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Une purge est nécessaire, sans quoi le catholicisme est voué à une disparition certaine. A la fin des années 60, le père Louis Bouyer, s’appuyant sur un certain nombre de faits alarmants, et qui ne tiennent pas seulement à la baisse des effectifs du clergé (ce qui peut être une bonne chose, vu son niveau depuis des lustres), Louis Bouyer donc prédisait la fin proche du catholicisme. Il ne se dérobait pas devant cette réalité effrayante : la mort d’une religion si étroitement liée à notre destin national. A l’époque, comme aujourd’hui, on glosait sur un possible sursaut de ces fantômes qui n’osent même plus, tant est grande leur décrépitude, se présenter comme des disciples du Christ. L’Archevêque de Paris, cet expert en « bioéthique » que je n’ai jamais entendu délivrer une parole puissante, sur quelque sujet que ce soit, parle d’une phase de transition pour l’Eglise. L’auto-aveuglement peut parfois aller très loin. Que ne ferait-on pas pour préserver son statut d’«éminence» ?