Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=1000923
images/icones/carnet.gif  ( 1000923 )"Mgr Schneider : les excommunications de la FSSPX seraient une erreur historique." par Vistemboir2 (2026-06-24 11:05:03) 

Ci-après la traduction d’un article paru le 23 juin 2026 sur Lifesitenews sous le titre Bishop Schneider: SSPX excommunications would be a historic mistake.
----------------------
Mgr Athanasius Schneider affirme que Rome doit se pencher sur les questions doctrinales sérieuses soulevées par la Fraternité Saint-Pie X alors que celle-ci se prépare à des consécrations épiscopales.

Dans une déclaration publiée en exclusivité par la journaliste américaine Diane Montagna, Mgr Athanasius Schneider soutient que le débat entourant la FSSPX ne peut être compris sans aborder les questions doctrinales et liturgiques soulevées depuis le concile Vatican II. Il appelle à un examen serein de ce qu'il considère comme le véritable cœur du problème :

Les questions et les problèmes relatifs à la FSSPX font l'objet d'un débat largement infructueux depuis plus de cinquante ans ; ils ont désormais abouti à l'annonce de consécrations épiscopales qui n'ont pas encore reçu l'approbation du Saint-Siège. Cette discussion est alimentée par l'émotion — souvent, au sens littéral, cum ira et studio (avec colère et partialité) — et menée fréquemment par des personnes qui n'ont ni connaissance directe des documents en cause ni expérience personnelle de la FSSPX. Bien souvent, leurs connaissances sont superficielles et façonnées par des idées préconçues. En conséquence, le débat s'apparente souvent à un dialogue de sourds, où les mêmes arguments sont répétés à l'envi sans la moindre avancée significative.

Par ailleurs, ce débat fait largement l'impasse sur la question centrale soulevée par la FSSPX. Cette lacune découle d'une erreur méthodologique fondamentale et d'un manque d'argumentation factuelle concernant les ambiguïtés doctrinales et liturgiques objectives qui sont au cœur de la controverse. Au fond, le conflit porte sur la question de la vérité.

1. Vatican II dans le contexte des vingt autres conciles œcuméniques

La première erreur consiste à traiter un concile pastoral — en l'occurrence le concile Vatican II  — comme s'il était entièrement dogmatique, et à présumer que toutes ses affirmations doivent être considérées comme définitivement proposées et contraignantes pour tous les catholiques. Ceux qui agissent ainsi oublient que Paul VI lui-même a déclaré : « Certains se demandent quelle autorité, quelle qualification théologique le Concile a entendu donner à ses enseignements, sachant qu'il a évité de promulguer des définitions dogmatiques solennelles engageant l'infaillibilité du Magistère ecclésiastique. La réponse est connue de quiconque se souvient de la déclaration conciliaire du 6 mars 1964, réitérée le 16 novembre 1964 : étant donné le caractère pastoral du Concile, celui-ci a évité de prononcer, de manière extraordinaire, des dogmes revêtus de la note d'infaillibilité. » (Audience générale du 12 janvier 1966). Cela vaut également pour les deux constitutions « dogmatiques » du Concile, Dei Verbum et Lumen Gentium, puisque l'adjectif « dogmatique » revêt un sens plus large et ne se limite pas aux dogmes compris comme des enseignements dotés de l'infaillibilité.

Parmi les vingt autres conciles œcuméniques, on trouve de nombreuses déclarations et documents à caractère pastoral ou disciplinaire qui ne sont plus applicables aujourd'hui (par exemple, le décret du quatrième concile du Latran stipulant : « Si un seigneur temporel néglige de purifier son territoire de la souillure de l'hérésie, il sera frappé d'excommunication »), ainsi que des déclarations doctrinales non définitives (par exemple, celles du concile de Florence concernant la matière et la forme du sacrement de l'ordre) qui ont été ultérieurement corrigées par le Magistère de l'Église. On ne saurait absolutiser une forme historique concrète de gouvernement de l'Église, car cela reviendrait à supprimer la distinction nécessaire entre, d'une part, les vérités de foi immuables et pérennes (Depositum Fidei) et, d'autre part, les divers modes de transmission de ces vérités (par exemple, une déclaration pastorale, une déclaration doctrinale non définitive ou une définition ex cathedra), chacun comportant un degré d'autorité et une force contraignante différents.

Aujourd'hui, toutefois, pour être en pleine communion avec le Saint-Siège, il faut accepter les affirmations et les enseignements de Vatican II qui sont de nature pastorale et assurément non définitifs quant à leur caractère magistériel. Cela soulève une question importante : pourquoi l'acceptation inconditionnelle des textes de Vatican II est-elle présentée comme une conditio sine qua non de la pleine communion avec le Saint-Siège, alors qu'aucune exigence comparable n'existe concernant les enseignements pastoraux, disciplinaires ou non définitifs des vingt conciles œcuméniques précédents ?

Parmi les enseignements non définitifs de Vatican II, plusieurs — notamment ceux concernant la liberté religieuse, l’œcuménisme, le dialogue interreligieux et la collégialité — présentent des formulations ambiguës, difficiles à concilier avec les doctrines constamment enseignées par le Magistère, depuis l’époque des Pères de l’Église jusqu’à la période précédant immédiatement le Concile.

Il convient également d’évoquer la question des lacunes rituelles et doctrinales du Novus Ordo Missae. De telles préoccupations ne peuvent plus être écartées d’emblée, comme en témoigne, par exemple, l’ouvrage de l’archimandrite Boniface Luykx intitulé A Wider View of Vatican II: Memories and Analysis of a Council Consultor (Angelico Press, Brooklyn, NY, 2025). Les défauts du Novus Ordo Missae demeurent un sujet de sérieuses discussions et ne sauraient être simplement éludés. Néanmoins, le Saint-Siège demande à la FSSPX d’accepter non seulement la validité, mais aussi la légitimité et la qualité de la réforme liturgique du Novus Ordo Missae.

2. Deux dérives modernes dans la vie de l’Église : le légalisme et le papocentrisme

La résolution de la question de la FSSPX est entravée non seulement par une réticence à affronter, avec honnêteté intellectuelle, les questions doctrinales sous-jacentes et à reconnaître l’existence d’ambiguïtés doctrinales nécessitant une correction, mais aussi par une mentalité malsaine qui s’est développée au sein de l’Église au cours des derniers siècles : à savoir la primauté du légalisme ou du positivisme juridique, conjuguée à un papocentrisme excessif frisant la quasi-divinisation tant de la charge que de la personne du Pape.

Ces exagérations modernes dénaturent et entravent la vie de l’Église en subordonnant la primauté de la pureté et de la clarté de la foi et de la liturgie aux exigences du légalisme et du papocentrisme — un phénomène étranger aux Pères de l’Église et à la grande Tradition. Dans cette forme exacerbée de papocentrisme, le Pape et son magistère, même lorsqu’ils ne sont pas strictement dogmatiques ou définitifs, tendent à être considérés comme revêtus d’un caractère absolu et quasi divin. Le climat ecclésial a souvent été façonné, du moins implicitement, par des présupposés qui s’apparentent à de telles attitudes.

La plupart des commentateurs de la controverse actuelle entourant les consécrations épiscopales de la FSSPX demeurent, souvent à leur insu, influencés par les dérives du légalisme et du papocentrisme excessif qui caractérisent une grande partie de la vie ecclésiale contemporaine. La règle selon laquelle les consécrations épiscopales effectuées sans autorisation papale — ou contrairement à la volonté exprimée du Pape — constituent un acte schismatique était étrangère à l’époque des Pères de l’Église. En effet, cette règle n’est entrée en vigueur qu’au cours du deuxième millénaire. Le canon 1387 du Code de droit canonique de 1983, qui interdit la consécration d’un évêque sans mandat pontifical, est classé parmi les « délits contre les sacrements » plutôt que parmi les « délits contre la foi et l’unité de l’Église », catégorie sous laquelle le schisme est sanctionné (can. 1364). Si la consécration épiscopale sans mandat pontifical était intrinsèquement schismatique, elle figurerait parmi les délits « contre l’unité de l’Église  ». Le canon correspondant du Code de 1917 figurait également parmi les « Délits dans l’administration et la réception des ordres et autres sacrements » (Titre XVI), plutôt que parmi les « Délits contre la foi et l’unité de l’Église » (Titre XI).

3. L’état extraordinaire de crise, voire d’urgence, au sein de l’Église

Depuis le concile Vatican II, l’Église catholique connaît un climat d’ambiguïté, de flou et d’incertitude généralisés concernant des doctrines importantes telles que l’unicité du Christ Rédempteur, l’unicité de l’Église catholique, la structure monarchique de l’Église établie par Dieu (tant au niveau universel que local) et le caractère sacrificiel de la Sainte Messe. Il est indéniable que ceux qui ont exercé le pouvoir administratif au Saint‑Siège au cours des dernières décennies, et qui l’exercent encore aujourd’hui, exigent de la FSSPX — comme condition sine qua non d’une pleine communion avec le Saint-Siège — l’acceptation de ce climat de facto d’ambiguïté et de relativisme doctrinaux et liturgiques, lequel a atteint son paroxysme avec l’actuel processus synodal, extrêmement confus, qui touche l’Église tout entière. Depuis le Concile, et en lien avec certains des enseignements ambigus susmentionnés, un processus est à l’œuvre pour instaurer, sous l’autorité du Pontife romain, une soi-disant « Église de Vatican II » ou « Église conciliaire ». Cette tendance, qui prend aujourd’hui le nom d’« Église synodale », vise au fond à devenir une religion relativiste adaptée au monde. Les tentatives de masquer cette nouvelle orientation vers une forme d’Église catholique ambiguë, relativiste et mondaine au moyen d’une herméneutique de la continuité sont malhonnêtes et peu convaincantes.

4. Le dilemme de conscience de la FSSPX

Le Saint-Siège exige de la FSSPX qu’elle accepte des doctrines formulées de manière ambiguë et non définitives comme condition sine qua non de la pleine communion avec le Saint-Siège et de l’obtention d’une régularisation canonique. Ces doctrines incluent des enseignements relatifs à la liberté religieuse, à l’œcuménisme, au dialogue interreligieux (y compris, par exemple, l’affirmation de Lumen Gentium §16 selon laquelle les musulmans « adorent avec nous [les catholiques] le Dieu unique, miséricordieux »), à la collégialité épiscopale (telle qu’elle est comprise d’une manière qui amoindrit la structure monarchique de l’Église instituée par Dieu) et aux réformes liturgiques associées au Novus Ordo Missae. Le Saint-Siège exige également de la FSSPX qu’elle reconnaisse formellement les déclarations et les enseignements des papes post-conciliaires relevant de ce que l’on appelle le magistère authentique et ordinaire. Cela inclut, par exemple, certaines affirmations d’Amoris Laetitia qui portent gravement atteinte à la Révélation divine, voire la contredisent ; l’autorisation formelle donnée par le pape François aux personnes divorcées et remariées de recevoir la sainte communion ; ainsi que la déclaration sur la bénédiction des couples de même sexe, Fiducia Supplicans.

Si l’on examine avec honnêteté intellectuelle la crise extraordinaire qui frappe l’Église depuis le Concile — ainsi que les ambiguïtés et le relativisme doctrinal, liturgique et pastoral qui l’ont accompagnée — alors l’existence et l’activité de la FSSPX peuvent être considérées, dans une perspective à long terme et à la lumière de l’histoire bimillénaire de l’Église, comme une œuvre de la divine Providence et comme un soutien pour l’Église durant une crise d’une ampleur sans précédent.

À la lecture des documents récents publiés par le Supérieur général de la FSSPX, l’abbé Davide Pagliarani — en particulier la Déclaration de foi catholique et sa Communication aux fidèles et amis de la Fraternité — on ne peut manquer de remarquer un esprit profondément catholique, empreint d’une foi véritable en la primauté pontificale et d’une dévotion filiale envers la personne du Souverain Pontife.

Le problème auquel la FSSPX est confrontée est aisé à comprendre. Le Saint-Siège exige que la FSSPX accepte, sans objection substantielle, certains enseignements du concile Vatican II objectivement ambigus et non définitifs, des affirmations ambiguës du magistère pontifical post-conciliaire, ainsi que des défauts doctrinaux et rituels objectifs présents dans le Novus Ordo. Pourtant, Dieu n’a jamais exigé l’adhésion à des doctrines peu claires ou formulées de manière ambiguë, et l’Église a toujours agi en conséquence tout au long de son histoire.

La FSSPX considère comme l’une de ses raisons d’être essentielles d’appeler, avec parrhésie, à un retour à la clarté et à la pureté absolues de la doctrine, que l’Église s’est toujours efforcée de préserver au fil des siècles. Par le passé, les Pontifes romains ont enduré persécutions, martyres et même des schismes plutôt que de tolérer la moindre ambiguïté dans l’expression de la foi. Parmi les exemples les plus marquants, on peut citer le rejet du terme ambigu homoiousios ; le rejet de l’Henotikon qui, sans être formellement hérétique, compromettait néanmoins la clarté de la doctrine christologique et favorisait la propagation du monophysisme ; ainsi que le rejet des formulations christologiques ambiguës du pape Honorius Ier († 638). Plusieurs papes ont condamné Honorius Ier à titre posthume, non pour hérésie, mais pour ambiguïté doctrinale et pour avoir favorisé la propagation de l’hérésie. L’unité n’est pas, en soi, le critère ultime de la vérité. L’histoire de l’Église connaît de nombreuses situations où des tensions ont existé entre la tradition et l’exercice effectif de l’autorité ecclésiastique.

Le fait même que certains enseignements du concile Vatican II, ainsi que la réforme liturgique, aient suscité — et continuent de susciter, tant en théorie qu'en pratique — un affaiblissement de la clarté doctrinale, oblige le Pape, à l'instar de nombre de ses prédécesseurs héroïques, à clarifier et, le cas échéant, à amender ces enseignements. Cela doit être accompli avec une précision et une clarté doctrinales renouvelées, de telle sorte qu'il ne subsiste aucune place pour des interprétations ambiguës ou erronées. À cet égard, le principe suivant, qui a longtemps guidé les Pontifes romains, demeure plus pertinent que jamais : « L'ambiguïté ne saurait être tolérée dans un Synode (Concile), dont la gloire principale consiste avant tout à enseigner la vérité avec clarté et à exclure tout risque d'erreur » (Pie VI, Auctorem fidei).

Le drame de la situation actuelle réside dans le fait que le Saint-Siège exige de la FSSPX qu'elle accepte l'état d'ambiguïté doctrinale et liturgique existant comme une conditio sine qua non pour la pleine communion et la régularisation canonique. Lors de la controverse monothélite, alors que le pape Honorius Ier avait adopté une position ambiguë, le saint patriarche Sophrone de Jérusalem envoya son suffragant, Étienne, évêque de Dor, à Rome ; il le chargea de se rendre au Siège apostolique — là où se trouvent les fondements de la doctrine orthodoxe — et de ne cesser ni de prier ni d'insister jusqu'à ce que les autorités compétentes examinent et condamnent cette erreur nouvelle. L'évêque Étienne demeura dix ans à Rome, persévérant dans cette mission jusqu'à ce qu'il voie la condamnation de l'hérésie par le pape Martin Ier lors du concile de Latran en 649. En un certain sens, la FSSPX joue aujourd'hui un rôle analogue, exhortant sans relâche le Saint‑Siège à mettre un terme à cette situation d'ambiguïté et d'incertitude doctrinales et liturgiques. La FSSPX a déclaré à maintes reprises qu'elle n'a d'autre intention que de former les âmes confiées à sa sollicitude pastorale pour en faire de bons chrétiens et de véritables fils et filles de l'Église romaine. En fin de compte, il convient d'être reconnaissant envers la FSSPX pour ce rôle ; les futurs papes le seront assurément.

5. La solution pastorale du Pape au problème de la FSSPX

Le Saint‑Siège devrait dûment prendre en considération la Déclaration de foi catholique et la Communication aux fidèles publiés par le Supérieur général de la FSSPX, et reconnaître ces documents et actes comme suffisants — et satisfaisant aux conditions minimales — pour la communion ecclésiale. Une excommunication, à l'heure actuelle, ouvrirait une plaie nouvelle, inutile et évitable, au sein du Corps mystique du Christ.

À la lumière de ces documents et actes de la FSSPX, le Pape, avec son cœur de père, pourrait faire une exception et autoriser les consécrations épiscopales par un geste pastoral d'une réelle générosité. En frappant d'excommunication les évêques consécrateurs et consacrés, le Souverain Pontife punirait implicitement aussi les fidèles de la FSSPX — une partie de son troupeau — qui l'aiment et le reconnaissent sincèrement, mais qui, en raison de ce qu'ils perçoivent comme un véritable dilemme de conscience, ne voient d'autre alternative que de continuer à être assistés pastoralement par la FSSPX, pour l'existence de laquelle l'épiscopat demeure indispensable, notamment pour l'administration des sacrements de l'Ordre et de la Confirmation.

C'est pourquoi, uniquement pour le bien des âmes et celui de l'Église, la FSSPX demande au Souverain Pontife de faire preuve de compréhension, dans les circonstances actuelles, quant à son besoin d'avoir des évêques, et d'autoriser les consécrations épiscopales. Malheureusement, en dépit de ce qu'elle considère comme un dilemme de conscience objectif, la FSSPX est, pour l'essentiel, qualifiée de schismatique et d'orgueilleuse.

Dans un esprit de magnanimité, le Souverain Pontife, en véritable père, pourrait jeter un pont vers la FSSPX — cette partie de son troupeau — et autoriser les consécrations épiscopales à titre exceptionnel, afin de favoriser un climat propice à ce qu'une solution aux questions doctrinales et aux dispositions juridiques correspondantes puisse être trouvée patiemment et progressivement, grâce à une confiance mutuelle accrue. L'Église synodale d'aujourd'hui devrait être capable d'une telle ouverture et d'une telle générosité pastorales. Au vu des nombreuses déclarations et initiatives œcuméniques généreuses de ces dernières décennies, elle devrait également démontrer sa capacité à traiter un problème ecclésial sérieux par le dialogue, la patience et la compréhension au sein même de l'Église catholique.

Récemment, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, a affirmé qu’au sujet des dérives des évêques allemands, le Saint-Siège ne souhaite pas que les divisions débouchent sur des mesures punitives, soulignant que les problèmes au sein de l’Église devraient, dans la mesure du possible, être résolus pacifiquement. Pourquoi cette approche ne s’appliquerait-elle pas également à la FSSPX, qui ne nie aucun dogme, reconnaît la primauté du pape, prie pour lui et lui voue une dévotion filiale, tout en conservant ce que l’Église a cru et célébré universellement jusqu’au Concile ? Parallèlement, le Chemin synodal allemand a promu des dérives doctrinales manifestes, favorisant des hérésies de fait et même des positions blasphématoires. Pourquoi, dès lors, privilégier la réconciliation et le dialogue patient dans un cas et non dans l’autre ?

Si, cette année, le pape devait prononcer une excommunication — un nouvel anathème — à l’encontre des évêques consécrateurs et consacrés, cela resterait dans l’histoire de l’Église comme une erreur due à une sévérité pastorale excessive. Les générations futures et les papes à venir finiraient par le regretter. Pourquoi le pape ferait-il aujourd’hui ce que les générations futures pourraient déplorer demain ? Ne devrions-nous pas tirer les leçons de l’histoire ? Le pape, en tant que Souverain Pontife, n’est-il pas appelé avant tout à bâtir des ponts ?
images/icones/vatican.gif  ( 1000930 )Le Saint Père peut encore agir positivement... par Pétrarque (2026-06-24 13:59:33) 
[en réponse à 1000923]

...en donnant, par exemple, un mandat apostolique conditionné à la reprise de discussions doctrinales, et en mandatant NNSS Schneider et Strickland pour le porter à Écône le 1er juillet.

Je me permets de citer de nouveau Mgr Lefebvre disant à l'abbé Cottard, la veille des sacres de 1988 : "Si l'on m'apportait le mandat demain matin, j'annoncerais le report de la cérémonie au 15 août."

Rien n'est impossible à Dieu, et le Pape a le pouvoir de poser un acte historique.

Prions pour qu'il le veuille !
images/icones/carnet.gif  ( 1000969 )Je me joins à vous tous.... par Pol (2026-06-24 18:35:51) 
[en réponse à 1000930]

pour prier pour le Pape pour justement ce moment Historique dans notre Sainte Eglise quand il pourrait apaiser les choses et laisser les consécrations se passer normalement et tranquillement et, bien sur après, reprendre un dialogue avec la Fsspx, qui maintenant est présente dans beaucoup de pays avec ses prieurés et ses 700 + Prêtres , 200 +frères, et religieuses(je n'ai pas le chiffre en tête). Oremus pro Ecclesia.
images/icones/fleur.gif  ( 1001035 )prière pour que le Saint-Siège soit cohérent avec lui-même par un geste "chinois" par Luc Perrin (2026-06-25 15:04:16) 
[en réponse à 1000969]

Je reprends dans ce fil le voeu formulé par Benoît XVI en 2007 dans sa Lettre aux catholiques chinois - avec en outre tous les textes officiels du Saint-Siège de François et du cardinal Parolin.

J'invite nos amis tous pro et contra et neutres à lire cette Lettre qui qualifie bien les évêques chinois désignés par l'Association patriotique et le Bureau des cultes du Parti communiste chinois, consacrés sans mandat pontifical par conséquent non membres à part entière du Collège épiscopal, comme "Pasteurs" et valide leurs actes sacramentels.

Le pape Benoît XVI les invitait à faire un acte pour obtenir une légitimation et leur intégration pleine au Collège épiscopal.

J'ai adapté le voeu du Pape au cas de la FSSPX :

"Quelle grande richesse spirituelle en découlerait pour l'Église [tout entière] (en Chine) si, présentant les conditions nécessaires, ces Pasteurs parvenaient aussi à la communion avec le Successeur de Pierre et avec tout l'Épiscopat catholique!"

Main tendue de Rome qui attend un geste de la part des Pasteurs (chinois) et ici futurs Pasteurs (FSSPX).
Pour l'instant les poings sont fermés de part et d'autre, souhaitons que les mains s'ouvrent.
images/icones/fleur.gif  ( 1001038 )Un très bon vœu, par Rémi (2026-06-25 15:14:49) 
[en réponse à 1001035]

toutefois en l'état des choses la dernière main tendue, face à l'annonce ferme et datée des sacres, l'a été par Rome (surseoir au sacres, ce qui ne me semble pas déraisonnables tant on ne voit pas que les derniers évêques survivants de la FSSPX soient prochainement et prévisiblement à l'article de la mort, l'un des arguments en faveur de la fermeté de Mgr. Lefevbre en 1988) et discuter.

Main rejetée, peut-être avec lucidité d'ailleurs :



Cela dit, si je me réjouis, bien sûr, d’une nouvelle ouverture au dialogue et d’une réponse positive à ma proposition de 2019, je ne puis accepter, par honnêteté intellectuelle et fidélité sacerdotale, devant Dieu et devant les âmes, la perspective et les objectifs au nom desquels le Dicastère propose une reprise du dialogue dans la situation actuelle ; ni, d’ailleurs, le report de la date du 1er juillet.

Je vous en expose respectueusement les raisons, auxquelles j’ajouterai quelques considérations complémentaires.

Nous savons d’avance tous deux que nous ne pouvons pas nous mettre d’accord sur le plan doctrinal, en particulier concernant les orientations fondamentales prises depuis le Concile Vatican II. etc.



Ecrivait l'abbé Pagliarani au cardinal Fernandez en février dernier. Depuis, pas de contre-proposition.
images/icones/carnet.gif  ( 1001040 )Notre Seigneur Jésus Christ vous donne une piste par Luc Perrin (2026-06-25 15:22:55) 
[en réponse à 1001038]

21 Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »

22 Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

Matthieu, 18, 21-22 (version AELF)

images/icones/bravo.gif  ( 1001045 )Ou encore par Rémi (2026-06-25 15:53:39) 
[en réponse à 1001040]

chez un évangéliste qui doit vous être particulièrement cher, au chapitre XVII:

Prenez garde à vous-mêmes. Si ton frère a péché, reprends-le; et, s'il se repent, pardonne-lui. Et s'il a péché contre toi sept fois dans un jour et que sept fois il revienne à toi, disant: Je me repens, -tu lui pardonneras.
images/icones/neutre.gif  ( 1001037 )Arrêtez de rêver, cest impossible par Gaudium (2026-06-25 15:07:06) 
[en réponse à 1000969]

Le pape ne peut pas laisser faire les consécrations sans rien dire, il ne le fera jamais pour la simple raison que ça créerait un dangereux précédent permettant à chaque groupe constitué en délicatesse avec Rome de revendiquer à son tour d'avoir ses propres évêques, en parallèlede l'autorité ecclésiale "ordinaire". C'est inconcevable
images/icones/rose.gif  ( 1001039 )vous semblez tout mais vraiment tout ignorer de l'histoire de l'Église par Luc Perrin (2026-06-25 15:16:18) 
[en réponse à 1001037]

Si vous aviez suivi les multiples fils, vous sauriez que ce qui est pour vous seul Gaudium "inconcevable" s'est produit à de très nombreuses reprises.

Apparemment vous n'avez jamais rien lu sur la Chine notamment.

Lisez et ensuite vous verrez que Rome tient pour concevable et mis en oeuvre ce que vous rejetez.

Heureusement qu'il y a dans l'Église des hommes et femmes de paix qui ne s'arrêtent pas à juger "inconcevable" toute solution à un problème même épineux.

nb. lisez spécialement la Lettre aux catholiques chinois de Benoît XVI de 2007. Elle vous apportera de grandes lumières.
images/icones/fleche3.gif  ( 1001042 )La comparaison avec la Chine est aberrante par Gaudium (2026-06-25 15:28:33) 
[en réponse à 1001039]

Entre Rome et la FSSPX, il n'y a pas, comme entre Rome et l'Eglise officielle chinoise, l'interférence d'un Etat-parti totalitaire.
Ca change beaucoup de choses dans la prudence que le Saint-Siège est contraint d'adopter dans le cas chinois.
images/icones/carnet.gif  ( 1001046 )Même distingo par Rémi (2026-06-25 15:57:33) 
[en réponse à 1001042]

ici , et peut-être en avez-vous pris connaissance, ainsi que de la réponse de M. Perrin.
images/icones/fleche2.gif  ( 1001047 )j'ai déjà évacué cet argument en réponse à l'abbé F.H. par Luc Perrin (2026-06-25 16:30:38) 
[en réponse à 1001042]

dans le fil ouvert par Ludwik sur un argumentaire publié par des prêtres FSSP.

La présence de l'état - qu'importe le qualificatif l'Église catholique est indifférente, je vous le rappelle, à la forme de l'état toujours et partout - est un fait permanent.
Il n'a jamais rien empêché.

A fortiori l'absence d'interférence étatique rend la conciliation ...bien plus facile pour Rome.

En fait vous soulignez encore davantage le deux poids, deux mesures.

Ce qui est "aberrant", c'est d'être aveugle à ce point et de s'enfermer dans un "vérité en deçà de la muraille de Chine, impossibilité radicale au-delà spécialement à Menzingen".

ps. lisez donc la Lettre aux catholiques chinois de Benoît XVI (2007), cela peut-être fera tomber les écailles qui empêchent vos yeux de voir ce que chacun voit. Benoît XVI parle très clairement des évêques consacrés sans mandat. J'ai cité longuement les catégories d'évêques chinois en 2007 décrites par le Pontife défunt ; ce qu'il attend de ceux de la dernière catégorie ne dépend en rien de l'état.
images/icones/hum2.gif  ( 1001043 )"Solution chinoise" par Rémi (2026-06-25 15:38:29) 
[en réponse à 1001039]

toutefois beaucoup reprochée au Pape, essentiellement dans les milieux tradis justement, en particulier en ce qu'elle vient en quelque sorte contredire, pragmatiquement, ce que Pie XII enseignait, quasi-doctrinalement, dans l'encyclique Ad apostolorum principis.



Devant de si graves attentats contre la discipline et l’unité de l’Église, c’est Notre devoir exprès de rappeler à tous que la doctrine et les principes qui régissent la constitution de la société divinement fondée par Jésus-Christ Notre-Seigneur sont tout différents.

Les sacrés canons en effet décrètent clairement et explicitement qu’il revient uniquement au Siège apostolique de juger de l’aptitude d’un ecclésiastique à recevoir la dignité et la mission épiscopales [7] et qu’il revient au Pontife romain de nommer librement les évêques [8]. Et même, comme il arrive en certains cas, lorsqu’il est permis à d’autres personnes ou groupes de personnes d’intervenir en quelque manière dans le choix d’un candidat à l’épiscopat, cela n’est légitime qu’en vertu d’une concession – expresse et particulière – faite par le Saint-Siège à des personnes ou à des groupes bien déterminés, dans des conditions et des circonstances parfaitement définies. Cela bien établi, il s’ensuit que les évêques qui n’ont été ni nommés ni confirmés par le Saint-Siège, qui ont même été choisis et consacrés contre ses dispositions explicites, ne peuvent jouir d’aucun pouvoir de magistère ni de juridiction etc.

7. Isaïe 9:6.

8. Cf. message de Pie XI au Délégué apostolique en Chine, 1er août 1928 : Acta Apostolicae Sedis 20 (1928) 245.




La question de la juridiction ne semble pas ici en cause, bien que cela crée en quelque sorte des évêques "bizarres" , amputés, mais pour ce qui est du magistère, c'est à dire l'autre pouvoir des évêques, celui d'enseigner les fidèles ... quant au pouvoir de sanctifier, celui de conférer validement les sacrements, il va de soi, même exercé illicitement.




Par ailleurs, et c'est un autre sujet mais peut-être aurez-vous quelque avis, n'est-il pas à craindre, en plus de l'excommunication, que le Pape, en raison de la réitération du délit pas les consécrateurs probables, ne reconnaisse tout simplement pas l'épiscopat catholique des nouveaux évêques, comme cela est arrivé pour les sacres et ordinations de Mgr. Thuc en 1976 à l'inénarrable Palmar (les Espagnols en ont même fait un film de comédie ... ) ?



Enfin, quoi qu’il en soit de la validité des ordres, l’Église ne reconnaît ni ne reconnaîtra l’ordination de ceux qui, déjà, ont ainsi été ordonnés illégitimement ou de ceux qui éventuellement seraient ordonnés par eux. Pour tous les effets juridiques, l’Église considère que chacun d’eux est resté dans l’état qui était le sien auparavant, demeurant fermes, jusqu’à ce qu’ils reviennent à résipiscence, les sanctions pénales indiquées ci-dessus. Nonobstant toutes choses contraires.



CDF 17 septembre 1976, Franjo Card. Šeper étant Préfet.
images/icones/idee.gif  ( 1001049 )la solution chinoise (cardinal Parolin, papes François et Léon XIV) et les légitimations antérieures par Luc Perrin (2026-06-25 16:52:35) 
[en réponse à 1001043]

sous les différents Pontifes notamment Jean Paul II et Benoît XVI au cas par cas, ce n'est pas l'idéal.

J'ai abondamment avec d'autres abordé ses limites et inconvénients : le cardinal Zen l'a énoncé et cela lui a valu d'être un temps incarcéré. J'ai cité tout aussi abondamment les textes du cardinal Parolin à ce sujet.

Personne jusqu'à présent n'a pu expliquer valablement pourquoi ce qui est possible avant et depuis 2018 en Chine ne le serait pas aujourd'hui à Écône-Menzingen, comme cela a aussi été possible dans le passé moyennant certaines conditions.

Néanmoins le cardinal Parolin a clairement exposé que le salut des âmes prime sur tout autre considération et que le Saint-Siège voit dans l'accord non une fin en soi mais un possible point de départ dans une marche vers une pleine communion étendue à toute l'Église catholique qui survit en Chine. Le raisonnement vaut à l'identique pour la FSSPX et plus généralement pour les fidèles attachés au Vetus Ordo.
L'accord est au demeurant provisoire pour deux puis quatre ans (depuis 2024) mais renouvelable. La notion de temporaire est une composante intrinsèque de la solution chinoise. Elle est applicable aussi dans le cas de la FSSPX.

PS. concernant la Chine, les Lettres de Jean Paul II et Benoît XVI puis les décisions de François maintenues par Léon XIV sont un aggiornamento de la position adoptée par Pie XII dans le contexte de la Guerre froide à l'époque où la Chine populaire de Mao était isolée, pauvre et d'histoire très récente.
images/icones/fsspx.gif  ( 1001018 )NN. SS. Fellay et de Galarreta peuvent encore agir positivement par Rémi (2026-06-25 13:24:23) 
[en réponse à 1000923]

...en sursoyant, par exemple, aux sacres annoncés, et en accompagnant l'abbé Pagliarani pour se jeter dès demain aux pieds du Vicaire du Christ, afin d'implorer son pardon pour avoir envisagé sérieusement d'être relaps du délit dont ils avaient été pourtant purgés (du moins Benoît XVI l'a-t-il cru en levant leur peine médicinale) une première fois.

Je me permets de citer de nouveau saint Jean-Paul II (lettre du 9 juin 1988) :


D'un coeur paternel, mais avec toute la gravité que requièrent les circonstances présentes, je vous exhorte, Vénérable Frère, à renoncer à votre projet qui, s'il est réalisé, ne pourra apparaître que comme un acte schismatique dont les conséquences théologiques et canoniques inévitables vous sont connues. Je vous invite ardemment au retour, dans l'humilité, à la pleine obéissance au Vicaire du Christ.

Non seulement je vous invite à cela, mais je vous le demande, par les plaies du Christ notre Rédempteur, au nom du Christ qui, la veille de sa Passion, a prié pour ses disciples, « afin que tous soient un » (Jn 17, 20).




Rien n'est impossible à Dieu, et ces deux évêques ont le pouvoir de poser un acte historique.

Prions pour qu'ils le veuillent !



(pour être tout à fait honnête, je pensais intituler cette intervention "Cent balles et un mars, aussi ? " ... ou "Sicut canis ..." et la laisser plutôt vide, ou évoquer peut-être le danger qu'il y a pour les autorités à céder aux chantages de leurs subordonnés ... mais bon, il fait déjà assez chaud, n'est-ce pas ... )
images/icones/fleur.gif  ( 1001022 )Ce serait en effet... par Pétrarque (2026-06-25 13:44:54) 
[en réponse à 1001018]

...faire avancer le schmilblick à grands pas et garantir à l'Église et à sa Tradition un avenir radieux.
images/icones/fleur.gif  ( 1001023 )Je crains qu'en fait d'avenir radieux par Rémi (2026-06-25 13:51:22) 
[en réponse à 1001022]

vous ne vous apprêtiez à déplorer des effets dont vous chérissez les causes. Pas sûr que ça amuse le Bon Dieu.
images/icones/bravo.gif  ( 1001025 )C'est vrai... par Pétrarque (2026-06-25 13:57:56) 
[en réponse à 1001023]

...que voir son vicaire embrasser le Coran et rendre un culte à la Pachamama, voilà qui doit L'amuser grandement, le Bon Dieu.

Nous serons tous jugés sur nos actes.

Todos...
images/icones/bravo.gif  ( 1001029 )Sûr ! par Rémi (2026-06-25 14:20:08) 
[en réponse à 1001025]

Et comme un air de déjà vu ...



En revanche, nous n’avons jamais voulu appartenir à ce système qui se qualifie lui-même d’Église Conciliaire, et se définit par le Novus Ordo Missæ, l’œcuménisme indifférentiste et la laïcisation de toute la Société. Oui, nous n’avons aucune part, nullam partem habemus, avec le panthéon des religions d’Assise ; notre propre excommunication par un décret de votre Éminence ou d’un autre dicastère n’en serait que la preuve irréfutable. Nous ne demandons pas mieux que d’être déclarés ex communione de l’esprit adultère qui souffle dans l’Église depuis vingt-cinq ans, exclus de la communion impie avec les infidèles. Nous croyons au seul Dieu, Notre-Seigneur Jésus-Christ, avec le Père et le Saint-Esprit, et nous serons toujours fidèles à Son unique Épouse, l’Église Une, Sainte, Catholique, Apostolique et Romaine.



Source bien connue je crois.


Dès lors pourquoi demander quoi que ce soit à la Rome moderniste et apostate, dont les sièges sont occupés par des antichrist (à moins que la situation de la Rome de saint Jean-Paul II se soit bien améliorée en ce début d'ère post-franciscaine ? ) , j'en passe et des meilleures, et je suppose que nous connaissons déjà le couplet qui sera entonné à partir du mois prochain.

Il faut assumer, et ne pas faire semblant, voire souhaiter sincèrement, quelque bienfait des méchants.
 ( 1001026 )Vous êtes aussi aveugle par Jean-Gab (2026-06-25 13:58:18) 
[en réponse à 1001023]

que DumVolviturOrbis vous …
images/icones/1w.gif  ( 1001028 )Mais oui, mais oui. par Rémi (2026-06-25 13:59:57) 
[en réponse à 1001026]

Au suivant.
images/icones/fleur.gif  ( 1001024 )Cela dit le schmilblick par Rémi (2026-06-25 13:55:06) 
[en réponse à 1001022]

se trouverait peut-être aussi bien de l'acceptation de la proposition portée par le cardinal Fernandez : surseoir aux sacres, reprendre des discussions doctrinales (sur un Concile pastoral ... je ne m'y ferai jamais ... ) .
images/icones/1a.gif  ( 1001027 )Pastoral, oui... par Pétrarque (2026-06-25 13:59:52) 
[en réponse à 1001024]

...tant qu'il s'agissait de faire avaler la pilule.

Doctrinal, ensuite, dès qu'il s'est avéré que ladite pilule s'était mise en travers...
images/icones/hum2.gif  ( 1001030 )Mais cela a déjà été fait par Regnum Galliae (2026-06-25 14:43:31) 
[en réponse à 1001024]

Il y a déjà eu des années de discussions doctrinales qui n'ont mené à rien. Faut-il les renouveler afin d'intégrer le magistère post-Benoît XVI ?
Comme disait un physicien, « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent »
images/icones/hein.gif  ( 1001033 )C'est vrai, mais par Rémi (2026-06-25 15:03:11) 
[en réponse à 1001030]

faut-il pour autant qu'il n'y ait plus jamais de discussions à propos des pierres d'achoppement entre Rome et la Frat' ?


Il est sûr que nous allons vers une période de glaciation des relations, sans peut-être perdre complètement le contact, comme durant les années 90. Mais à un moment il faudra bien se reparler. Et de quoi sinon de doctrine ? A moins d'acter définitivement la séparation, pour ne pas employer le mot issu du grec.
images/icones/1n.gif  ( 1001048 )Comment ne pas souhaiter la reprise d'un dialogue ? par Pétrarque (2026-06-25 16:42:43) 
[en réponse à 1001033]

Je suis persuadé que la FSSPX ne souhaite pas rompre les liens et qu'elle ne refuse pas le dialogue par principe.

Il s'agit simplement de considérer ce que seraient les bases du dialogue en question.

La réponse du cardinal Müller à Mgr Fellay en 2009 n'était, à ce titre, guère engageante...

Vous n'êtes pas d'accord avec moi sur ce point, mais je maintiens pour ma part que, si le Saint Père connaissait mieux la FSSPX et ses raisons, les sacres pourraient parfaitement servir de levier (inversé peut-être) à la reprise d'un dialogue sain.

Mais si l'on s'efforce de nouer un dialogue constructif avec les tenants de la Tradition d'un côté, il va être compliqué de les conforter dans l'idée que ce dialogue est franc en continuant de l'autre côté dans le grand n'importe quoi relativiste et le faux oecuménisme.
images/icones/carnet.gif  ( 1001052 )Merci Pétrarque pour ce commentaire par Capucin (2026-06-25 17:06:18) 
[en réponse à 1001048]

Vous savez toujours dire ce qu'il faut en étant à propos.

images/icones/fleur.gif  ( 1001054 )Merci à vous Capucin par Pétrarque (2026-06-25 17:17:43) 
[en réponse à 1001052]

Mais il m'arrive hélas, plus souvent que je ne voudrais, d'écrire trop vite...
images/icones/fleur.gif  ( 1001053 )Détrompez-vous. par Rémi (2026-06-25 17:16:25) 
[en réponse à 1001048]

Je suis d'accord sur les trois points :

- L'utilité a minima et même la nécessité du dialogue, en profondeur et même s'il est réitéré, contrairement à ce qu'en pense Regnum. La dernière fois on n'est pas passé loin d'un accord.


- L'intérêt des sacres comme levier, ou levain, tenez, vous voyez la parabole, parmi bien d'autres y compris évidemment en dehors de Tradiland, d'un processus de "re-traditionalisation" ou mieux peut-être, "re-normalisation" de l'Eglise. Qui cependant ne sera pas un retour au statu quo ante, il ne faut pas trop planer non plus.

Mais, et certes je suppose que nous divergeons ici : pas des sacres imposés, fixés irrévocablement, unilatéralement, à telle date, pour tels lévites choisis par un simple prêtre (certes supérieur de Fraternité et assisté d'un conseil comprenant des évêques, mais simple prêtre néanmoins, face aux prérogatives exclusivement papales) , dont le nombre est aussi fixé arbitrairement etc. Bref, sans mandats, nominatifs, déjà demandés (au fait ... ?? ) et bien sûr obtenus.

L'annonce de sacres "sauvages" décidés quoi qu'il arrive ne pouvait que crisper Rome, naturellement chatouilleuse sur la question, a fortiori s'il s'agit de la Frat' tant le chat échaudé persiste à craindre l'eau .... chaude.


Pour résumer ce qu'il m'en semble, sauf miracle, nous nous apprêtons à vivre un deuxième énorme gâchis, et ce ne sont pas les bizarres cuvées festives (pourquoi pas du popcorn et des cotillons là où décideur, consécrateurs, impétrants et fidèles ne devraient éprouver que stupeur et tremblements devant la gravité de ce qui va se passer, quand bien même ils en sont approbatifs ? ) qui le rendront moins amer.


- L'œcuménisme stérile et pourri me gonfle dans les grandes largeurs, le relativisme me fait horreur.
images/icones/fleche2.gif  ( 1001058 )Il y a bien sûr ce qui se voit... par Pétrarque (2026-06-25 17:48:07) 
[en réponse à 1001053]

...mais je reste persuadé néanmoins que la grâce travaille, discrètement.

Je conviens avec vous que, diplomatiquement, ecclésiologiquement, annoncer les sacres ainsi provoque un effet d'ultimatum dur à avaler.

Mais cette annonce vient, rappelons-le, après deux ans de surdité romaine aux demandes de la FSSPX. Peut-être les choses se seraient-elles passées autrement si...

C'est certes un coup de pression, mais l'expérience montre que la Sainte Eglise sait parfois entendre les attitudes impertinentes, en particulier du côté de la Tradition.

Tout ce dont nous disposons aujourd'hui est le fruit d'une suite de désobéissances et d'impertinences. J'y songe - et j'en rends grâce - chaque fois que j'entre à Saint-Nicolas-du-Chardonnet.

J'ignore comment le choix des impétrants a été arrêté, mais il est vraisemblable que le jugement de NNSS Fellay et de Galaretta ait été déterminant.

Le nombre me paraît également correspondre aux besoins des apostolats.

Quand à la cuvée des sacres, oui... Miserere.

Mais c'est là une écume superficielle qui, bien que certainement regrettable, ne doit pas faire perdre l'essentiel de vue.

Nous sommes dans un combat.
images/icones/1a.gif  ( 1001061 )Je retiendrai cher Pétrarque par Rémi (2026-06-25 17:58:56) 
[en réponse à 1001058]

que comme vous je suis persuadé et convaincu que la grâce travaille, de toutes façons, et que Dieu fait tout bien, avec ou malgré ses créatures et sans que nos regards respectifs sur les événements qui s'annoncent lui soient de quelque importance.


Ainsi prions nous chacun pour que Sa volonté soit faite, et de la sorte vous et moi ne saurions nous tromper.
images/icones/fleur.gif  ( 1001059 )Pas sûr par Regnum Galliae (2026-06-25 17:50:02) 
[en réponse à 1001053]

Je n'exclus pas le maintien d'un statu quo : ce n'est pas bien mais on ne vous sanctionne pas. Je crois que priver ces dizaines de milliers de fidèles de confessions et mariages valides serait un mal inutile.
images/icones/fleur.gif  ( 1001081 )Retour par Rémi (2026-06-26 05:34:27) 
[en réponse à 1001059]

au statu quo ... J'entendais ante Vatican II, dans le cas d'une "re-normalisation" de l'Eglise.
images/icones/iphone.jpg  ( 1001031 )Mais bien sûr ! par Jean-Gab (2026-06-25 14:56:22) 
[en réponse à 1001024]

Vous êtes tellement naïf, s’en est touchant …
images/icones/1w.gif  ( 1001034 )Voilà. par Rémi (2026-06-25 15:04:12) 
[en réponse à 1001031]

C'était vraiment très intéressant.
 ( 1001041 )Ben oui malheureusement par Jean-Gab (2026-06-25 15:26:24) 
[en réponse à 1001034]

Avec des gens comme vous le dialogue est impossible…
images/icones/bravo.gif  ( 1001044 )Notez bien par Rémi (2026-06-25 15:45:45) 
[en réponse à 1001041]

qu'à aucun moment je n'ai fait mine de tenter quelque dialogue que ce soit avec vous, Jean-Gab, et je vous assure que je n'en ai aucune intention à l'avenir. Je dialogue volontiers avec les liseurs qui expriment des idées, non avec ceux qui se contentent de courtes répliques ad hominem comme vous le faites.

Il est évident que vous perdez votre temps à me lire.
images/icones/1g.gif  ( 1001056 )naïveté ? par Adso (2026-06-25 17:45:29) 
[en réponse à 1001031]

moi je vois l'orgueil jusqu'auboutiste de beaucoup !
mais bon, c'est à ce demander si pour certains la Fraternité Saint Pie X ce n'est pas devenu la Sainte (avec un S glorieux en lettre d'or) Fraternité Pie X
images/icones/1f.gif  ( 1001060 )La crise radicalise les positions... par Pétrarque (2026-06-25 17:55:15) 
[en réponse à 1001056]

...mais chez tout le monde.

Le tout est de ne pas confondre la fermeté avec la dureté, et de ne pas tomber dans une inconditionnalité de mauvais aloi.

Aussi bien pour que contre.

Pas facile...

C'est surtout pour cela que j'aurais aimé pour ma part (mais tant pis) que les échanges relatifs aux sacres soient limités à des communiqués ou à des contenus, de part et d'autres, qui soient fermés en commentaires.
images/icones/nounours.gif  ( 1001063 )bien que les échanges sur le F.C. soient de grande qualité par Luc Perrin (2026-06-25 18:08:54) 
[en réponse à 1001060]

que les dicastères romains et les différents épiscopats concernés puissent y trouver bien du grain à moudre, je ne suis pas sûr que les uns et les autres y prêtent attention.

Quant à Menzingen, je doute de façon équivalente que le Supérieur général et son conseil puisent dans nos échanges du F.C. la matière principale de leurs réflexions.

C'est dommage dans les deux cas mais notre toute petite grenouille gonflée en "radicalité" le cas échéant - en fait je ne trouve pas car les positions exprimées sur le F.C. se trouvent ailleurs à l'identique ou presque, le Forum est plutôt un miroir, tout petit miroir pour un clapotis à l'échelle de l'océan Église - ne pourra jamais passer pour un ... boeuf.
images/icones/1h.gif  ( 1001051 )Ridicule par Capucin (2026-06-25 17:02:50) 
[en réponse à 1001018]

C'est grotesque...
C'est à se demander si vous êtes réellement naïf ou si vous le faites exprès ce qui serait plus grave.

Vous semblez vraiment méconnaître tout de l'histoire de ce sujet. Renseignez-vous un peu avant de "pondre" un truc pareil.

Sauf le respect que je vous dois.
images/icones/musique.gif  ( 1001055 )Tout aussi respectueusement, par Rémi (2026-06-25 17:18:25) 
[en réponse à 1001051]

j'en parlerai à mon cheval.


Littéralement.
images/icones/1d.gif  ( 1001080 )Vous avez oublié par Justin Petipeu (2026-06-25 22:44:28) 
[en réponse à 1001055]

La suite de l'expression :

Et s'il rit, je lui brosserai les dents.
images/icones/1d.gif  ( 1001082 )C'est que, cher Justin, par Rémi (2026-06-26 05:36:35) 
[en réponse à 1001080]

je l'ignorais !


Merci beaucoup, je la garde, elle est bien !