Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
Le Forum Catholique
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ami de la Miséricorde - 2025-10-13 07:29:33
Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
CHAPITRE XXIX
SUITE DU PRECEDENT
Sous les voûtes étoilées de ces temples splendides, une poésie, seule digne de ce nom, chantait, par la voix des multitudes, les croyances, les espérances, les amours, les joies, les douleurs, les combats, les victoires de la Cité du bien.
Grâce à l’esprit de charité qui animait tout le corps, les œuvres de dévouement égalaient les misères humaines. Depuis le berceau jusqu’à la tombe et au delà, pas un besoin intellectuel, moral ou physique, sur lequel on ne trouve veillant, comme une sentinelle à son poste, un ordre religieux ou une confrérie.
Tandis que dans l’antiquité les pauvres et les petits, isolés les uns des autres, ne formaient qu’une multitude d’atomes, sans force de résistance contre un pouvoir brutal, dans la Cité du bien la liberté, fille de la charité, s’épanouissait sous toutes les formes.
Chartes, associations, privilèges de tous les états, même les plus humbles, mille fraternités, formaient autant de corps respectés, dont l’oppression constituait un crime condamné par l’opinion, avant d’être frappé par la double puissance de l’Église et de l’État. Les libertés publiques n’étaient pas moins assurées. En supprimant les grandes capitales, les armées permanentes, la centralisation, le christianisme avait brisé les trois instruments nécessaires du despotisme.
Ainsi avait cessé le long divorce de l’homme et de Dieu, de la terre et du ciel. Rétablie par le Saint-Esprit, la primitive alliance devenait de jour en jour plus féconde. A la grande unité matérielle de la Cité du mal se substituait, dans le monde régénéré, une grande unité morale, source de gloire et de bonheur.
Tous ces éléments bénis, germes puissants d’une civilisation qui devait faire de la terre le vestibule du ciel, et du genre humain le vrai frère du Verbe Incarné, l’Europe en était redevable à la grande victoire de l’Esprit du bien sur l’Esprit du mal. Plût à Dieu qu’elle ne l’eût jamais oublié !
CHAPITRE XXX
HISTOIRE CONTEMPORAINE DES DEUX CITÉS.
Chassé de Rome, le Roi de la Cité du mal ne perdit jamais l’espoir d’y rentrer. Aussi on le voit depuis sa défaite rôder nuit et jour autour des remparts de la Ville éternelle, afin de la surprendre et d’en refaire sa capitale. Il sait que là est son ennemi : le Verbe-Dieu, le Verbe-Roi, le Verbe Incarné dans la personne de Son Vicaire. Tant qu’il ne l’aura pas évincé, son triomphe est incomplet.
Mais comment y parvenir ? Rome est au loin entourée de l’amour, de la vénération, de la puissance de la grande Cité du bien, triple rempart qui en rend l’approche même impossible. Ne pouvant travailler au centre, Satan travaille aux frontières. Ce n’est qu’après de longs siècles de combats lointains, qu’il était parvenu une première fois à faire de Rome la capitale de son immense Cité. Il s’en souvient ; et, dans sa haine infatigable, il recommence les luttes qui lui avaient trop bien réussi.
Par les hérésies, par les schismes, par les scandales, par les attaques formidables de la barbarie musulmane, il s’efforce d’entamer la Cité du bien, de débaucher une partie de ses habitants et de les enrôler sous sa bannière. Ses manœuvres sans cesse renouvelées n’étaient pas demeurées sans résultat, et les succès partiels préparaient un succès plus général. Toutefois, la Cité du bien, fidèle à ses glorieuses traditions, demeurait debout sur ses fondements.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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