"bien peu" ?

Le Forum Catholique

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Lycobates -  2025-05-11 18:13:04

"bien peu" ?

"bien peu" ?
Vous m'étonnez, cher Meneau, on vous a vu plus perspicace et plus équitable en taxant ce que vous nommeriez je suppose "la position sédévacantiste" (p.ex. ICI, sans que nous puissions la développer ici), alors qu'elle n'est autre chose que la position catholique (notamment ecclésiologique), appliquée correctement aux circonstances inhabituelles que nous connaissons.
(Si j'étais Irlandais, j'appellerais ces circonstances "The Troubles", avec un understatement tout anglais et digne du Royaume jadis vraiment et glorieusement Uni.)

"Bien peu" vous disiez. C'est tout le contraire. Ce qui a été dit et proclamé, programmatiquement, dans ce discours, avec une clarté souhaitable, ne saurait être plus complet. Embrasser avec une "pleine adhésion" toutes les hérésies et erreurs du Conciliabule, s'inscrire à nouveau dans ce "chemin" qui a conduit l'Église visible à son quasi-anéantissement, et là où elle fait encore nombre, à une défiguration diabolique, se vouer à sa continuation, et, cela s'ensuit logiquement, vouloir l'imposer à tous qui se trouvent dans son obédience, vous appelez ça "bien peu" ?
Alors que tout le combat "tradi" s'enracine dès le début dans l'opposition au maudit "Vatican II" et ses réformes, il est même impensable sans, comme en fait état la déclaration de novembre 1974 de Mgr Lefebvre, qui témoigne de ses lucida intervalla theologica, entre autres. Si tout cela est désormais "bien peu", vous pouvez fermer votre misérable boutique tradie et vous concentrer sur les questions qui intéressent les magazines de salons de coiffure : l'écu des imposteurs, le nombre de leurs dentelles, la croix ou son absence sur la table de leurs réunions (nous l'appelons "Kekstisch"), le fait s'ils célèbrent ou pas "nates versus Deum", sans oublier l'étole brodée, les appartements où ils vont habiter, et le sort de Castel Gandolfo.

J'avais fait référence à l'usage historique du latin pendant les consistoires ou les discours des papes au collège des cardinaux (ce n'est pas d'actualité), et c'était en pensant au remarquable Léon XIII, un latiniste depuis lors inégalé parmi ses successeurs, dont visiblement un "Léon XIV" n'est pas.
JP Parfu, toujours prompt à caricaturer indécemment les propos d'autrui quand il ne saisit rien (ou ne veut rien saisir, car son problème, je le crois, n'est pas intellectuel, mais moral), ou quand son discours tradi plutôt limité se plante, n'avait pas vu le rapport. Dommage.

Mais vraiment il n'y a rien de "désesperant", pour qui à la foi en l'Église et la foi de l'Église, ni pour autant, il est vrai, de "confortable" en cette position "sédévacantise" : devoir se lever tout les jours, surtout quand on est prêtre, mais aussi en tant que simple fidèle, en devant se remettre à l'esprit la situation non-canonique et insoluble dans laquelle on est forcé ! Puisque nul autre que votre "sédévacantiste" est plus imbu et marqué du dogme, car c'en est un : "subesse Romano pontifici omni humanae creaturae declaramus, dicimus et diffinimus omnino esse de necessitate salutis" (nous déclarons, disons, définissons qu'il est absolument nécessaire au salut à tout homme d'être soumis au Pontife Romain); dogme qui est précisément, avec d'autres, notamment ceux du concile du Vatican, bien compris sans déformation gallicane ou libérale, à la base et la raison d'être du constat "sédévacantiste".
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