Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
Le Forum Catholique
Imprimer le Fil Complet
ami de la Miséricorde - 2026-01-18 08:33:48
Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
CHAPITRE VIII
LE SAINT-ESPRIT DANS L’ANCIEN TESTAMENT, PROMIS ET FIGURÉ.
Une autre figure, plus transparente que la première, c’est le chandelier aux sept branches. On se trouvait au milieu du désert ; Israël, sorti d’Égypte, était en marche vers la terre promise. Dieu appelle Moïse et lui ordonne de faire le tabernacle, ouvrage où le mystère et la figure de l’avenir éclatent de toutes parts. Le tabernacle, disent les Juifs, Joseph et Philon, était l’image du monde, et le Saint des saints représentait le ciel empyrée. C’est là que Dieu commande à Moïse de placer un candélabre d’or, à sept branches, destiné à éclairer le ciel de la terre. Où trouver une figure plus belle de l’Esprit aux sept dons, flambeau du temps et de l’éternité ? (Corn. a Lap., in Exod. xxv, 31).
Les Pères de l’Église ont vu une nouvelle figure du Saint-Esprit dans les sept fils de Job. «Les sept fils du patriarche de la douleur, écrit saint Grégoire le Grand, se donnaient des festins, chacun à son tour, chaque jour de la semaine, en compagnie de leurs trois sœurs, dans un édifice quadrangulaire.
«Voilà bien les sept dons du Saint-Esprit qui nourrissent l’âme, chacun à sa manière, et cela en compagnie de leurs trois sœurs, c’est-à-dire des trois vertus théologales, la foi, l’espérance et la charité, dans un édifice spirituel de forme carrée, c’est-à-dire formé par les quatre vertus cardinales, la prudence, la justice, la force, la tempérance.
Chacun donne son festin, parce que chaque don du Saint-Esprit nourrit l’âme. La sagesse, par l’espérance aussi certaine que délicieuse des biens futurs ; l’intelligence, par la lumière toute divine qu’elle fait briller dans les ténèbres du cœur ; le conseil, par la haute prudence dont elle le remplit ; la force, par le courage invincible, soit dans l’action, soit dans la souffrance ; la science, par la sérénité du regard et la solidité des pensées ; la piété, par le rassasiement, fruit des œuvres de Miséricorde ; la crainte, par l’humble confiance, récompense de l’orgueil vaincu» (S. Greg. Moral., lib. I et II).
A mesure que nous avançons, les figures deviennent plus transparentes : c’est l’aurore qui succède à l’aube et qui annonce l’approche du soleil. A l’exemple des Pères, étudions la belle figure de l’esprit aux sept dons, si bien dessinée par l’auteur des Proverbes. «La Sagesse, dit l’écrivain sacré, s’est bâti une maison, elle a taillé sept colonnes pour la soutenir. Elle a immolé ses victimes ; elle a mêlé son vin ; elle a dressé sa table.
Elle a envoyé ses servantes, pour appeler dans son palais et dans les murailles de sa ville, en disant : S’il y a quelque enfant, qu’il vienne à moi. La Sagesse elle-même a dit à ceux qui sont pauvres d’intelligence : venez, mangez mon pain, et buvez le vin que je vous ai préparé ; quittez l’enfance, et vivez et marchez dans les voies de la prudence» (Prov., IX, 1-6).
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=995198