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C’est d’ailleurs en se rendant une dernière fois à celle d’Annecy qu’il a croisé la route de l’assaillant. Son geste a marqué ceux qui, ces dernières années ou ces derniers mois, ont croisé la route de l’ancien président de Missio, une association missionnaire de jeunes catholiques.
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« Voir un ancien élève risquer sa vie pour sauver celles des autres donne un sentiment de fierté, surtout pour un professeur de philosophie éthique, témoigne Robin Galhac, enseignant à l’IPC, un établissement privé parisien où Henri a obtenu une licence. Surtout que son geste contraste avec sa personnalité, celle d’un garçon discret et réservé. Sa réaction m’a impressionné. »
« Quelqu’un qui cherche le Bien avec un grand B »
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La longue marche entreprise par Henri a pour vocation de mettre en lumière l’aspect culturel et architectural des édifices religieux mais fait aussi partie d’une démarche spirituelle d’un jeune homme à la foi particulièrement présente. « Il l’affichait facilement et dès qu’une question touchait à la religion, il entrait en discussion et en débat pour évoquer ses convictions en respectant celles de chacun », se souvient Robin Galhac.
Son engagement chrétien s’est aussi illustré au travers d’un passage à l’Homme nouveau, un magazine catholique à tendance traditionaliste. « On sait et on sent que la foi est très importante pour lui et qu’il vit en cohérence avec cela, sans jamais l’imposer », confie Céline, une de ses anciennes camarades de licence. « Il a cette force en lui et ses actes en découlent. Il a cette forme de bonté de vouloir protéger son prochain, d’être attentif aux autres, ajoute-t-elle. Son geste incroyablement courageux, et dont je suis très admirative, reflète cette personnalité. C’est quelqu’un qui recherche le bien avec un grand B ».