Le Forum Catholique
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Signo - 2025-11-13 20:54:52
Merci
Pour ce partage de l’article.
Je note les excellentes intuitions de l’abbé Vallançon qui me paraissent en grande partie en phase avec ce que je peux observer à mon niveau. Il y aurait bien sûr beaucoup d’autres points à évoquer.
On a effectivement parfois tendance à en faire trop sur l’intégration dans la vie communautaire. Tous les néophytes ne sont pas forcément demandeurs dans ce domaine, loin de là. Simplement, ceux qui ont besoin de soutien de la communauté doivent le trouver au moment où ils en ont besoin. Les déceptions dans ce domaine peuvent hélas faire des dégâts.
Je pense aussi qu’il faut insister sur non seulement l’obligation, mais même la nécessité absolue de la présence à la messe dominicale.
Chaque catéchumène fermement engagé dans la voie du baptême doit savoir que désormais, quelque soient les difficultés, doutes, questionnements qu’il traversera durant sa vie, il assistera à la messe chaque dimanche, même s’il se trouve dans un état où il ne peut communier. Ce qui peut arriver et arrivera dans la plupart des cas durant des périodes plus ou moins longues, et c’est la marge de « respiration » dans la vie chrétienne qu’il faut permettre. En effet certains commandements peuvent nécessiter beaucoup du temps et de la maturité humaine pour pouvoir être observés avec régularité, surtout dans la société actuelle. L’acquisition de certaines vertus s’effectue sur le temps long et chaque fidèle soit se sentir libre d’avancer à son rythme. Cela signifie sortir de l’idéologie (récente) de la « communion fréquente » (comprendre: systématique) et insister dans ce domaine sur la qualité plus que sur la quantité/systématicité. Avant le XXe siècle on ne communiait que rarement, en tout cas pas tous les dimanches, et ce n’était pas seulement un fruit d’une dérive janséniste (saint Louis IX par exemple ne communiait que cinq ou six fois dans l’année!).
Mais en cas de « nuit des sens » ou de crise spirituelle prolongée, entendre la Parole de Dieu et assister au saint sacrifice au moins le dimanche est le dernier lien qui ne doit être rompu à aucun prix, et qu’il faut conserver toute la vie, chaque jour, jusqu’à la mort.
Je note aussi avec tristesse que même dans les milieux très pratiquants on n’apprend plus aux fidèles l’art de la prière et qu’il n’y ait pas de réelle formation à la vie spirituelle. La tradition de l’Eglise est pourtant extrêmement riche sur ce point mais en dehors de quelques slogans sur la nécessité du chapelet quotidien, personne ne songe à y puiser les principes fondamentaux de la vie intérieure.
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