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"C'est pour raviver son amour que l'Église, pour la première fois dans l'histoire, a consacré un concile pour qu’elle s'interroge sur elle-même, pour qu’elle réfléchisse sur sa propre nature et sa mission. Et elle s'est redécouverte comme un mystère de grâce engendré par l'amour : elle s'est redécouverte comme Peuple de Dieu, Corps du Christ, temple vivant de l'Esprit Saint !"
"Est-ce que tu m'aimes ? Redécouvrons le Concile pour redonner la primauté à Dieu, à l'essentiel : à une Église folle d'amour pour son Seigneur et pour tous les hommes, aimés par Lui ; à une Église riche en Jésus et pauvre en moyens ; à une Église libre et libératrice. Le Concile montre à l'Église cette voie : il la fait revenir, comme Pierre dans l'Évangile, en Galilée, aux sources du premier amour, pour redécouvrir dans ses pauvretés la sainteté de Dieu (cf. Lumen gentium, n. 8c ; ch. 5). Nous aussi, chacun de nous a sa Galilée, la Galilée du premier amour, et certainement chacun de nous aujourd’hui aussi est invité à retourner à sa Galilée pour entendre la voix du Seigneur : “Suis-moi”. C’est là, pour retrouver dans le regard du Seigneur crucifié et ressuscité sa joie perdue, pour se concentrer sur Jésus. Retrouver la joie : une Église qui a perdu la joie a perdu l’amour. Vers la fin de ses jours, le Pape Jean écrivait : « Ma vie, qui touche à sa fin, ne peut être mieux résolue qu'en me concentrant entièrement sur Jésus, fils de Marie... une grande et continuelle intimité avec Jésus, contemplé en image : enfant, crucifié, adoré dans le Sacrement » (Journal de l'âme, p. 977-978). Voilà notre haut regard, voilà notre source toujours vivante : Jésus, la Galilée de l’amour, Jésus qui nous appelle, Jésus qui nous demande : “Est-ce que tu m’aimes?”."