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L’ancien rite
Le Pape François a écrit cette Lettre apostolique dans le prolongement du Motu Proprio Traditionis custodes. Elle concerne bien entendu aussi les fidèles qui sont attachés à l’ancien rite. Dans un souci de communion, je leur demande que cet attachement ne soit pas exclusif.
Participer au Mystère Pascal
L’insistance du Pape François, dans sa Lettre apostolique, sur le mystère pascal est significative. Nous sommes là au coeur de ce que signifie réellement participer à l’Eucharistie . Il s’agit de s’émerveiller devant le mystère pascal, d’être atteints par lui, d’y être plongé, de ne pas en être privé, d’en faire l’expérience, etc. Il faut aider les fidèles à saisir (ou du moins à pressentir car il s’agit d’un grand mystère qui nous dépasse) que le mystère pascal est rendu présent à chaque Eucharistie et que nous sommes invités à nous laisser toucher par cette manifestation incroyable de l’amour de Dieu et à nous laisser entrainer à la suite du Christ. C’est un aspect que nous avons peut-être trop laissé de côté, alors que nous avons beaucoup insisté sur la communion eucharistique.
On pourrait ajouter bien d’autres recommandations concernant la liturgie, mais cela dépasserait le cadre de ce texte. À la suite du Pape, je souhaite simplement encourager la formation liturgique. Je sais bien que la liturgie est un domaine sensible qui peut cristalliser une certain nombre de convictions, voire d’idéologies, opposées. « Abandonnons nos polémiques pour écouter ensemble ce que l’Esprit dit à l’Église », nous dit le Pape. Ne nous considérons pas au-dessus de l’Église et accueillons humblement ce qu’elle nous enseigne. Il ne s’agit pas d’opposer la liturgie au reste des activités de l’Église, bien au contraire. La citation du Pape, avec laquelle je termine cette Lettre, le dit clairement : « Une célébration qui n’évangélise pas n’est pas authentique, de même qu’une annonce qui ne conduit pas à une rencontre avec le Seigneur ressuscité dans la célébration n’est pas authentique. Enfin l’une et l’autre, sans le témoignage de la charité, ne sont qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante ».