Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
Le Forum Catholique
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ami de la Miséricorde - 2026-05-06 21:56:42
Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
CHAPITRE XIX
NAISSANCE DU CHRÉTIEN, LE BAPTÊME.
Telle est l’eau en elle-même et dans l’ordre naturel. N’est-il pas juste qu’à raison du rôle souverain dont elle est honorée, elle chante la gloire de Dieu et que l’homme, s’associant à sa mère, l’aide à payer la dette de la reconnaissance ?
Aussi, dans le cantique où il invoque toutes les créatures à exalter, à superexalter leur auteur, le prophète, après s’être adressé aux anges, glorieux habitants du monde supérieur, passe à la création inférieure et appelle immédiatement l’eau, sa mère toujours féconde. Benedicite aquæ omnes quæ super cælos sunt Domino.
De là, les honneurs rendus à l’eau. C’est un fait peu remarqué et pourtant d’autant plus digne de l’être, qu’il est universel : tous les peuples policés de l’Orient et de l’Occident, juifs, païens ou chrétiens, ont mis une partie de leur gloire à orner les fontaines.
Ils ont voulu que leur mère, en arrivant chez eux, fût reçue non dans des vaisseaux de pierre ou de bois grossièrement travaillés, mais dans des vasques et des bassins de marbre, de bronze, de porphyre, richement ornés de sculptures et de bas-reliefs. Les eaux ne débouchent point par des orifices simples et sans art : gracieux et variés sont leurs chemins.
Elles sortent tour à tour du bec d’un oiseau, de la gueule d’un lion ou de la bouche de toute autre créature animée, et le bruit de leur chute, doux ou retentissant, forme un concert qui est, suivant l’expression du Prophète, le battement de mains des eaux : Flumina plaudent manu.
Nul ne comprit mieux le culte des eaux que les deux plus grands peuples de l’antiquité, les Juifs et les Romains. Les aqueducs de Salomon étaient d’une magnificence incroyable, d’une grandeur et d’une largeur qui paraîtraient fabuleuses, si les preuves écrites et matérielles ne les rendaient incontestables.
Jamais les Césars n’entrèrent dans Rome avec autant de pompe que les eaux appelées à l’embellissement de la ville éternelle. C’est sur des arcs de triomphe de dix et de quinze lieues de longueur qu’arrivaient, comme des mines, les magnifiques eaux Pauline et Virginale, dont l’abondance et la pureté font encore de Rome actuelle la ville aux belles fontaines. Nos aqueducs, écrivait Pline, sont les merveilles du monde : orbis miracula (Lib. XXXVI, c. XV).
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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