Le Forum Catholique

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images/icones/iphone.jpg  ( 1005235 )Pourquoi nous devons disparaître: Mgr Eychenne explique par Signo (2026-08-24 20:33:36) 

Mgr Eychenne, évêque de Grenoble, nous explique dans La Croix d’aujourd’hui pourquoi les communautés attachées à la liturgie traditionnelle doivent disparaître.

L’article est tellement intéressant, et tellement révélateur des objectifs de plus en plus clairs que poursuivent les membres de la hiérarchie ecclésiastique actuelle, que je me permets de le copier en entier. On est dans du néo-bugninisme dans ce qu’il a de plus brutal, qui transparaît bien sous la fine couche d’onctuosité ecclésiastique.

Mon intime conviction est que cette analyse est partagée par la majorité de l’épiscopat, par la Curie et probablement par le pape lui-même.

Bonne lecture!


Mgr Jean-Marc Eychenne Évêque de Grenoble-Vienne

Depuis le 1er juillet, date à laquelle la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) a choisi la séparation – de fait – de la communion avec le pape, des voix s’expriment pour demander que la célébration de la messe selon le Vetus ordo, c’est-à-dire selon le missel précédant la réforme liturgique du concile Vatican II, puisse être beaucoup plus largement et librement répandue. Cela permettrait, dit-on, à certains fidèles résolument attachés à cette façon de célébrer, de rester en communion avec l’Église catholique romaine.

En réalité, cette libéralisation, validant le refus d’accepter une décision majeure de l’Église, aurait des conséquences négatives. Cette réforme liturgique a été longuement préparée des années avant le Concile lui- même et elle est étayée par les études les plus sérieuses des rituels des siècles passés, tant occidentaux qu’orientaux. Plutôt que d’en relativiser l’importance, ou même parfois de la présenter comme néfaste, nous devons continuer à la promouvoir. Efforçons-nous de comprendre qu’en libéralisant l’ancien missel, plutôt que d’inviter les nouvelles générations à un accueil bienveillant des appels de l’Église catholique, on prend le risque de les éduquer à la défiance systématique au regard des décisions prises – quel qu’en soit le registre. Il ne semble pas raisonnable de prendre la responsabilité éducative de faire grandir une partie des fidèles dans une logique de soupçon au regard des enseignements et attentes du Magistère.

Célébrer, même sans exclusive, la messe du Vetus ordo de façon habituelle, c’est considérer, au moins implicitement, que la messe de la réforme liturgique ne produirait pas autant de fruits spirituels que l’ancien missel – si on retient l’expression la plus modérée…

Or, ce schéma de pensée est l’antichambre des affirmations parfois les plus radicales des opposants à la dynamique ecclésiologique, anthropologique et liturgique, de l’ensemble du concile Vatican II et des deux papes qui ont présidé à sa célébration : saint Jean XXIII et saint Paul VI. Une dynamique confirmée durant les soixante dernières années par leurs successeurs au trône de Pierre, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II, Benoît XVI, François et Léon XIV. Une telle logique conduit progressivement et insensiblement au rejet de l’autorité légitime du successeur de Pierre et du Collège apostolique. Et peut-être même, au fond, à la remise en cause du bien-fondé de toute logique de transmission et d’accueil d’une vérité ou d’un savoir. La culture de l’autoréférencement ou de l’autodétermination est à l’œuvre en des cercles où il ne se serait pas attendu à la trouver. On notera aussi ce paradoxe faisant que les tenants du rejet de la réforme liturgique sont souvent les avocats d’un retour de la dimension d’autorité – des parents, des enseignants, des « maîtres » – dans l’éducation des jeunes générations.

Certains de nos frères et amis, pensant défendre la Tradition, sapent en réalité les fondements de toute tradition, en oubliant que cette dernière – la Tradition – ne se choisit pas, mais se reçoit. Il n’y a plus de transmission possible si l’on ne reconnaît pas une autorité s’imposant à nous. Sa légitimité ne lui vient pas du fait qu’elle soit à notre goût, mais du mandat que lui confère le Seigneur : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église… » (Mt 16,18). Bien évidemment, il est sain d’exercer sa liberté de parole et son esprit critique, pour aider au discernement, et Paul ne s’est pas privé de pratiquer cet art au premier concile de Jérusalem, comme le racontent les Actes des Apôtres au chapitre 15, ou encore l’Épître aux Galates, au chapitre 2,11-16. Mais ensuite, le Collège, en communion avec Pierre, a pris une décision qui s’est imposée à tous. Se couper délibérément de toute la richesse théologique et spirituelle apportée par le nouveau missel romain est tellement dommageable ! Chaque jour, nous sommes nourris par le plus large éventail de textes de la parole de Dieu que nous n’avions jamais connus. Les oraisons si diverses et si riches viennent souvent des expressions les plus significatives des Pères de l’Église, du Magistère, et des théologiens le plus éclairés. Nous les avons redécouvertes et nous nous en émerveillons. Quelle tristesse de constater que, parfois par entêtement, on barre l’accès de certains fidèles à cet extraordinaire patrimoine. Certains mettront en avant leur goût de la langue latine ou du chant grégorien, mais, bien évidemment, la question n’est pas là. Chacun de ceux qui fréquentent un peu les abbayes, les célébrations romaines, ou les lieux de rassemblements internationaux, ou même telle ou telle paroisse, voit bien que le latin ou le grégorien reste une richesse patrimoniale encore mise en valeur avec le Missale Romanum, le missel romain de la réforme conciliaire. Quelle est alors notre responsabilité de pasteur, au service de la communion entre tous les disciples de Jésus ?

S’agit-il de les conforter dans l’idée qu’ils pourraient continuer à mettre à distance le nouveau missel romain, sans que cela ait une incidence sur leur foi, leur confiance en l’Église, la manifestation de la communion ?

Il semblerait qu’il convienne plutôt d’accompagner avec bienveillance les fidèles attachés au Vetus ordo en les aidant à découvrir comment la réforme liturgique est le témoignage d’une foi inchangée et, plus que jamais auparavant, ancrée dans la Tradition. Les accompagner, cela signifie aussi les aider à découvrir que cette liturgie est au service d’une théologie de l’Église renouvelée, missionnaire, fondamentalement fidèle à la foi des anciens. Enfin, les accompagner, cela veut dire aussi les aider à faire de la liturgie la source et le sommet de leur vie spirituelle, en même temps que l’expression communautaire la plus riche de la prière du Corps de Christ qu’est l’Église. Que le Seigneur nous garde dans sa paix. Les combats à mener dans notre monde au nom de l’Évangile ne manquent pas « pour que le monde ait la vie », thème du voyage apostolique du pape Léon XIV en France du 25 au 28 septembre. Que la messe, l’eucharistie, source et sommet de la vie et de la mission de l’Église, ne soient pas un champ de bataille, mais le lieu d’un abandon confiant entre les mains de notre mère, l’Église.

images/icones/iphone.jpg  ( 1005246 )La perle de cette invraisemblable prose par Signo (2026-08-24 22:22:44) 
[en réponse à 1005235]


Quelle tristesse de constater que, parfois par entêtement, on barre l’accès de certains fidèles à cet extraordinaire patrimoine.



Vous l’avez compris, mes chers amis: les 20 000 pèlerins qui cheminent chaque année vers Chartres, les dizaines de milliers de fidèles qui pratiquent tous les dimanches la liturgie traditionnelle, qui parcourent parfois des dizaines de kilomètres, les milliers de jeunes qui redécouvrent la foi et se convertissent chaque année dans les communautés traditionnelles, tous ces fidèles sont avides de « l’extraordinaire patrimoine » de la nouvelle liturgie. Ils aimeraient bien évidemment y avoir accès, mais pas de chance! La route est barrée, et à la place, on leur impose l’ancien rite! Zut alors!

Franchement on ne sais plus s’il faut en rire ou en pleurer…
images/icones/fleche2.gif  ( 1005251 )"cet extraordinaire patrimoine" par AVV-VVK (2026-08-24 23:25:09) 
[en réponse à 1005246]

J' observe que (même ?) dans des paroisses japonaises des servantes d' autel sont présentes... (Source: internet)
Autrement dit, pour le prélat français et d' autres évêques la liturgie actuelle se déroule d' une façon irréprochable.
Ou suis-je naïf ?
images/icones/1n.gif  ( 1005250 )Et Benoît XVI ? par Justin Petipeu (2026-08-24 23:25:04) 
[en réponse à 1005235]

Il n'était pas pape, lui ? Mgr Eychenne a-t-il reçu son motu proprio avec autant d'empressement ?
images/icones/neutre.gif  ( 1005259 )Quels aveux par Eti Lène (2026-08-25 08:45:04) 
[en réponse à 1005235]


Efforçons-nous de comprendre qu’en libéralisant l’ancien missel, plutôt que d’inviter les nouvelles générations à un accueil bienveillant des appels de l’Église catholique, on prend le risque de les éduquer à la défiance systématique au regard des décisions prises – quel qu’en soit le registre. Il ne semble pas raisonnable de prendre la responsabilité éducative de faire grandir une partie des fidèles dans une logique de soupçon au regard des enseignements et attentes du Magistère.



C'est vrai que Benoît XVI n'avait pas Amoris laetitia ni Fiducia supplicans dans son programme.

Le retour de beaucoup de jeunes à la vraie foi en ce moment, les inquiète à ce point.


On notera aussi ce paradoxe faisant que les tenants du rejet de la réforme liturgique sont souvent les avocats d’un retour de la dimension d’autorité – des parents, des enseignants, des « maîtres » – dans l’éducation des jeunes générations.



C'est mieux la pagaille. Ou si on préfère "pas de liberté pour les ennemis de la liberté". Si on regarde bien son interview, toutes les messes traditionnelles doivent disparaître, et pas seulement celles de la FSSPX. Celles des biritualistes aussi.
images/icones/coeurbrise.gif  ( 1005260 )Que pense Mgr Eychenne par NLC (2026-08-25 08:52:21) 
[en réponse à 1005235]

de tous ceux qui chaque dimanche (jour ?) sabotent le "patrimoine extraordinaire" qu'est le NOM en ne célébrant pas conformément au Missale Romanum, dont les rubriques sont pourtant extrêmement souples ?

Car c'est ce que l'on observe le plus souvent sur le terrain quand on assiste à une messe NOM, un des plus emblématique exemples à mon avis est l'omission systématique du "Libera Nos" qui est extrêmement répandue dans les paroisses.
images/icones/carnet.gif  ( 1005271 )Il vit dans un univers parallèle... par Justin Petipeu (2026-08-25 11:00:51) 
[en réponse à 1005260]


Mais ensuite, le Collège, en communion avec Pierre, a pris une décision qui s’est imposée à tous. Se couper délibérément de toute la richesse théologique et spirituelle apportée par le nouveau missel romain est tellement dommageable ! Chaque jour, nous sommes nourris par le plus large éventail de textes de la parole de Dieu que nous n’avions jamais connus. Les oraisons si diverses et si riches viennent souvent des expressions les plus significatives des Pères de l’Église, du Magistère, et des théologiens le plus éclairés. Nous les avons redécouvertes et nous nous en émerveillons. Quelle tristesse de constater que, parfois par entêtement, on barre l’accès de certains fidèles à cet extraordinaire patrimoine. Certains mettront en avant leur goût de la langue latine ou du chant grégorien, mais, bien évidemment, la question n’est pas là. Chacun de ceux qui fréquentent un peu les abbayes, les célébrations romaines, ou les lieux de rassemblements internationaux, ou même telle ou telle paroisse, voit bien que le latin ou le grégorien reste une richesse patrimoniale encore mise en valeur avec le Missale Romanum, le missel romain de la réforme conciliaire



Je ne connais pas une paroisse dans mon diocèse où le missel de Paul VI est célébré orienté avec le propre grégorien chanté ; il se moque du monde ! Au fait et vu la fabuleuse richesse du missel réformé, peut-être pourrait-il nous donner le nombre d'ordinations au diocèse de Grenoble depuis 40 ans ?
images/icones/coeurbrise.gif  ( 1005261 )Effroyable par Peregrinus (2026-08-25 09:13:05) 
[en réponse à 1005235]

C’est terrible à dire, mais d’une certaine façon, l’argumentaire de Mgr Eychenne, au-delà de l’enfilage de perles et de la démonstration de cynisme qu’il constitue, est le seul qui puisse justifier l’attitude romaine dans l’affaire des sacres.

En effet, ce qui frappe au premier abord, c’est la profonde contradiction qui caractérise la conduite des autorités romaines. Si véritablement les sacres sont schismatiques ; si véritablement le schisme est une chose grave, qui met en péril le salut éternel des âmes ; alors la préoccupation première des pasteurs de l’Église doit être de ramener à l’unité, en aussi grand nombre que possible, les fidèles qui risquent de tomber dans le schisme. Or Rome n’a concrètement rien proposé, ni à la FSSPX en bloc, ni aux prêtres et aux fidèles indisposés par les sacres ou par les condamnations, sinon, dans le second cas, des rituels d’humiliation qui semblent conçus précisément pour les dissuader de toute velléité de retour. Il en résulte que les autorités romaines ou bien se désintéressent entièrement du salut des âmes en question, ce qui serait terrible, ou bien ne croient pas elles-mêmes en la gravité du schisme qu’elles dénoncent, ce qui n’est pas beaucoup mieux.

La seule manière de sortir de cette peu glorieuse alternative est de stigmatiser les prêtres et les fidèles traditionnels comme profondément déviants, bien au-delà de la décision de procéder aux sacres. C’est ce que fait l’évêque de Grenoble ; c’est au fond la logique des ahurissantes procédures de réintégration publiées par le DDF qui traitent les fidèles de la FSSPX comme on ne traiterait plus aujourd’hui de francs hérétiques.

On voit ici quelle épouvantable erreur commettent les traditionalistes ex-ED qui ont cru bon de participer à la curée contre la FSSPX après le 2 juillet : les seules raisons qui puissent justifier au fond l’attitude romaine ne peuvent que se retourner contre eux.

Que Dieu ait pitié de son Église.

Peregrinus
images/icones/neutre.gif  ( 1005270 )C'est un mal pour un bien par Eti Lène (2026-08-25 10:54:06) 
[en réponse à 1005261]

La FSSPX, quand elle était vraiment et réellement persécutée, a porté du fruit. Il y avait un enthousiasme alors, une envie de donner, plein de projets, des débats, une liberté qui n'y existent plus, et tout s'est sclérosé. Là où j'ai retrouvé brièvement la FSSPX c'est lors des persécutions covid. L'abbé Puga a fait alors un sermon extraordinaire. Je me souviens d'une messe clandestine où l'atmosphère était si différente de l'habituelle, et où la grâce de Dieu infusait d'une manière plus palpable. Le bon Dieu compensait la persécution par plus de grâces.

Les persécutions ne sont jamais agréables, mais là il ne s'agira pas de persécuter un "microcosme", mais une grande partie de l'Église qui ne se rangera pas aux délires de l'église synodale. Chiche ? Là, ça va devenir bien plus compliqué pour les autorités, car il s'agira d'excommunier une très grande partie, et les jeunes ne vont rien y comprendre avant de réagir dans le sens opposé aux réformes actuelles. On voit bien que "les portes de l'enfer ne prévaudront point contre Elle".

"Vous serez heureux quand on vous persécutera et qu'on dira toute sorte de choses contre vous, à cause de Moi. Réjouissez vous et exultez car votre récompense sera grande dans les cieux." Pas facile à appliquer, mais certains saints avaient vu les mauvais effets d'une absence de persécution sur les chrétiens après l'édit de Milan. C'est plutôt chouette ce qui arrive

Quand Léon XIV parle d'"avancer", on voit très bien dans quelle direction. Ne pas sanctionner les agit-prop qui veulent l'ordination des femmes (ce qui induirait pour le coup des sacrements toujours invalides, sauf peut-être les baptêmes), mais seulement sanctionner les tradis. Quels vilains. Quels attardés. On va les éclairer, à coup de blâmes et de reproches ce qu'il convient de faire pour être dans le sens de l'histoire.
images/icones/hein.gif  ( 1005264 )Pourquoi donc s'efforce-t-il de balayer les doutes...? par jl dAndré (2026-08-25 09:56:41) 
[en réponse à 1005235]

De tous ceux qui n'étaient pas encore persuadés de la réalité de l'état de nécessité invoqué par la FSSPX pour justifier les sacres !
Ce que souhaite Mgr Eychenne aurait été réalisé depuis longtemps si la FSSPX n'avait pas été là !
images/icones/neutre.gif  ( 1005265 )Nous n'en serions pas là si l'esprit de SP avait été respecté par Gaudium (2026-08-25 10:01:31) 
[en réponse à 1005235]

"Evidemment, pour vivre la pleine communion, les prêtres des communautés qui adhèrent à l’usage ancien ne peuvent pas non plus, par principe, exclure la célébration selon les nouveaux livres. L’exclusion totale du nouveau rite ne serait pas cohérente avec la reconnaissance de sa valeur et de sa sainteté."

Voilà ce qu'écrivait Benoît XVI dans sa lettre aux évêques ayant accompagné le motu proprio Summorum pontificum.

Benoît XVI a-t-il été écouté ? Sa demande a-t-elle été suivie des faits ?

Malheureusement, alors que Benoît XVI proposait un chemin de réconciliation, reconnaissant comme "grand et sacré" l'ancien rite, qu'il libéralisait, tout en demandant de ne pas rejeter "par principe" la messe de Vatican II, la question liturgique est demeurée un champ de bataille par la faute des deux parties.

Chacun doit balayer devant sa porte, car force est de constater que, du côté traditionaliste, un refus "par principe" de la nouvelle messe a largement persisté, en dépit de l'exhortation à ne pas l'exclure de Benoît XVI, pourtant bien disposé à l'égard de l'ancienne messe.

Si l'esprit de Summorum pontificum avait été respecté, concrètement, Traditionis custodes aurait-il vu le jour ?
images/icones/2a.gif  ( 1005267 )Ben voyons par Jean-Paul PARFU (2026-08-25 10:28:12) 
[en réponse à 1005265]

C'est de la faute des Traditionalistes si François a promulgué "Traditionis custodes".

Comme si, en outre, l'on pouvait interdire le rite bimillénaire de l'Eglise latine par simple dépit ou vengeance.

De qui vous moquez-vous ?
images/icones/1e.gif  ( 1005281 )Deux choses par Gaudium (2026-08-25 12:46:51) 
[en réponse à 1005267]

1° Vous vous gardez de répondre sur le point précis que je soulève : la demande de Benoît XVI, accompagnant Summorum pontificum (SP), qu'un pas soit fait dans une sens comme dans l'autre, impliquant pour les traditionalistes de reconnaître la valeur et la sainteté de la messe de Vatican II et de ne pas exclure "par principe" de la célébrer. Cette exhortation a-t-elle, oui ou non, été appliquée ? C'était pourtant l'esprit de SP.

2° Parler de "rite bimillénaire" est aussi absurde que de parler de "messe de toujours". Certaines prières contiennent des pièces antiques, comme dans le canon romain, conservé dans la messe de Vatican II. Mais n'allez pas imaginer que l'on célébrait la messe au 2ème siècle après Jésus-Christ à l'identique du missel de saint Pie V. De qui vous moquez-vous ? Il faut arrêter avec ces formules aberrantes, ça fait perdre beaucoup de la crédibilité.
images/icones/neutre.gif  ( 1005282 )Justement par Eti Lène (2026-08-25 12:55:15) 
[en réponse à 1005281]

Cette progression de la liturgie s'est faite en réaction aux hérésies, au fil du temps.

Vous n'ignorez pas que nier un seul dogme de foi, revient à ne plus avoir la foi catholique. La foi en la présence réelle fait partie de notre foi.

Or Paul VI ne s'est pas caché de prendre six pasteurs protestants, pour constituer sa nouvelle messe. Ça fait réfléchir pour le moins. Alors évidemment, il n'a pas nié directement un dogme, ça a été plus subtil.

Mais la phrase de St Paul nous éclaire :"Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu". Et un autre saint de dire que la prière des hérétiques est pestilentielle pour Dieu. Ou alors si cette prière ne l'est pas, c'est par ignorance invincible.

N'allez pas m'écrire que la nouvelle messe est formellement hérétique. Elle coupe un peu mais pas complètement la grâce (et je crois qu'il n'est pas faux de l'affirmer) en laissant quelques ambiguïtés passer, c'est tout.
images/icones/radioactif.gif  ( 1005289 )Mais encore? par Athanasios D. (2026-08-25 13:53:29) 
[en réponse à 1005282]


Or Paul VI ne s'est pas caché de prendre six pasteurs protestants, pour constituer sa nouvelle messe. Ça fait réfléchir pour le moins.


Ça fait réfléchir, oui.

Pour citer le Docteur Angélique sur les rites de l'Eglise - l'autorité prouve la convenance de toutes les paroles qui accompagnent ce sacrement (IIIa, Q83 a4). En effet, les décisions prises par l'Église sont réglées par le Christ lui-même (IIIa, Q83 a3), quels que soient - et au fond peu importe - les chemins alambiqués que sa Providence aura permis ou voulu emprunter. Que cela vous plaise ou non, tel est l'usage de l'Église, qui est gouvernée par l'Esprit Saint (IIIa, Q72 a12).

Ath
images/icones/neutre.gif  ( 1005291 )L'argument d'autorité par Eti Lène (2026-08-25 14:05:00) 
[en réponse à 1005289]


Pour citer le Docteur Angélique sur les rites de l'Eglise - l'autorité prouve la convenance de toutes les paroles qui accompagnent ce sacrement (IIIa, Q83 a4). En effet, les décisions prises par l'Église sont réglées par le Christ lui-même (IIIa, Q83 a3), quels que soient - et au fond peu importe - les chemins alambiqués que sa Providence aura permis ou voulu emprunter. Que cela vous plaise ou non, tel est l'usage de l'Église, qui est gouvernée par l'Esprit Saint (IIIa, Q72 a12).



Dont acte pour la messe tridentine.
images/icones/bravo.gif  ( 1005292 )On est donc d'accord ! par Athanasios D. (2026-08-25 14:10:47) 
[en réponse à 1005291]

Je n'ai aucun problème pour dire que ce qui valait pour le VOM, vaut également - et nécessairement - pour le NOM.

Ath
images/icones/iphone.jpg  ( 1005327 )Une question par Signo (2026-08-25 21:35:36) 
[en réponse à 1005289]

Personnellement je n’ai jamais fait grand cas de cette affaire des observateurs protestants.

J’aurais au contraire plutôt tendance à reprocher à la réforme son côté anti-œcuménique et trop occidentalo-centré, rationalisant, intellectualisant. D’ailleurs, si l’œcuménisme avait vraiment et sérieusement été pris en compte, le NOM n’aurait probablement pas été si catastrophique qu’il ne l’est.

Par exemple, on aurait probablement pas mutilé le calendrier traditionnel (suppression de la Septuagésime, du temps de la Passion, de l’Octave de Pentecôte etc), que même les luthériens et anglicans ont conservé jusqu’à nos jours.

Mais une chose m’intrigue. On parle beaucoup des observateurs protestants. Y avait-il des observateurs orthodoxes ? Si oui, quelle a été leur perception des modalités de la réforme?

S’il n’y en a pas eu, pour quelle raison? J’ai lu je ne sais plus où que l’on avait délibérément privilégié les observateurs protestants et écarté les observateurs représentant les Églises orientales séparées. Cette information est-elle exacte?
images/icones/fleche3.gif  ( 1005330 )Je laisse la parole... par Athanasios D. (2026-08-25 22:12:53) 
[en réponse à 1005327]

... à Mgr Bugnini (pardonnez-moi, je n'ai pas le temps de reproduire la mise en forme):


13. LES OBSERVATEURS AU CONSILIUM

Une particularité des réunions du Consilium était la participation d’observateurs de communautés non catholiques. C’était une réalité amicale, fraternelle et pacifique mais, à l’extérieur, cela donna aussi prise à des insinuations et à des interprétations arbitraires et parfois malveillantes (279).
Voici comment cette initiative naquit, et quelles sont ses limites (280).
À l’audience du 2 décembre 1965, le Cal Lercaro, président du Consilium, donna au Saint-Père un exposé dans lequel il était dit que quelques membres de l’Église anglicane, engagés dans la révision de la liturgie de cette Église, avaient fait savoir, par une voie indirecte, qu’ils s’intéressaient aux travaux du Consilium et aimeraient les suivre.
Une connaissance mutuelle des études et des schémas de chacun ne serait peut-être pas mauvaise. Cela aurait pu être un élément positif de rapprochement.
Pour certaines parties de la liturgie, ajoutait-on, la voie semblait accessible. Par exemple, si l’on pouvait arriver à un schéma commun du psautier pour l’office divin et ses lectures, on pourrait spirituellement et psychologiquement contribuer à une union.
D’autres confessions encore montrèrent leur intérêt pour la réforme liturgique de l’Église romaine.
Le 14 décembre suivant arriva la réponse positive du Saint-Père. Il a été demandé au Consilium d’établir les normes appropriées en collaboration avec le Secrétariat pour la promotion de l’unité des chrétiens, la secrétairerie d’État et la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi.
De décembre 1965 jusqu’en août 1966, il y eut un échange mutuel de points de vue et d’informations entre les bureaux mentionnés ci-dessus et le Consilium, ainsi qu’entre le Secrétariat pour l’unité des chrétiens et les différentes communautés ecclésiales intéressées, avec pour but de définir des noms et des conditions de participation.
Enfin, le 23 août 1966, la liste des « observateurs » approuvés par la secrétairerie d’État et par la S. Congrégation pour la Doctrine de la Foi était composée comme suit :
La communauté anglicane désigna (le 1er juillet) :
1. Révérend Ronald C. D. Jasper, D. D., de Londres, président de la commission liturgique de l’Église anglicane d’Angleterre.
2. Dr Massey H. Shepherd, Jr., de Californie, professeur à la Church Divinity School of the Pacific.
Le Conseil œcuménique des Églises nomma (12 août) :
3. Pr A. Raymond George, membre de la Conférence méthodiste,
directeur du Wesley College de Headingley, Leeds, Angleterre.
La Fédération luthérienne mondiale choisit (12 août) :
4. Pasteur Friedrick-Wilhelm Künneth, de Genève, secrétaire de la commission « for Worship and Spiritual Life », remplacé en 1968 par :
5. Révérend Eugene L. Brand, méthodiste luthérien de New York.
Enfin, la communauté de Taizé choisit :
6. Pasteur Max Thurian, sous-prieur.
On proposa d’inviter comme observateur un représentant de l’Église orthodoxe, mais cette initiative n’eut aucune suite.
Quel était le rôle de ces « observateurs » au Consilium ? Ils n’en avaient d’autre que, précisément, celui d’« observer ». Leur présence aux réunions du Consilium était d’une incomparable discrétion. Aucun d’eux n’intervint jamais dans une discussion ni ne demanda la parole.
Ils étaient les premiers à arriver pour les réunions et les derniers à quitter la salle, toujours affables, doux, sobres et disposés à écouter aimablement les conversations en cours.
Le Consilium ne demanda qu’une seule fois l’avis « collégial » des observateurs, lors de la discussion sur les problèmes du cycle des lectures dans la célébration eucharistique.
Le cycle sur trois ans ayant été admis, la question se posa de savoir s’il fallait conserver celui qui existait déjà dans le missel romain, ou s’il devait être entièrement repensé.
La première solution était soutenue par un groupe emmené par le Cal Augustin Bea. Leur principal argument était œcuménique : l’ordre traditionnel des lectures dans la célébration eucharistique est utilisé dans nombre de communautés non catholiques, notamment chez les luthériens. Il semblait donc plus prudent de ne pas abandonner cet élément d’union.
La deuxième solution était celle du groupe d’étude qui menait les travaux du lectionnaire, dirigé par le P. Vagaggini.
La majorité des membres se prononça en faveur de la deuxième solution.
Toutefois, pour s’assurer que la thèse respecte réellement la pensée des autres confessions chrétiennes, on décida d’assembler en une réunion mixte les cinq « observateurs » et les experts du Consilium.
Cette réunion se tint dans l’après-midi du 8 octobre 1966, au sein de la résidence Sainte-Marthe. Le 10 octobre, au début de l’assemblée générale, le révérend Jasper, anglican, lut une déclaration dans laquelle il était dit que les « observateurs » :
a) ne pouvaient prendre aucune décision, parce qu’aucun d’entre eux ne pouvait s’engager au nom de sa communauté ;
b) ne voulaient pas que des raisons œcuméniques empêchent l’abandon du lectionnaire traditionnel. Eux aussi, de fait, désiraient une révision semblable et attendaient les résultats de la vénérable Église romaine ;
c) soumettaient la proposition que le nouveau lectionnaire romain soit éprouvé pour un temps raisonnable et que, dans l’intervalle, on puisse prendre les dispositions nécessaires pour parvenir à un lectionnaire concordé entre l’Église romaine et d’autres communautés chrétiennes.
Ce fut l’unique intervention voulue par les Pères, acceptée par les observateurs et conclue avec politesse, respect et discrétion (281).
Quelques observateurs exprimèrent, au terme des travaux du Consilium,
leur désir de pouvoir continuer à prendre part aux réunions plénières de la Congrégation pour le Culte divin. Cependant, les autorités compétentes refusèrent cette requête.
___
Notes :
279. Les adversaires de la réforme de la messe en profitaient pour affirmer que celle-ci était protestante. Une des preuves principales en serait la participation des protestants dans sa préparation. On abusa aussi d’une photographie prise à la fin des travaux, où le Saint-Père voulut poser avec les observateurs en signe de bienveillance fraternelle.
280. Cf. N 10 (1974) 249-252.
281. Dans les groupes d’étude, on demanda la collaboration des observateurs pour connaître leurs expériences dans leurs Églises à propos des preces de l’office divin. Puisqu’il s’agissait d’un élément nouveau, dont la communauté de Taizé avait fait l’expérience, le groupe d’étude 12 bis profita de la collaboration précieuse et aimable du révérend Max Thurian.
Au contraire, l’accusation selon laquelle la troisième prière eucharistique avait été composée en collaboration avec les protestants est fausse. Une précision à ce sujet est donnée dans Notitiae 10, 1974, p. 252 : « La rédaction du schéma de base de la troisième prière eucharistique s’est effectuée, en trois mois de travail (été 1965), dans la bibliothèque de l’abbaye du MontCésar à Louvain, par un des plus vaillants consulteurs du Consilium, maintenant membre de la Commission théologique internationale, dont tous reconnaissent la compétence théologique de premier ordre accompagnée d’une connaissance peu commune de la liturgie. Le schéma a ensuite été minutieusement examiné et perfectionné, à plusieurs reprises, par le groupe d’étude chargé de la réforme du rite de la messe. Chacun peut voir dans l’Elenchus les noms du personnel du Consilium. Des changements ultérieurs furent apportés quand le schéma passa aux Pères du Consilium (session VIII, avril 1967).
Il y eut ensuite l’examen réalisé par les autres institutions compétentes du Saint-Siège. C’est de cette quadruple tamisage que sortit le texte de la troisième prière eucharistique qui, enfin approuvée par le Saint-Père Paul VI, est entrée dans le missel.
Toute autre affirmation est le fruit de l’imagination, de préjugés ou d’insinuations malveillantes, et ne repose sur aucun fondement. »

(La Réforme de la Liturgie (1948-1975))



Ath
images/icones/neutre.gif  ( 1005333 )Il est franc comme un âne qui recule par Eti Lène (2026-08-25 22:36:16) 
[en réponse à 1005330]

Mgr Bugnini.

Où l'on voit la protestantisation évidente de la nouvelle messe, ce sont dans les rubriques au moment crucial de la consécration. Si on croyait à la transsubstantiation, le prêtre génuflecterait bien juste après les paroles de la consécration, et non après la première élévation. Or cette génuflection introduit l'ambiguïté majeure, celle qui était dans la première définition de la nouvelle messe, qui a fait tellement scandale qu'elle a dû être remplacée. Mais les rubriques sont restées et sont présentnes, y compris dans le canon 1.

Bugnini est allé jusqu'à toucher la consécration, inscrite dans l'évangile. Et cependant Luther a eu beau tortiller dans tous les sens, le texte de l'évangile est très clair : "Ceci est mon corps." Or si c'est son corps adorable, le prêtre ne doit pas élever l'hostie avant d'avoir génuflecté. Je crois que la personne du Seigneur est supérieure à l'approbation du peuple. En rien le corps du Seigneur n'est une présence spirituelle.
images/icones/tao.gif  ( 1005336 )Les Grecs... par Athanasios D. (2026-08-25 22:44:25) 
[en réponse à 1005333]

... en font encore moins. Diriez-vous qu'ils nient la Présence réelle ?

Ath
images/icones/neutre.gif  ( 1005339 )"Plus on donne à Dieu par Eti Lène (2026-08-25 22:55:58) 
[en réponse à 1005336]

plus Il donne." Cette citation est de St Thomas. CQFD
images/icones/1n.gif  ( 1005349 )Quels sont les luthériens que vous connaissez par Jerailu (2026-08-25 23:42:17) 
[en réponse à 1005333]

qui croient en la présence spirituelle ???

Certainement pas Luther lui-même, qui a dit très clairement préférer boire le sang du Christ avec le pape que de boire du simple vin avec ceux qui croient que l'eucharistie est un symbole etc. Il dit lui même que "Ceci est mon corps" veut dire "Ceci est mon corps".

On peut dire cela sans croire précisément en la transsubstantiation.

Pour citer le petit catéchisme luthérien verbatim:

9. Qu’est-ce que le Christ a fait pour toi, pour que tu puisses croire en lui?
Le Christ est mort pour moi, il a versé son sang sur la croix pour le pardon de mes péchés.

10. Est-ce que le Père, lui aussi, est mort pour toi ?
Non, car le Père est esprit; le Saint-Esprit de même. Mais le Fils de Dieu est en même temps vrai homme. Il est mort et a versé son sang pour moi.

11. D’où sais-tu cela ?
Je l’ai appris dans l’Évangile et dans les paroles d’institution du Saint Sacrement, dans lequel Jésus affirme me donner son corps et son sang en garantie de ma rédemption.

12. Quelles sont ces paroles ?
Notre Seigneur Jésus-Christ, la nuit où il fut trahi, soupa avec ses disciples; il prit du pain et, ayant rendu grâces, il le rompit, le donna à ses disciples et dit: Prenez, mangez, ceci est mon corps qui est donné pour vous; faites ceci en souvenir de moi. De même, après avoir soupé, il prit la coupe et, ayant rendu grâces, il la leur donna et dit: Buvez-en tous; cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous, pour le pardon des péchés. Faites ceci toutes les fois que vous en boirez, en souvenir de moi.

13. Crois-tu que dans le sacrement tu reçois le vrai corps et le vrai sang du Christ ?
Oui, je le crois sincèrement.

14. Sur quoi fondes-tu ton assurance ?
Sur la parole de Jésus : « Prenez, mangez, ceci est mon corps; buvez-en tous, ceci est mon sang.»

15. Que devons-nous faire lorsque nous mangeons son corps et buvons son sang, en gage de notre rédemption ?
Nous devons annoncer et commémorer sa mort et le sacrifice de son sang, comme il nous l’a ordonné: Faites ceci toutes les fois que vous en boirez, en souvenir de moi.



In Christo,
Jerailu.
images/icones/fleche2.gif  ( 1005363 )Je ne connais pas de luthériens par Eti Lène (2026-08-26 09:28:56) 
[en réponse à 1005349]

Mais à un pasteur protestant (non luthérien) qui me faisait le reproche d'idolâtrer la sainte Vierge, je lui ai répondu qu'on ne l'adorait pas chez les catholiques. Les protestants ont une théologie stupide, car ils ne voient pas en niant un seul dogme ou plusieurs à leur fantaisie, l'extraordinaire cohérence et richesse de l'ensemble. De ce fait, beaucoup de protestants se sont convertis au catholicisme en lisant toute la Bible et en la pesant, comprenant, que seul le catholicisme prend tout en compte.

Mis à part ce fait, l'article 7 de l'Institutio generalis promulgué par le saint Siège qui a été retiré en 1970, tellement ça a fait scandale dans le monde catholique, a défini le nouvelle messe en 1969 de la sorte: "7. La Cène du Seigneur, autrement dit la messe, est une synaxe sacrée, c’est-à-dire le rassemblement du peuple de Dieu, sous la présidence du prêtre [12], pour célébrer le mémorial du Seigneur [13]. C’est pourquoi le rassemblement local de la sainte Église réalise de façon éminente la promesse du Christ : « Lorsque deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis là, au milieu d’eux » (Mt 18, 20)."

La présence spirituelle est affirmée dans le verset de l'évangile qui précède par le Seigneur même. La présence spirituelle résulte du fait de prier avec foi espérance et charté. Là où cette définition pèche et aurait été à coup sûr condamnée par le saint Siège d'avant 1959, c'est qu'elle amalgame la présence réelle à la présence spirituelle. Pour un protestant, même luthérien, il était impossible de célébrer l'ancien rite. Le nouveau est possible pour un protestant.

Luther a prétendu que l'ancien rite est blasphématoire et il a persisté dans son erreur, à cause de cette transsubstantiation à laquelle nous croyons, et que lui ne voulait pas, ce qui a en fait supprimé la présence réelle. La foi de Luther en la présence réelle a l'air vraie, mais elle est ruinée.
images/icones/tao.gif  ( 1005377 )Complété, pas retiré. par Athanasios D. (2026-08-26 13:25:57) 
[en réponse à 1005363]

Ainsi que le relève l'abbé Jacques Dupuy:

"(...) la seconde rédaction ne supprime pas les termes de la première, et se limite seulement à des adjonctions qui précisent le sens des termes techniques. Ce n'est donc pas un nouvel article 7, mais l'article 7 avec des commentaires imposées par les discussions très vives.
De toute manière cet article 7, dans sa première rédaction, est totalement orthodoxe, et si le Souverain Pontife a accepté une modification du texte, c'est qu'Il désirait que le sens en soit plus clair et plus net. Il n'a, en rien, condamné l'ancienne rédaction, il a voulu réagir contre certaines erreurs d'interprétation." (Le missel traditionnel de Paul VI)



Et pour finir de s'en convaincre:

Au chapitre 1 de l'Institutio generalis, n° 2, donc une page avant, on peut lire ceci:
"Il importe au plus haut point que la célébration de la Messe ou Cène du Seigneur soit ordonnée de telle manière que ministres et fidèles participant à celle-ci selon sa condition, en reçoivent plus pleinement les fruits en vue desquels le Christ Seigneur institua le sacrifice eucharistique de son Corps et de son Sang, et le confia à l'Eglise son Epouse bien-aimée, comme mémorial de sa Passion et de sa Résurrection". Au numéro 48, la Messe est définie comme la dernière Cène rendue présente lorsque le Prêtre, représentant le Christ Seigneur, accomplit ce que fit le Seigneur lui-même. Passage très clair, où manque cependant une référence au sacrifice de la Croix.
Mais cette référence, on la trouve au n° 259 où l'on peut lire:
"L'Autel, sur lequel le sacrifice de la Croix est rendu présent sous les signes sacramentels, est aussi la Table du Seigneur, à la participation de laquelle, à la Messe, le peuple de Dieu est convoqué; il est en outre le centre de l'action de grâce qui s'accomplit par l'Eucharistie."
Au numéro 48 encore, la Présence réelle est clairement signifiée: "Dans la "Prière eucharistique"... les oblats deviennent le Corps et le Sang du Christ".
Ces passages, parfaitement catholiques, suffiraient à eux seuls à ôter toute équivoque et à donner à la définition du ch. II sa seule interprétation possible, puisque le "Mémorial" y est défini comme étant le sacrifice eucharistique du Corps et du Sang du Christ, institué par le Christ et confié à l'Eglise. Rien de protestant là-dedans. Il est regrettable que les théologiens qui ont critiqué la définition du chapitre II, aient omis de signaler ces importants correctifs. (Note doctrinale sur le nouvel Ordo Missae)



Ath
images/icones/carnet.gif  ( 1005378 )Je vais faire court ! par Chouan (2026-08-26 13:58:32) 
[en réponse à 1005377]

Un Sacrifice pour quoi faire ? La dimension propitiatoire est totalement absente
images/icones/iphone.jpg  ( 1005338 )Éloquent par Signo (2026-08-25 22:53:55) 
[en réponse à 1005330]

Six observateurs protestants. Aucun orthodoxe, malgré la commune conception du culte, des sacrements et des ministères entre l’Eglise catholique et les Églises orthodoxes. Rappelons qu’il y a de nombreuses Églises orthodoxes et orientales séparées, pas seulement les Grecs byzantins, mais aussi les Coptes, les Arméniens, etc.

Une explication vague et évasive: « On proposa d’inviter comme observateur un représentant de l’Église orthodoxe, mais cette initiative n’eut aucune suite. »

Que signifie « aucune suite »? Les orthodoxes auraient-ils décliné la proposition ? Ou bien auraient-ils été délibérément écartés ? Si oui, par qui? Bugnini?

Même en admettant que les observateurs n’aient joué aucun rôle actif, cette répartition étrangement déséquilibrée en dit long sur l’atmosphère de cette réforme. On reste entre Occidentaux, partageant les mêmes présupposés rationalisants, modernisants.
On accuse souvent cette réforme d’être « œcuméniste », mais voilà un œcuménisme bien limité et (dés)orienté: tout regard extérieur à l’Occident est banni, tout l’Orient chrétien avec toute sa riche diversité traditionnelle est exclu.

Il ne faut donc pas s’étonner si la réforme, de l’aveu même d’anglicans convertis (je pense notamment à Julien Green et à bien d’autres), n’a pu déboucher que sur une pâle copie du service anglican tendance Low Church, la classe et la qualité musicale britanniques en moins!

Mais plus profondément, la réforme a été la contamination, et même l’invasion du culte catholique par la mentalité moderne, sèche, rationalisante, pragmatisante, allergique au symbolisme, au sacré et au mystère. Or le protestantisme n’est rien de plus que la modernité religieuse: moralisante et bavarde. C’est donc en tant que rite moderne que le nouveau rite peut être qualifié de crypto-protestant: il relève fondamentalement de la même atmosphère que le protestantisme.
images/icones/tao.gif  ( 1005347 )Lecture un peu trop rapide? par Athanasios D. (2026-08-25 23:28:14) 
[en réponse à 1005338]

Vous semblez passer un peu vite sur le fait que les observateurs ont été admis et non invités. "Quelques membres de l’Église anglicane, engagés dans la révision de la liturgie de cette Église, avaient fait savoir, par une voie indirecte, qu’ils s’intéressaient aux travaux du Consilium et aimeraient les suivre." D'autres ont manifesté le même souhait par l'intermédiaire du Secrétariat pour l’unité des chrétiens.
Enfin, il est remarquable que "quelques observateurs exprimèrent, au terme des travaux du Consilium, leur désir de pouvoir continuer à prendre part aux réunions plénières de la Congrégation pour le Culte divin. Cependant, les autorités compétentes refusèrent cette requête."

Donc, il est naturel que ceux qui étaient liturgiquement plus proches de nous expriment leur désir de suivre les travaux du Consilium pour faire avancer leurs propres réformes. Le Pape les y a admis. En revanche, les orthodoxes ont été invités et - c'est ainsi que je l'ai compris - n'y ont pas donné suite. Ce n'est guère surprenant puisque leurs traditions liturgiques sont plus éloignées. On n'allait décemment pas leur mettre un pistolet sur la tempe.

Ath
images/icones/iphone.jpg  ( 1005353 )[réponse] par Signo (2026-08-26 06:49:47) 
[en réponse à 1005347]

C’est une évidence criante que le nouveau rite est plus proche des différents services protestants que des liturgies orientales, contrairement à la liturgie romaine traditionnelle qui pourtant appartient bien au monde occidental et latin. Et ce ce n’est pas moi qui le dit, mais les anciens anglicans eux-mêmes, que la réforme a plongé dans la consternation.

Et dire que les Orthodoxes auraient été invité et auraient refusé est une interprétation de votre part, qui ne ressort pas spontanément de l’énigmatique petite phrase que j’ai commenté. Si c’est le cas, pourquoi ne le mentionne -t’il pas clairement ? Il dit simplement que l’idée a été soulevée, pas que la proposition leur a été faite.
images/icones/tao.gif  ( 1005356 )Plus proches... par Athanasios D. (2026-08-26 08:43:29) 
[en réponse à 1005353]

... ils l'étaient déjà avant la réforme, d'où leur intérêt pour cette dernière étant donné qu'ils projettait un travail similaire dans leurs Eglises. Les anglicans qui ont été "consternés" étaient-ils liturgistes ou simples laïcs?

Quant à la proposition, soit elle a été faite et les orthodoxes n'y ont pas donné suite, soit on en a abandonné l'idée pour ne pas favoriser une Eglise plus que d'autres. Les deux se valent et se comprennent.

Ath
images/icones/iphone.jpg  ( 1005360 )[réponse] par Signo (2026-08-26 09:17:21) 
[en réponse à 1005356]

Il serait intéressant de connaître la teneur des réformes réalisées par la suite dans les communautés protestantes concernées.

Ce que je constate moi c’est que les luthériens et anglicans ont gardé au moins une partie des éléments que nous avons abandonné.

Il n’y a pas besoin d’être liturgiste pour exprimer un avis pertinent sur la liturgie. On peut être un « grand liturgiste » et raconter des âneries, comme ce fut le cas de ceux qui au milieu du XXe siècle présentaient la messe face au peuple comme un retour à l’Antiquité, idée totalement démentie aujourd’hui dans les milieux universitaires.

Par ailleurs ce que ces fidèles ont constaté, c’est qu’ils ont retrouvé dans le nouveau rite la même atmosphère que dans la liturgie anglicane. Cette atmosphère correspond bien à une réalité objective, et pourtant difficilement mesurable par simple comparaison entre deux livres liturgiques. Car la liturgie est d’abord une expérience de vie, une vérité vécue, pas une réalité livresque ou intellectuelle abstraite. Ce que vous semblez avoir du mal à saisir…

Enfin votre dernière thèse ne tient pas la route. Toutes les dénominations protestantes n’étaient pas représentées parmi les observateurs, il a bien fallu en privilégier certaines par rapport aux autres. Et du coup les protestants ont bien été favorisés par rapport aux Orientaux…
images/icones/fleur.gif  ( 1005376 )[réponse] par Athanasios D. (2026-08-26 13:02:07) 
[en réponse à 1005360]

J'ignore comment fonctionnent ces Eglises. Si elles n'ont pas d'autorité centralisée, il est sans doute plus compliqué pour elles de faire bouger les choses.

Si je demande le statut de ces anglicans, c'est parce qu'on nous sort depuis 50 ans toujours les mêmes 1 ou 2 témoignages du ressenti de laïcs plus ou moins célèbres qui ont eu une mauvaise expérience et qui ne savent pas au fond de quoi il en retourne pour la contextualiser. C'est intéressant, mais de là à en faire une généralité "au doigt mouillé", il y a un pas que je ne franchirai pas.

Certes, c'est aussi une expérience de vie, mais ça va dans les 2 sens. Quelle était - pendant de nombreux siècles - l'expérience de vie de nos aïeux en ce temps pas si éloigné où les missels n'étaient pas encore autorisés ou simplement accessibles? Il est sans doute respectable de prier le chapelet ou d'autres exercices de piété pendant qu'un prêtre célèbre sa messe comme une dévotion quasi privée, mais on ne peut décemment pas considérer cela comme l’idéal de la célébration liturgique.

Ath
images/icones/iphone.jpg  ( 1005379 )[réponse] par Signo (2026-08-26 14:05:44) 
[en réponse à 1005376]

Curieuse réponse.

Ce sont toujours les mêmes étranges arguments: je ne vois pas en quoi le fait que la messe ait été mal célébré dans le passé justifierai la destruction de la liturgie romaine au XXe siècle (le terme de destruction n’est pas de moi… mais du P. Gélineau!).

D’ailleurs dans les lieux où la liturgie traditionnelle est célébrée aujourd’hui, on n’y retrouve quasiment nulle part les travers que vous décrivez. Les fidèles participent pleinement par le recueillement, le chant, les inclinations, les signes de croix, et intérieurement par une prière unie au mystère s’accomplissant sur l’autel. Personnellement je pratique la liturgie traditionnelle depuis plus de dix ans et je ne connais personne qui se livre à des dévotions privées pendant la messe.
images/icones/fleche2.gif  ( 1005285 )Je ne vais pas me faire l'avocat de Maître Parfu ! par Chouan (2026-08-25 13:33:49) 
[en réponse à 1005281]

qui vous répondra certainement.
Mais je me permets de rebondir sur votre 1er point car j'ai eu cette discussion avec un prêtre diocésain de ma famille qui a "appris" suite à SP le Vetus Ordo à Fontgombault et qui le dit de manière épisodique.
Au moment de TC il a tenu la même position que vous : "nous sommes plusieurs à avoir répondu positivement à Benoît XVI mais du côté des prêtres de la FSSP, aucun n'a accepté de dire la nouvelle messe même ad orientem, en latin, avec le premier Canon". Il ne comprenait pas. Je lui ai répondu : "c'est logique les deux messes ne sont pas compatibles". Si on choisit le VOM avec sa richesse on n'a aucune raison de célébrer le NOM". La vision de Benoît XVI était illusoire
images/icones/carnet.gif  ( 1005288 )Et je pense même par Chouan (2026-08-25 13:46:42) 
[en réponse à 1005285]

qu'elle était "diplomatique" auprès du clergé, pour faire passer la pilule de la libéralisation de la messe traditionnelle.
images/icones/idee.gif  ( 1005314 )J. Ratzinger avant son élection croyait fermement à l'enrichissement mutuel par Luc Perrin (2026-08-25 19:26:50) 
[en réponse à 1005285]

Ce n'était pas neuf pour lui en 2007 et certainement pas purement diplomatique.

Il a évolué en matière liturgique, il a lu et étudié les analyses critiques du Novus Ordo, il était proche de Louis Bouyer et a médité les écrits de Mgr Gamber.

J'ai déjà souligné l'existence de deux grands courants au sein du Mouvement liturgique proprement dit : la ligne Bugnini et alii et à l'opposé la ligne Loew-Antonelli que rejoint Louis Bouyer peu avant l'ouverture du Concile.
Mgr Montini avant 1963 est un réformateur prudent, il passe ensuite dans le camp bugniniste.

Ce ne sont pas les bugninistes qui ont dominé dans la version finale 1962-1963 qui a donné Sacrosanctum concilium mais ils prennent le pouvoir à partir de 1964 avec le Consilium. Jean XXIII avait le pied sur le frein très clairement cela a été bien étudié ; à l'inverse Bugnini a su circonvenir Paul VI et le Pape a cru qu'en sacrifiant la Tradition liturgique romaine au Mouvement missionnaire, il contribuerait à sauvegarder le catholicisme dans la société moderne occidentale (il le dit en 1965 dans son homélie pour la première messe en italien).

Tout le courant ratzinguérien de "réforme de la réforme" vers une plus grande fidélité à S.C. dans sa lettre, se dégager du courant bugniniste, n'entend pas revenir sur les "acquis" du Mouvement liturgique pré-1962.

Tous les efforts, pas toujours vains il y a eu de minuscules progrès ici et là, en ce sens sont légitimes et bienvenus de mon point de vue. Que Gaudium me comprenne bien et les autres qui partagent son idéal.

Mais ce qui est apparu illusoire avec les décennies, c'est l'idée qu'en Occident et les régions sous influence, on puisse à vue humaine réparer les dégâts commis par la néo-liturgie bugniniste dotée de sa propre logique anti-traditionnelle et de plus en plus imprégnée par le libéralisme sécularisé.

Les communautés Vetus Ordo, la discipline des sacrements, le sens droit du sacerdoce, de la vie consacrée, la perspective missionnaire authentique, tout cela pouvait faire office de phare pour ramener les brebis perdues dans le néo-catholicisme vers une juste herméneutique de Vatican II et un Magistère opérant le tri nécessaire entre le bon grain conciliaire et l'ivraie si prolifique depuis 1964-1965.

C'est bien ce phare que T.C. comme la Note du 2 juillet veulent éteindre. A ce phare de la Tradition bimillénaire, Mgr de Grenoble nous explique qu'il faut préférer les mirages de la Modernité dans son désert de la foi.
images/icones/livre.gif  ( 1005319 )Les itinéraires de Jean Madiran par Eti Lène (2026-08-25 19:50:15) 
[en réponse à 1005314]


à l'inverse Bugnini a su circonvenir Paul VI et le Pape a cru qu'en sacrifiant la Tradition liturgique romaine au Mouvement missionnaire, il contribuerait à sauvegarder le catholicisme dans la société moderne occidentale (il le dit en 1965 dans son homélie pour la première messe en italien).



Merci beaucoup de cette information. L'enfer est bien pavé de bonnes intentions. Paul VI aurait dû démissionner.

Nous manquent. Je n'ai pas réussi à avoir l'intégrale pour les lire. La Genèse de tout ce qui se passe depuis y est consigné. Et c'est tellement dommage. Beaucoup plus que le site de la Porte latine. Madiran était brillant. Et ça manque.
images/icones/livre.gif  ( 1005324 )Itinéraires : un investissement indispensable... par Pétrarque (2026-08-25 20:50:20) 
[en réponse à 1005319]

...pour qui veut vraiment connaître l'historique du combat pour la Tradition et les enjeux doctrinaux de ces années décisives.

Jean Madiran a joué un rôle essentiel et à vrai dire unique dans la résistance au poison néo-moderniste, et ce, dès avant le Concile, montrant l'exemple d'un laïc cultivé aux avant-postes, fédérateur d'énergies diverses et parfois opposées.

Trouver une collection complète relève aujourd'hui de la gageure, mais, si l'occasion se présente, il ne faut pas hésiter.

J'ai la mienne depuis 25 ans, et j'y découvre encore des pépites.
images/icones/bravo.gif  ( 1005373 )Oui par Chouan (2026-08-26 12:08:56) 
[en réponse à 1005324]

De mon point de vue, le plus grand contributeur fut le Père Calmel
"La simple honnêteté donc, mais infiniment plus l’honneur sacerdotal, me demandent de ne pas avoir l’impudence de trafiquer la Messe catholique, reçue au jour de l’Ordination. Puisqu’il s’agit d’être loyal, et surtout en une matière d’une gravité divine, il n’y a pas d’autorité au monde, serait-ce une autorité pontificale, qui puisse m’arrêter. Par ailleurs la première preuve de fidélité et d’amour que le prêtre ait à donner à Dieu et aux hommes c’est de garder intact le dépôt infiniment précieux qui lui fut confié lorsque l’évêque lui imposa les mains. C’est d’abord sur cette preuve de fidélité et d’amour que je serai jugé par le Juge Suprême. J’attends en toute confiance de la Vierge Marie, la Mère du Souverain Prêtre, qu’elle m’obtienne de rester fidèle jusqu’à la mort à la Messe catholique, véritable et sans équivoque."
images/icones/fleche3.gif  ( 1005323 )Cher Luc Perrin par Chouan (2026-08-25 20:29:36) 
[en réponse à 1005314]

Je me suis trop lapidairement exprimé et mal fait comprendre.
Je crois tout comme vous que Benoît XVI croyait depuis longtemps et sincèrement à une "réforme de la réforme". Mais au regard de son évolution personnelle (cf. Gamber), il me semble qu'il avait plus en vue un "enrichissement " du NOM par capillarité et contact des prêtres et fidèles avec le VOM qu' à un enrichissement de ce dernier (ou à la marge sur le calendrier) : le VOM aurait joué le rôle d'un pôle de référence, d'attraction et d'influence pour modifier (en douceur) le NOM et le comportement des fidèles. Et comme vous le faites remarquer, cela a pu "marcher" à la marge (cf. le nombre de génuflexions avant la communion et le retour de la communion donnée en bouche).
Mais je ne pense pas qu'il ait cru réellement à la possibilité de prêtres VOM de se tourner vers le NOM. De ce point vue, il y a probablement une part de diplomatie.
images/icones/fleche2.gif  ( 1005371 )J'ajoute par Chouan (2026-08-26 12:03:52) 
[en réponse à 1005323]

que la mesure la plus "impactante" de SP, à savoir, l'autorisation donnée à tous les prêtres (dont bien-sûr les diocésains) était un "coup de génie" allant dans ce sens d'une réforme du NOM...
images/icones/info2.gif  ( 1005382 )Ratzinger-Benoît XVI est demeuré fidèle au Mouvement liturgique par Luc Perrin (2026-08-26 15:23:09) 
[en réponse à 1005323]

donc à l'un des deux grands courants qui le composaient jusqu'au bout.

Il a évoqué, on peut trouver cela dans ses ouvrages et allocutions, d'autres enrichissements que le seul calendrier, par ex. les lectures bibliques que Mgr Eychenne cite. Il n'avait rien à redire envers la concélébration et a valorisé l'actua participatio (compatible sans souci avec le Vetus Ordo puisque pratiquée avant 1962 dans nombre de paroisses inégalement suivant les pays).
La Commision Ecclesa Dei a donné quelques petits signes timides dans ce sens ; certains monastères traditionnels ont fait un pas ou deux dans cette direction, et encore récemment la suggestion du Père abbé de Solesmes peut se rattacher avec sa spécificité à cette tendance. Tout le débat autour de la messe chrismale, les essais de mélanger Vetus Ordo et Novus Ordo pour la Semaine sainte dans une même paroisse...

Ceci posé, il est certain que Benoît XVI voyait plus de travail à accomplir et d'efforts à fournir du côté des populations soumises - soit adhérentes soit que ce soit imposé - à la néo-liturgie.
La lettre non publiée de Mgr Martin (Charlotte) détaillait tous les aspects traditionnels à bannir dans le N.O.M., y compris le latin et le grégorien en opposition ouverte avec Vatican II et tous les textes du Magistère. Vous noterez qu'il n'a fait l'objet d'aucun blâme ou réprimande publique de la part du Dicastère romain.

C'est bien parce que cette évolution de "contact" et la porosité relative entre les deux Formes n'étaient concevables que sur du trèèèèèès long terme, au vu des résistance dans "l'appareil" ecclésial occidental [hiérarchie, clergé, religieux et religieuses et plus encore frange de militant(e)s laïcs animatrices/ministres non ordonnés, establishment néo-liturgique qui tient les chaires supérieures, les postes d'enseignants en séminaire et autres, les revues savantes et de vulgarisation, les chroniques dans les media néo-catholiques] que Benoît XVI a renoncé à tout texte même peu ambitieux de révision du N.O.M.

Pourtant à son élection, TOUS les media catholiques ou généralistes annonçaient que cette révision serait le grand chantier du nouveau pontificat. C'en fut l'Arlésienne.
images/icones/fleche2.gif  ( 1005386 )S'il a renoncé par Chouan (2026-08-26 17:01:24) 
[en réponse à 1005382]

Au-delà de ses faiblesses de caractère et de l'opposition gigantesque que vous décrivez, peut-être est-ce également parce qu'il a estimé dans une perspective allemande très hégélienne que la cohabitation (et l'émulation concurrentielle) des deux rites procurerait du fruit (à moyen ou long terme). Hypothèse personnelle.
images/icones/1q.gif  ( 1005286 )Qui se moque ? par Pétrarque (2026-08-25 13:43:44) 
[en réponse à 1005281]

Vous venez nous prêcher quoi ?

Qu'il faut reconnaître la messe de Bugnini-Paul VI comme systématiquement valide et orthodoxe, et qu'il faut l'accepter comme la vraie messe romaine pour espérer la bienveillance des autorités ?

Faites-en votre profit si cela vous chante, mais cessez par pitié de nous claironner ce refrain aussi faux que périmé.

Ce qu'a dit et cru Benoît XVI concernant la réforme de la réforme a volé en éclats contre le mur de la réalité, non parce que les traditionalistes sont obtus ou méchants, mais tout simplement parce que le NOM dans son essence, dans sa génétique, dans son ADN, tourne objectivement le dos à la Tradition, et que ses promoteurs l'entendent parfaitement ainsi.

Quant au VOM, cessez s'il vous plaît vos caricatures.

Il exprime effectivement un rite bimillénaire dans son développement historique et théologique, même si personne n'ira évidemment soutenir qu'on disait la messe au IIe siècle comme en 1960.
images/icones/livre.gif  ( 1005287 )Oui messe de toujours ! par Jean-Paul PARFU (2026-08-25 13:45:27) 
[en réponse à 1005281]

La Messe dite actuellement de St Pie V n'est autre que le rite romain, tel qu'on le trouve à peu près dès le Vè siècle.

Les prières de l'offertoire, qui peuvent dater des VIIè ou VIIIè siècles, ont été adoptées par Rome au XIè siècle, au plus tard.

Mais l'ensemble du canon romain date au moins du IVè siècle, avec quelques additions au Vè siècle. On trouve des traces de ce canon dès le IIè siècle.

Quant aux demandes de Benoît XVI, elles étaient surtout de nature diplomatique et faites pour faire accepter les mesures prises par lui en faveur du "Vetus antiqiuor".

Vous devriez lire ici
images/icones/neutre.gif  ( 1005268 )Même les biritualistes par Eti Lène (2026-08-25 10:31:16) 
[en réponse à 1005265]

sont concernés, si vous lisez bien. Et ce sont bien les biritualistes qui respectent les normes de SP. Les "belles" heures d'après le concile où on a mis dans pas mal de paroisses toutes les statues les livres liturgiques les ornements les tables de communion les trop beaux autels, à la benne, reviennent.

Il n'y a rien à faire; il va falloir pour être en communion, accepter les déclarations scandaleuses sur l'ordination des femmes, sur la bénédiction des homosexuels en tant qu'ils le sont, etc... Pour le coup, on se demande si cette église-là sera en communion avec Jésus-Christ.
images/icones/rose.gif  ( 1005272 )bien évidemment que oui et Mgr Eychenne vous explique pourquoi en détail par Luc Perrin (2026-08-25 11:06:19) 
[en réponse à 1005265]

Relisez son texte, il est très articulé, très pédagogique et sans appel.

Il reprend avec plus de finesse et une forte dose d'opium - ou de valium comme on voudra - le Rapport Roche distribué au Consistoire de janvier 2026 et la lettre d'accompagnement de François de 2021.

J'ai bien saisi votre rêve Gaudium, le rêve du cardinal Ratzinger et de la lettre de Benoît XVI, avec le club des Optimistes pour qui tout est joie et extase. Quand je m'informe (sérieusement) sur les affaires du Monde, je ne vois aucun motif à votre joie invincible, plutôt à être accablé par le poids terrible des péchés effroyables que nous autres Occidentaux accumulons.

Le rêve bisounours de la lettre de 2007 ne s'est pas accompli et, vous omettez ce point crucial, Benoît XVI n'a aucunement essayé de l'accomplir à la surprise générale. Quand Mgr Ranjith a avancé timidement dans cette direction d'une "réforme de la réforme" vers plus de fidélité à la Tradition, il a été remercié par un chapeau rouge et expédié au Sri Lanka.

Ce que la Rome de Benoît XVI n'a pas osé entreprendre, ce qu'aucun épiscopat n'a voulu entre 2005 et 2013 et jusqu'en 2021, vous blâmez les victimes de l'abus de pouvoir qu'est T.C. de ne pas le faire advenir : convenez que c'est un peu fort de café non ?

Mgr Eychenne est très représentatif, avec une touche de mauvaise foi cependant quant à la "Tradition", "fondamentalement fidèle à la foi des anciens", "extraordinaire patrimoine" (sic), de la cécité volontaire et surtout d'un émerveillement, "y'a de la joie", des néo-catholiques et néo-liturges.
Il n'a rien lu des histoires de la néo-liturgie, il ne connaît pas le Père Bouyer, il n'a pas idée de la sécularisation radicale de l'Occident car Monseigneur vit dans une bulle, l'extase néo-liturgique constante.

Ce sont les pelés, les galeux, les méchants, les "pessimistes", ceux et celles "qui voient tout en noir" (Adso) qui sont les Cassandre, ceux et celles qui rappellent que le roi qui défile est nu comme l'enfant du conte d'Andersen.
Non l'évêque de Grenoble voit la finesse extrême de l'habit imaginaire - "extraordinaire patrimoine" de médiocrité musicale, artistique, absence d'ars celebrandi, désacralisation permanente, abus par milliers en dépit des innombrables permissions du N.O.M. en Occident du moins et en Amérique latine souvent.

Oui Monseigneur, oui chers Adso et Gaudium, il y a des exceptions, il y a des messes Novus Ordo qui correspondent au monde enchanté décrit par Mgr l'évêque de Grenoble : j'ai eu l'occasion d'y assister quelques fois, surtout en Afrique d'ailleurs mais même en France.

Force est cependant de constater et les statistiques, les révisions périodiques des cartes paroissiales vers le rabougrissement, les ordinations sacerdotales/presbytérales en berne, les vocations religieuses plus faibles encore - en Occident -, la perte des notions élémentaires de la foi (le Credo et ce qu'il signifie), l'ont amplement démontré, que le Printemps de l'Église qui brille dans les yeux et le texte de Mgr Eychenne est un triste hiver et que le renouvellement "missionnaire" dont Son Excellence fait état est aussi imaginaire que les habits neufs de l'empereur chez Hans Christian Andersen.

Je dédie cet extrait du conte aux Optimistes qui regardent le réel comme LCU voit la victoire de l'Ukraine contre la Russie. Le réel l'emporte toujours sur le rêve, les états seconds et les discours officiels faits pour conforter les pouvoirs en place dans leurs erreurs manifestes.

"« N'est-ce pas magnifique ? », dirent les deux fonctionnaires qui étaient déjà venus. « Que Votre Majesté admire les motifs et les couleurs ! » Puis, ils montrèrent du doigt un métier vide, s'imaginant que les autres pouvaient y voir quelque chose.

« Comment !, pensa l'Empereur, mais je ne vois rien ! C'est affreux ! Serais-je sot ? Ne serais-je pas fait pour être empereur ? Ce serait bien la chose la plus terrible qui puisse jamais m'arriver."

« Magnifique, ravissant, parfait, dit-il finalement, je donne ma plus haute approbation ! » Il hocha la tête, en signe de satisfaction, et contempla le métier vide; mais il se garda bien de dire qu'il ne voyait rien. Tous les membres de la suite qui l'avait accompagné regardèrent et regardèrent encore; mais comme pour tous les autres, rien ne leur apparût et tous dirent comme l'empereur : « C'est véritablement très beau ! » Puis ils conseillèrent à l'Empereur de porter ces magnifiques vêtements pour la première fois à l'occasion d'une grande fête qui devrait avoir lieu très bientôt.

Merveilleux était le mot que l'on entendait sur toutes les lèvres, et tous semblaient se réjouir. L'empereur décora chacun des escrocs d'une croix de chevalier qu'ils mirent à leur boutonnière et il leur donna le titre de gentilshommes tisserands."




images/icones/iphone.jpg  ( 1005273 )Malheureusement par Signo (2026-08-25 11:07:31) 
[en réponse à 1005265]

J’ai longtemps pensé comme vous mais les faits démentent cruellement votre thèse.

TC vise d’abord « ceux qui ne refusent pas par principe » le nouveau rite. Voyez les ordinations des MMD (qui pourtant adhèrent sans réserve à Vatican II, concélèbrent la nouvelle messe etc) toujours bloquées. Voyez les paroisses personnelles (desservies en France par le clergé traditionnel appartenant à la tendance la plus modérée et la plus ouverte au nouveau rite), directement visées par TC qui interdit d’en ériger de nouvelles.

Les durs qui refusent même la concélébration sont en fait mieux traités (FSSP, IBP, etc). Eux ont droit à toutes les ordinations dans l’ancien rite.

Et avec le discours de Mgr Eychenne on voit bien que même le bi-ritualisme est considéré comme inacceptable. Ce qui est attendu de nous, à plus ou moins brève échéance, c’est un ralliement pur et simple au nouveau rite tel qu’il est actuellement célébré dans les paroisses.

Après avoir défendu une interprétation dans « l’herméneutique de continuité » du missel de Paul VI pendant des années, après avoir souhaité la réforme de la réforme, je suis bien obligé de constater que tout cela n’a jamais été qu’un doux rêve et qu’en définitive c’est Mgr Lefebvre qui avait raison, depuis le début. Il y a eu une Révolution dans l’Eglise. Et ceux qui ont pris la pouvoir dans l’Eglise n’ont d’autre objectif que de nous détruire, de faire disparaître les rares éléments traditionnels encore vivants et de les réduire ou les expulser du corps ecclésial. Il faut se rendre à l’évidence.

images/icones/fleur.gif  ( 1005294 )Je me suis fait avoir par Le Chambarand (2026-08-25 14:51:52) 
[en réponse à 1005273]

Exactement comme vous. Moi aussi j'ai commencé par croire à l'herméneutique de la continuité (doctrinalement) et à la faisabilité d'une réforme de la réforme (quand j'étais encore dans le NOM), puis au caractère irréversible de Summorum Pontificum (quand je suis passé au VOM).

Mais il est vrai que je me suis converti au tout début du pontificat de Benoît XVI. Tout cela paraissait naturel. Ensuite est arrivé François, et ç'a été la douche froide. Ce que je pensais un rééquilibrage sur le temps long s'est avéré une simple parenthèse.

Et là, il a bien fallu essayer de comprendre comment on en était arrivé là, et donc approfondir, remonter aux sources. Et, de désillusion en désillusion, en accepter les conclusions.
images/icones/carnet.gif  ( 1005296 )Ma "conversion" au VOM par Chouan (2026-08-25 15:39:46) 
[en réponse à 1005294]

remonte à 1984, quand j'avais 16 ans, suite au premier indult de Jean-Paul II. J'ai gardé le souvenir très précis de l'évêque qui était venu célébrer quelques semaines après, et qui nous avait dit sur le parvis après la messe : "j'espère que vous et vos amis vous rentrerez dans le droit chemin !" (sic). Cela m'avait beaucoup choqué. Ma défiance à l'égard des évêques date de cette époque (lointaine).
images/icones/carnet.gif  ( 1005274 )Mgr.Eychenne, merci par fouduroy (2026-08-25 11:16:12) 
[en réponse à 1005235]

Ce que vous dites est très clair, merci, c'est ce que je ne cesse d'entendre depuis des années de la part de prélats, de clercs et de laïcs. Les tradis qui devaient mourir après les sacres de 1988 et que l'on devait accueillir à bras ouverts dans les diocèses sont toujours là et de plus en plus nombreux. Maintenant, l'on passe à la vitesse supérieure, notamment depuis le 1 juillet MAIS la citadelle St PieX ne cède pas. Les ex Ecclesia Dei se contorsionnent dans tous les sens avec moult concessions pour se maintenir mais vous n'en voulez pas même si pour beaucoup ils sont bi-ritualistes. Vous avez raison nous voulons maintenir la messe et le catéchisme et ne voulons ni de vos célébrations changeantes ni de votre catéchisme.
Les tradis ont 2000 ans de Tradition derrière eux, vous ,vous avez 60 ans d'élucubrations. Nous ne plierons pas le genou.
Petit conseil, lisez le "NON de M. Rudel" de Lavarende.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 1005276 )Le Non de Monsieur Rudel par MG (2026-08-25 11:35:11) 
[en réponse à 1005274]

(en vérité Rudel c'est M. Briot de La Crochais).


Monsieur Rudel a été trahi par son recteur ... certes il n'a pas plié le genoux mais l'inventaire a eu lieu.
images/icones/carnet.gif  ( 1005277 )Eh oui, la trahison par fouduroy (2026-08-25 11:38:36) 
[en réponse à 1005276]

La trahison des clercs n'est pas nouvelle!
images/icones/bravo.gif  ( 1005293 )"Les tradis ont 2000 ans de Tradition derrière eux, vous ,vous avez 60 ans d'élucubrations. Nous ne plierons pas le genou." par Fennec (2026-08-25 14:41:28) 
[en réponse à 1005274]

Merci Fouduroy, vous avez tout dit !

Restons donc sereins face à ces hurluberlus qui s'écoutent eux-mêmes et essayent en vain de faire croire qu'ils pensent ce qu'ils ânonnent.

D'après ce que je sais, Mgr Eychenne n'est même pas apprécié par ses propres curés diocésains car il reste dans son "antre" et ne répond à personne.

Sa missive le confirme : il est dans son univers et essaie désespérément d'y croire lui-même...
images/icones/carnet.gif  ( 1005275 )Le catarrheux Mgr.Eychenne et les Cathares par fouduroy (2026-08-25 11:34:32) 
[en réponse à 1005235]

La fumée des bûchers de Montségur fait encore tousser le catarrheux Mgr Eychenne à l'âme sensible. En octobre 2016, 800 ans après l'hérésie cathare, il fallait sortir nos mouchoirs. Il a de l'humour ce Mgr. Eychenne qui érige des bûchers verbaux contre les tradis. Bon, on va pas pleurer, dans 800 ans ou peut-être avant,j'espère, un Mgr.Eychenne bis va se lever pour demander pardon aux tradis.

https://www.cathar.info/pdfs/communique_de_mgr_eychenne.pdf
images/icones/1b.gif  ( 1005278 )La catharsis et l'ecstasy par Eti Lène (2026-08-25 12:19:28) 
[en réponse à 1005275]

Sont les deux mamelles de Mgr Eychenne, mais il n'y a pas que lui dans l'épiscopat qui abuse de cette hérésie et de cette drogue. Merci à Luc Perrin pour cette bonne rigolade.

La pureté idéologique doit prévaloir, de même que la chanson : tout va très bien madame la marquise.
images/icones/1d.gif  ( 1005279 )Nullité mitrée par Adso (2026-08-25 12:29:16) 
[en réponse à 1005235]

et encore, je suis TRES gentil et charitable !!!

Qui écoute encore ce type de gugusse, mis à part lui-même ?
images/icones/2a.gif  ( 1005297 )Plutôt un plaisantin... par Vistemboir2 (2026-08-25 15:48:10) 
[en réponse à 1005279]

qui pourtant ne fait pas rire grand monde, quand il ose déclarer :
« le latin ou le grégorien reste une richesse patrimoniale encore mise en valeur avec le Missale Romanum, le missel romain de la réforme conciliaire. »

À croire que Mgr de Grenoble n’a jamais assisté à une messe réformée dans l’une ou l'autre de de ses paroisses...
images/icones/neutre.gif  ( 1005298 )L'important par Eti Lène (2026-08-25 17:03:12) 
[en réponse à 1005297]

pour lui n'est pas la pilule qu'il fait avaler aux autres, c'est plutôt la pilule qu'il avale. Apparemment, c'est de la bonne.
images/icones/fleur.gif  ( 1005317 )Il se fout du monde... par Pétrarque (2026-08-25 19:36:29) 
[en réponse à 1005297]

...avec un mépris à peine dissimulé.

Une spécialité partagée par beaucoup de ses collègues.
images/icones/livre.gif  ( 1005345 )Là il y a un peu de niveau par gguivarch (2026-08-25 23:11:38) 
[en réponse à 1005279]

Ceux qui me connaissent savent très bien à quel point je réprouve ces sacres du 1er juillet qui me compliquent la vie. Je ne me suis pas trop épanché sur le sujet en ce lieu, ayant préféré en discuter privatim.

Mais là, Monseigneur serait capable de me faire revenir à l'occasion à la Placelière... Sans déconner, il est un excellent apôtre pour justifier certains cas de nécessité.

En gros il ne faudrait plus célébrer qu'en Paul VI ?

Les Bi-ritualistes (Saint thomas Becket, Fontgombault, Randol, Triors, mes amis diocésains, la Miséricorde divine et j'en oublie) devraient désormais célébrer exclusivement en rite réformé ?

Désolé, ce sera sans moi.
images/icones/c_nul.gif  ( 1005300 )un guignol haineux par jejomau (2026-08-25 18:01:11) 
[en réponse à 1005235]

Tout est dit
images/icones/carnet.gif  ( 1005305 )Et la messe à la collégiale ? par JFB33 (2026-08-25 18:52:19) 
[en réponse à 1005235]

Je n'ai pas suivi tous les commentaires mais Y-a-t-il toujours les 2 messes de Saint Pie V à la collégiale de Grenoble ?
Merci
images/icones/1a.gif  ( 1005369 )Je suis un peu perdu... par Fennec (2026-08-26 10:27:16) 
[en réponse à 1005305]

Désolé, cher JFB33, mais je n'arrive plus à suivre les variations de cette paroisse !

Je sais qu'1 fois par mois au-moins et lors de certaines fêtes, nous voyons dans notre chapelle FSSPX des amis ED qui n'ont pas de messe valable à Saint-André...

J'ai même l'impression qu'ils sont de plus en plus nombreux à faire ça, et j'en vois certains qui étaient de fervents FSSP anti-FSSPX venir de plus en plus régulièrement chez nous !

Sans aucun doute l'effet des "excommunications" du 02/07 qui ont eu pour effet d'ouvrir les yeux de beaucoup !

Mais j'y verrai plus clair une fois la rentrée passée, je vous tiendrai au courant si ça vous intéresse.
images/icones/1y.gif  ( 1005346 )Mon cher mitré à moi par Jerailu (2026-08-25 23:26:32) 
[en réponse à 1005235]

ne m'aime pas beaucoup alors et j'en souffre ! C'est malheureux, mais que voulez-vous, même votre Ordinaire peut avoir tord et dire des bêtises. Contrairement à la forme, ces propos ne sont pas extraordinaires et je leur préfère ceux des membre de la Sapinière. Pour le reste, je vais me taire parce que je risque d'avoir des propos bien délétères.

In Christo,
Jerailu, qui essaie tant bien que mal de ne pas cracher dans la soupière.
images/icones/hein.gif  ( 1005350 )Ah bon ? par Le Chambarand (2026-08-26 00:23:30) 
[en réponse à 1005346]

Vous êtes dans le diocèse de Grenoble-Vienne, à présent ?
images/icones/neutre.gif  ( 1005351 )Chaudes larmes par Eucher (2026-08-26 00:52:51) 
[en réponse à 1005235]

Il est rare qu'un message ici force mes larmes.

Ce fut le cas en lisant la prose de cet évêque.

Que cette ignorance préside aux décisions prises par ceux qui ont charge d'âmes me comble de tristesse.

Il n'est pas une ligne de ce texte qui ne soit le contraire de la vérité. L'auteur ne sait pas de quoi il parle. Nous vivons sous un régime de dupes qui n'ont même pas conscience des énormités qu'ils profèrent.

Un Gy, un Martimort, un Bugnini, un Botte, un Vagaggini, à la lecture de ce texte, rirait à voix haute, ou pour s'en féliciter, ou peut-être pour s'en repentir.

Tristesse infinie.
images/icones/fleur.gif  ( 1005365 )Courage par Eti Lène (2026-08-26 09:45:22) 
[en réponse à 1005351]

Le Seigneur ne nous abandonnera jamais. Et tout profite au bien de ceux qui aiment Dieu.
images/icones/fleche2.gif  ( 1005370 )Excellent par Lycobates (2026-08-26 10:43:35) 
[en réponse à 1005351]


L'auteur ne sait pas de quoi il parle. Nous vivons sous un régime de dupes qui n'ont même pas conscience des énormités qu'ils profèrent.



C'est malheureusement vrai.

Depuis un petit temps je commence à penser que nous allons regretter que la génération des Ratzinger & Co. qui connaissaient leur théologie, et qui partageaient le même vocabulaire théologique, même s'il n'y croyaient plus, ait cédé sa place aux Béotiens.
Mais je ne sais pas ce qui est le pire: la rustauderie bergoglienne, ou l'ignorance et hautainerie actuelles.


Un Gy, un Martimort, un Bugnini, un Botte, un Vagaggini, à la lecture de ce texte, rirait à voix haute, ou pour s'en féliciter, ou peut-être pour s'en repentir.



Espérons que ce fut un repentir avant d'entendre la voix du Maître.
images/icones/iphone.jpg  ( 1005352 )Pour le sieur Roger et cie par MG (2026-08-26 00:58:13) 
[en réponse à 1005235]

Cet évêque de Grenoble a été formé, ordonné et a eu des responsabilités dans la Communauté St Martin.

CQFD
images/icones/bravo.gif  ( 1005355 )Et si la CSM soutenait le VOM et les tradis... par Pétrarque (2026-08-26 07:01:18) 
[en réponse à 1005352]

...cela se saurait.

La CSM pratique et défend le NOM, et elle ne veut pas du VOM.

images/icones/abbe5.gif  ( 1005387 )Je crois même me souvenir par Le Chambarand (2026-08-26 17:35:43) 
[en réponse à 1005355]

Qu'ils s'étaient réjoui publiquement de Traditionis custodes.
images/icones/4c.gif  ( 1005389 )Oui, un grand moment de fayotage en règle... par Pétrarque (2026-08-26 17:53:01) 
[en réponse à 1005387]

...qu'avait en son temps dénoncé Jean-Pierre Maugendre .

images/icones/1d.gif  ( 1005390 )Un argument qu'ils utilisent par Chouan (2026-08-26 18:38:59) 
[en réponse à 1005389]

Contre les tradis. Je l'ai entendu 2 fois :
"pour les prêtres tradi c'est facile car ils ont un public choisi, trié, des gens bien formés et disciplinés...ils jouent sur du velours dans leurs chapelles !... alors que nous on doit se coltiner et former le tout venant des paroisses".
Comme si les fidèles tradi étaient faciles, dociles et enrégimentés comme une armée ! hihi
images/icones/interdit.gif  ( 1005374 )Mgr Eychenne ne fait que reprendre la pensée du pape par Ennemond (2026-08-26 12:15:24) 
[en réponse à 1005235]



Célébrer, même sans exclusive, la messe du Vetus ordo de façon habituelle, c’est considérer, au moins implicitement, que la messe de la réforme liturgique ne produirait pas autant de fruits spirituels que l’ancien missel – si on retient l’expression la plus modérée…



Dans cette citation, remplaçons le terme "vetus ordo" par "rite chaldéen" ou maronite ou syro-malabar et il faudrait en conclure que toute célébration d'un rite bien fixé et distinct des multiples adaptations du NOM est un rejet pur et simple des réformes.

Soit le raisonnement de Mgr Eychenne n'a aucun sens, soit il faut être inquiet (à long terme) pour les rites orientaux. Néanmoins, je trouve un peu faciles les attaques un peu fleuries contre Mgr Eychenne dans ce fil comme si son raisonnement était une élucubration purement personnelle.

Il faut redescendre sur terre. Benoît XVI n'est plus pape et l'esprit de Summorum Pontificum n'est plus la norme. L'évêque de Grenoble ne fait que reprendre les principes de Traditionis Custodes. Encore plus que ce texte, il reprend la pensée exprimée sur le sujet par Léon XIV auprès de la journaliste Elise Allen l'été dernier. Pour lui, les traditionalistes auraient sombré dans l'idéologie. Une messe de Paul VI, bien célébrée et en latin, devrait suffire pour répondre aux aspirations du monde traditionaliste. Ces propos n'étaient que des premières bribes de pensée au seuil d'un ponticat, attendant d'être confirmées ou infirmées.

Le maintien de Traditionis custodes, la liberté de ton du cardinal Roche (qui n'est jamais contredit), la distribution du documentaire sur la liturgie lors du Consistoire cet hiver, les conditions dissuasives proposées aux transfuges à la suite des consécrations de 2026, la réflexion du pape affirmant que nous devions avancer, etc. tout démontre depuis quelques mois la réalite de la pensée des autorités sur le sujet. Je crains fort que le petit mot accordé à la CEF en mars - au contenu d'ailleurs très vague - ne soit pas suffisant pour contrebalancer cette réalité. Il faudra autre chose pour faire changer ces mêmes autorités.
images/icones/fleche2.gif  ( 1005375 )Liste à laquelle il faut ajouter par Chouan (2026-08-26 12:38:21) 
[en réponse à 1005374]

la lettre du pape au cardinal Roche le 29 juin dernier
Lettre du pape
images/icones/fleur.gif  ( 1005385 )voici plus d'un an que je souligne ce fait cher ami par Luc Perrin (2026-08-26 16:10:53) 
[en réponse à 1005374]

je ne puis qu'approuver votre analyse.

Ceci posé, il y a chez l'évêque de Grenoble qui s'adresse plutôt aux fidèles traditionalistes que le Pape ignore la plupart du temps, un ton rose, sucré, bisounours et barbe-à-papa dont les textes papaux sont largement exempts.

Léon XIV est davantage dans l'apologétique des années 1970 :
- argument d'autorité, "messe de Vatican II" et référence aux deux Pontifes romains ayant patronné une édition
- l'unité qui passerait par un seul missel pour toute la catholicité (qu'en pense Ludwik et son archevêque majeur ? Le seppuku est-il en vue ?) et là on patauge dans un guérangérisme assez vulgaire
- surtout le Saint-Père ne voit pas de différence substantielle entre les deux missels si on célèbre en latin et avec sérieux tout est bon. Passez muscade.

Monsieur de Grenoble lui est tel l'enfant devant les vitrines décorées à Noël des grands magasins : Son Excellence a les yeux qui brillent, la célébration avec "Dieu qui danse et fait danser la vie" en guise de Credo lui fait office d'éblouissement, de vision céleste, de préparation à la Parousie.

C'est en cela qu'il y a une touche d'humour involontaire (?) dans la missive épiscopale.

Il est certain que comme notre ami des plaines américaines le soulignait, la formation liturgique et historique des deux évêques laisse à désirer. Les lacunes sont visibles et on mesure la marque des divagations post-conciliaires, très éloignées maintenant des textes de Vatican II, dans la mentalité du Collège épiscopal actuel.

La prétendue "restauration" de Jean Paul II poursuivie par Benoît XVI et amorcée dans les ultimes années de Paul VI a dramatiquement échoué pour la majorité. Cet échec produit des fruits amers aujourd'hui : T.C., le discours de justification pro domo Roche, le choix du schisme fait par Rome et la Note du 2 juillet.

ps. il y a cependant une mens occidentale laïque dans les "élites" des pays qui procède d'un auto-aveuglement : les communiqués de victoire de D. Trump et P. Hegseth alors que chacun voit la défaite face à l'Iran, l'ex V.P. Pence qui proclame le triomphe de l'Ukraine en pleine Bérésina, les media de pure propagande (tous pratiquement), la "désinformation" et les "fact-checkers" dont le but est justement de cacher les faits et désinformer, mentir en français commun, la négation obstinée des effets tragiques de la vax et de son inefficacité etc.
Alors qu'un évêque et plusieurs et des cardinaux "voient" les habits neufs chatoyants de l'empereur alors que celui-ci est nu, au fond cela procède d'une culture du déni du réel par les "élites" occidentales en général. L'Église est toujours de son temps ainsi que je le répétais à mes étudiants. Pour le meilleur et souvent pour le pire.