Benoît XVI...

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abbé F.H. -  2024-08-31 16:45:35

Benoît XVI...

Benoît XVI, Exhort. ap. Verbum Domini (30 septembre 2010)

Par conséquent, le Synode a recommandé d’« aider les fidèles à bien distinguer la Parole de Dieu des révélations privées », dont le rôle « n’est pas de (…) "compléter" la Révélation définitive du Christ, mais d’aider à en vivre plus pleinement à une certaine époque de l’histoire ».
La valeur des révélations privées est foncièrement diverse de l’unique révélation publique : celle-ci exige notre foi ; en effet, en elle, au moyen de paroles humaines et par la médiation de la communauté vivante de l’Église, Dieu lui-même nous parle.
Le critère pour établir la vérité d’une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même. Quand celle-ci nous éloigne de Lui, à ce moment-là elle ne vient certainement pas de l’Esprit Saint, qui nous conduit à l’Évangile et non hors de lui. La révélation privée est une aide pour la foi, et elle se montre crédible précisément parce qu’elle renvoie à l’unique révélation publique.
C’est pourquoi l’approbation ecclésiastique d’une révélation privée indique essentiellement que le message s’y rapportant ne contient rien qui s’oppose à la foi et aux bonnes mœurs.
Il est permis de le rendre public, et les fidèles sont autorisés à y adhérer de manière prudente. Une révélation privée peut introduire de nouvelles expressions, faire émerger de nouvelles formes de piété ou en approfondir d’anciennes. Elle peut avoir un certain caractère prophétique (cf. 1 Th 5, 19-21) et elle peut être une aide valable pour comprendre et pour mieux vivre l’Évangile à l’heure actuelle. Elle ne doit donc pas être négligée. C’est une aide, qui nous est offerte, mais il n’est pas obligatoire de s’en servir. Dans tous les cas, il doit s’agir de quelque chose qui nourrit la foi, l’espérance et la charité, qui sont pour tous le chemin permanent du salut.

DDF, Normes sur les phénomènes surnaturels présumés, 17/5/24
« Dans le passé, le Saint-Siège semblait accepter que les Évêques fassent des déclarations comme celles-ci : « Les fidèles sont fondés à la croire indubitable et certaine » (décret de l'Évêque de Grenoble, 19 septembre 1851), « La réalité des lacrimations ne peut être mise en doute » (Évêques de Sicile, 12 décembre 1953). Mais ces expressions étaient en contradiction avec la conviction de l'Église que les fidèles ne sont pas obligés d'accepter l'authenticité de ces événements… En outre, plus récemment, se référant au cas de Fatima, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de l'époque a expliqué que l'approbation ecclésiastique d'une révélation privée indique clairement que « le message s’y rapportant ne contient rien qui s’oppose à la foi et aux bonnes mœurs » (26 juin 2000)… Malgré cette position claire, les procédures de facto suivies par le Dicastère, même récemment, étaient orientées vers une déclaration de « supernaturalité » ou de « non-supernaturalité » de la part de l'Évêque, à tel point que certains Évêques ont insisté sur la possibilité d'émettre une telle déclaration positive. Récemment encore, certains Évêques ont voulu s'exprimer en des termes tels que : « je constate la vérité absolue des faits », « les fidèles doivent indiscutablement considérer comme vrai... », etc. Ces expressions laissaient en fait penser aux fidèles qu'ils étaient obligés de croire à ces manifestations, qui étaient parfois plus appréciées que l'Évangile lui-même.»
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