Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales
Le Forum Catholique
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ami de la Miséricorde - 2024-10-10 07:51:08
Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales
CHAPITRE IV
De la conformité de notre volonté avec celle que Dieu a de nous sauver.
Regardons donc cent fois le jour cette amoureuse volonté de Dieu; et fondant notre volonté dans icelle, écrions (écririons-nous, disons) dévotement:
O bonté d'infinie douceur, que votre volonté est aimable, que vos faveurs sont désirables ! Vous nous avez créés pour la vie éternelle; et votre poitrine maternelle, enflée des mamelles sacrées d'un amour incomparable, abonde en lait de Miséricorde, soit pour pardonner aux pénitents, soit pour perfectionner les justes.
Hé ! pourquoi donc ne collons-nous pas nos volontés à la vôtre, comme les petits enfants s'attachent au sein de leur mère, pour sucer le lait de vos éternelles bénédictions?
Théotime, nous devons vouloir notre salut ainsi que Dieu le veut : or, il veut notre salut par manière de désir, et nous le devons aussi incessamment désirer ensuite de son désir.
Non seulement il veut, mais en effet il nous donne tous les moyens requis pour nous faire parvenir au salut; et nous, ensuite du désir (outre le désir) que nous avons d'être sauvés, nous devons non seulement vouloir, mais en effet accepter toutes les grâces qu'il nous a préparées et qu'il nous offre.
Il suffit de dire : Je désire d'être sauvé ; mais il ne suffit pas de dire : Je désire embrasser les moyens convenables pour y parvenir; aine il faut d'une résolution absolue, vouloir et embrasser les grâces que Dieu nous départ : car il faut que notre volonté corresponde à celle de Dieu. Et d'autant quelle nous donne les moyens de nous sauver, nous les devons recevoir comme nous devons désirer le salut, ainsi quelle nous le désire, et parce quelle le désire.
Mais il arrive maintes fois que les moyens de parvenir au salut, considérés en bloc ou en général, sont agréables à notre coeur, et regardés en détail et particulier, ils lui sont effroyables. Car n'avons-nous pas vu le pauvre saint Pierre disposé à recevoir en général toutes sortes de peines, et la mort même, pour suivre son maître?
et néanmoins quand ce vint au fait et au prendre, pâlir, trembler et renier son maître à la voix d'une simple servante? Chacun pense pouvoir boire le calice de notre Seigneur avec lui; mais quand on nous le présente par effet (en réalité), on s'enfuit, on quitte tout.
Les choses représentées particulièrement font une impression plus forte, et blessent plus sensiblement l'imagination.
C'est pourquoi en l'Introduction, nous avons donné par avis qu'après les affections générales on fît des résolutions particulières en la sainte oraison. David acceptait en particulier des afflictions comme un acheminement à sa perfection, quand il chantait en cette sorte : O qu'il m'est bon, Seigneur, que vous m'ayez humilié, afin que j'apprenne vos justifications ! Ainsi furent les apôtres joyeux, ès tribulations, de quoi ils avaient la faveur d'endurer des ignominies pour le nom de leur Sauveur.
CHAPITRE V
De la conformité de notre volonté à celle de Dieu qui nous est signifiée par ses commandements.
Le désir que Dieu a de nous faire observer ses commandements est extrême, ainsi que toute l'Écriture témoigne. Et comme le pouvait-il mieux exprimer que par les grandes récompenses qu'il propose aux observateurs de sa loi, et les étranges supplices dont il menace les violateurs d'icelle? C'est pourquoi David exclame : O Seigneur! vous avez ordonné que vos commandements soient trop plus (de la manière la plus complète) observés.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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