Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales
Le Forum Catholique
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ami de la Miséricorde - 2024-07-20 22:47:01
Méditation avec Le Traité de l'Amour de Dieu de St François de Sales
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CHAPITRE II
Que par la Sainte complaisance nous sommes rendus
comme petits enfants aux mamelles de notre Seigneur.
Le lait, qui est une viande cordiale toute d'amour, représente la science et théologie mystique, c'est-à-dire, le doux savourement provenant de la complaisance amoureuse que l'esprit reçoit, lors. qu'il médite les perfections de la bonté divine; mais le vin signifie la science ordinaire et acquise qui se tire à force de spéculations sous le pressoir de plusieurs arguments et disputes.
Or, le lait que nos âmes sucent ès mamelles de la charité de notre Seigneur vaut mieux incomparablement que le vin que nous tirons des discours humains; car le lait prend son origine de l'amour céleste qui le prépare à ses enfants avant même qu'ils y aient pensé; il a un goût amiable et suave, son odeur surpasse tous les parfums, il rend l'haleine fraîche et douce comme d'un enfant de lait, il donne une joie sans insolence, il enivre sans hébéter, il ne lève pas le sens mais il le relève.
Quand le saint homme Isaac embrassa et baisa son cher enfant Jacob, il sentit la bonne odeur de ses vêtements, et soudain parfumé d'un plaisir extrême : O ! dit-il, voici que l'odeur de mon fils est comme l'odeur d'un champ fleuri que Dieu a béni.
L'habit et le parfum étaient en Jacob, mais lsaac en eut la complaisance et réjouissance. Hélas! l'âme qui tient par amour son Sauveur entre les bras de ses affections, combien délicieusement sent-elle les parfums des perfections infinies qui se retrouvent en lui! et avec quelle complaisance dit-elle en soi-même : Ah! voici que la senteur de mon Dieu est comme la senteur d'un jardin fleurissant!
Eh! que ses mamelles sont précieuses, répandant des parfums souverains ! Ainsi l'esprit du grand saint Augustin, balançant entre les sacrés contentements qu'il avait à considérer, d'un côté ce mystère de la naissance de son Maître, et de l'autre part le mystère de la Passion, s'écriait tout ravi en cette complaisance
Entre l'un et l'autre mystère,
Auquel dois-je mon coeur ranger.
D'un côté, le sein de la mère
M'offre son lait pour en manger;
De l'autre, la plaie salutaire
Jette son sang pour m'abreuver.
CHAPITRE III
Que la sacrée complaisance donne notre coeur à Dieu, et nous fait sentir un perpétuel désir en la jouissance.
L'amour que nous portons à Dieu prend son origine de la première complaisance que notre coeur sent, soudain qu'il aperçoit la bonté divine, lorsqu'il commence à tendre vers icelle.
Or, quand nous accroissons et renforçons cette première complaisance par le moyen de d'exercice de l'amour, ainsi que nous avons déclaré ès chapitres précédents, alors nous attirons dedans notre coeur les perfections divines, et jouissons de la divine bonté par la réjouissance que nous y prenons, pratiquant cette première partie du contentement amoureux que l'épouse sacrée exprime, disant: Mon bien-aimé est à moi.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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