Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu

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ami de la Miséricorde -  2022-08-29 22:16:31

Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu



CHAPITRE XII

De l'estime et de l'amour des croix


Il répondit : « Seigneur, je ne vous demande que la grâce de souffrir et d'être méprisé. » Il fut écouté en sa prière, et les croix ne lui manquèrent jamais, en sa vie, en sa mort, après sa mort.

Admirons ici les conduites de Dieu sur une âme qu'il veut honorer de croix : il est traité d'apostat, et les religieux mitigés lui ôtent l'habit de la sainte religion, le traitant comme nous l'avons marqué ci-dessus.

Il est accusé d'établir l'hérésie des Adamites, d'être hérétique, illuminé ; on le décrie et déchire malheureusement : l'on écrit contre lui, et l'on est obligé de faire des apologies.

Pour le soutenir l'on informe de tous côtés contre sa conduite, particulièrement au sujet du gouvernement des religieuses, et ces informations sont faites par ses propres enfants, par les religieuses de la réforme du Carmel.

Il y eut même quelques religieux qui s'y comportèrent avec une passion surprenante, et qui furent ensuite punis par des châtiments visibles de la main de Dieu, les hommes n'en ayant pas fait la punition.

Ce qui est tout à fait étonnant, est que ce Carme déchaussé meurt sans charge dans l'ordre, et si maltraité en sa dernière maladie par le prieur de la maison où il était, qu'on le privait de tous les secours que les personnes dévotes du dehors voulaient lui donner.

C'était un spectacle bien étrange de voir mourir un si saint homme, dont Dieu s'était voulu servir pour commencer la réforme d'un si grand ordre comme celui du Carmel, dans un délaissement extrême des créatures, et avec si peu d'estime et tant d'opposition de l'un de ses enfants, qui pour lors était son prieur, qu'il ne permettait pas non-seulement aux personnes du dehors, mais encore aux religieux, d'avoir la consolation de le voir, le traitant même avec mépris, reproches, et d'une manière tout à fait inhumaine.

Mais ces persécutions ne finirent pas avec sa vie, elles continuèrent après sa mort par les nouvelles informations qui furent faites de sa conduite, Notre-Seigneur lui accordant miséricordieusement la demande qu'il lui avait faite, de souffrir et d'être méprisé ; ce qui fait le bonheur de la vie chrétienne.

CHAPITRE XIII

Suite du discours commencé


Ces vues qui sont données par une spéciale lumière du ciel remplissent l'esprit d'une haute estime des peines et des croix, et cette estime cause dans l'âme un grand étonnement lorsqu'elle se voit conduite par des voies anéantissantes pour le corps, l'esprit, la réputation, et toutes choses enfin dans lesquelles elle peut avoir quelque part ; car elle demeure grandement surprise de se voir dans le chemin des saints, et dans cet étonnement elle ne sait à qui s'en prendre qu'aux Miséricordes infinies de son Dieu et de son Sauveur.

Elle voit bien que ses péchés mériteraient qu'elle fût dans les voies du plaisir, de l'honneur et des richesses, et d'être bien traitée, bien estimée et bien caressée des créatures.

Ô mon Seigneur, s'écrie-t-elle de temps en temps, pourquoi me traitez-vous comme vos plus chers favoris ? Pourquoi me donnez-vous la pauvreté, le mépris et la douleur ? D'où vient que les créatures se retirent et s'éloignent ? D'où viennent ces abandonnements extérieurs et intérieurs ? Pourquoi ne suis-je pas dans l'abondance des biens de la terre, dans l'estime et l'amitié des hommes ?

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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