Les pensionnats en Irlande et en France
Le Forum Catholique
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JVJ - 2022-07-25 11:58:30
Les pensionnats en Irlande et en France
Totalement d'accord avec vous.
Stupide et complice de vouloir taire. Voilà l'apologétique consistant à tout nier en bloc.
La repentance lancée par Jean-Paul II, tous azimuts, est à mes yeux totalement catastrophique. On peut passer toute une vie à demander pardon, c'est aussi très commode pour détourner le regard sur aujourd'hui. C'est la cancel culture avant l'heure. On aboutit à un président qui parle de crime contre l'humanité ou à des Indiens demandant des sous aux Espagnols (et l'abandon de la langue ?).
Cela aboutit au Père Eychenne, qui se sent obligé de demander pardon pour les cathares !
Et l'évêque d'Orléans va demander pardon pour le bûcher des anti-trinitaires au XIe s. dans sa ville ?!
L'actuel a fait poser une plaque à Sainte-Croix avec ses frères réformés, alors que ce sont eux qui dynamitèrent la cathédrale ! Fallait oser. Ils sont tellement nuls en Histoire qu'ils pensent que les cathos étaient des fachos, et les protestants, des saints. On en est là. On peut encore poser bien des plaques, et pourquoi pas un hommage à Etienne Dolet, injustement brûlé !?
Il faudrait aussi que les papes fassent un peu dans le triomphant, sans quoi cela mène au suicide. Benoît XVI a rédigé un magnifique texte à Ratisbonne, dans une Université : on voit ce que la meute en a fait à la seconde ! Et il faisait référence à un dialogue imaginaire que Sources chrétiennes venaient de publier (!!!!). La religion de paix, comme on le voit partout depuis treize siècles. Nous aussi, mais avec un degré supérieur en principe de lucidité.
On voit ce que donnent 50 ans de détestation de soi, en France, et de propagande dans les journaux, à l'école... La Ciase est bien française : estimations à la louche, criminalisation d'un système (je crois de plus en plus à ce "système", car on couvre trop, on se tait trop, on soigne trop sa carrière, on ménage les chèvres et le choux...).
Je remets en lien un article, qu'il faut étayer par tout ce que l'on veut, au sujet des CHARNIERS de foetus et de bébés dans les pensionnats bien catholiques et bien anté-conciliaires. Les filles ou femmes enceintes ne méritaient que cela, bien évidemment !
Le diable devait sortir de leur corps (mais pas les "pères" dormant sur leurs oreilles).
Toute la société était complice, comme nous le sommes des avortements, des enfants battus et des viols dans nos rues. Je suis d'accord. Mais que cela se fasse par des religieuses dont la vocation était de prendre en charge ces "cas", avec des crucifix dans toutes les salles !!!! Avec des offices en latin et tout ce que l'on veut de bien propres.
Les anthropologues ont du travail avec tous ces charniers, faits au nom du catholicisme. C'est aussi choquant que les hôpitaux catholiques qui font avorter (mais demandez à la femme ou à la jeune fille d'aller plutôt dans l'hôpital public d'à côté n'est pas une solution qui doit donner bonne conscience formelle...).
Et pitié pour les enfants, hier et aujourd'hui. J'ai lu récemment que certaines DASS embauchaient des intérimaires de manière peu regardante pour s'occuper des enfants, les coucher et les lever. On peut imaginer aussi des recrutements peu regardants et des gens attirés par ce milieu. De quels mauvais traitements un enfant de 4 ans va-t-il se plaindre ? Les évêques dont dépendent ces départements : que disent-ils ? Je connais des familles d'accueil qui ont trois ou quatre enfants (on n'en cherche...) qui ont trois chiens dangereux, un père alcoolique, des ados bruyants et mal élevés, et une cuisine très sale. Voilà où sont placés ces enfants qui sont déjà martyrs.
Les enfants abandonnés dans bien des pays, les orphelinats roumains (aidés par des paroisses françaises)...
Pour ceux qui ne m'auraient pas lu à cette occasion, il y a des femmes aujourd'hui de 80/90 ans qui sont passées par des couvents de religieuses tortionnaires au point de vue moral. Ces femmes s'en souviennent encore. Le Bon Pasteur ! Je t'en fouttrais !
Ma voisine a trouvé tout drôle qu'un jeune catholique s'intéresse à cet aspect de sa vie refoulée, à jamais brisée. On lui comprimait la poitrine, à 16 ans, et elle travaillait huit par jour, samedi compris, à repasser du linge, en silence, sans rire, sans amie, sans être payée évidemment. Les religieuses quêtaient la nourriture pour les filles, et pas à la campagne. Pas question de taire cela et il serait bien que des profils classiques ne s'en fassent pas les complices. Les Isabelle et autres Gaillot n'attendent que cela pour l'instrumentaliser contre les formes "normales" de l'Eglise.
On ne peut avoir l'Enfant Jésus en statue et porter l'habit, et être aussi méchant avec des jeunes personnes blessées par la vie. Leurs enfants leur étaient soustraits, évidemment, sans jamais le revoir la plupart du temps. Il y avait des fugues en nombre, sévèrement réprimées. Avant le concile, comme dans les siècles qui me sont chers, il y a prendre mais aussi beaucoup à laisser.
La simplicité ne devrait pas nuire chez les chrétiens. Je préfère un chrétien qui a les mains bien caleuses, qui n'a pas internet et qui n'a jamais bu une bouteille de vin de plus de 10 euros, qu'un autre qui usurpe des armoiries sur sa chevalière au nom de la charité et qui reçoit l'archiprêtre aux chaussures bien cirées dans son salon (avec Madame et l'aînée aux fourneaux depuis le matin et au retour de la messe...). C'est un héraldiste qui parle.
Ouest France
J'ai des articles d'archéologie sur ces charniers. Je préfère m'abstenir. C'est aussi insupportable que le charnier du fort de Penthièvre, par exemple. Mais cela forme les étudiants en anthropologie (qui en général ne sortent pas croyants de ces chantiers...).
On a cherché en vain le corps d'une jeune fille, jusque dans les jardins du Vatican sous Jean-Paul II, je crois...
La fascination de Raspail pour le curé criminel qui finit sa vie à Kergonan me gênait. Et le livre n'était pas bon du tout, par ailleurs. Un curé qui voulut sauver les apparences et tuer un enfant avant de l'envoyer au Ciel dans les formes. Comme Eluard, je suis du côté de la femme et de l'enfant. Question de hiérarchie.
pensionnats à Angers du Bon Pasteur (!!)
Le mythe par parenthèses de vouloir tout trouver dans les archives.
Aucune source ne dira : nous avons étouffé l'enfant à sa naissance, nous avons menacé de repasser au fer chaud la poitrine de cette fugueuse à sa prochaine sortie, le père de l'enfant habitant le château de la Tournelle ne souhaite plus donner de viatique à la jeune fille pour ne plus se fâcher avec sa femme...
Sous l'Ancien Régime, la mortalité infantile s'explique aussi par des parents qui se serrent d'un peu trop près, le nouveau-né entre les deux. C'est archi-connu des sources et des sermons. Un enfant tous les ans n'était pas viable chez les pauvres. Les sanctuaires à répit sont bien commodes et sont encore une bonne blague pour sauver les apparences (certains évêques n'en voulaient pas).
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