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Au fond, le pape François a encouru sans le conjurer le risque que son programme trop audacieux de décentrement faisait prendre : l’incompréhension des catholiques de base. Pape de l’accueil du fils prodigue de la parabole (Luc, 15, 11-32), il s’est trouvé constamment en butte aux reproches du fils aîné : l’amour des marges et des marginaux n’a-t-il pas été payé du désintérêt, et même de ce qui a pu être ressenti comme du dédain pour les fidèles et les clercs ordinaires, qui sont pourtant le cœur de l’Église ? À la fin de la parabole pourtant, le père a des mots de réconfort pour son fils aîné — et les deux fils festoient ensemble. C’est le programme d’unité retrouvée et de concorde heureuse qui reste pleinement à réactualiser.