au moins, il ne jouit plus de l’assistance divine, et donc de sa pleine autorité sur les fidèles. En d’autres mots, il n’est dès lors plus un pape digne de ce nom, même si certains théologiens pensent qu’il doit encore être déposé par une sentence de l’Église.

Selon certains auteurs, cette perte d’autorité n’est pas nécessairement définitive. Le canoniste Bouix traite de cette question dans son Tractatus de Papa (Lecoffre, 1869, tome Ier, p. 546 et sv.). Il y expose la thèse du théologien Jérôme Albani, nommé Cardinal par saint Pie V :

S’il se ravise avant la sentence déclaratoire, un pape hérétique récupère par le fait même le Pontificat, sans nouvelle élection par des Cardinaux ou une quelque autre solennité juridique.


V.
images/icones/fleche2.gif  ( 595460 )le pape peut-être hérétique cependant une affirmation ex-cathedra par jejomau (2011-05-15 17:43:45) 
[en réponse à 595454]

le place dans l'infaillibilté puisque sous l'assistance du Saint-Esprit !

Voilà le chapître 4 de la Constitution Dogmatique "Pastor Aeternus" (Vatican I) :

"C'est pourquoi, nous attachant fidèlement à la tradition reçue dès l'origine de la foi chrétienne, pour la gloire de Dieu notre Sauveur, pour l'exaltation de la religion catholique et le salut des peuples chrétiens, avec l'approbation du saint concile, nous enseignons et définissons comme un dogme révélé de Dieu : Le Pontife romain, lorsqu'il parle ex cathedra, c'est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu'une doctrine sur la foi ou les mœurs doit être tenue par toute l'Église, jouit, par l'assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu'elle définit la doctrine sur la foi et les moeurs. Par conséquent, ces définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes et non en vertu du consentement de l'Église. Si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire notre définition, qu'il soit anathème".

Or le dictionnaire théologique dont vous me donnez la référence ici à propos de Gratien souligne que le pape PEUT DEVENIR HERETIQUE A TITRE PRIVE. Voici comment celà commence :

"CONTROVERSE THÉOLOGIQUE CONCERNANT LE PRIVILÈGE DE L’EXEMPTION DE L’HÉRÉSIE, ATTRIBUÉ, PAR QUELQUES THÉOLOGIENS, AU PAPE MÊME CONSIDÉRÉ COMME UNE PERSONNE PRIVÉE"

Il m'apparaît que le dictionnaire théologique va dans le même sens que le texte de Vatican I.. en s'exprimant différemment .

Est-ce que nous sommes d'accord ?

Si oui, ce qui pose problème fondamentalement pour moi c'est la distinction qu'il faut bien rechercher entre la personne du souverain pontife qui deviendrait hérétique par un (ou des) actes accomplis à titre privé.. En tant que personne agissante.. et l'enseignement qu'il transmet au regard de la Foi et des moeurs.

Ce qui revient à devoir définir A QUEL MOMENT un pape s'exprime ex cathedra finalement .
images/icones/info2.gif  ( 595467 )“Ex cathedra” par Vianney (2011-05-15 18:44:43) 
[en réponse à 595460]


Ce qui revient à devoir définir A QUEL MOMENT un pape s’exprime ex cathedra finalement


Sur ce point, Pastor Aeternus nous fournit la réponse, et précisément dans l’extrait que vous citez :

Le Pontife romain, lorsqu’il parle ex cathedra, c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine sur la foi ou les mœurs doit être tenue par toute l’Église, jouit, par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue son Église, lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi et les moeurs.


Il faut donc :
– que le pape parle en tant que “pasteur et docteur” de tous les chrétiens,
– qu’il parle d’une “doctrine sur la foi ou les mœurs”,
– qu’il la définisse (c’est-à-dire qu’il porte une sentence définitive),
– dans le but qu’elle soit “tenue par toute l’Église”.

V.
images/icones/1h.gif  ( 595556 )pas si facile par jejomau (2011-05-16 11:26:18) 
[en réponse à 595467]

- que le pape parle en tant que “pasteur et docteur” de tous les chrétiens,
– qu’il parle d’une “doctrine sur la foi ou les mœurs”,
– qu’il la définisse (c’est-à-dire qu’il porte une sentence définitive),
– dans le but qu’elle soit “tenue par toute l’Église
”.


Soit, je l'entends bien. Mais : concrètement ? Quand il "pond" une Bulle ? Quand il écrit une encyclique ? Quand il définit un texte d'une autre portée encore... sur la Foi ou sur les moeurs.. OUI ou NON est-il assisté par l'Esprit-Saint ?

images/icones/neutre.gif  ( 595563 )Compliqué par Meneau (2011-05-16 12:09:58) 
[en réponse à 595556]

Lisez l'abbé Lucien : "Les degrés d'autorité du Magistère". L'assistance de l'Esprit Saint ne se résume pas à "infaillible / pas infaillible", le tout fonction de "ex cathedra / non ex cathedra".

C'est cependant vous qui avez précisément orienté le débat sur la notion "ex cathedra", donc Vianney vous en a rappelé les critères. Il y a évidemment d'autres formes de l'assistance de l'Esprit Saint promise au pape et à l'Eglise.

Cordialement
Meneau

images/icones/info2.gif  ( 595571 )Un bon résumé par Vianney (2011-05-16 13:07:56) 
[en réponse à 595563]

...tiré des archives du FC : Notions élémentaires sur le Magistère.
images/icones/neutre.gif  ( 595421 )Oui et non par Meneau (2011-05-15 10:59:46) 
[en réponse à 595403]

D'une part j'ai effectivement été obligé de simplifier drastiquement pour tenter de faire comprendre à notre ami l'inversion qu'il faisait dans le raisonnement.

D'autre part, les cas qui sont envisagés ici par vous sont des cas de perte totale et durable de la légitimité de l'autorité.

Le cas envisagé par Romanus était le suivant :


Son acte, contraire au rôle pour lequel il a reçu autorité, devient immédiatement illégitime. Plus exactement, lui-même perd sa légitimité, uniquement dans le cadre de cet acte, dès lors qu'il sort du cadre de sa fonction.



Ceci est un non-sens, la négation formelle du dogme de l'infaillibilité : si le pape est parfois légitime, et parfois non, en fonction de la rectitude doctrinale de ce qu'il enseigne, alors il n'est tout simplement pas infaillible.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 595423 )J'admets par Romanus (2011-05-15 11:11:41) 
[en réponse à 595421]

Oui Meneau, cette deuxième phrase est sans doute à discuter. Je maintiens néanmoins la première.
Votre argumentation me convainc.

Cordialement
images/icones/neutre.gif  ( 595488 )Ce qui revient à mettre par Maïe (2011-05-15 21:04:35) 
[en réponse à 595421]

-+IHS+-
Vatican I et Vatican II dans le même panier. N'est-ce pas Vatican I qui a affirmé l'infaillibilité du pape ?
images/icones/2e.gif  ( 595386 )Ben si elle est légitime... par Antoine (2011-05-14 21:25:52) 
[en réponse à 595292]

Il n'a qu'à la célébrer et nous f.... la paix...

Personnellement j'ai du mal à combre pourquoi il ne serait pas légitime de la célébrer si elle est légitime... mais enfin si l'abbé préfère marcher sur la tête libre à lui ... qu'il soit juste un peu plus cohérent... mais bon visiblement il aime jouer avec les mots. Moi perso je préfère quand les choses sont claires. Certainement ne suis je pas assez intellectuel pour apprécier... ni même pour comprendre.
images/icones/2a.gif  ( 595495 )le Novus Ordo est légitime ? par Halleluia (2011-05-15 21:36:52) 
[en réponse à 595292]

C'est n'importe quoi !

Alors ... si le Novus Ordo est légitime moi, je suis aussi légitimement la Reine d'Angleterre !

Il ne faut pas oublier que St Pie V a canonisé la Sainte Messe VOM et que par conséquent quiconque change un iota de cette messe est frappé d'anathème ipso facto, et encourt les foudres de St Pierre et de St Paul !

Pour moi les MP de 88 et de 2007 ce n'est que du blabla !

images/icones/neutre.gif  ( 595521 )Mesotès par Lux (2011-05-15 23:33:37) 
[en réponse à 595495]

La mésotès, chez Aristote, c'est le juste milieu qui définit la vertu.

Saint Thomas reprend très exactement cette doctrine. La mesure, voyez-vous, est une qualité inestimable.

Les lois papales ne sont "que du blabla" uniquement pour ceux qui se fichent comme de l'an 40 de notre Sainte mère l'Eglise.

Vous ne devez pas avoir bien lu la bulle Quo Primum, parce que selon votre interprétation, Jean XXIII, Pie XII et tous ceux qui ont modifié le missel de saint Pie V sont anathèmes.

Quant à ce cher Paul VI, lui, ne peut pas l'être, car il n'a en effet pas changé un iota du missel de saint Pie V : il en a créé un autre, à lui tout seul.
images/icones/1r.gif  ( 595526 )Aucune censure ne s'applique par Halleluia (2011-05-16 01:15:38) 
[en réponse à 595521]

a un prêtre qui veut célébrer la messe de St Pie V. Personne ne peut interdire à un prêtre de dire cette messe là.

Par conséquent les "excommunications" portées contre Mgr. Lefèbvre étaient nulles dès le début du conflit, tradis contre libéraux, portant sur la liturgie ! Par conséquent, on peut bien parler de blabla en ce qui concerne les MP de 88 et 2007.

Et puis, quel besoin y avait-il de si urgent pour Paul VI de fabriquer un autre rite dans le but manifeste de remplacer le précédent selon ses propres propos ? Les fruits de ce nouveau rite sont mauvais ! C'est évident !

Vu ce que les évêques Novus Ordo font et professent aujourd'hui on comprend pourquoi Mgr. Lefèbvre a sacré 4 évêques !

L'état de nécessité est plus encore que jamais présent aujourd'hui !


images/icones/1w.gif  ( 595541 )Méditons par Marchenoir (2011-05-16 09:19:50) 
[en réponse à 595526]

Mgr Lefèbvre n'a pas été excommunié pour avoir dit cette messe là, comme vous le dites si joliment ; renseignez-vous. Sinon, je partage votre étonnement, comment se fait-il que vous n'ayez pas les mêmes grâces d'état que le Souverain Pontife pour paître les brebis ? C'est un mystère sur lequel il convient de méditer.

M.
images/icones/1f.gif  ( 595532 )Vos observations sont pertinentes, mais... par Vianney (2011-05-16 08:14:58) 
[en réponse à 595521]


Vous ne devez pas avoir bien lu la bulle Quo Primum, parce que selon votre interprétation, Jean XXIII, Pie XII et tous ceux qui ont modifié le missel de saint Pie V sont anathèmes.

Quant à ce cher Paul VI, lui, ne peut pas l'être, car il n'a en effet pas changé un iota du missel de saint Pie V : il en a créé un autre, à lui tout seul.


Un pape a en effet le pouvoir de modifier les lois ecclésiastiques en général, et donc de réviser les livres liturgiques, pouvoir que le Concile de Trente lui reconnaît expressément. Cependant, l’Église n’a jamais condamné l’opinion du célèbre théologien Suarez à laquelle un liseur vient de faire allusion à la suite de Mgr Gamber :

Il y a deux façons de devenir schismatique :
1° sans nier que le pape est le chef de l’Église, ce qui serait déjà l’hérésie, on agit comme s’il ne l’était pas : c’est la façon la plus fréquente ;
2° on refuse d’entrer en communion avec le corps de l’Église par la participation des sacrements (...). De cette seconde façon le pape pourrait être schismatique, par exemple en tentant d’excommunier toute l’Église, ou en renversant tous les rites traditionnels.

(De Charitate, Disputatio XII de Schismate, sectio 1.)


Or, par rapport à la Tradition de l’Église, quel rite Paul VI n’a-t-il pas “renversé”, en s’éloignant “de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la Sainte Messe” (Bref examen critique du Novus Ordo Missæ) ? Un pape peut bien abroger des lois humaines, mais pas la théologie approuvée par l’Église romaine.

V.