Méditation sur la vie intérieure de la Très Sainte Vierge Marie avec M. Olier
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ami de la Miséricorde - 2022-02-14 22:21:09
Méditation sur la vie intérieure de la Très Sainte Vierge Marie avec M. Olier
CHAPITRE XIV. ASCENSION ET PENTECÔTE
Sans doute, c'était le même esprit de Jésus-Christ qui l'animait avant comme après la Pentecôte; mais pendant les jours de la vie cachée de Marie, il produisait en elle des effets tout autres que ceux qu'il opéra après la glorification de son Fils.
Alors il lui donna d'autres talents, il la conduisit par une voie de force, de vigueur et de conseil admirable, comme le demandait sa vocation. En un mot, après la résurrection de Jésus-Christ, elle fut faite participante de la nouvelle vie de son Fils, surtout depuis le jour de la Pentecôte.
Cet esprit la faisait vivre comme vivrait un saint du paradis qui, étant descendu en terre, attendrait sans cesse le moment de son retour. Marie, en effet, ne regardait que les âmes des hommes; elle ne pensait qu'à avancer la gloire de son Fils; elle n'était occupée que de ses louanges et des doux sentiments de son amour. Enfin, elle ne vivait plus ici-bas que par l'extérieur, et souffrait ce monde avec peine, à cause de son état et de l'esprit qui l'animait.
Car la vie qui lui restait alors, était une vie semblable à celle du Fils de Dieu ressuscité, lequel, avant son Ascension, resta quarante jours sur la terre, seulement pour affermir ses apôtres et les instruire du royaume de Dieu, c'est-à-dire de l'établissement et de la conduite de l'Église.
Cette vie n'empêchait pas pourtant la très-sainte Vierge d'éprouver un sentiment de peine causée par la vue de la grandeur de sa vocation, comme Mère de Jésus et directrice du monde entier, et par la considération de son néant, dont elle était si convaincue et qu'elle avait continuellement devant es yeux.
Disposition tout à fait conforme à celle de Notre-Seigneur, qui, voyant ce qu'il était par lui-même, selon son humanité, disait : Il n'y a que Dieu seul de bon , c'est-à-dire qui ait quelque perfection par lui-même et mérite d'être loué; car on ne doit la louange qu'à celui à qui elle appartient.
Ce fut les premiers jours après la Pentecôte que les apôtres offrirent le saint sacrifice et que la très-sainte Vierge communia sous les saintes espèces, au corps et au sang de son Fils glorieux.
Jusque-là, les apôtres n'avaient communié que le jour de la Cène; et encore, parce que Notre-Seigneur avait voulu prévenir le temps de l'institution de ce Sacrement, pour rendre ce mystère plus croyable à ses disciples et à toute son Église, en l'établissant dans un temps où personne ne doutait de la vérité de sa présence corporelle.
Il fallait d'ailleurs que l'Église eût reçu l'Esprit de Jésus-Christ ressuscité, l'Esprit de sa nouvelle vie; et Jésus-Christ ne devait lui donner cet Esprit que lorsqu'il serait réuni à son Père, pour l'envoyer en unité de principe avec lui; par conséquent, après l'Ascension où il fut censé s'être réuni à son Père, du sein duquel il avait dit qu'il était sortit en venant en ce monde.
Aussi l'Église célèbre-t-elle la fête du très-saint Sacrement aussitôt après l'Octave de la Pentecôte.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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