quel naufrage !

Le Forum Catholique

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Cristo -  2021-12-22 22:13:41

quel naufrage !

Depuis son Olympe, il contemple le vaste monde catho à la chute duquel il a contribué et droit dans ses bottes, il distribue les bons & mauvais points.
Un tel degré d'aveuglement et de contentement de soi est tout simplement fascinant !

Il faut lire l'intégralité de son papier, avec ses amalgames grossiers :



Mgr Blondel : « La violence “réactionnaire” montre que le pape a eu raison d’intervenir avec son motu proprio »
tribune
François Blondel
Evêque émerite de Viviers

TRIBUNE. Le motu proprio du pape François Traditionis custodes, qui restreint l’usage du rite préconciliaire, a provoqué des réactions violentes de la part des communautés traditionalistes. Pour Mgr Blondel, l’ancien évêque de Viviers, c’est bien le signe qu’une Église parallèle était en train de se constituer.

Mgr François Blondel, le 22/12/2021

Mgr Blondel : « La violence “réactionnaire” montre que le pape a eu raison d’intervenir avec son motu proprio »

Depuis 2015, je me suis interdit de donner un avis ou un conseil dans la vie pastorale, acceptant très sereinement d’être éloigné et de la responsabilité et des mentalités des nouvelles générations. Avec une grande confiance en ceux qui sont « aux affaires ». L’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de novembre m’a confirmé dans cette attitude.

Mais voici Traditionis custodes et les réactions qu’a suscitées ce motu proprio du pape François. J’ai envie de dire quelques choses simples.

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Une Église à part

La violence « réactionnaire » montre, il me semble, que le pape a eu raison d’intervenir. C’est bien une « Église » complète, à part, à côté qui se constituait petit à petit et qui s’est sentie menacée. Peut-être ai-je été (avons-nous été) un peu complice dans ce laisser-faire. Que des personnes classiques, facilement critiques, posant des questions se réunissent entre elles, après tout cela nous laissait tranquilles.

Mais le parallélisme s’intensifiait. Catéchisme, patronage, petite école, refus de communion dans la main pour des personnes de passage… On appelait, on formait, on ordonnait des prêtres uniquement pour ces communautés et bien sûr ils les développaient avec leur allant et leur dynamisme. Le pape a rappelé l’unité première.

Refus du calendrier liturgique

Quelques points me chagrinaient depuis longtemps. Le refus du calendrier liturgique et du lectionnaire alors que le bénéfice d’une méditation commune de la Parole chaque jour est évident. Deux sacrements sont réservés à l’évêque, ils construisent l’Église, la confirmation et l’ordination. Comment lui imposer ces jours-là un rituel sans faire planer un soupçon sur celui qu’il emploie habituellement. Je ne comprends pas.

Motu proprio : la « messe tradi », symptôme d’une Église divisée
N’y aurait-il pas ce trait bien spécifique des mentalités actuelles : la petite minorité a raison par définition contre le troupeau ? Ce sont les justes et si on leur fait des remarques, ils deviennent des victimes. Les voilà doublement justifiés. N’est-ce pas ce que nous voyons aujourd’hui chez les « antivax » ? Peut-être n’est-il pas surprenant que, paraît-il, bien des membres des communautés qui suivent la liturgie avant 1962 s’estiment immunisés par leur pratique de foi, ne se font pas vacciner, boudent les masques et nous traitent de timorés.

Combat d’arrière-garde

Dans la situation actuelle grave, lourde, l’incroyance, la mission nécessaire, la question des vocations, l’accueil des cultures, que veut dire ce combat d’arrière-garde ? N’est-ce pas une diversion sournoise ? Et surtout comment se priver du souffle impératif du concile Vatican II ?

C’est bien ce qui est en débat. Or il a demandé la réforme liturgique. Il faut le dire. Ce n’est pas rien de l’estimer pour toujours nulle et non avenue.

Peut-être finalement est-ce bien à un évêque émérite de tenir ces propos. Mes confrères en responsabilité sont devant des personnes, des communautés. Ils doivent – et ils le font – être en lien, écouter, approcher, faire avancer petit à petit. Ma parole n’a pas le même poids, elle peut être bien plus facilement révoquée. Mais ne doit-elle pas être dite dans sa simplicité ?


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