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Enfin, si un dialogue est envisagé en vue d’aboutir à une déclaration doctrinale que la Fraternité puisse accepter, concernant le Concile Vatican II, nous ne pouvons ignorer les précédents historiques des efforts déployés en ce sens. J’attire votre attention en particulier sur le plus récent : le Saint-Siège et la Fraternité ont eu un long parcours de dialogue, commencé en 2009, particulièrement intense pendant deux ans, puis poursuivi de manière plus sporadique jusqu’au 6 juin 2017. Pendant toutes ces années, on a cherché à atteindre ce que le Dicastère propose maintenant.
Or, tout s’est finalement terminé de manière drastique par une décision unilatérale du préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le cardinal Müller, qui, en juin 2017, a solennellement établi, à sa manière, les « minima nécessaires pour la pleine communion avec l’Église catholique », incluant explicitement tout le Concile et le post-Concile 3. Cela montre que, si l’on s’obstine dans un dialogue doctrinal trop forcé et sans suffisamment de sérénité, à long terme, au lieu d’obtenir un résultat satisfaisant, on ne fait qu’aggraver la situation.