Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu

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ami de la Miséricorde -  2022-06-17 00:39:09

Méditation avec Le saint esclavage de l'admirable Mère de Dieu



CHAPITRE X

La dévotion de la très sacrée Vierge est une source de toutes sortes de bénédictions et de grâces (suite)


Comme le moment de la mort est celui duquel dépend l'éternité de notre salut, ou de notre perte ; c'est en ce temps que la reine de Miséricorde fait ressortir principalement les effets de sa charité. Le docteur séraphique assure qu'elle envoie saint Michel, archange, pour défendre et assister ses dévots à la mort et après la mort.

Or, il serait bien difficile d'exprimer ici combien est douce et puissante, à cet instant terrible, la protection des saints anges, et particulièrement de saint Michel, le prince de ces glorieux esprits. C'est un de nos malheurs de voir tant de glaces dans la plupart des coeurs pour ces grands de l'empirée, qui ne sont animés et qui ne vivent que des plus vives flammes de l'amour divin.

Je tiendrais ma vie bien employée si je pouvais contribuer à établir et réveiller la dévotion de ces aimables esprits, et je m'estimerais heureux de pouvoir mourir plusieurs fois pour leur gloire. Notre bonne maîtresse ne se contente pas de nous défendre et soutenir en ce passage, où se doit décider l'affaire de notre bonheur ou malheur éternel, mais elle fait mille faveurs à ses favoris.

Un des premiers religieux Servites étant sur le point de mourir, on entendit la voix céleste de cette reine du ciel qui lui dit : « Ô mon enfant ! Parce que vous avez tout quitté pour l'amour de mon Fils, et avez suivi ses conseils, vous posséderez tout en jouissant de la vie éternelle. »

À ces paroles, qui furent ouïes de tous les religieux, dont les esprits furent saisis d'une sainte frayeur, toute la compagnie gardant un grand silence, ce fidèle serviteur de Marie expira, et pour lors on entendit derechef la voix miraculeuse de la bienheureuse Vierge, qui disait :

« Venez, ô les saints bien-aimés de mon fils, allez au-devant, glorieux esprits du ciel, tenez compagnie, par honneur, à l'âme de celui qui m'a servie avec tant de fidélité pendant les jours de soir pèlerinage ; et vous, ô mes très chers amis et serviteurs, recevez les dépouilles de son corps qu'il vous laisse, et ayez soin de l'ensevelir avec tous les respects qu'il mérite. »

C'est ainsi que sont honorés les serviteurs de cette grande reine ; c'est ainsi qu'elle rend leur mort précieuse aux yeux de Dieu, des anges et des hommes.

Le bienheureux Marin, dont la mémoire sera à jamais glorieuse pour la qualité d'esclave de la souveraine du ciel et de la terre, qu'il a porté avec la ferveur d'un zèle non pareil, étant réduit à l'extrémité d'une maladie de poitrine et de poumon, fut vu un matin parler à quelque personne que l'on ne voyait pas, dont la présence le comblait d'une joie extraordinaire, puis se tournant vers les assistants, il leur dit : Levez-vous, voici la reine du ciel, rendez vos respects à ma bonne maitresse ; et adressant la parole à la sainte Vierge, il s'écria : « Ô ma bonne dame, d'où vient que vous voulez bien visiter votre pauvre serviteur ?

Bénissez-moi et ne permettez pas que celui-là aille dans les ténèbres de l'éternité, que vous avez honoré des lumières de votre douce présence. » En ce temps-là son frère Damien, revenant de l'église, où il avait récité les heures canoniales de la nuit, et lui demandant l'état de sa santé, il lui répondit qu'il était certain de sa mort, et dit ensuite : « Ô mon cher frère, nous avons ici des domestiques bien peu civils. »

Et se plaignant à un homme de considération, qui était présent, de la même incivilité, à raison qu'il ne s'était pas levé à l'arrivée de la reine du paradis, cela lui donna occasion de douter si ce n'était point quelque faiblesse d'imagination qui le fît parler de la sorte.

Ce que voyant, le malade, il répartit : « Ne pensez pas que ce que j'avance soit une illusion de l'imagination ; c'est une pure vérité ; l'on sait assez qu'ordinairement les maladies du poumon laissent le jugement libre : non, il n'y a point à douter, la Mère de notre Sauveur, accompagnée des saints anges, m'est venue visiter ; elle s'est montrée à son pauvre serviteur, elle m'a donné sa sainte bénédiction. »

Tout ceci est rapporté bien au long par le saint cardinal Pierre Damien, frère du bienheureux Marin, en l'une de ses Epîtres. Ils avaient encore un autre frère, archiprêtre, qui s'appelait Damien , et c'est de lui dont il est parlé ci-dessus.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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