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«Je suis serein et calme» mais «étonné de la rapidité avec laquelle la guillotine a coupé sa énième tête». C’est ainsi que le père Guidetti a commenté la mesure qui l’a frappé, sur Radio Domina Nostra, émission animée par Alessandro Minutella, le prêtre palermitain qui avait été excommunié en 2018, pour avoir attaqué, lui aussi, le pape François.
À propos du décret d’excommunication, Guidetti déclare:
«Je vais lui faire un joli petit cadre et l’accrocher au mur, et ce sera quelque chose dont je me vanterai volontiers.»
Il ajoute ensuite:
«Il y a de l’amertume dans mon cœur, pour cet aveuglement et cette dureté de la part de celle qui devrait être une mère, l’Église. Elle devrait être une mère et en réalité elle est un tyran».
M. Minutella est un peu le «leader» de ces six-sept prêtres italiens qui ne reconnaissent pas ouvertement le pape François et se disent membres de la «sodalité mariale».
Dans la vidéo d’aujourd’hui (dans laquelle il demande des offrandes monétaires pour son travail), Minutella se moque du pape et applaudit la sortie de son ami Guidetti. Ces (anciens) prêtres qui rejettent le pape Bergoglio et affirment que leur vrai pape n’était que Ratzinger ne se posent pas de questions.
Pour se souvenir du pape Benoît XVI, à l’occasion du premier anniversaire de sa mort, un événement a eu lieu au Vatican le 31 décembre. Dans ce cas, aucune voix schismatique ne s’est fait entendre, mais les critiques à l’égard du pape François n’ont pas manqué. Comme celles de l’ancien préfet de la doctrine de la foi Gerhard Mueller, qui a répété qu'«avec Benoît XVI, la bénédiction des couples homosexuels n’aurait jamais été possible».
Et à ceux qui lui demandaient si cette position n’était pas une prise de distance par rapport à François, le cardinal allemand a répondu:
«Le Vatican n’est pas l’Union soviétique ni une monarchie où il y en a un qui décide pour tout le monde et les autres font la Cour».