Méditation sur la vie intérieure de la Très Sainte Vierge Marie avec M. Olier
Le Forum Catholique
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ami de la Miséricorde - 2021-11-29 22:12:23
Méditation sur la vie intérieure de la Très Sainte Vierge Marie avec M. Olier
CHAPITRE VI. MYSTÈRE DE LA VISITATION
Le Père éternel invite donc la très-sainte Vierge à remplir sa mission, et la conjure de l'aider à achever en saint Jean son ouvrage: « Levez-vous, hâtez-vous, ma bien-aimée, ma colombe, ma toute belle, et venez.
Car l'hiver est déjà passé; les pluies se sont dissipées et ont cessé. Les fleurs passent sur notre terre; le temps de tailler la vigne est venu; la voix de la tourterelle s'est fait entendre dans notre terre; le figuier a commencé de pousser ses premiers fruits; les vignes sont en fleur et répandent leur odeur agréable.
Levez-vous donc, ma bien-aimée, ma toute belle, et venez; vous qui, semblable à une colombe fidèle, vous retirez dans les creux de la pierre, dans les enfoncements de la muraille (pour vous dérober à vos ennemis), montrez-moi votre visage; que votre voix se fasse entendre à mes oreilles; car votre voix est douce, et votre visage plein de beauté.»
C'est ce qu'elle fait avec amour et vitesse; oubliant sa faiblesse, son âge, sa délicatesse, animée du zèle de son fils, et brûlant d'ardeur pour le faire connaître, elle court par les montagnes, elle gravit les collines, afin d'annoncer Jésus-Christ. Son admirable apostolat, dont les pas portent partout la paix et la grâce, est dépeint dans l'épître de ce jour.
Renfermé dans sainte Élisabeth, saint Jean, qui figurait l'Église en demandant sa sanctification, invite Jésus-Christ et Marie, désignés sous les images de la chèvre et du faon; à hâter leur course et à accomplir leur mission commune. « J'entends, dit-il, la voix de mon bien-aimé : le voici qui vient, sautant sur les montagnes, franchissant les collines (dans lardeur qu'il a de venir à moi).
« Car mon bien-aimé est semblable à la chèvre et au faon. (Il court avec la même légèreté et la même vitesse.) « Le voici arrivé; le voilà qui se tient derrière notre muraille, qui regarde parles fenêtres, qui jette sa vue à travers les treillis. »
La chèvre, qui monte au sommet des rochers , représente ici la très-sainte Vierge Vierge gravissant dans sa course les collines et les montagnes; et le faon exprime le Fils de Dieu qu'elle portait dans son sein.
Il marche en elle non pas à pas de géant, comme il fera dans la suite, d'après le prophète, mais semblable à un petit faon. Il est renfermé dans la très-sainte Vierge, qui est notre muraille: il considère par son esprit, il regarde par ses yeux, comme par des treillis; quoique ce soit Marie qui parle, Jésus-Christ emploie la parole de sa Mère, et agit lui-même par elle, comme il se sert de la parole de ses ministres pour nous sanctifier.
Source : Livres-mystiques.com
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