Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume

Le Forum Catholique

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ami de la Miséricorde -  2025-08-05 08:39:09

Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume



CHAPITRE XX
(SUITE DU PRÉCÉDENT.)


Le fleuve de sang humain, qui dans certaines circonstances devenait un grand lac, ne cessait jamais de couler. Comme les Grecs, les Romains, les Gaulois et autres peuples de l’antiquité, les Mexicains avaient aussi leurs Thargélies. Au milieu d’une épaisse forêt, se trouvait le souterrain consacré à Pétéla, prince des temps antiques.

Sous ses sombres voûtes, le voyageur contemple avec stupeur la bouche béante d’un abîme sans fond, où se précipitent en mugissant les eaux d’une rivière. C’est là que, dans les moments d’épreuve, on amenait en pompe les esclaves ou les prisonniers, captivés à cette intention. On les couvrait de fleurs et de riches vêtements, et on les précipitait dans l’abîme au milieu des nuages d’encens, qu’on envoyait à l’idole.

Tous les mois de l’année étaient marqués par des sacrifices humains. Celui qui répond à notre mois de février était consacré aux Génies des eaux. On achetait, pour leur sacrifice, de tout petits enfants, que les pères offraient souvent d’eux-mêmes, afin d’obtenir pour la saison prochaine l’humidité nécessaire à la fécondation de la terre.

On portait ces enfants au sommet des montagnes, où s’engendrent les orages, et là on les immolait ; mais on en réservait toujours quelques-uns, pour les sacrifier au commencement des pluies. Le prêtre leur ouvrait la poitrine et en arrachait le cœur, qui était offert en propitiation à la Divinité, et leurs petits corps étaient servis ensuite, dans un festin de cannibales, aux prêtres et à la noblesse.

Un autre mois était appelé l’Écorchement humain. Son patron était Xipé, le chauve ou l’écorché, autrement dit Totec, c’est-à-dire Notre-Seigneur, mort jeune et de mort malheureuse (contrefaçon évidente de Notre-Seigneur Jésus-Christ). Cette divinité inspirait à tous une grande horreur.

On lui attribuait le pouvoir de donner aux hommes les maladies qui causent le plus de dégoût (moyen infernal de faire détester le Crucifié) ; aussi on lui offrait journellement des sacrifices humains. Les victimes conduites à ses autels étaient enlevées par les cheveux, jusqu’à la terrasse supérieure du temple.

Ainsi suspendues, les prêtres les écorchaient toutes vives, se revêtaient de leur peau sanglante et s’en allaient par la ville quêter en l’honneur du dieu. Ceux qui les présentaient étaient tenus de jeûner durant vingt jours à l’avance, après quoi ils se régalaient d’une partie de leur chair1.

Citons encore la fête des Coutumes, au royaume de Dahomey, dans l’Afrique occidentale. En voici la relation écrite en 1860 par un voyageur européen, témoin oculaire de ce qu’il raconte. « Le 16 juillet, on présente au roi un captif fortement bâillonné. Le roi lui donne des commissions pour son père défunt, lui fait remettre, pour sa route, une piastre et une bouteille de tafia, après quoi on l’expédie. Deux heures après, quatre nouveaux messagers partaient dans les mêmes conditions. Le 23, j’assiste à la nomination de vingt-trois officiers et musiciens, qui vont être sacrifiés pour entrer au service du roi défunt. Le 28, immolation de quatorze captifs, dont on porte les têtes sur différents points de la ville, au son d’une grosse clochette.

« Le 29, on se prépare à offrir à la mémoire du roi Ghézo les victimes d’usage. Les captifs ont un bâillon en forme de croix, qui doit les faire énormément souffrir : on leur passe le bout pointu dans la bouche, il s’applique sur la langue, ce qui les empêche de la doubler et par conséquent de crier.

Ces malheureux ont presque tous les yeux hors de la tête. Les chants ne discontinuent pas, ainsi que les tueries. Pendant la nuit du 30 et du 31, il est tombé plus de cinq cents têtes. Plusieurs fossés de la ville sont comblés d’ossements humains. Les jours suivants, continuation des mêmes massacres.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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