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L'auteur condamne à juste titre la notion de "moindre mal", sur laquelle évidemment aucun moraliste catholique sérieux ne s'appuiera pour justifier un quelconque acte, que ce soit le vote ou autre-chose. Mais il passe sous silence ce que l'on appelle en morale le "volontaire indirect", notion parfaitement catholique, qui discerne la moralité des actes dits à double effet (l'un bon, l'autre mauvais). C'est pourtant cette seconde notion, et pas la première, qui justifie le vote