Pro aliquibus locis : Coeur Immaculé refuge des pécheurs

Le Forum Catholique

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Père M. Mallet -  2024-01-16 20:13:39

Pro aliquibus locis : Coeur Immaculé refuge des pécheurs

(Mentionné comme "Pro aliquibus locis" dans l'Ordo du Trévoux de ...2018, que j'utilise jusqu'au 29 février - après le 29 février, j'utiliserai celui de 2017...)

Dévotion lancée avec succès par l'Abbé Desgenettes, curé de la paroisse des Petits-Pères (Notre-Dame des Victoires), à Paris.


Charles-Éléonore Dufriche-Desgenettes, né à Alençon le 10 août 1778 et mort à Paris le 25 avril 1860, est le fondateur de la confrérie du Très-Saint et Immaculé Cœur de Marie.
En 1832, après avoir refusé l’évêché de Verdun et l’évêché de la Corse, Dufriche-Desgenettes accepta la plus mauvaise paroisse de Paris, celle où l’impiété et la corruption étaient à leur comble : la paroisse des Petits-Pères.
Pendant les quatre premières années, tous ses efforts s’avérèrent complètement stériles et bien souvent ce sont seulement une dizaine de fidèles qui assistent à ses messes4. Il songeait à donner sa démission, lorsqu’il crut entendre, un jour, en célébrant la messe, une voix au fond du cœur qui lui disait de consacrer sa paroisse au Très-Saint et Immaculé Cœur de Marie. Après avoir longtemps lutté contre cette pensée, qui ne le quittait plus, il crut à une inspiration divine et céda en célébrant, le 11 décembre 1836, le premier office de la sainte Vierge.

Dès lors, les conversions commencèrent, un changement remarquable ne tarda pas à se manifester. Le 24 avril 1838, le pape Grégoire XVI éleva la petite Confrérie de Notre-Dame des Victoires au rang d’Archiconfrérie universelle. Pendant vingt-trois ans, Dufriche-Desgenettes présida fidèlement ses réunions du soir, montant lui-même en chaire, pour faire les recommandations, raconter les grâces obtenues et évangéliser le peuple réuni au pied des autels, se montrant toujours patient, bon et charitable en dépit de ses sautes d’humeur, qu’il n’arrivait pas, malgré ses efforts, à maitriser, et pour lesquelles il demandait publiquement pardon deux fois par an. Avec l’énergie qui le caractérisait, il avait travaillé à vaincre son caractère vif et impétueux, et il était devenu l’homme le plus doux, le plus patient, le plus affable qui se put voir, et aussi le plus humble. Les louanges le blessaient. Quand on lui parlait de sa réputation, et qu’il ne pouvait laisser voir son mécontentement, il disait avec enjouement : « Mon nom, mon nom, c’est une savate qui court le monde. » Sa charité égalait son humilité : jamais il ne rencontra une misère sur son chemin sans la secourir.



Voir aussi :
https://www.notredamedesvictoires.com/archiconfrerie/
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=973310