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Mgr Pascal Rolland – qui déclare par ailleurs à qui veut l’entendre son hostilité rageuse contre les communautés Ecclesia Dei – a interdit la messe tridentine au sanctuaire du curé d’Ars à l’abbé Spriet, qui devait la célébrer toute cette semaine pour un groupe de retraitants, jusqu’à dimanche. L’abbé Spriet, prêtre diocésain de Lyon, qui vient d’être nommé recteur de Saint-Georges de Lyon à compter du 1er septembre, est en parfaite communion ecclésiale. En outre, il concélèbre en certaines occasions et célèbre éventuellement dans le rite nouveau.
Dans réponse à la demande d’autorisation occasionnelle de célébrer la messe traditionnelle, l’évêque de Bellay-Ars répond :
« Nous serons heureux d’accueillir votre groupe de retraitants et souhaitons que la retraite porte du fruit.
Pour ce qui est de la messe, dans le souci de vivre la communion effective avec la demande exprimée par le saint Père, au sanctuaire d’Ars la messe est célébrée exclusivement avec le missel en vigueur. Elle peut être célébrée en latin ou en langues vernaculaires, ad Orientem ou face au peuple.
Il est cependant occasionnellement toléré qu’un prêtre seul célèbre seul (sans assemblée) dans la crypte avec l’ancien missel.
Je ne doute pas que vous comprendrez cette disposition et que vous saurez aider les participants à la retraite à y voir une occasion concrète de sentire cum Ecclesia ».
Et le pasteur de conclure joliment : « Je vous confie, votre groupe et vous-même, à l’intercession de saint Jean Marie Baptiste Vianney. Que le Seigneur vous bénisse et vous garde ! Bien fraternellement, Pascal Roland ».
La réponse fut donnée le vendredi soir qui précédait la retraite. À l’abbé Spriet qui tentait de fléchir l’évêque, il a été répondu qu’il avait quitté le diocèse pour plusieurs jours. Courage qui fait penser à celui de Mgr le Saux, qui déclare la guerre aux sacrements tridentins au Mans au moment de quitter son diocèse pour rejoindre celui d’Annecy.