Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon
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ami de la Miséricorde - 2023-07-15 22:22:07
Méditation avec La Fin de Monde Présent et Mystères de la Vie Future de l'Abbé Arminjon
HUITIEME CONFÉRENCE : LE SACRIFICE CHRÉTIEN, MOYEN DE RÉDEMPTION
Caro mea vere est cibus, et sanguis meus vere est potus.
Ma chair est véritablement une nourriture, et Mon sang est véritablement un breuvage. (Jean, I, 56.)
L'Eucharistie renferme toutes les conditions requises pour un sacrifice parfait et consommé. Il y a d'abord un prêtre principal, qui est Jésus-Christ : le prêtre secondaire, c'est le ministre spécialement consacré pour cette fin.
Il y a une hostie offerte, qui n'est autre encore que Jésus-Christ caché sous les espèces du pain et du vin. Il y a le Dieu Très Haut à qui cette hostie est offerte.
A la vérité, l'oblation s'offre également à Jésus-Christ, non seulement en tant qu'Il est Dieu, mais aussi en tant qu'Il est homme, Jésus-Christ est victime offerte et immolée, selon la parole de saint André : Immaculatum agnum quotidie in altari sacrifico.
Il y a dans le sacrifice un sujet au profit duquel la victime est offerte ; ce sujet c'est l'Eglise et les fidèles, qui pro vobis et pro multis effundetur. Comme l'observe saint Thomas, l'excellence du sacrifice est supérieure à celle du sacrement.
Le sacrement ne profite qu'à celui à qui il est administré, le sacrifice est salutaire pour tous. - Enfin, à la messe, il y a un autel : Quid est altare, nisi sedes corporis et sanguinis Domini (Optat lib. VI, contra Parmen)
L'acte sacrificatoire et la signification du mystère sont efficacement exprimés par l'offrande, la consécration, la consommation des saintes Espèces. Ajoutons qu'il est de l'excellence et de la dignité du sacrifice, que l'homme offre à Dieu ce qu'il a de meilleur. Abel offrait les prémices de ses fruits, les patriarches, des agneaux et des génisses sans tache.
Or, qu'y a-t-il de meilleur, que Celui par qui tout a été fait et qui est Lui-même l'auteur et la source de tout bien ? Quels n'auraient pas été l'ardeur de notre piété, les transports de notre amour et de notre reconnaissance, si nous avions assisté à la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ ?
si, en compagnie de saint Jean et des saintes femmes, il nous avait été donné de fixer nos yeux sur les plaies de l'Homme Dieu, de recueillir les prémices de ce sang divin offert pour notre Rédemption ?
Or, le sacrifice de la messe, dit le Concile de Trente, a la même valeur que le sacrifice de la croix : Tantum valet sacrificium missæ, quantum oblatio Christi in cruce.
C'est le même prêtre qui offre, c'est la même victime qui est offerte, et la même immolation qui est renouvelée. In divino sacrifio, quod in missa peragitur, idem ille Christus continetur et incruente immolatur, qui in ara crucis ; semetipsum cruente obtulit (Conc. Trid., sess. XXII, cap. II).
D'abord, à l'autel et à la croix, c'est le même prêtre qui offre. Les ministres sacrés qui apparaissent couverts des habits sacerdotaux, ne sont que les délégués et les ministres de Jésus-Christ, prêtre principal et éternel selon l'ordre de Melchisédech (Suarez, Dist. LXXXVI).
En d'autres termes, nous avons à l'autel un caractère représentatif, nous figurons la personne de Jésus-Christ et nous la figurons en maintes manières, multifariam et multis modis, dans nos vêtements, dans les mystères que nous retraçons, dans les paroles que nous faisons entendre.
Source : livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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