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Cette étude de huit membres éminents de l'Académie catholique de France, dont Hugues Portelli, son président, et le philosophe Pierre Manent, sans être un document officiel de cette instance, a déjà joué un rôle décisif. Sans elle, et d'autres interventions, le pape François n'aurait pas annulé – officiellement « reporté » – l'audience qu'il avait prévu d'accorder, avec l'appui de la Conférence des Évêques, à Jean-Marc Sauvé et toute l'équipe de la CIASE, le 9 décembre prochain à Rome. C'est le signe objectif d'un mécontentement certain à Rome et surtout d'une lourde déception précisément sur les failles du rapport de la CIASE mises à jour par cette étude. Déconvenue d'autant plus cuisante que l'impact international du rapport CIASE a été puissant et qu'il fut même publiquement salué par le pape le 6 octobre, qui n'en avait pourtant encore rien lu.