Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
Le Forum Catholique
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ami de la Miséricorde - 2025-07-10 21:23:56
Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume
CHAPITRE XVI
(FIN DU PRECEDENT.)
De là, naissent les pratiques occultes, au moyen desquelles l’homme se met en rapport direct et immédiat avec les esprits de ténèbres. Nous nommerons entre autres les pactes explicites ou implicites, le pouvoir de jeter des sorts et de faire apparaître le démon, d’en obtenir des réponses et des prestiges ou les moyens de satisfaire les passions.
Comme nous l’avons vu, toutes ces choses sont aussi anciennes que le monde et aussi vulgaires chez les peuples infidèles que le culte même des idoles. Moins générales parmi les chrétiens, elles existent cependant sous des formes toujours anciennes et toujours nouvelles. Pour les nier, il faudrait déchirer l’histoire.
De là aussi les lois, justement sévères, portées contre ceux qui se livrent à de semblables pratiques. Nous lisons dans le Lévitique : «Que l’homme ou la femme en qui sera un esprit pythonique ou de divination soient mis à mort sans Miséricorde». Et dans le Deutéronome :
« Que nul ne se trouve en Israël qui purifie son fils ou sa fille, en les faisant passer par le feu, ou qui consulte les devins, et qui observe les songes et les augures ; qu’il n’y ait ni faiseur de maléfices, ni enchanteur, ni consulteur de serpents et de magiciens, ni personne qui demande la vérité aux morts».
Les anciennes législations chrétiennes ne sont pas moins rigoureuses. La dégradation, l’infamie, la prison temporaire ou perpétuelle, les peines corporelles, la mort et l’excommunication majeure, sont les châtiments qu’elles infligent aux adeptes du démon (Voir Ferraris, ubi supra.)
Aux yeux de tout homme impartial, l’énormité du crime en lui-même et dans ses conséquences soit religieuses soit sociales, ainsi que l’exemple de Dieu Lui-même, justifient hautement nos aïeux. Que notre époque nie les pratiques démoniaques et abolisse les peines qui les défendent, cela prouve simplement sa stupidité et l’influence trop réelle que le démon a reprise sur le monde.
Ici encore, si nous résumons les opérations des princes de la Cité du mal, nous voyons que leurs artifices infinis, comme leurs implacables fureurs, tendent au même but, la destruction du Verbe Incarné, en Lui-même et dans l’homme, Son frère. Vérité effrayante et précieuse en même temps :
effrayante, elle nous révèle la nature et la noirceur incompréhensible de la haine satanique ; précieuse, elle nous frappe d’une crainte salutaire, et, ramenant le mal à l’unité, oriente la lutte et nous donne la plus haute idée de nous-mêmes.
CHAPITRE XVII
LES CITOYENS DES DEUX CITÉS.
Toute société se divise en deux classes : les gouvernants et les gouvernés ; nous connaissons les rois et les princes de la Cité du bien et de la Cité du mal. Quels en sont les citoyens ? Telle est la question à laquelle nous avons maintenant à répondre.
Les citoyens, ou les sujets de la Cité du bien et de la Cité du mal, sont tous les hommes. La raison, l’expérience et la foi nous l’ont dit : il n’y a pas trois Cités, il n’y en a que deux. Quoi qu’il fasse, il faut que l’homme, n’importe son nom et son rang, appartienne à l’une ou à l’autre : cette alternative est impitoyable. Commencée avec la vie, elle ne finit pas même à la mort. Jointe au double tableau du monde angélique et du monde satanique, qui vient de passer sous nos yeux, elle nous révèle la vraie position de l’homme ici-bas. Qui peut l’envisager sans être ému, jusque dans les profondeurs de son être ?
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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