Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
Le Forum Catholique
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ami de la Miséricorde - 2025-10-31 22:51:38
Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
CHAPITRE XXXII
(FIN DU PRÉCÉDENT.)
Cependant protéger Satan, l’innocenter, l’embellir, demander au nom du progrès qu’on lui donne droit de bourgeoisie dans les sociétés chrétiennes, ne suffit pas comme autrefois, on veut qu’il devienne le prince et le Dieu du monde. Lui-même aspire, comme à son but final, à cette double souveraineté, qu’il prétend bien reconquérir. En effet, la révolution est aujourd’hui la puissance la plus formidable, et, à moins de miracles inouïs, la future reine du monde.
Qu’est-ce que la révolution ? sinon Dieu en bas, et Satan en haut. Or, par la bouche d’un de ses fils, parlant à ses frères répandus aux quatre vents, la révolution disait naguère : «Lucifer est le chef de la pyramide sociale. C’est lui qui est le premier ouvrier, le premier martyr, le premier révolté, le premier révolutionnaire.
Nous révolutionnaires, démocrates, socialistes, nous devons par respect et par gratitude porter sur notre drapeau l’image chérie de l’héroïque insurgé, qui le premier osa se révolter contre la tyrannie de Dieu». (Discours d’un réfugié de Londres, prononcé à la taverne des Francs-Maçons, 1862).
Après avoir légitimé la haine de Dieu, en écrivant Dieu c’est le mal, un autre blasphémateur, trop connu, donne son coeur à Satan et l’appelle de tous ses vœux. Il lui dédie sa plume, lui consacre sa vie et invite l’Europe entière à suivre son exemple. « Viens, dit-il, viens, Satan, le calomnié des prêtres et des rois ; que je t’embrasse, que je te serre sur ma poitrine !
Il y a longtemps que je te connais, et tu me connais aussi. Tes œuvres, ô le béni de mon âme ! ne sont pas toujours belles ni bonnes ; mais elles seules donnent un sens à l’univers et l’empêchent d’être absurde. Que serait sans toi la justice ? un instinct. La raison ? une routine.
L’homme ? une bête. Toi seul animes et fécondes le travail. Tu ennoblis la richesse ; tu sers d’excuse à l’autorité ; tu mets le sceau à la vertu. Espère encore, proscrit... » Et le reste, que notre main refuse de transcrire.
Proudhon n’est qu’un conséquentiaire. Du jour où retentit aux oreilles des jeunes générations de l’Occident cette parole devenue l’axiome de l’enseignement public :
« Le christianisme est vrai, mais il n’est pas beau. Il n’est beau, ni en littérature, ni en poésie, ni en éloquence, ni en philosophie, ni en peinture, ni en sculpture ; pour avoir le beau, il faut aller le chercher dans le paganisme. C’est là aussi, et là seulement, qu’on trouve les grandes civilisations, les grands caractères, les fortes institutions, les vraies lumières et la vraie liberté » : de ce jour, Satan se mit en marche pour rentrer dans le monde chrétien et y reformer son empire. L’imprudente Europe lui faisait un pont d’or : voyons s’il en a profité.
Quel est le roi de l’Europe moderne, envisagée dans ses caractères généraux ? Le roi de l’Europe moderne est celui qui la gouverne dans l’ordre des idées et dans l’ordre des faits. Or, sept grands faits intellectuels et matériels, religieux et sociaux, constituent l’Europe moderne.
La Renaissance, le Rationalisme, le Protestantisme, le Césarisme, le Voltairianisme, la Révolution française, et la Révolution proprement dite, lui donnent son cachet, lui impriment ses tendances. Celui qui les a produits, qui les perpétue, qui s’efforce de les réaliser jusque dans leurs dernières conséquences, celui-là est le vrai roi de l’Europe moderne. Est-ce le Saint-Esprit ?
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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