Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume

Le Forum Catholique

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ami de la Miséricorde -  2025-11-02 21:55:34

Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume



CHAPITRE XXXII
(FIN DU PRÉCÉDENT.)


Enfin, à quel inspirateur faut-il attribuer la politique d’un monde qui se dit chrétien, et qui pousse avec une fureur babylonienne à toutes les jouissances matérielles, comme si l’on régénérait l’homme en l’engraissant ; qui sous le nom de droit nouveau inaugure le droit de la force :

c’est-à-dire qui réhabilite le droit antique, aboli avec le règne de Satan ; droit prétendu qui, sous les grands mots de progrès et de liberté, cache la sécularisation des sociétés et leur émancipation de plus en plus complète de l’autorité du christianisme ; qui fait, qui encourage ou qui laisse faire la guerre au pape ; qui l’insulte, qui le calomnie, qui demande à grands cris la spoliation du dernier coin de terre indépendant, où il puisse reposer sa tête ? Est-ce à l’Esprit qui a fondé l’Église ?

Endormeurs et endormis, vous niez l’existence du démon et son action sur l’homme : dites-nous donc quel Esprit gouverne le monde actuel, considéré dans son ensemble.

CHAPITRE XXXIII
LE SPIRITISME


Se faire adorer. Le Verbe Incarné est Roi, il est Dieu. A ce double titre lui appartiennent les hommages et les adorations du genre humain.

Ennemi implacable du Verbe, Satan veut à tout prix se substituer à Lui, et comme Roi et comme Dieu. Tel est le but final qu’il a toujours ambitionné, qu’il a obtenu dans l’ancien monde, et qu’il obtient encore chez toutes les nations étrangères au christianisme. L’histoire dépose de ce fait, aussi ancien que la race humaine.

Pour le réaliser dans l’antiquité, il avait répandu trois grandes erreurs qui enveloppaient la terre entière : c’était le panthéisme, le matérialisme et le rationalisme. Ancrées dans les têtes, ces trois erreurs supplantaient radicalement le Verbe rédempteur, dont l’incarnation devenait, par le fait, impossible ou incroyable. Le terrain ainsi préparé, Satan montait de plain-pied sur les trônes et sur les autels.

La raison en est simple L’homme ne peut se passer ni d’un maître ni d’un dieu. Créé pour obéir et pour adorer, il faut, quoi qu’il fasse, qu’il obéisse et qu’il adore. Jésus-Christ Dieu et Roi, ou Satan Dieu et Roi : l’alternative est impitoyable.

Or, si l’on soumet à l’analyse les erreurs dominantes dans l’Europe moderne, on découvre sans peine qu’elles se réduisent aux trois systèmes anciens : le panthéisme, le matérialisme et le rationalisme. Aujourd’hui, comme dans l’antiquité, leur dernier mot est l’anéantissement du dogme de l’Incarnation.

Si tout est Dieu, point d’Incarnation ; si tout est matière, point d’Incarnation ; si toute vérité est renfermée dans les limites de la raison, point de mystères, partant point d’Incarnation.

Est-il besoin de dire que la négation directe de ce dogme fondamental refleurit parmi nous, avec un luxe d’audacieuse ignorance inconnu depuis l’Évangile ? Faut-il ajouter qu’elle est accueillie avec une ardeur, dont le spectacle fait monter la rougeur au front et remplit l’âme d’épouvante ?

C’est un signe des temps. Sans l’élément catholique, qui lutte encore pour maintenir sur son piédestal divin la personne du Verbe Incarné, le monde actuel retomberait dans les conditions du monde ancien. Plus cet élément s’affaiblit, plus s’aplanit la voie au retour du démon sur ses antiques autels.

La raison le dit et l’histoire le confirme : à l’homme d’aujourd’hui aussi bien qu’à l’homme d’autrefois, il faut un Dieu : détrôner le Verbe, c’est introniser Satan.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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