Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu
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ami de la Miséricorde - 2022-08-04 22:41:54
Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu
DEUXIÈME TRAITE
CHAPITRE VII
De la charité incomparable de la très sainte Vierge
Cela est cause que ce vice devient très ordinaire, qu'il y a peu de compagnies où il ne se glisse. En venant de la communion, on y récidive ; et quelquefois même au lit de la mort, une personne qui aura liberté de parler le commettra facilement dans l'entretien qu'elle aura avec ceux qui la visitent.
Si l'on jurait, si l'on se mettait en colère, chacun y prendrait garde ; mais une médisance se glisse imperceptiblement dans le discours, et très peu de personnes réparent le tort qu'elles font : c'est pourquoi il y a peu d'espérance de salut pour les médisants.
Il faut aussi se donner de garde des jugements téméraires, des envies, qui sont encore un mal dangereux qui ronge malheureusement le coeur de plusieurs ; des querelles, des dissensions, des rapports que l'on fait de ce que l'on entend aux personnes qui sont offensées, leur déclarant ceux qui les ont blessées, et ce qui met l'inimitié entre eux.
Ces gens sont en horreur à Dieu, et il les a en abomination, et ils sont obligés à rétablir la paix qu'ils ont ôtée. Dieu hait aussi extrêmement un esprit moqueur, et qui raille aux dépens d'autrui. Jamais il ne faut rien dire ou faire qui puisse blesser le cher prochain, soit qu'on le fasse en riant ou d'une autre manière.
Mais il faut avoir un coeur tout de charité pour tout le monde, estimant un chacun, en parlant toujours avec respect, se prévenant d'honneur les uns les autres, évitant tout ce qui lui peut être désagréable, lui condescendant en toutes choses licites, se donnant de garde d'un esprit pointilleux qui trouve à redire à tout, qui dispute sur toutes choses, qui contrarie à ce que les autres veulent, qui a toujours des sentiments particuliers, qui s'opiniâtre dans le soutien de ses pensées.
Mais tâchant de faire plutôt la volonté d'autrui que la nôtre. La charité demande encore que l'on assiste libéralement les personnes qui sont dans le besoin : car si elle est véritable, elle n'a rien à elle, mais tout ce qu'elle a est pour les autres.
Un coeur attaché au bien ne sait guère ce que c'est que la véritable charité. Enfin, il faut même aimer ceux qui nous haïssent, les bénissant lorsqu'ils nous maudissent, les obligeant lorsqu'ils nous désobligent, priant pour eux d'un coeur sincère, les pénétrant dans les témoignages de toute sorte d'amitié, cherchant les occasions de les servir.
Ce qu'il faut faire avec joie lorsque ces bienheureuses occasions se présentent, les ménageant avec action de grâce, comme des moments précieux qui nous donnent lieu de témoigner à notre Maitre et notre Dieu que c'est en vérité que nous l'aimons.
Cette pensée est étrangement forte à l'âme qui a de l'amour pour son Dieu : car que ne voudrait-elle pas faire pour lui en donner des marques ?
Source : livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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