Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
Le Forum Catholique
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ami de la Miséricorde - 2025-09-08 22:30:13
Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
CHAPITRE XXV
(AUTRE SUITE DU PRÉCÉDENT.)
Pendant les premières années de la conquête, un certain nombre d’indigènes embrassèrent le christianisme, plutôt par crainte que par conviction. Les adorateurs du serpent ne négligeaient rien pour leur faire abjurer la foi et les ramener aux pratiques de l’ancien culte.
Sous le titre spécieux de médecins, ils s’introduisaient dans les villages, et ne réussissaient que trop souvent dans leur coupable entreprise. Avant d’admettre le renégat à l’initiation, ils exigeaient la renonciation au christianisme.
Ils lui lavaient les parties du corps sur lesquelles il avait reçu les onctions du baptême, pour en effacer toute trace. Ils conduisaient ensuite leur disciple dans une sombre forêt, ou au fond d’un précipice, et là ils appelaient à eux la grande couleuvre bigarrée, qui se présentait accompagnée de plusieurs petites couleuvres.
La grande couleuvre s’élançait d’un bond dans la bouche, et sortait par la partie postérieure du corps. Les autres tour à tour en faisaient autant, puis toutes rentraient dans la fourmilière : ces rites se répétaient treize jours de suite.
C’est alors que les initiateurs communiquaient à leurs adeptes, en leur conférant la maîtrise, la puissance mystérieuse qu’euxmêmes exerçaient sur les personnes, directement ou indirectement adonnées à l’idolâtrie.
D’un mot, d’un regard, ils pouvaient, en entrant dans une maison, subjuguer la volonté des habitants et surtout des femmes. Les gens ainsi fascinés se sentaient saisis d’un tremblement convulsif dans tout le corps, au point qu’ils paraissaient comme endiablés. Ils se jetaient par terre, souvent la bouche écumante, et restaient ainsi aussi longtemps qu’il plaisait au maître de les retenir en cet état.
L’évêque de Chiapa déclare tenir tous ces détails et d’autres encore de plusieurs initiés, revenus de leurs erreurs1. Diminué, mais non aboli, le culte du serpent se pratique encore de nos jours chez les tribus sauvages de l’Amérique du Nord.
Un de nos missionnaires, le P. Bonduel qui a séjourné pendant près de vingt ans dans le Wisconsin, nous racontait en 1858 que les sorciers ne s’y livrent jamais à leurs pratiques magiques, que dans les lieux arides, sur les bords des marais fangeux, et la tête entourée de la peau du grand serpent KETCH-KÉFÉBECK. La formule de leur évocation commence par ces redoutables paroles :
«O toi, qui es armé de dix griffes, descends dans ma cabane». La prière continue, ajoutait le père, jusqu’à ce que la cabane se mette à se balancer au point que le sommet touche le sol.
Quittons un instant l’Amérique pour faire une excursion dans les archipels nouvellement découverts. Aux îles Viti, dans l’Océan Polynésien, les habitants adorent, dans un énorme serpent, leur principale divinité, qui porte le nom de Ndengeï.
« Chez la femme australienne, écrit un missionnaire, c’est moins le goût de la parure que l’idée d’un sacrifice religieux, qui la porte à se mutiler. Lorsqu’elle est encore en bas âge, on lui lie le bout du petit doigt de la main gauche avec des fils de toile d’araignée.
Au bout de quelques jours, on arrache la première phalange, frappée de la gangrène, et on la dédie au dieu serpent» (Annal. de la prop. de la foi, n. 98, p. 275.)
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
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