C'est dans le message en tête…

Le Forum Catholique

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Luc de Montalte -  2024-01-02 20:12:59

C'est dans le message en tête…

… de ce fil (ainsi que dans la vidéo) :

Il célèbre dorénavant ''non una cum'' et affirme être maintenant ''heureux comme un roi''.



C'est-à-dire qu’il revendique ne pas être en communion avec Rome. Je me permets de recopier ici un passage de la Comparaison de la constitution de l’Église catholique avec la constitution de la nouvelle Église de France par G-N Maultrot (p. 79 et seq) pour un rappel assez évident sur ces prêtres qui croient pouvoir exercer de leur propre chef hors du corps de l’Église :


L'ordre donne le pouvoir de faire les fonctions sacrées subordonnément à l’autorité de l’Église. Elle vient immédiatement de Jésus-Christ cette autorité, aussi bien ue le pouvoir sacramentel. Chaque apôtre a sans doute reçu le pouvoir des clefs ; mais il l'a reçu dans l'unité, il a été donné immédiatement & directement au corps pastoral, quand Jésus-Christ l'a donné à saint Pierre et aux autres apôtres.

« La raison pourquoi un seul l’a reçu, dit saint Augustin, tract. 30, 208, in Joan. n. 4 & 108, de divers. n. 4, c’est parce que l'unité est dans tous. Pierre, dit-il ailleurs, tract. 124, n. 25, était toute l’Église en image et en représentation, quand il lui fut dit : Je vous donnerai les clefs du royaume des cieux. C'est donc cette Église fondée sur Jésus-Christ, qui a reçu de lui, en la personne de saint Pierre, les clefs du royaume des cieux. Saint Pierre, dit saint Fulgence, était l'Église en figure et par représentation, l.2 de remed peccat. c. 20. »

C’est sur cette unité, dit Gerson, qu'est établie la puissance de juridiction dans l’Église. De pot. eccl. config. 4. Jean, patriarche d’Antioche, en concluait au concile de Bâle, qu’à l’Église appartenait la souveraine autorité, et que comme la maîtresse et la souveraine, elle est au-dessus de Pierre, comme son ministre. Jésus-Christ n'a pas dit : Si quelqu'un a quelque chose contre vous, dites-le à l’évêque ni au supérieur ecclésiastique, mais dites-le à l’Église; disent Tostat et Mangot.

Ce premier, évêque d'Avila, ajoute que la juridiction est dans l’Église, selon son origine et sa vertu. Secundum originem et secundum virtutem ; quia omnes personæ accipientes juridictionem ex virtute communitatis accipiunt, defensoris ; cap. 69,70, et in num. 515, q. 48.

À qui les clefs ont-elles été données, suivant le concile de Trente ? À l’Église. Sess. 14, can. 15, c. 5 et 21.

De qui êtes vous le ministre ? De L’Église. Col I 24-25.

« Il est évident, dit le P. Alexandre, que le principe puisé dans l'écriture et la tradition, enseigné si souvent et si persévéramment par saint AUgustin demeure inébranlable, savoir : que Jésus-Christ a donné les clefs à l’Église ; que le pouvoir de lier et de délier a été accordé immédiatement à l'Église par Jésus-Christ, son époux ; que la puissance de juridiction réside principalement dans l’Église » Diss. 8, n 54, ad 15 et 16, sec

Si donc quand un prêtre lie ou délie, c’est l’Église entière, c'est la colombe qui lie ou qui délie (saint Augusint, sermon 295, c. 3). Qui peut douter qu'une absolution donnée sans sa mission ne le soit d’une manière contraire à l’institution de Jésus-Christ, & qu'elle ne doive être d’aucune considération devant Dieu et devant les hommes, au ciel et sur la terre, comme l’ont enseigné trois conciles généraux ?

Ainsi l’ordre donne tous les pouvoirs, mais pouvoirs subordonnés par Jésus-Christ lui-même à la souveraineté de l’Église, à peine de nullité. (…) Quiconque divise le corps de Jésus-Christ, est lui-même un antéchrist.



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