Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=1006712
images/icones/hein.gif  ( 1006712 )Cher XA par Jean-Paul PARFU (2026-09-16 21:52:25) 

Le Forum a été fermé une partie de la journée et au moins un fil de discussion intéressant a été supprimé.

Quel est le problème ?
images/icones/idee.gif  ( 1006713 )Le problème paraît pourtant assez évident par Cluny (2026-09-16 21:56:38) 
[en réponse à 1006712]

Je doute que XA évoque la raison ici.
images/icones/idee.gif  ( 1006714 )Le problème ? par XA (2026-09-16 22:00:15) 
[en réponse à 1006712]

Où voyez-vous un problème ?
Le forum est un service gratuit.
Peu de liseurs estiment qu'il mérite d'être soutenu financièrement.
De fait, je ne me sens aucun devoir de justification après l'avoir temporairement suspendu, modérant par ailleurs un fil.
N'y voyez aucun signe. Juste une nécessaire prudence.

Bonne nuit !

XA
images/icones/fleche3.gif  ( 1006715 )Le fil a été supprimé... par Candidus (2026-09-16 22:03:05) 
[en réponse à 1006712]

... à ma demande, mais je ne souhaite pas m’étendre sur les raisons qui m’ont conduit à solliciter cette suppression. Excusez le caractère un peu énigmatique de ce message, et merci de votre compréhension.
images/icones/bravo.gif  ( 1006716 )J'étais assez surpris par Cluny (2026-09-16 22:06:55) 
[en réponse à 1006715]

de voir que la personne à l'origine de votre information était presque nommément désignée. Vous avez raison. C'est mieux ainsi.
images/icones/4a.gif  ( 1006717 )Sans doute par Jean-Paul PARFU (2026-09-16 22:10:54) 
[en réponse à 1006715]

Mais ce fil comportait une discussion entre Lycobates, Réginald, Eti lène et moi-même qui était très intéressante et ne vous concernait pas. Cette partie au moins aurait pu demeurer.
images/icones/fleche2.gif  ( 1006718 )Je le regrette avec vous par Cluny (2026-09-16 22:13:06) 
[en réponse à 1006717]

D'autant que le site est devenu inactif au moment où j'appuyais sur "envoyer", en réponse à Reginald.
images/icones/fleur.gif  ( 1006727 )Dans mes souvenirs par Eti Lène (2026-09-17 06:50:54) 
[en réponse à 1006717]

Cher Maître, je citais Dei Verbum et sa définition de la Tradition tout à fait catholique, et j'expliquais que Fiducia Supplicans et Amoris Laetitia étaient le résultat de l'ambiguïté (dans son application du Concile dont les 5% sont empoisonnés) du Concile Vatican II.

La pastorale a supplanté dans les faits le dogme, mais cette inversion était néfaste inappropriée, déjà viciée, car l'Église a toujours conjugué le dogme et la pastorale, comme le Seigneur avec la femme adultère à qui Il dit "Je ne te condamne pas non plus. Va et ne pèche plus."

L'Église, traditionnellement dans ses proclamations et ses condamnations de l'erreur a fait comme l'évangile, aller sur une montagne et proclamer de manière simple et limpide, la parole de Dieu "actualisée" par le Saint-Esprit. Ne rien retrancher ni à la foi ni à l'espérance ni à la charité.

Notre ami Réginald, comme à son habitude, a répondu en prétendant que les textes récents de François, ne sont en rien liés au Concile Vatican II, alors que Léon XIV, qui ne fait que citer le Concile 60 ans après, s'en revendique encore et encore, pour avancer son agenda et parler précisément d'Amoris Laetitia en octobre 2026, probablement pas pour le condamner alors que ce texte est condamnable. Au fond le pape met Vatican II comme un étendard, alors qu'il est docteur en droit canonique et a fait fi du droit canonique par cette excommunication du 2 juillet, et se met dans les traces de François de manière beaucoup plus subtile. François disait ce qu'il pensait, c'était à son actif. Léon XIV est beaucoup plus discret dans ce qu'il pense, mais par ses nominations et sa direction, malgré ce vernis un peu tradi dans la forme, mais il "avance" comme il l'a dit lui-même.
images/icones/carnet.gif  ( 1006730 )c'est faux par Réginald (2026-09-17 07:15:07) 
[en réponse à 1006727]


Notre ami Réginald, comme à son habitude, a répondu en prétendant que les textes récents de François, ne sont en rien liés au Concile Vatican II, alors que Léon XIV, qui ne fait que citer le Concile 60 ans après, s'en revendique encore et encore, pour avancer son agenda et parler précisément d'Amoris Laetitia en octobre 2026, probablement pas pour le condamner alors que ce texte est condamnable.



C’est faux. Vous simplifiez ma pensée pour la rendre plus facile à réfuter.

J’ai dit quelque chose de beaucoup plus précis : on ne peut pas déterminer le sens d’un texte de 1965 en partant de ce qu’un pape dit ou fait soixante ans plus tard.

Que Léon XIV cite abondamment Vatican II peut évidemment nous renseigner sur sa réception du Concile. Cela ne suffit pas à établir ce que Dei Verbum signifiait historiquement au moment de sa rédaction.

Pour mémoire, je suis d’ailleurs très critique sur Fiducia supplicans comme une partie significative de l'espicopat qui exprimé de fortes réserves sur ce texte. Je vous ai déjà renvoyé à un article de la Revue thomistee allant en ce sens.

Et, justement, je ne vois pas en quoi FS et AL découlerait de Vatican II.

Il serait bien, à l’avenir, que vous ne travestissiez pas ma pensée. Je crois être suffisamment nuancé et précis pour ne pas être caricaturé de cette manière.

images/icones/fleche2.gif  ( 1006731 )Je n'ai en rien déformé par Eti Lène (2026-09-17 07:24:03) 
[en réponse à 1006730]

vos propos, et vous le confirmez vous-même à l'instant, à savoir que vous niez le lien de cause à effet entre le Concile Vatican II et tout ce qui s'en est suivi, y compris Fiducia Supplicans et Amoris Laetitia. Que nous fûmes factieux au sujet des facéties du Concile, tout cela s'est vérifié fondé.
images/icones/carnet.gif  ( 1006733 )vous déformez (subtilement) encore mon propos par Réginald (2026-09-17 07:42:28) 
[en réponse à 1006731]

Si, vous déformez encore mon propos, par votre « tout ce qui s’en est suivi ». Je n’ai jamais soutenu que Vatican II n’aurait eu aucun effet sur l’histoire ultérieure de l’Église. Ce serait évidemment absurde.

Je dis quelque chose de beaucoup plus précis : on ne peut pas déduire le sens d’un texte conciliaire de 1965 de ce qu’un pape dira ou fera plusieurs décennies plus tard, et que je ne vois pas en quoi AL ou FS découleraient nécessairement de Vatican II.

Entre « aucune conséquence historique » et « FS et AL sont causés doctrinalement par Vatican II », il existe tout de même quelques nuances.
images/icones/fleche3.gif  ( 1006734 )Indépendamment de vous par Eti Lène (2026-09-17 08:05:37) 
[en réponse à 1006733]

Et si j'ai déformé vos propos je vous prie de m'en excuser, si le dogme et la morale sont évolutifs, comme le sous-entend Nostra Aetate, alors il est logique que Jean-Paul II qui n'aurait jamais accepté Amoris Laetitia, ne soit plus cité dans certaines de ses affirmations. Évidemment Jean-Paul II ne citait plus certains textes abrogés de fait (pas de droit évidemment), mais croyait en la tradition vivante. Dans cette logique de mort, puisque la tradition est calquée sur les idées du temps, alors qu'on parle de vivant, la morale devait suivre. Mais le poisson pourrit par la tête.

St Pie X et son encyclique Pascendi, avait tout vu :"Le dogme peut (évoluer) il le doit". "Ils tiennent pour vraies toutes les religions."

Comme l'affirme la note du 16 septembre 2026, il n'est pas question de religion unique. En cela vous avez raison, le texte le dit bien. Mais saint Thomas le dit bien en parlant de cause finale (et non de destination finale : Le film d'horreur décrit bien la destination qui va être atteinte). Quel est le but de ce dialogue ? Se faire plaisir en pontifiant sur ce qui nous est commun ? Il est vrai que c'est facile, mais en soi, il n'y a pas de salut en dehors de l'Église.

L'ère de Benoît XVI est terminée. Je le regrette, tout comme vous. Mais en fait on ne s'en sortira pas si on ne condamne pas la source de tout ce bazar qui ne fait que s'accroître.
images/icones/carnet.gif  ( 1006735 )l'articulation manquante par Réginald (2026-09-17 08:42:58) 
[en réponse à 1006734]

Merci pour vos excuses.

Lorsque saint Pie X écrit dans Pascendi que, pour les modernistes, « évoluer et changer, non seulement le dogme le peut, il le doit », il condamne à juste titre une théorie très précise : le dogme serait l’expression changeante d’un sentiment religieux immanent et devrait donc se transformer avec celui-ci. De même, lorsqu’il écrit qu’« ils tiennent pour vraies toutes les religions », il expose une conséquence de cette même théorie moderniste.

Or il faudrait démontrer que Nostra aetate enseigne cela et est interprété comme cela. C’est d’autant moins évident que la note du 16 septembre affirme expressément que le dialogue doit « éviter le relativisme et le syncrétisme », qu’il n’existe pas « deux voies de salut » et que « le Christ est l’unique Rédempteur ».

Quant au but du dialogue, la note répond elle-même qu’il « fait partie de la mission évangélisatrice de l’Église » et qu’il vise aussi à rechercher « les conditions d’une coexistence pacifique ».

Cela dit, la critique qu’il me semble légitime de faire est plutôt celle d’une articulation insuffisante entre ces différentes affirmations du document. Une articulation complète obligerait notamment à traiter explicitement la question de la mission envers les juifs.

En effet, si le judaïsme actuel possède une signification théologique positive, mais que le Christ demeure l’unique Rédempteur, que signifie concrètement l’appel à la foi au Christ pour Israël ? C’est là que la tension devient aiguë et que le document me parait insuffisant car il préfère développer le registre du dialogue, de l’estime et de la collaboration plutôt que d’affronter clairement cette question.


images/icones/sacrecoeur.gif  ( 1006736 )Ce n'est pas uniquement dans les textes par Eti Lène (2026-09-17 09:15:51) 
[en réponse à 1006735]

Mais dans les actes, cher Réginald, que nous voyons ce glissement du dogme qui est ignoré, et donc comme s'il était abrogé. Mais ils se sont bien gardé de l'affirmer comme abrogé, et leur attitude me fait penser à ce que dit le Seigneur dans l'évangile selon st Jean chapitre X :

01 Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. 02 Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. 03 Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. 04 Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. 05 Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers."


Il faut dire clairement ce qu'on pense et dire où l'on va. C'est cela la vraie attitude chrétienne et la cohérence entre les actes et les paroles mais aussi l'Eglise, doivent prévaloir. Les anciens conciles vont droit au but et ne nous noient pas dans des textes qui essaient (en apparence charitables) de brouiller la direction qui est prise.

La note parue hier affirme :

54. Pour atteindre cet objectif, un véritable changement des mentalités s’impose : abandonner les logiques de défense, d’hostilité ou de conquête, pour adopter une attitude ouverte, bienveillante et courageuse. Les modèles monolithiques et isolés, qui encouragent une vision fermée de la réalité, s’avèrent de plus en plus inadaptés et, en fin de compte, source de violence et de souffrance pour les plus faibles. La défense intransigeante (sic) de sa propre position et le prosélytisme, comme seule modalité de rencontre avec « l’autre », n’ont désormais plus de sens (resic) dans un monde qui ressemble de plus en plus à un village planétaire interconnecté et en constante effervescence. C’est ce que rappelait le pape François en 2019, à l’université Chulalongkorn de Bangkok, devant des responsables religieux bouddhistes, musulmans, hindous, sikhs et chrétiens : « Les époques, où la logique du repli sur soi pouvait prévaloir dans la conception du temps et de l’espace et s’imposer comme un mécanisme valable pour la résolution des conflits, sont révolues. Il est temps aujourd’hui d’oser imaginer la logique de la rencontre et du dialogue mutuel comme chemin, de la collaboration mutuelle comme conduite et la connaissance réciproque comme méthode et critère. Et, de cette manière, offrir un nouveau paradigme pour la résolution des conflits et contribuer à la compréhension entre les personnes ainsi que pour sauvegarder la création. Je crois que, dans ce domaine, les religions, de même que les universités, sans pour autant renoncer à leurs notes essentielles et à leurs spécialités propres, ont beaucoup à apporter et à offrir ; tout ce que nous faisons dans ce sens est un pas significatif pour garantir aux plus jeunes générations leur droit à l’avenir, et sera aussi un service rendu à la justice et un service à la paix »[89].


Ils caricaturent 19 siècles de magistère par ce paragraphe.
images/icones/carnet.gif  ( 1006741 )Fermeté doctrinale, prudence des moyens par Réginald (2026-09-17 10:13:19) 
[en réponse à 1006736]

Oui, le §54 est maladroitement rédigé : il distingue insuffisamment la fermeté doctrinale de l'hostilité ou d'une logique de conquête.

Mais il ne faudrait pas non plus idéaliser toutes les formes historiques de la mission. A Rome, par exemple, les juifs du ghetto furent, pendant près de trois siècles, contraints d'assister le samedi à des sermons destinés à leur conversion. Je ne suis pas persuadé que cela ait attiré beaucoup de juifs et ait beaucoup contribué à leur conversion. Une telle méthode peut même produire l’effet inverse et éloigner de la foi ceux qu’elle prétend y conduire.

Il est d'ailleurs intéressant de rappeler que le schéma préparatoire sur la liberté religieuse, rédigé par le cardinal Ottaviani, insistait déjà sur la nécessité de ne pas brusquer les conversions :

« Dans la préservation de la vraie foi, il faut agir conformément aux exigences de la charité chrétienne et de la prudence, afin que ceux qui sont séparés de l'Église ne soient pas rebutés, mais qu'ils soient plutôt attirés vers elle, et que ni l'État ni l'Église n'en subissent de dommage. »

Il faut donc tenir ensemble deux choses :
1/ l’Église doit annoncer le Christ et appeler à la foi
2/ toutes les méthodes employées historiquement pour le faire n’étaient pas pour autant toujours prudentes.
images/icones/fleche3.gif  ( 1006737 )Toujours la même rengaine par Cluny (2026-09-17 09:57:08) 
[en réponse à 1006735]

Vous nous dites que

la note du 16 septembre affirme expressément que le dialogue doit « éviter le relativisme et le syncrétisme », qu’il n’existe pas « deux voies de salut » et que « le Christ est l’unique Rédempteur ».


Mais Jean-Paul II, face aux interrogations qu'avait suscité Assise avait précisé qu'il ne s'agissait pas de syncrétisme. Et pourtant ça n'était rien d'autre. Et sa phrase pour le justifier, disant "nous ne serons pas là pour prier ensemble mais nous serons ensemble pour prier" est aussi révélatrice d'un esprit faux. La question restant : pour prier qui? Impossible d'imaginer une réunion pareille sans condamnation subséquente avant Vatican II.
Benoit XVI nous a dit qu'il fallait lire le Concile avec l'herméneutique de la continuité, ce qui ne la pas empêché de renouveler Assise. Un scandale contre la Foi.

Toutes les décisions récentes sur lesquelles vous émettez vous-même des réserves sont prises en parfaite conformité avec le Concile et en son nom. Vous auriez du mal à convaincre leurs auteurs du contraire. Même si vous pouvez effectivement penser que les papes n'ont rien compris au Concile.

Vous répétez à l'envi que telle idée n'étant pas présente formellement dans le Concile, on ne peut pas la lier à lui. Mais encore une fois, ce qui est reproché à ce Concile, c'est son ambiguïté permettant toutes les interprétations, en raison de toutes les portes laissées ouvertes.
Et comme je l'ai déjà écrit, vous pourrez m'expliquer que le système du Goulag n'est pas dans les écrits de Marx, vous serez bien le seul à prétendre qu'il n'est pas une conséquence logique du Marxisme.
images/icones/bravo.gif  ( 1006742 )Très exactement par Pétrarque (2026-09-17 10:13:23) 
[en réponse à 1006737]

On ne fait pas rentrer des ronds dans des carrés.


Vous répétez à l'envi que telle idée n'étant pas présente formellement dans le Concile, on ne peut pas la lier à lui. Mais encore une fois, ce qui est reproché à ce Concile, c'est son ambiguïté permettant toutes les interprétations, en raison de toutes les portes laissées ouvertes.



Le Concile ne se comprend pas seulement par ses textes, il se comprend nécessairement et obligatoirement aussi par la praxis qu'il a engendrée et que lesdits textes portent en filigrane.

Le Concile, c'est aussi Assise I et II, le baiser au Coran et la Pachamama.

L'herméneutique de la continuité était une tentative de concilier des contraires, et, comme telle, elle était vouée à l'échec.
images/icones/carnet.gif  ( 1006743 )[réponse] par Réginald (2026-09-17 10:41:07) 
[en réponse à 1006742]

Dire qu’Assise, le baiser au Coran ou la Pachamama étaient prévus et voulus par le Concile, ou même simplement présents « en filigrane », c’est une thèse que je ne peux pas accepter tant qu’elle n’est pas démontrée. Sinon, on confond le texte, sa réception et les actes accomplis ensuite en son nom.
images/icones/fleche3.gif  ( 1006745 )Là n'est pas la question par Cluny (2026-09-17 10:53:56) 
[en réponse à 1006743]

On se moque de savoir si ça a été prévu ou voulu consciemment. Dieu juge les consciences.
Mais on doit assumer les conséquences de ses écrits. Et les conséquences sont là.
Que Marx ait prévu qu'une partie de l'humanité subirait le Goulag, je n'en sais rien et il est possible d'en douter. Ça ne change rien au fait que sa pensée à entraîné cela.
images/icones/carnet.gif  ( 1006746 )[réponse] par Réginald (2026-09-17 10:56:45) 
[en réponse à 1006745]

Le simple fait qu’une pratique se réclame d’un texte ne suffit pas à montrer qu’elle en découle. Des violences ont été commises au cours de l’histoire au nom de l’Évangile. Personne n’en conclura pour autant qu’elles sont une conséquence logique de l’enseignement du Christ.
images/icones/1g.gif  ( 1006748 )J'en deduis avec vous par Cluny (2026-09-17 11:01:32) 
[en réponse à 1006746]

Que les 5 derniers papes n'ont rien compris au Concile, auquel 4 d'entre eux ont participé, et bien que tous leurs actes s'en réclament.
Dont acte.
Heureusement que vous êtes là pour nous l'expliquer.
images/icones/carnet.gif  ( 1006750 )une différence de méthode par Réginald (2026-09-17 11:09:04) 
[en réponse à 1006748]

Je dis simplement que leur manière de s’en réclamer constitue une interprétation et une réception du Concile, non la démonstration que chacun de leurs actes était déjà contenu dans les textes conciliaires. C’est exactement la distinction que vous refusez de faire.

Du reste, rien ne permet d’affirmer que Paul VI, Jean-Paul II ou Benoît XVI auraient considéré AL ou FS comme des développements conformes au Concile et déjà inscrits « en filigrane » dans ses textes.

Notre différence est une différence de méthode. Vous partez de l’histoire pour interpréter le texte tandis que moi je parte du texte pour mesurer ensuite ce que l’histoire peut légitimement lui imputer.
images/icones/fleche3.gif  ( 1006751 )Non par Cluny (2026-09-17 11:16:10) 
[en réponse à 1006750]

Ceux qui ont tout de suite vu qu'il y avait un problème et que cela allait conduire tout droit à l'hérésie ne sont pas "partis de l'histoire pour interpréter le texte".
Je me contente de dire que l'histoire confirme ce qui était induit dans les ambiguïtés des textes conciliaires et que certains ont d'emblée dénoncé, sans attendre les analyses de Cluny.
images/icones/carnet.gif  ( 1006752 )nous nous rapprochons par Réginald (2026-09-17 11:24:02) 
[en réponse à 1006751]

Une ambiguïté ouvre plusieurs lectures possibles. Elle ne démontre pas à elle seule laquelle devait nécessairement s’imposer.

D’ailleurs, certains avaient prévu les dérives que vous évoquez — encore faudrait-il préciser qui, sous Jean-Paul II, avait prévu FS — tandis que d’autres avaient au contraire espéré un renouveau de l’Église qui ne s’est pas produit.
images/icones/fleche2.gif  ( 1006753 )Jean-Paul II lui-même par Chouan (2026-09-17 12:21:07) 
[en réponse à 1006752]

a cru voir dans le Renouveau charismatique et ses ex nombreuses communautés un renouveau tangible et prometteur de l’Église mais c'était une grave illusion
images/icones/1p.gif  ( 1006790 )Vous vous êtes relu ? par Le Chambarand (2026-09-17 22:49:01) 
[en réponse à 1006746]

Votre comparaison est ridicule en raison de différences :

- d'autorité (l'Évangile est écrit par le Fils de Dieu, les actes conciliaires par des hommes)

- de nature ("simple" violence vs. hétérodoxie et hétéropraxie),

- de gravité (mauvais chrétiens vs. papes et hiérarchie),

- de temporalité (les violences au nom de l'Évangile ne sont pas contemporaines du Christ, ni des Apôtres, ni des premiers chrétiens, alors que les pratiques déviantes au nom du concile sont contemporaines de celui-ci ou le suivent immédiatement),

- et de degré (les violences commises en sont nom sont manifestement contraires à l'Évangile, alors que les enseignements et les pratiques qui sentent le fagot sont manifestement compatibles avec les actes conciliaires qui, par leur ambiguïté et leur invitation à l'ouverture permettent une telle lecture).

Bref, c'est sidérant de mauvaise foi, et je ne pouvais pas ne pas réagir.
images/icones/carnet.gif  ( 1006791 )Texte et réception par Réginald (2026-09-17 23:11:11) 
[en réponse à 1006790]

Je n’ai évidemment pas mis sur le même plan l’Évangile et Vatican II, ni les violences et les erreurs doctrinales. Je maintiens cependant qu’une pratique se réclame d’un texte ne suffit pas à prouver qu’elle en découle. Je prends deux exemples pour illustrer mon propos.

Premier exemple : des théoriciens de l’eugénisme se sont réclamés de la théorie darwinienne de la sélection naturelle, sans que cela démontre que celle-ci implique logiquement l’eugénisme.

Deuxième exemple, qui parlera aux juristes : la Cour suprême américaine avait jugé dans Plessy v. Ferguson que la ségrégation raciale était compatible avec le XIVe amendement. Elle s’est ensuite déjugée avec Brown v. Board of Education. Preuve qu’une interprétation, même adoptée par l’autorité suprême chargée d’appliquer un texte, ne se confond pas nécessairement avec ce qui découle du texte lui-même. Et, aujourd’hui, c’est bien l’interprétation de Brown, non celle de Plessy, qui fait autorité en droit constitutionnel américain.

Encore une fois, une réception est une interprétation du texte. Elle n’est pas, par ce seul fait, une conséquence nécessaire de celui-ci.
images/icones/fleche3.gif  ( 1006747 )Si ça n'était pas prévisible par Cluny (2026-09-17 10:57:32) 
[en réponse à 1006743]

Comment se fait il que certains aient prévu où cela allait conduire ? Et très clairement.
images/icones/bravo.gif  ( 1006749 )St Pie X par Eti Lène (2026-09-17 11:06:58) 
[en réponse à 1006747]

a très clairement prévu où tout cela va mener : vers l'athéisme. L'athéisme n'est pas encore pleinement consommé. Car si on soutient que toutes les religions sont vraies, ou agit comme si tel était le cas, ce qui revient au même, on glisse vers une incohérence flagrante qui va faire rejeter naturellement la vraie religion par les populations. C'est déjà en cour d'ailleurs. On met la science au dessus de la religion, qui donne en apparence plus de certitudes, car cette incohérence est manifeste. Les personnes ont simplement intériorisé qu'on pouvait avoir sa vérité sur les choses spirituelles et se sont tournées vers l'agnosticisme ou carrément l'athéisme. Car ces deux affirmations (Jésus-Christ est le seul Seigneur mais il y plusieurs voies de salut) sont contradictoires et irréconciliables.
images/icones/carnet.gif  ( 1006757 )Et pourtant par Regnum Galliae (2026-09-17 13:23:34) 
[en réponse à 1006743]

- Assise est en cohérence avec Nostra Aetate : "L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes"
- Le baiser du coran s'explique par Lumen Gentium "les musulmans qui, professant avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, futur juge des hommes au dernier jour."
- On pourrait même considérer que la Pachamama est une image de Dieu puisque Lumen Gentium enseigne que les autres croyants "qui cherchent encore dans les ombres et sous des images un Dieu qu’ils ignorent, de ceux-là mêmes Dieu n’est pas loin, puisque c’est lui qui donne à tous vie, souffle et toutes choses"
images/icones/fleche2.gif  ( 1006758 )En effet ! par Jean-Paul PARFU (2026-09-17 14:26:11) 
[en réponse à 1006757]

"Lumen Gentium enseigne que les autres croyants "qui cherchent encore dans les ombres et sous des images un Dieu qu’ils ignorent, de ceux-là mêmes Dieu n’est pas loin, puisque c’est lui qui donne à tous vie, souffle et toutes choses""

Il y a là clairement une confusion entre Dieu créateur et Dieu rédempteur, entre l'ordre naturel et l'ordre surnaturel !
images/icones/fleche3.gif  ( 1006762 )En effet par Cluny (2026-09-17 15:03:04) 
[en réponse à 1006757]

Que ça nous plaise ou non, cette phrase de Lumen Gentium sur les Musulmans est en contradiction avec presque toutes les phrases du symbole de St Athanase. Le Père est totalement inséparable du Fils et du St Esprit. L'un n'existe pas sans l'autre.

Du Père et du Fils et du Saint Esprit, une est la divinité, égale la gloire, coéternelle la majesté
Tout ce que le Père est, tel est aussi le Fils, tel est aussi le SaintEsprit (...) et cependant il n'y a pas trois éternels mais un seul éternel (...) il n'y a pas trois tout-puissants mais un seul tout-puissant
(...) Nous devons vénérer l'unité dans la Trinité et la Trinité dans l'unité...



Je dis cette magnifique doxologie à chaque messe en réparation pour les délires oeucumenistes :
Tu solus Sanctus, Tu solus Dominus, Tu solus Altissimus Jesu Christe, cum Sancto Spiritu in gloria Dei Patris.
Amen.
images/icones/carnet.gif  ( 1006784 )les limites d'une cautions conciliaires par Réginald (2026-09-17 19:07:13) 
[en réponse à 1006757]

Remarque générale : je considère moi aussi que plusieurs des gestes que vous mentionnez ont été des erreurs pontificales. Il ne s'agit donc pas de les défendre mais de se demander s'ils découlent nécessairement des textes conciliaires.

1. Assise et Nostra aetate

Vous ne citez qu’une moitié du passage. La suite dit immédiatement :

« Toutefois, elle annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est “la voie, la vérité et la vie” (Jn 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse. »

La première partie peut effectivement servir à justifier une attitude de respect envers ce qu’il y a de vrai dans les autres religions. Il est beaucoup moins évident qu’elle justifie tout ce qui s’est fait à Assise.

D’autre part, avec Dominus Iesus, Jean-Paul II a rappelé, contre les interprétations relativistes, l’unicité et l’universalité salvifique du Christ et de l’Église.

2. Le baiser du Coran et Lumen gentium

La phrase de LG n’a rien de scandaleux en elle-même. Sinon, à ce compte-là, il faudrait commencer par reprocher ce genre de langage à Pie XI. Il écrivait déjà :

« Nous gardons l’espérance que la lutte sera vaillamment soutenue, non seulement par ceux qui se glorifient de porter le nom du Christ, mais aussi par tous les hommes […] qui croient encore en Dieu et l’adorent. » (Divini Redemptoris)

Qui sont donc, selon vous, ces hommes qui, sans porter le nom du Christ, « croient en Dieu et l’adorent » ?

3. La Pachamama et Lumen gentium


Là, c’est un non sequitur. Lumen gentium parle de personnes qui « cherchent encore dans les ombres et sous des images un Dieu qu’elles ignorent ». Il ne dit nullement que ces images sont elles-mêmes des représentations légitimes de Dieu.

D’ailleurs, l’allusion scripturaire est explicite : le texte renvoie à saint Paul à l’Aréopage, parlant aux païens du Dieu qu’ils cherchent encore sans le connaître pleinement. L’Apôtre tient ensemble deux choses : a) il y a chez les païens une recherche réelle de Dieu ; b) cette recherche demeure mêlée d’ignorance et d’erreur et doit être purifiée par l’annonce du vrai Dieu et l’appel à la conversion.

Donc, si l’on veut reprocher à LG de reconnaître qu’à travers des représentations imparfaites les païens peuvent réellement chercher Dieu, il faut adresser le même reproche à saint Paul à l’Aréopage.
images/icones/1b.gif  ( 1006723 )Avouez ... par Lycobates (2026-09-16 23:54:53) 
[en réponse à 1006715]

que lorsque vous écriviez candidement que l'affaire finirait par "fuiter", que votre message initial avait déjà beaucoup de ressemblance à une ... fuite !
images/icones/fleche2.gif  ( 1006728 )Vous avez vos raisons par Eti Lène (2026-09-17 06:58:16) 
[en réponse à 1006715]

Cher Candidus, et c'est tout à votre honneur.

Même un non-spécialiste peut voir les nombreuses incohérences du décret d'excommunication du 2 juillet 2026 à l'encontre de la FSSPX.

Voir ma petite démonstration ici. Et je n'ai en rien un doctorat en droit canonique comme le pape Léon XIV.