Comment discerner une vocation ?
Le Forum Catholique
Imprimer le Fil Complet
Reminescence - 2025-08-15 18:08:16
Comment discerner une vocation ?
Voilà un titre qui veut dire un peu et beaucoup à la fois, mais je n'ai pas su trouver mieux.
Pardonnez également le ton qu'on pourrait juger de "personnel", mais n'ayant personne à qui parler de cela, ce forum que je fréquente depuis un petit moment me semble déjà une source de conseil certaine.
Le temps avance, les semaines et les mois passent et il me semble que je ne me sens pas à la place dans mon état de vie actuel : je suis un homme de presque 21 ans qui a reçu le baptême il y a un peu plus d'un an, après un catéchuménat de deux ans.
La question de la religion ne s'est jamais vraiment posée dans ma famille, qui n'avait pas décidé de me baptiser à ma naissance pour me laisser "choisir", or, si on ne parle pas de ce dont on doit choisir, comment demander le baptême ? Dès le catéchuménat, la question de la prêtrise, pour le dire très clairement, a toujours eu une place plus ou moins large dans mon esprit, que ce soit pour la refuser ou au comprendre, la considérer comme une voie possible.
Ces derniers temps, je me suis intéressé considérablement à un tas de choses qui me semblent maintenant essentielles : le latin, que j'essaie d'apprendre seul, l'Écriture Sainte, la liturgie, le bréviaire, - que j'essaie de prier avec fidélité afin d'y goûter sa beauté-, et en particulier ses diverses transformations au fil du temps, la crise de l'Église, la messe...
Je ressens aussi, au fond de moi, l'envie d'aider les âmes à aller au Ciel : pour faire court, je ressens le besoin d'être utile à l'Église, à Dieu, en enseignant, en conseillant, en travaillant pour Lui.
Ces derniers temps, j'ai eu une expérience douloureuse qui m'a fait questionner à propos du sens de ma vie : il s'agit d'une rencontre avec une jeune enfant de ma famille que je ne connaissais pas avant et qui vit dans un milieu qui semble hermétique à toute pratique religieuse : j'ai beaucoup cogité et réfléchi à cette situation, ne pouvant rien faire directement si ce n'est prier, je ressens une profonde envie de lui parler de Dieu afin qu'elle ne passe pas le reste de son enfance, puis de son adolescence et ensuite l'âge adulte, dans l'ignorance de ce qui est le plus important pour l'homme...
L'idée de laisser cette âme "au milieu des loups" pour le dire d'une manière qui pourrait choquer, mais dont j'assume le sens fort, me plonge dans une certaine tristesse.
Je ne peux que laisser cette situation entre les mains de Dieu, comptant sur sa miséricorde qui surpasse tout ce qu'on peut imaginer... Cependant, j'y pense souvent, et toutes ces âmes qui vivent loin de Dieu pour des raisons qu'on connait, cela me provoque une envie d'agir en vérité.
Évidemment, je suis conscient que le baptême et le catéchuménat sont deux choses bien récentes et c'est sûrement bien trop tôt pour me dire que oui, j'ai effectivement quelque chose à creuser ici...
Mais dans ce cas, que faire ?
Seul un prêtre de ma paroisse m'avait parlé de la prêtrise, pour me demander en quelque sorte si je m'étais déjà posé la question : cela n'a pas été plus loin et je ne vois pas ce prêtre très souvent.
Je ne me rends que rarement dans une paroisse où est célébrée la messe traditionnelle, le prêtre étant membre d'un Institut possédant un séminaire, peut-être que je pourrais lui en parler ? Mais je ne pense pas qu'il ait le temps que je lui parle de ceci avant ou après la messe du dimanche... Alors que faire ? En parler directement aux prêtres de ma paroisse ? Contacter le service des vocations du diocèse ?
La question du séminaire me parait importante : c'est la messe traditionnelle qui m'intéresse, c'est le bréviaire romain que je veux prier, et si la question de la vocation se trouve être véritable, et que le choix du séminaire se présente, je ne sais pas si le choix d'un séminaire non-traditionnel serait la meilleure solution... Je suis vraiment seul avec ces questionnements, ayant une famille plus ou moins fortement opposé à la religion quoique plutôt indifférente et ayant des parents qui comptent sur moi, je l'ai bien compris, pour continuer la descendance de la famille, il me semble que le sujet parait bien compliqué à mettre sur la table... Pour compliquer la chose, je suis enfant unique.
Un autre point : je n'ai reçu qu'une instruction scolaire moyenne, ayant décroché mon baccalauréat avant de me tourner vers des études musicales, finalement c'était il y a plus d'un an que je me suis rabattu vers mon "plan B", un métier du soin, plan qui était nécessaire pour ne pas me retrouver le bec dans l'eau et surtout pour rassurer mes parents face à mon incertitude... Ce métier du soin dont, je suis diplômé depuis deux semaines environ, me laisse dans un état d'insatisfaction. Je vois bien que ce n'est pas ce que je voudrais faire toute ma vie : j'y suis, certes, proche de mon prochain et ainsi j'agis avec bienveillance envers lui, et le fait de lui rendre service ne me déplait pas, mais je ne m'y sens pas à l'aise.
Mon niveau d'études quasi insignifiant me fait demander si une entrée au séminaire serait possible, ou s'il faudrait remettre des choses "à niveau"...
Voilà la situation, résumé en quelques lignes et de manière bien imparfaite.
Si des prêtres, ou même des fidèles ayant fait leur entrée au séminaire pour l'avoir quitté ensuite peuvent me conseiller sur les signes d'une vocation, ou sur la manière dont ils ont considéré cet attrait, ce sera avec plaisir que je récolterais leurs conseils.
Je m'excuse encore pour le ton personnel de ce message, qui me fait me dévoiler un peu, mais je profite justement de l'anonymat du forum pour y poser une question qui nécessite tout de même d'en dévoiler un peu sur soi-même...
Reminescence, qui se questionne.
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=991111