Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
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ami de la Miséricorde - 2026-04-23 22:09:20
Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
CHAPITRE XVIII
QUATRIÈME CRÉATION DU SAINT-ESPRIT, LE CHRÉTIEN.
Or, qu’est-ce qui est substantiellement en Dieu, sinon Dieu Lui-même : le Père, le Fils, le Saint-Esprit, l’adorable Trinité. Par la grâce, c’est donc Dieu, le Père, le Fils, le Saint-Esprit, l’adorable Trinité, qui est accidentellement dans le chrétien.
Dieu est substantiellement vie, sainteté, force, lumière, perfection, béatitude éternelle.
Le chrétien est donc accidentellement vie divine, sainteté divine, force divine, lumière divine, perfection divine, béatitude divine. Tout cela, il l’est accidentellement, c’est-à-dire qu’il peut cesser de l’être, tandis que Dieu ne le peut pas.
L’âme du chrétien est donc la demeure, le temple, le trône de Dieu. Au chrétien, Dieu est donc infiniment plus uni qu’Il ne l’est aux autres créatures, par Son essence, par Sa présence, par Sa puissance. C’est à tel point que si, par impossible, Dieu n’était pas dans l’âme, ainsi qu’Il est avec tous les êtres créés, par essence, par présence et par puissance, Il y serait réellement par la grâce.
Comme le corps du Verbe Incarné devient présent sous l’espèce du pain, par les paroles de la consécration ; ou comme Sa divinité devint présente à l’humanité au moment de l’Incarnation, en sorte que, si jusque là elle en avait été absente, elle eût alors commencé de lui être présente et d’exister personnellement en elle : ainsi il en est de l’union de Dieu avec l’homme par la grâce. Cette union est tellement intime, qu’elle est la plus parfaite à laquelle puisse prétendre une pure créature. (Corn. a Lap., in Act. apost., II, 4).
Comment s’accomplit en nous cette union déifique, à laquelle nous devons d’être non seulement appelés, mais d’être réellement les enfants de Dieu ? La réponse à cette question nous fait sonder un des abîmes de l’amour infini. En nous communiquant la grâce, l’Esprit sanctificateur aurait pu nous rendre seulement justes et saints, sans nous faire ses enfants.
Une pareille faveur eût mérité une reconnaissance éternelle. Il aurait pu nous honorer de cette adoption, en se contentant de nous donner la grâce et les dons créés ; car la grâce, nous l’avons vu, est la participation à la nature divine. Cette seconde faveur eût été plus grande que la première : le Saint-Esprit ne s’en est pas contenté.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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