Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume

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ami de la Miséricorde -  2026-04-27 21:47:22

Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume



CHAPITRE XVIII
QUATRIÈME CRÉATION DU SAINT-ESPRIT, LE CHRÉTIEN.


Qu’elle est donc digne d’envie la filiation divine ! Homme, comme tu dois l’aimer ! avec quelle sollicitude tu dois la conserver ; et si, par malheur, tu viens à la perdre, avec quelle promptitude tu dois la recouvrer ! Comme un fils avec son père, ainsi tu dois agir avec Dieu.

Vis de confiance, d’amour et de respect filial. A l’exemple de tes aïeux, Noé, Énoch, Abraham, sois parfait dans toutes tes voies. Que les anges plutôt que les hommes forment ta société. Rien n’attire, rien n’éblouit les regards de celui qui sait être fils de Dieu. Il se dégraderait si, après Dieu, il pouvait admirer quelque chose (S. Cypr., De Spectacul)

Le troisième effet de la génération ou filiation divine, c’est le droit à l’héritage paternel. Cet héritage, auquel nul autre ne peut être comparé, se compose de la grâce et de la gloire : trésors infinis qui comprennent tous les biens de notre père sur la terre et dans le ciel. Pour en nommer seulement quelques-uns : au moment de son adoption, le chrétien reçoit, avec la rémission de ses péchés et la parfaite purification de son âme, les trois vertus théologales :

la foi, l’espérance, la charité ; les quatre vertus morales surnaturelles : la prudence, la justice, la force, la tempérance ; les sept dons du Saint-Esprit, qui descendirent primitivement sur le Verbe, son frère aîné. Mieux encore : en lui descendent, à lui viennent se donner le Saint-Esprit auteur de tous les dons, le Fils et le Père, toute l’auguste Trinité substantiellement et personnellement (S. Th., 1a 2ae, q. 63, art. 3 corp. ; Conc. Trid., secs. VI, c. VII. - Corn. a Lap., in Osee, I, 10.)

Tous ces dons répandus jusque dans les profondeurs de l’âme font du chrétien un être nouveau, né à une vie nouvelle, et capable d’œuvres déifiques. En travaillant jusqu’à la mort, l’homme non adopté peut gagner de l’or et de l’argent, qui périssent avec lui ; mais le chrétien peut gagner chaque jour, à chaque heure, une augmentation de grâce, dont le moindre degré vaut mieux que l’univers entier.

La raison en est que ses œuvres sont les œuvres d’un fils, en quelque sorte, substantiel de Dieu, procédant de Dieu même et du Saint-Esprit, qui en est le moteur et le coopérateur (1a 2ae, q. 113, art. 9, ad 2).

Ce n’est là toutefois qu’une partie de nos trésors et le commencement de notre noblesse. Toutes les œuvres du chrétien sont des semences de gloire. Comme l’arbre et le fruit naissent de la graine, ainsi la gloire et le bonheur éternel naissent de la grâce. Pour calculer toute la dignité du chrétien, il faut donc ajouter que son adoption, commencée sur la terre, se consommera dans le ciel.

Là, en possession d’un royaume dont rien ici-bas ne saurait donner l’idée, au sein de la vision béatifique, il sera transformé en Dieu d’une manière si parfaite, uni d’une union si intime, qu’elle ira, sans confondre les substances, jusqu’à la consommation dans l’unité (Joan., XVIII, 23).

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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