Je vois que vous êtes plus lucide que le précédent
Le Forum Catholique
Imprimer le Fil Complet
JVJ - 2022-07-21 12:46:55
Je vois que vous êtes plus lucide que le précédent
message.
La personne est un grand ami, j'imagine que vous le savez même si je n'ai pas le plaisir de vous connaître (je vous rejoins presque toujours, ce qui fait de vous quelqu'un de pas du tout orthodoxe et de suspect aux yeux des gardiens de la Tradition, comme il y a des gardiens de la Révolution en Iran...).
Et on peut faire guère moins latiniste que lui en France dans le clergé (même si le VOM n'est pas son problème).
Vous lui accorderez qu'il a mouillé le col romain en protestant vigoureusement contre le rapport de la ciase. Et plusieurs des mitres sont ses anciens élèves et obligés. Cela a donc porté, même si c'est déjà oublié. Cela fut très mal vécu par ceux qui se croyaient contestables que par les zintégristes...
S'il y avait eu effusion de sang, j'espère que vous savez que frapper un clerc était autrefois un cas réservé au pape pour obtenir une absolution. Bref, même si l'envie a pu me traverser, frapper un clerc est aggravant.
Si, les évêques suivront illico ce que le bureau de la CEF aura dit.
Vous êtes prêt à dormir dans une église ? Moi, non, en raison de la dignité du lieu... et de mon dos. Et puis j'ai un travail alimentaire et suis chargé de famille. Je ne suis pas un député LFI avec des clandestins dans la cathédrale de Saint-Denis.
G. Moussa sortira sur son perron avec Mgr de Reims qui prendra sa mine des mauvais jours. Et La Croix prouvera ainsi qu'on avait raison d'être pousse au crime.
Et essayez d'occuper une cathédrale...
Si j'étais vache, je dirais qu'occuper une église de campagne par endroit ne soulèverait l'attention de personne, puisqu'aussi bien dans le presbytère situé à 40 km ou à l'évêché, personne ne se souvient y être allé...
Il y a cela dit des évêques qui disent, seuls, la messe le samedi soir ou le dimanche matin dans des église paumées. Gloire à eux.
Je le sais en regardant leur agenda et je l'ai vécu l'an dernier en août. Le mot d'accueil par le moins vieille de l'assemblée ! C'était quelque chose alors que l'évêque n'aime pas cela. Les cloches n'ont pas sonné. Le maire, pas là, évidemment. Le texte, pondu par les vieux du coin, remercia le "père-évêque". Et je savais que cette expression ne lui plairait pas. Comme cet évêque est paternel et a le sens des priorités dans un bateau qui fuit de partout, il s'est bien gardé de le dire. Le diacre concubin et avec sonotone (et méchant avec plusieurs anciens curés, de mes amis) était là, comme signe tangible des fruits du concile. J'avais fait 40 km aller...
L'ancien maire de mon village natal parlait de l'église comme de ma boutique. Ou il disait "la salle des fêtes". Quand j'ai voulu sonner à la main l'angelus en été trois fois par jour, après avoir eu le bac, il a tout suite menacé le maire d'alors, pater meus, en raison du signe d'emprise sonore sur les gens. Pour avoir la paix, les cloches se turent. Actuellement une seule des deux sonne, l'autre est fêlée. Mais pas question de les entretenir.
Les maires "de droite" ne sont pas plus disposés que les autres. Il y a la droite du fric et des maires en 4 x 4. Les maires paysans dans les campagnes n'existent plus. Et la métropolisation leur a enlevé tout pouvoir, jusqu'à l'entretien et à la police des routes entre les panneaux. D'ici peu on dira qu'on mutualise les églises au sein des communautés de communes, et l'évêque dira amen, faute de troupes et jugeant préférable de mettre 400 000 euros dans un terrain synthétique pour le plaisir dominical de la société, plutôt que 200 000 euros dans une toiture ou 30 000 euros dans une cloche fêlée.
On connaît aussi les évêques qui chouignent dans le bureau du DRAC pour exiger, encore de nos jours, des sous pour l'aménagement du choeur de leur cathédrale pour respecter les directives du concile. Si, si, même soixante ans après. Quand on leur explique que pas touche aux stalles, et que l'Etat ne peut financer le mobilier liturgique d'après 1905, ils font la tête. Mais on trouve toujours des sous dans l'Eglise pour détruire et faire du neuf, souvent de mauvais goût, rassurez-vous.
Sans 1905, nos églises de campagne seraient vendues comme en Belgique ou au Québec, et nos cathédrales ressembleraient souvent à St-Merry (où je confesse un jour avoir insulté copieusement une vieille qui expliquait à des touristes anglophones que les dauphins en ballon pendus aux voûtes exprimaient je ne sais plus quoi...).
Il y a des colloques publiés à n'en plus finir sur l'usage des églises rurales dans dix ou vingt ans ! Organisés par l'église (c'est rarement marrant et dans le bon sens, sauf quand c'est l'institut catholique vendéen...), les départements, l'Etat (souvent plus sérieux, c'est variable).
Encore jamais vu un colloque sur le vandalisme catholique et clérical. Et pourtant, il y aurait matière. Un grand critique d'art rédige un livre là-dessus, me grillant la politesse. Cela ne peut se faire qu'en travail d'équipe et de matière posée. On ne pourra pas lire un colloque organisé par la FSSPX par exemple, lequel serait aussi objectif que le centre national de pastorale liturgique fondé par mon compatriote et cousin...
L'Etat et même les universitaires athées ont encore peur du clergé, comme certaines personnes craignent encore leur grand-mère... Même un évêque en impose encore. C'est d'ailleurs curieux, car bien souvent des évêques n'osent même pas s'imposer à certains de leurs curés ou salariés... Par endroits, je sais que des prêtres ne saluent même pas l'évêque en réunion. Et après, on prendra une tête de circonstance pour réciter un Notre Père !
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=949854