Le Forum Catholique
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Lycobates - 2022-09-13 00:04:53
Non, Meneau
Les colloques entre le Souverain et ses ministres, et pas seulement en Grande Bretagne, et depuis très longtemps, sont revêtus d'une discrétion réciproque absolue, telle que la confession sacramentelle.
Si jamais une "fuite" se produisait, dans un sens ou un autre, aucun Souverain ne saurait avoir confiance en ses ministres, et aucun ministre ne s'aventurerait à parler avec franchise à son Souverain. Cela rendrait la pratique constitutionnelle des relations entre l'exécutif et le chef de l'État impraticable. C'est impossible, moralement indésirable (le mal surpasserait [j'allais écrire supérerait, malum superaret, mais c'est du moyen-français, selon mon dictionnaire, je pense d'abord en latin avant d'écrire dans sa fille] le bien qui en pourrait résulter), et son maintien est dès lors absolument primordial.
Ainsi nous ne saurons jamais (et pourquoi nous voudrions le savoir ? le Bon Dieu le sait, que cela nous suffise) ce que la Reine a pu dire, ou pas, à Harold Wilson (si vous insistez : Baron Wilson of Rievaulx, je n'insiste pas) avant de donner le royal assent à cette loi comme à d'autres, non meilleures, et autant déplorables, de la même législature.
Un conseil de latiniste : évitez l'expression "vulgum pecus". Vulgus, substantif neutre, n'est pas déclinable en adjectif, chez les auteurs d'une certaine tenue.
Horace parle du servum pecus.
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