Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
Le Forum Catholique
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ami de la Miséricorde - 2025-08-07 22:03:27
Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
CHAPITRE XX
(SUITE DU PRÉCÉDENT.)
Toutes ces horreurs se commettent au nom de la religion et il y a de prétendus grands esprits qui disent que toutes les religions sont bonnes. Il est donc indifférent de pratiquer une religion qui défend sous des peines éternelles d’attenter à la vie de l’homme, et une religion qui commande d’immoler les hommes par milliers ?
Une religion qui protège l’enfant comme la prunelle de l’œil, et une religion qui ordonne aux parents de porter cet être chéri au couteau du sacrificateur, ou de le jeter vivant dans les bras d’une statue incandescente ? Une religion qui condamne jusqu’à la pensée du mal, et une religion qui fait de la prostitution publique une partie de son culte ? Une religion qui dit : Bien d’autrui tu ne prendras ; et une religion qui adore des divinités protectrices des voleurs ?
Toutes ces horreurs se commettent, aujourd’hui même, à quelques centaines de lieues des côtes de France ! Et l’Europe chrétienne, qui a des milliers de soldats pour faire la guerre au Pape, n’en a pas un pour faire respecter les plus saintes lois de l’humanité !
Une seule chose a délivré l’Europe de cruautés semblables, une seule chose en empêche le retour, c’est le christianisme. Et il se trouve aujourd’hui, en Europe, des milliers d’hommes qui n’ont de voix que pour insulter le christianisme, de plumes que pour le calomnier, de mains que pour le souffleter ! Ingrats ! qui, sans le christianisme, eussent peut-être été offerts en victime à quelque Ghézo d’autrefois, ou brûlés dans un panier d’osier en l’honneur de Teutatès !
Ce n’est pas seulement dans l’institution du sacrifice, que le roi de la Cité du mal contrefait le roi de la Cité du bien : il le singe encore dans les circonstances qui l’accompagnent et dans l’inspiration mystérieuse qui le commande.
On connaît les purifications, les abstinences, les préparations qui, dans la Cité de Dieu, ont toujours précédé l’offrande du sacrifice. On connaît également les transports de joie, les chants, les danses, la musique sacrée, qui l’accompagnaient chez l’ancien peuple de Dieu, ainsi que l’allégresse et la pompe dont le peuple nouveau l’accompagne dans les grandes solennités.
Inutile de prouver que tout cela se retrouve intact, bien que défiguré, dans la Cité du mal. Le fait est connu de quiconque a la plus légère notion de l’antiquité païenne (voir entre autres Theatrum magnum vitae humanae, art. Sacerdotes). Il en est un autre qui nous semble demander une explication particulière.
De toutes les conditions du sacrifice, la plus universelle, parce qu’elle est la plus importante, est la participation à la victime par la manducation. On a vu que cette manducation est matérielle, morale ou figurative. A l’imitation du vrai Dieu, Satan la veut pour lui-même. Comme il exige des victimes humaines, souvent il exige de ses adorateurs la participation à l’abominable sacrifice, par une manducation réelle. De là, l’anthropophagie.
Que l’anthropophagie en général soit due à une inspiration satanique, il est, ce nous semble, facile de le prouver par un raisonnement péremptoire. L’anthropophagie est un fait. Tout fait a une cause. La cause de l’anthropophagie est naturelle ou surnaturelle.
Naturelle, si elle se trouve dans les instincts de la nature ou dans les lumières de la raison. Or, les instincts de la nature portent si peu l’homme à manger l’homme, que, dans une ville assiégée, par exemple, ou sur un bâtiment privé de tout moyen de subsistance, ce n’est qu’à la dernière extrémité, et avec une répugnance extrême, que l’homme se décide, pour sauver sa vie, à se nourrir de la chair de son semblable.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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