Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume

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ami de la Miséricorde -  2025-04-02 21:26:46

Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume



CHAPITRE IV (SUITE DU PRECEDENT).

« Après cet instant, dont la durée nous est inconnue, de libre et complète élection, le Dieu tout-puissant communiqua aux bons anges la claire vision de son essence, et condamna au feu éternel les mauvais, avec Lucifer, leur chef, auquel il dit :

Tu ne monteras pas mais tu descendras et tu seras traîné dans l’enfer (Is., XIV, 1). Aussitôt les bons anges, ayant Michel et Gabriel à leur tête, exécutèrent l’ordre de Dieu, et commandèrent à Lucifer et à ses partisans de sortir du ciel, où ils prétendaient rester. Malgré eux, il fallut obéir.

« Par ce qui précède, il est évident : 1° que Lucif er n’a pas péché en ambitionnant d’être égal à Dieu. Il était trop éclairé pour ignorer qu’il est impossible d’égaler Dieu, puisqu’il est impossible qu’il y ait deux infinis. De plus, il est impossible qu’une nature d’un ordre inférieur devienne une nature d’un ordre supérieur, attendu qu’il faudrait, pour cela, qu’elle s’anéantît. Il n’a pu avoir un pareil désir, attendu encore que toute créature désire, avant tout et invinciblement, sa conservation. Aussi le prophète Isaïe ne lui fait pas dire : Je serai égal, mais : Je serai semblable à Dieu.

« Il est évident, 2° que Lucifer a péché en désirant d’une manière coupable la ressemblance avec Dieu. Il ambitionna d’être le chef des anges, non seulement par l’excellence de sa nature, privilège dont il jouissait, mais en voulant être leur médiateur pour obtenir la béatitude surnaturelle : béatitude qu’il voulait acquérir lui-même par ses propres forces.

C’est ainsi qu’il désira l’union hypostatique, l’office de médiateur et la place réservée à l’humanité du Verbe, comme lui convenant mieux qu’à la nature humaine, à laquelle il savait que le Verbe devait s’unir. Vouloir s’en emparer était donc de sa part un acte de rapine. Aussi Notre-Seigneur Jésus-Christ l’appelle voleur. » (Jean., X).

Ruard, Molina et d’autres théologiens éminents professent la même doctrine d’une manière non moins absolue, absolute. Bien avant eux le célèbre Rupert avait exprimé le même sentiment. Sur ces paroles du Sauveur : Il fut homicide dès le commencement, et vous voulez accomplir les désirs de votre Père, il dit : « Le Fils de Dieu parle ici de sa mort. Ainsi, rien n’empêche d’entendre par cet homicide primitif l’antique haine de Satan contre le Verbe. Cette haine, antérieure à la naissance de l’homme, Satan brûle de la satisfaire. Pour en venir à bout, il emploie tous les moyens de faire mettre à mort ce même Verbe de Dieu, actuellement revêtu de la nature humaine.

« Cela est d’autant plus vrai, que Notre-Seigneur ajoute : Et il ne se tint pas dans la vérité ; ce qui eut lieu avant la création de l’homme : En effet, à l’instant même où, s’élevant contre le Fils, qui seul est l’image du Père, il dit dans son orgueil : Je serai semblable au Très-Haut, il devint homicide devant Dieu, sauf à le devenir devant les hommes, en faisant mourir par la main des Juifs l’objet éternel de sa haine...

Ces paroles, il ne se tint pas dans la vérité, signifient qu’il n’a pas continué d’aimer Celui qui est la vérité, le Fils de Dieu. En effet, demeurer dans la vérité est la même chose qu’aimer la vérité, et demeurer ou se tenir dans le Christ est la même chose qu’aimer le Christ. Satan est donc homicide dès le commencement, parce qu’il a toujours eu pour la vérité, qui est le Verbe, une haine indicible.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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