Bouleversements des modes de vie

Le Forum Catholique

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Signo -  2025-01-15 20:01:13

Bouleversements des modes de vie

Il y a cinquante ans la plupart des familles vivaient encore à la campagne et même beaucoup d’ouvriers ou de mineurs possédaient un potager, quelques poules, des arbres fruitiers etc. La subsistance de la famille ne dépendait donc pas à 100% du salaire comme c’est le cas aujourd’hui, où la plupart des couples vivent en ville. Aujourd’hui la disparition de l’économie informelle et de la production domestique ne vient plus compléter l’unique salaire.

Par ailleurs il faut casser le mythe de « la femme qui autrefois ne travaillait pas ». Ce n’était vrai que dans les milieux citadins et bourgeois. Les femmes du peuple (c’est à dire l’immense majorité de la population) ont toujours beaucoup travaillé.

Quand la majorité de la population était encore rurale, les femmes s’occupaient des tâches domestiques, de la basse cour et du potager, les hommes étant chargés des travaux plus durs (couper le bois, labourer les champs, travailler à l’atelier, etc). Les rôles se répartissaient naturellement et personne ne trouvait à y redire. Il y avait aussi dans certaines régions un travail proto industriel (notamment dans le textile) effectué par les femmes à la maison, notamment durant les périodes hivernales et qui servait de complément de revenus.

Avec l’exode rural et l’urbanisation (milieu XXe siècle en France), une partie des tâches domestiques s’est maintenue pour les femmes (cuisine et ménage) alors que le travail extérieur pénible autrefois confié aux hommes a disparu au profit d’un travail de bureau plus valorisant socialement et permettant l’ascension sociale. On s’est alors retrouvé avec l’homme qui regarde la télé en buvant sa bière le soir pendant que madame cuisine, repasse, nettoie… C’est ce contexte, impensable encore quelques décennies plus tôt, qui engendre le féminisme qui n’a aucun sens dans une société rurale. D’autant que face au travail de bureau les hommes perdent l’avantage de la force physique, leur exclusivité devient donc difficile à justifier.

Toutes ces remarques pour rappeler que la question du mode de vie -rural ou urbain- est inséparable de la question de la répartition des rôles entre hommes et femmes. C’est une réflexion globale sur le mode de vie qu’il faut avoir, et non se focaliser sur la question des femmes au foyer qui est entièrement dépendante du reste.
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